Communiqué de presse

Mission de Mémoire en Normandie 8-9 août 2011

lundi 22 août 2011 par Nicolas Mengus

A l’initiative de particuliers, le Normand Jean Bézard et son ami alsacien André Hugel, ainsi que de la commune d’Agon-Coutainville et du Conseil Général de la Manche, M. Jean-Laurent Vonau, Vice-Président du Conseil Général du Bas-Rhin, M. Alphonse Troestler, Délégué à la Mémoire pour les trois collectivités alsaciennes (Région, Haut-Rhin et Bas-Rhin), MM. Gérard Michel et Jean Hueber de l’Association des Orphelins des Malgré-Nous, et deux familles d’incorporés de force directement concernées, se sont rendus en Basse-Normandie pour rendre hommage à la mémoire du Docteur Henri Guillard qui, en juillet 1944, avait, au péril de sa vie, sauvé et aidé deux déserteurs alsaciens incorporés de force.

A l’initiative de particuliers, le Normand Jean Bézard et son ami alsacien André Hugel, ainsi que de la commune d’Agon-Coutainville et du Conseil Général de la Manche, M. Jean-Laurent Vonau, Vice-Président du Conseil Général du Bas-Rhin, M. Alphonse Troestler, Délégué à la Mémoire pour les trois collectivités alsaciennes (Région, Haut-Rhin et Bas-Rhin), MM. Gérard Michel et Jean Hueber de l’Association des Orphelins des Malgré-Nous, et deux familles d’incorporés de force directement concernées, se sont rendus en Basse-Normandie pour rendre hommage à la mémoire du Docteur Henri Guillard qui, en juillet 1944, avait, au péril de sa vie, sauvé et aidé deux déserteurs alsaciens incorporés de force.

Le lundi 8 août 2011, au centre culturel d’Agon-Coutainville, eut lieu une conférence en présence du maire de la localité M. Max Avenel, du conseiller général du canton M. Erick Beaufils et du Premier Vice-Président du Conseil Général de la Manche M. Claude Halbecq. Elle fut animée par M. Michel Boivin, Professeur à l’Université de Caen, spécialiste de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. Devant une salle archicomble comprenant près de 200 personnes, de nombreux témoignages furent entendus, notamment celui d’un ancien infirmier de l’hôpital, M. Georges Hirondel, et celui, enregistré sur un DVD, de M. Armand Durlewanger de Colmar, un des deux déserteurs concernés, qui, malheureusement souffrant, n’a pas pu faire le déplacement.

Après un accueil chaleureux par les personnalités locales et départementales, on confia à Jean-Laurent Vonau le soin d’expliquer à la nombreuse assistance, le drame de l’incorporation de force qui frappa l’Alsace à partir du 25 août 1942 comme le pire crime de guerre que notre province a connu et qui, par l’ampleur des faits (100 000 incorporés pour la seule Alsace comptant alors 800 000 habitants), constitue également un crime contre l’humanité. Documents à l’appui, il démontra la gravité de cet acte ainsi que les conséquences désastreuses pour la population alsacienne. Alphonse Troestler présenta, notamment, l’exemple de René Sorgius, un jeune de Rosheim, compagnon d’Armand Durlewanger, qui fut abattu par les Américains, comme l’ensemble des déserteurs de son groupe, au moment où il voulut se rendre… M. Albert Baradel fit le récit de son aventure comme incorporé de force alsacien, déserteur des Waffen SS sur le front Italien, le conduisant chez les partisans avant de rejoindre les armées de la France libre. Les représentants alsaciens répondirent également aux nombreuses questions que souleva le public.

Le lendemain 9 août, après une réception à la mairie de Gouville-sur-Mer, la délégation, accompagnée par des élus locaux de la Manche et par les responsables sur place du VDK (Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge), allèrent fleurir, au cimetière militaire allemand de Marigny, la tombe d’un Malgré-Nous, un camarade d’Armand Durlewanger et de René Sorgius, tombé sous les balles américaines au moment de sa désertion.

Ce court séjour dans le secteur de Coutances, Saint-Lô et Bayeux permit de prendre connaissance de l’ampleur du phénomène de la désertion qui frappa les troupes allemandes comprenant en leur sein des Malgrés-Nous. Les témoignages recueillis sur place ne mentionnent pas seulement des actes individuels, mais des actions collectives concertées, concernant des groupes de déserteurs de cinq, dix ou même plus d’incorporés de force… De même, l’assistance que la population normande leur apporta fut fréquente et efficace. Elle les sauva d’une mort certaine. Qu’elle en soit éternellement remerciée ! Sans ces actes de bravoure, l’initiative de ces jeunes recrues aurait été un échec dont eux-mêmes ainsi que leurs familles auraient subi les conséquences les plus désastreuses. Ces éléments nouveaux demandent, bien sûr, qu’on se livre à un travail de recherche plus approfondi sur cette question en effectuant de nombreuses vérifications. En tout cas, cela a ouvert de nouvelles perspectives.

Il est également primordial de relever que le Conseil Général de la Manche s’avère être le premier des départements français, en dehors de ceux directement concernés comme le Bas-Rhin, le Haut-Rhin ou la Moselle, à s’intéresser au sort des Malgré-Nous. Aussi des cadeaux furent échangés entre les deux délégations et des liens furent tissés pour une meilleure compréhension des épreuves endurées par les populations réciproques au moment de la Libération de la France.

Contact presse :

  • Jean-Laurent VONAU – Vice-Président du Conseil Général
  • Téléphone : 03 88 80 42 78 ou 03 88 76 65 03
  • jean-laurent.vonau@cg67.fr

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