GEISSER Antoine et André – par Chris­tophe AULLEN, leur neveu

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 GEISSER Antoine né le 02–05–1920 à Burn­haupt-le-Haut, disparu après le 03–1945 vers Gdansk.

 

 

 

 

Parcours d’An­toine GEISSER

Le 05/11/1944, Antoine est cité comme faisant partie de l’Ein­heit Ausb.Komp.Pion.Ers.u.Ausbil­dungs-Btl 24 (source Deutsche Diens­telle Berlin, für die Bena­chrich­ti­gung der nächs­ten Angehö­ri­gen von Gefal­le­nen der ehema­li­gen deut­schen Wehr­macht). Il était porteur de la « Erken­nunsg­marke » 848 – Ausb.Komp.Pion.Ers.u.Ausbil­dungs-Bataillon 24 ‘Aus­bil­dungs-Kompa­nie-Pioner-Ersatz u. Ausbil­dungs-Bataillon 24)

RIESA an der ELBE: après 4 jours et 3 nuits de voyage, Antoine arrive à RIESA pour l’Aus­bil­dung 1/10/44

Le 1/10/44, Antoine envoie une carte postale de LEIPZIG

KOMOTAU (CHOMOUTOV, Tché­quie) est hébergé dans ce qui semble être un vieux couvent, d’où son nom KLOSTERKASERNE. Antoine envoie des lettres à ses parents les 3/10/44 – 9/10/44 – 13/10/44 – 15/10/44 – 17/10/44 – 21/10/44 – 26/10/44 – 30/10/44 – 5/11/1944. Ce qui repré­sente un séjour de 4 semaines à KOMOTAU.

En octobre, Antoine est féli­cité pour être le premier aux résul­tats des exer­cices de tirs. Il envoie son prix au domi­cile des parents, sans dévoi­ler de quoi il s’agit.

ZEITHAIN ( à 8km de KOMOTAU): lettres datant des 10/11/44 et 12/11/44.

Le 21/10/1944, il était avec HOELL Marcel, BRUNNER Roger, et HUTTER Armand, mais ces derniers logent dans la « Turn­halle ».

Antoine fut porté disparu durant la seconde guerre mondiale. Il aurait été blessé le 2 février 1945 à THORN (Torun, Pologne). Il serait décédé lors du bombar­de­ment de l’hô­pi­tal à STOLP(Slupsk en polo­nais) /Schwe­rin­shöhe (aujourd’­hui ZELKOWO) dans lequel il se faisait soigner et qui n’a pas pu être évacué à temps. Il aurait été vu pour la dernière fois le 03 mars 1945. Aucun écrit confirme ses faits. L’acte de décès a été rédigé en 1945. Son nom est inscrit sur la stèle du monu­ment aux morts de Burn­haupt-le-Haut.

D’après le Volks­bund Deutsche Krieg­sgrä­berfür­sorge e.V., Antoine repo­se­rait au cime­tière mili­taire alle­mand de GLINNA fondé en 2000, près de STARE CZARNOWO, où reposent près de 40000 soldats.

Il existe cepen­dant une autre version (source Deutsches Rotes Kreuz): Antoine aurait été fait prison­nier lors des combats avec l’ar­mée russe, dans les alen­tours de STOLP, et serait décédé en capti­vité.

Note sur le parcours de GEISSER Antoine

 

 GEISSER André, né le 04–02–1923 à Burn­haupt-le-Haut, décédé le 22–01–1944 à Klinsk/Yaki­mo­vi­chi en Biélo­rus­sie. Epoux de Winte­rho­ler Louise, de Burn­haupt-le-Haut ; sans enfant.

Son régi­ment prend­part aux combats proche de PRIPJET.

