Mission de Mémoire en Norman­die 8–9 août 2011

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A l’ini­tia­tive de parti­cu­liers, le Normand Jean Bézard et son ami alsa­cien André Hugel, ainsi que de la commune d’Agon-Coutain­ville et du Conseil Géné­ral de la Manche, M. Jean-Laurent Vonau, Vice-Président du Conseil Géné­ral du Bas-Rhin, M. Alphonse Troest­ler, Délé­gué à la Mémoire pour les trois collec­ti­vi­tés alsa­ciennes (Région, Haut-Rhin et Bas-Rhin), MM. Gérard Michel et Jean Hueber de l’As­so­cia­tion des Orphe­lins des Malgré-Nous, et deux familles d’in­cor­po­rés de force direc­te­ment concer­nées, se sont rendus en Basse-Norman­die pour rendre hommage à la mémoire du Docteur Henri Guillard qui, en juillet 1944, avait, au péril de sa vie, sauvé et aidé deux déser­teurs alsa­ciens incor­po­rés de force.

A l’ini­tia­tive de parti­cu­liers, le Normand Jean Bézard et son ami alsa­cien André Hugel, ainsi que de la commune d’Agon-Coutain­ville et du Conseil Géné­ral de la Manche, M. Jean-Laurent Vonau, Vice-Président du Conseil Géné­ral du Bas-Rhin, M. Alphonse Troest­ler, Délé­gué à la Mémoire pour les trois collec­ti­vi­tés alsa­ciennes (Région, Haut-Rhin et Bas-Rhin), MM. Gérard Michel et Jean Hueber de l’As­so­cia­tion des Orphe­lins des Malgré-Nous, et deux familles d’in­cor­po­rés de force direc­te­ment concer­nées, se sont rendus en Basse-Norman­die pour rendre hommage à la mémoire du Docteur Henri Guillard qui, en juillet 1944, avait, au péril de sa vie, sauvé et aidé deux déser­teurs alsa­ciens incor­po­rés de force.

Le lundi 8 août 2011, au centre cultu­rel d’Agon-Coutain­ville, eut lieu une confé­rence en présence du maire de la loca­lité M. Max Avenel, du conseiller géné­ral du canton M. Erick Beau­fils et du Premier Vice-Président du Conseil Géné­ral de la Manche M. Claude Halbecq. Elle fut animée par M. Michel Boivin, Profes­seur à l’Uni­ver­sité de Caen, spécia­liste de l’his­toire de la Seconde Guerre mondiale. Devant une salle archi­comble compre­nant près de 200 personnes, de nombreux témoi­gnages furent enten­dus, notam­ment celui d’un ancien infir­mier de l’hô­pi­tal, M. Georges Hiron­del, et celui, enre­gis­tré sur un DVD, de M. Armand Durle­wan­ger de Colmar, un des deux déser­teurs concer­nés, qui, malheu­reu­se­ment souf­frant, n’a pas pu faire le dépla­ce­ment.

Après un accueil chaleu­reux par les person­na­li­tés locales et dépar­te­men­tales, on confia à Jean-Laurent Vonau le soin d’ex­pliquer à la nombreuse assis­tance, le drame de l’in­cor­po­ra­tion de force qui frappa l’Al­sace à partir du 25 août 1942 comme le pire crime de guerre que notre province a connu et qui, par l’am­pleur des faits (100 000 incor­po­rés pour la seule Alsace comp­tant alors 800 000 habi­tants), consti­tue égale­ment un crime contre l’hu­ma­nité. Docu­ments à l’ap­pui, il démon­tra la gravité de cet acte ainsi que les consé­quences désas­treuses pour la popu­la­tion alsa­cienne. Alphonse Troest­ler présenta, notam­ment, l’exemple de René Sorgius, un jeune de Rosheim, compa­gnon d’Ar­mand Durle­wan­ger, qui fut abattu par les Améri­cains, comme l’en­semble des déser­teurs de son groupe, au moment où il voulut se rendre… M. Albert Bara­del fit le récit de son aven­ture comme incor­poré de force alsa­cien, déser­teur des Waffen SS sur le front Italien, le condui­sant chez les parti­sans avant de rejoindre les armées de la France libre. Les repré­sen­tants alsa­ciens répon­dirent égale­ment aux nombreuses ques­tions que souleva le public.

Le lende­main 9 août, après une récep­tion à la mairie de Gouville-sur-Mer, la délé­ga­tion, accom­pa­gnée par des élus locaux de la Manche et par les respon­sables sur place du VDK (Volks­bund Deutsche Krieg­sgrä­berfür­sorge), allèrent fleu­rir, au cime­tière mili­taire alle­mand de Mari­gny, la tombe d’un Malgré-Nous, un cama­rade d’Ar­mand Durle­wan­ger et de René Sorgius, tombé sous les balles améri­caines au moment de sa déser­tion.

Ce court séjour dans le secteur de Coutances, Saint-Lô et Bayeux permit de prendre connais­sance de l’am­pleur du phéno­mène de la déser­tion qui frappa les troupes alle­mandes compre­nant en leur sein des Malgrés-Nous. Les témoi­gnages recueillis sur place ne mentionnent pas seule­ment des actes indi­vi­duels, mais des actions collec­tives concer­tées, concer­nant des groupes de déser­teurs de cinq, dix ou même plus d’in­cor­po­rés de force… De même, l’as­sis­tance que la popu­la­tion normande leur apporta fut fréquente et effi­cace. Elle les sauva d’une mort certaine. Qu’elle en soit éter­nel­le­ment remer­ciée ! Sans ces actes de bravoure, l’ini­tia­tive de ces jeunes recrues aurait été un échec dont eux-mêmes ainsi que leurs familles auraient subi les consé­quences les plus désas­treuses. Ces éléments nouveaux demandent, bien sûr, qu’on se livre à un travail de recherche plus appro­fondi sur cette ques­tion en effec­tuant de nombreuses véri­fi­ca­tions. En tout cas, cela a ouvert de nouvelles pers­pec­tives.

Il est égale­ment primor­dial de rele­ver que le Conseil Géné­ral de la Manche s’avère être le premier des dépar­te­ments français, en dehors de ceux direc­te­ment concer­nés comme le Bas-Rhin, le Haut-Rhin ou la Moselle, à s’in­té­res­ser au sort des Malgré-Nous. Aussi des cadeaux furent échan­gés entre les deux délé­ga­tions et des liens furent tissés pour une meilleure compré­hen­sion des épreuves endu­rées par les popu­la­tions réci­proques au moment de la Libé­ra­tion de la France.

Contact presse :

 Jean-Laurent VONAU – Vice-Président du Conseil Géné­ral

 Télé­phone : 03 88 80 42 78 ou 03 88 76 65 03

 jean-laurent.vonau@cg67.fr

 Alphonse TROESTLER

 Télé­phone : 03 88 15 67 60 ou 06 07 65 73 22

 alphonse.troes­ler@­re­gion-alsace.eu

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