NOTRE-DAME DE SCHLIERBACH, LA CHAPELLE DES « MALGRE-NOUS », par Nico­las Mengus

Commentaire (0) L'après-guerre, Mémoire

 

 Une chapelle existe dès le Moyen Age. Elle consti­tuait, notam­ment, une halte sur le chemin qui menait les condam­nés au gibet, mais aussi pour ceux qui allaient être inter­nés dans une lépro­se­rie. De là vien­drait son nom : « Notre-Dame des Larmes ».

Détruite lors des combats de la Seconde Guerre mondiale, elle allait être liée à un autre drame : celui de la « dépor­ta­tion mili­taire « dont furent victimes les Alsa­ciens et les Mosel­lans enrô­lés de force dans l’ar­mée alle­mande.

En effet, l’un d’eux, Xavier Wint­zer, revenu en vie du front russe et de la capti­vité à Odessa, formula le voeu que le chape­let y soit récité chaque année à l’As­somp­tion. Les asso­cia­tions de « Malgré-Nous » d’Al­sace, de Moselle et du Luxem­bourg ont contri­bué à  redon­ner vie à la chapelle  en 1970 : désor­mais appe­lée « Notre-Dame des Malgré-Nous », elle a été pour­vue d’une cloche bapti­sée « Pax Malgré-Nous ».

D’an­ciens incor­po­rés de force s’y sont retrou­vés chaque 1er mai. En 1976, les survi­vants du camp de Bjel­cie s’y sont rassem­blés pour une céré­mo­nie d’ac­tion de grâce.

 

Nico­las Mengus

 

Source : M.-Th. Fischer, « Pèle­ri­nages et piété popu­laire en Alsace », Stras­bourg, 2003, p.224 (d’où la photo est extraite).

 

 

 

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