Selon des cour­riers parve­nus à la famille après la guerre (envoyé par René LUTTRINGER de GEISHOUSE qui était témoin), André a été tué le 22/1/1944 lors d’un tir d’ar­tille­rie ennemi alors qu’un obus ou une grenade explosa à ses côtés. La muni­tion aurait rebondi sur une paroi de la tran­chée où il se trou­vait, d’après la lettre de l’of­fi­cier Kurt GOWITZKE, offi­cier chargé d’an­non­cer le décès. Ses poumons furent atteints lors de la défla­gra­tion, sans qu’il n’y eu aucune autre bles­sure appa­rente. Il  a été enterré 2 jours plus tard par ses cama­rades proche d’une piste, dans un cime­tière provi­soire, à envi­ron 2km au nord-ouest de KLINSK en direc­tion de YAKIMOVICHI (BIELORUSSIE) village voisin qui se trouve à une dizaine de km au nord. Les 2 villages sont situés­près de MOZYR et de KALINKAVICHI (province de GOMEL, HOMEL ou HOMYEL). Sa sépul­ture fut déco­rée d’une couronne confec­tion­née en bois de bouleau. Son papier à lettre fut partagé entre ses cama­ra­des…

Son nom est inscrit sur la stèle du monu­ment aux morts de Burn­haupt-le-Haut.

En 1941 et  jusqu’au 15/2/1942, André était affi­lié à la « Betriebs­kran­kran­ken­kasse der Firma Cebrü­der JUNGHANS » à SCHRAMBERG Kreis ROTTWEIL a. N.

Le Wehr­pass d’An­dré est signé le 4/10/1942. La Firma Gebrü­der Junghans est une entre­prise qui fabrique des montres, et qui est encore en acti­vité de nos jours. André y est ouvrier d’usine.

Il effec­tue le service de travail obli­ga­toire (RAD: Reichar­beits­dienst) du 9/10/42 au 28/12/42.

 


Sur la photo ci-dessus, André Geis­ser est le 2e à l’avant à partir de la droite, un peu en retrait.

 

Il passe à la comis­sion de révi­sion le 25/5/1943 pour être incor­poré dans la Stamm­kom­pa­nie G.E.B 368.

Il est incor­poré le 22/5/1943.

Le 12/10/42, André envoie une Carte Posta­lede FLECHUM, petit village près de HASELÜNNE, à 8km de ses baraque­ments.

Le 01/11/42, André envoie une Carte Posta­lede FLECHUM

Le 21/12/42, André envoie une Carte Posta­lede (Bad) ZWISCHENAHN, commune alle­mande située en Basse-Saxe dans l’ar­ron­dis­se­ment d’Am­mer­land.

Il est d’abord affecté à la Stamm­kom­pa­nie G.E.B 368 du 22 au 28/5/43

Les 24 et 25/5/43, il est à DEUTSCHE KRONE. André annonce à ses parents qu’il va partir pour THORN à 150km le 28/5/43 (actuel­le­ment TORUN en Pologne) .

Du 28/5/43 au 5/12/43, il est à la 3./Gren Ausb. Btl.368 matri­cule 731 à THORN

Le 10/6/43, André envoie une Carte Posta­lede THORN.

Du 6/12/43 au 17/12/43: .1/2 Marschbtl 792/10. Le 8/12/1943 il est à HAMMERSTEIN (CZARNE en polo­nais). HAMMERSTEIN est une ville de Pologne de la Voïvo­die de Pomé­ra­nie.Le 19/12/43, il est à 12km du front à KALINOWITSCHI.

Du 18/12/43 au 22/11/44: 5./Gren Rgt 508 matri­cule 808

Rensei­gne­ment de la WAST :

Lors de ses états de service André rencontre Robert AULLEN. Dans une lettre écrite à Hélène GEISSER, Robert relate égale­ment les circons­tances du décès d’An­dré.

Lettre du chef de compa­gnie (4.2.1944):

Lettre de Marcel Suess (ou Friess ?) témoi­gnant des circons­tances de la mort de son cama­rade André Geis­ser :

Lettre (deux exem­plaires) de René Luttrin­ger rela­tant les circons­tances du décès de son cama­rade André Geis­ser :

Extrait du Wehr­pass  d’An­dré Geis­ser :

Rensei­gne­ments du VDK :

 

  • Fiches du PAVCC et du DRK d’An­toine Geis­ser trans­mises par Claude Herold

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Fiches du VDK et du PAVCC d’An­dré Geis­ser trans­mises par Claude Herold.

 

 

 

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