Normandie 1944

RECHERCHE D’INCORPORÉS DE FORCE, DÉSERTEURS SUR LE TERRITOIRE DE LA COMMUNE DE COURCY (MANCHE).

mercredi 21 novembre 2012 par Nicolas Mengus

Il convient peut-être de rappeler, que le 25 juillet 1944, ce fut l’OPÉRATION COBRA : La « PANZER LEHR », est pulvérisée près de La Chapelle-en-Juger, par un tapis de bombes, lancé par 2000 bombardiers alliés.

Dans les zones limitrophes de Cambernon et de Courcy, communes situées au Nord et Nord-Est de Coutances, la 2e PANZER SS et la 17e PANZER SS tentent d’ériger une défense contre les blindés US engouffrés dans la brèche entre Marigny et Saint-Gilles., ces unités de la « Das Reich », comprennent des éléments du Génie et des Parachutistes.

Les 27 ou 28 juillet, ces unités SS tentent de verrouiller la route Saint-Lô Coutances. De violents combats ont lieu au passage à niveau de la voie ferrée : Coutances-Cherbourg, au lieu-dit « La Hastonnière ». La résistance allemande permettra de tenir 24h et ainsi de garder une issue pour les troupes encore au nord de la route St Lô–Coutances. Mais elles furent encerclées à 10 ou 15 km plus au sud dans l’effroyable poche de Roncey.

De Courcy, des témoignages directs nous sont parvenus. Ils attestent la présence de Malgré-Nous, notamment au lieu-dit « La Houchardière ». Un chauffeur de camion, transportant de la nourriture, était tout réjoui de la tournure des événements. Il troqua de la confiture contre un poulet et des pommes de terre, et se mit en devoir de cuisiner. Il était heureux d’attendre les Américains. Arriva un gradé allemand qui lui demanda une cigarette. Il refusa d’obéir. Le gradé dégaina son pistolet et le fit mettre au garde à vous. Il dut lui obéir et même lui laisser son repas avant de repartir avec son camion. On peut penser que son éloignement était tactique et qu’il alla se rendre aux alliés.

Dans ces mêmes heures tragiques, deux autres Malgré-Nous décidèrent de déserter. Ils faisaient partie d’une unité de la « DAS REICH » et étaient arrivés à la ferme de la « Malherbière » à Courcy. Ils se cachèrent dans la cuve à cidre située sous le pressoir à pommes. Ont-ils réussi ? Que sont-ils devenus ? Nous aimerions les retrouver, eux ou leurs familles. Nous gardons l’espoir de les identifier, et de découvrir le dénouement souhaité heureux de leurs désertions. Ces Français enrôlés de force, risquaient des représailles pour leurs familles ou d’être abattus par les Américains au moment de leur reddition car ils portaient l’uniforme SS.

Ces précisions sont données par un habitant de Courcy, fils et neveu de résistant.

En Normandie la résistance, très souvent était silencieuse, discrète, anonyme. De nombreux Normandes et Normands ont pris les risques que nous savons. Sans arme, ils ont diminué –certes de très peu- les effectifs des armées nazies en tendant leurs mains, et en ouvrant leurs cœurs à leurs compatriotes Alsaciens et Mosellans, enrôlés de force.

Erwan GUYOMAR et Jean BÉZARD

NB : Les familles normandes avaient pour noms :
- SAVARY
- CHALLES
- GRANDIN


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