ADAM Edouard

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Je fais des recherches sur Edouard Adam et sur son lieu de décès. Il était grena­dier dans l’ar­mée alle­mande.
Date de nais­sance 02/05/1922 à Nord­heim
Date de décès 13/10/1944
Cause du décès : tué
Lieu de décès : Waldecke südw. Liepa­lo­fai
Le VDK indique qu’il repose au cime­tière mili­taire de KAUNAS (Litua­nie) Endgra­blage : block 5 Reihe 10 Grab 524.
Merci pour tout rensei­gne­ment complé­men­taire.
Marie Josée CUPILLARD
* Fiche de la Région Alsace :
NomADAM
Date de nais­sance02/05/1922
Lieu de nais­sanceNord­heim (Bas-Rhin) – France
Lieu de rési­denceNord­heim (Bas-Rhin) – France
Incor­poré de force dans la Wehr­macht
Date de dispa­ri­tion13/10/1944
  • CAEN3 – Fichier des Incor­po­rés De Force (IDF) « Morts Pour La France » (BAVCC-Caen) – version de 2007
  • REP-1946 – Registre des non-rentrés en 1946

 

Article paru dans les DNA du 20.1.2020 trans­mis par Yves Scheeg :

Malgré-nous : à la recherche de l’oncle disparu en Litua­nie
Il y a cinq ans, Marie-Josée Adam (épouse Cupillard) et son frère Paul ont appris que leur oncle Edouard Adam, Malgré-nous, était enterré en Litua­nie où il a été tué le 13 octobre 1944. Ils ont fait le voyage l’été dernier en cette année du 75e anni­ver­saire de la Libé­ra­tion.

Nous sommes de plus en plus nombreux à nous inter­ro­ger sur le parcours de nos ancêtres pendant la Deuxième Guerre mondiale, qu’ils aient été acteurs ou victimes de ce conflit. Dans les familles, il ne reste que très peu de témoins directs de ces batailles qui ont séparé tant de familles. Et pour toutes les géné­ra­tions nées après la guerre, la mémoire de cette période ne s’est pas toujours bien trans­mise. Au final, nous mécon­nais­sons très souvent l’his­toire de nos proches.
C’est un peu par hasard qu’a­près le décès de son père Albert, il y a cinq ans, Marie-Josée décou­vrit dans ses papiers divers docu­ments sur son oncle Édouard, né le 2 mai 1922 à Nord­heim, où il vécut avec ses parents jusqu’à la fin de sa scola­rité. Il travailla chez Georges Klein comme ouvrier agri­cole jusqu’à son incor­po­ra­tion de force dans l’ar­mée alle­mande.

« Nous ne connais­sions pas grand-chose de l’oncle Édouard »

Intri­gués par l’exis­tence de cet oncle dont ils n’avaient qu’une connais­sance très vague, Marie-Josée et son frère s’in­té­res­sèrent alors de plus près à ce parent tué à Liepa­lo­fai, en Litua­nie le 13 octobre 1944. « Nous ne connais­sions pas grand-chose de l’oncle Édouard, ses frères parlaient rare­ment de lui. Notre père (Albert) était lui-même incor­poré en 1943 et fait prison­nier à Tambov, il n’ap­prit la mort de son frère qu’à son retour de capti­vité en août 1945 », raconte Marie-Josée.

Déjà affecté par la mort de sa maman pendant sa capti­vité (Joseph Bohn, autre habi­tant de Nord­heim égale­ment prison­nier à Tambov lui avait appris la triste nouvelle), un nouveau coup dur frap­pait Albert et Gérard, ses frères, à l’an­nonce de la dispa­ri­tion d’un des leurs.

Retra­cer l’iti­né­raire d’un soldat n’est pas une chose aisée. Et recons­ti­tuer sa vie est souvent un véri­table « parcours du combat­tant ». Ce n’était pas vrai­ment l’objec­tif de Marie-Josée et de son frère qui se mirent toute­fois en quête de retrou­ver une trace de leur oncle.

Avec le peu d’élé­ments qu’elle possé­dait, Marie-Josée décou­vrait quelques minces infor­ma­tions, d’abord via inter­net, ensuite à travers l’as­so­cia­tion des « Malgré-nous » en Alsace. « Nous n’avons pas trouvé écho à notre demande. Cepen­dant, on nous a conseillé de contac­ter le « Volks­bund Deutsche Krieg­sgra­ber­fur­sorge » (VDK, l’or­ga­nisme alle­mand en charge de l’en­tre­tien des tombes) qui, dans un premier temps, nous a répondu que ce nom leur était inconnu. »

Paul et Marie-Josée ne baissent pas les bras et réitèrent leur demande en modi­fiant l’or­tho­graphe d’Edouard en Eduard comme le leur suggé­rait le VDK. Qu’elle ne fut leur surprise de lire les lignes suivantes : Eduard Adam repose au cime­tière de Kaunas Sanciai Endgra­blage Blocks 5, Reihe 10, Grab 524.

Marie-Josée montra ces infor­ma­tions à son frère Paul qui prit la déci­sion d’al­ler à Kaunas se recueillir sur la tombe de leur oncle. Le frère et la sœur ont fina­le­ment entre­pris ce voyage l’été dernier. Et ce ne fut pas de tout repos. Au bout de 1 600 km et moult péri­pé­ties « malgré les cartes routières et GPS, nous nous sommes perdus, c’est fina­le­ment un habi­tant qui nous a guidés vers le cime­tière ».

« C’était un grand moment d’émo­tion »

Fina­le­ment, Marie-Josée et Paul, accom­pa­gnés de leurs conjoints se sont retrou­vés devant la sépul­ture. Sur la croix en pierre, sous deux noms de soldats alle­mands figu­raient ces inscrip­tions : « Eduard Adam, Grena­dier *2.5.1922 +13.10.1944 ».

« C’était un grand moment d’émo­tion, nous avions emporté un peu de terre de Nord­heim que nous avons parse­mée sur la tombe. Nous nous sommes longue­ment recueillis sur cette tombe, et en repar­tant, nous avons accro­ché un petit cœur aux couleurs de l’Al­sace. »

Ce voyage restera à jamais gravé dans les mémoires et dans les cœurs de Marie-Josée et Paul. Ils n’au­ront qu’un regret, celui de n’avoir pu parta­ger cette émotion avec Albert, leur papa et l’oncle Gérard, les frères d’Édouard.

 

 

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