Non trouvé dans la base VDK, pour Mémoire des Hommes, où il apparaît deux fois: GEYLER Emile Daniel Né le 13/5/1906 à Strasbourg (67 – Bas-Rhin, France) habitant Strasbourg-La Robertsau Porté disparu dans le camp de transit et de travail n°38 situé près de la ville portuaire de Réni/Reni en Bessarabie, à la frontière de la Roumanie et de la Moldavie selon le DRK et déclaré Mort pour la France le 13/10/1944 près de Belgrade (Serbie). Le secteur postal FPN 07957 A mentionné sur sa fiche DRK correspond à l’état-major ou Stab du I. Bataillon du Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 « Serbien » du Befehlshaber der Ordnungspolizei tous deux stationnés à Belgrade. Le Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 « Serbien » est créé à Belgrade en mai 1944 à partir des Hilfspolizei-Bataillonen suivant: -Hilfspolizei-Bataillon II commandé par le Hauptmann Seidel stationné à Belgrade renommé sur place I. Bataillon du Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 « Serbien » avec pour mission de sécuriser la capitale serbe ; -Hilfspolizei-Bataillon VII commandé par le Hauptmann Fahnenscheiber stationné à Veliko Gradište renommé sur place II. Bataillon du Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 « Serbien » avec pour mission de sécuriser le secteur nord-est de Belgrade à partir de Veliko Gradište le long du Danube ; -Hilfspolizei-Bataillon III commandé par le Hauptmann Stumpf stationné à Obrenovac renommé sur place III. Bataillon du Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 « Serbien » composé d’émigrés russes blancs et chargé de sécuriser le sud-ouest de Belgrade à partir d’Obrenovac. De juin à septembre 1944, le Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 « Serbien » mène des opérations contre les partisans autour de Belgrade dans le triangle Belgrade, Veliko Gradište, Obrenovac. En octobre 1944, l’arrivée de l’Armée rouge et le déclenchement de l’offensive de Belgrade forcent le Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 « Serbien » à se repositionner en urgence dans des combats de retardement très violents : -le I. Bataillon du Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 « Serbien » aux ordres du Major Krafft et le poste de commandement du Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 « Serbien » aux ordres du Major Zuschneid participent directement à la défense désespérée et à l’évacuation de Belgrade ; -le II. Bataillon du Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 « Serbien » aux ordres du Major Lateit est repoussé et combat dans la région de Požarevac à l’est de la capitale ; -le III. Bataillon du Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 « Serbien » aux ordres du Major Stumpf se retrouve engagé dans de durs combats à l’ouest de la Serbie dans le secteur de Valjevo lors de la retraite vers la Bosnie. Après la chute de Belgrade le 20 octobre 1944, les débris du Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 « Serbien » battent en retraite avec le Groupe d’armées ou Heeresgruppe E vers le nord-ouest en suivant l’axe de la Syrmie/Srem en direction de la Croatie/Slavonie, transitant par des secteurs comme Semlin/Zemun et Mitrovica/Sremska Mitrovica, subissant de lourdes pertes avant d’être réorganisés en décembre 1944. En janvier 1945 et face à la poussée des partisans yougoslaves, les restes du Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 « Serbien » retraitent progressivement sous forme de Kampfgruppen vers l’ouest de la Slavonie dans les régions de Vinkovci et Slavonski Brod en Croatie actuelle afin de protéger les dernières lignes de chemin de fer vitales au repli général allemand vers l’Autriche. Les éléments du III. Bataillon du Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 « Serbien » comprenant une forte proportion d’émigrés russes blancs et de volontaires locaux se séparent de l’encadrement policier d’origine. En janvier 1945, les survivants du III. Bataillon du Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 « Serbien se trouvent plus au sud et à l’ouest, incorporés au sein du Russisches Schutzkorps ou dans d’autres milices anti-partisanes et combattent alors dans les zones montagneuses à la frontière entre la Bosnie-Herzégovine et la Croatie, notamment dans le secteur de la vallée de la Save et vers la Slovénie. De février à mai 1945, les restes dispersés et les survivants du Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 „Serbien“ continuent de battre en retraite au sein des troupes du Groupe d’armées ou Heeregruppe E se déplaçant continuellement vers le nord-ouest à travers les Balkans : les Kampfgruppen issues du I. Bataillon et du II. Bataillon du Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 „Serbien“ participent aux combats défensifs et d’usure en Slavonie ou Croatie orientale, notamment autour des nœuds ferroviaires et routiers de Vinkovci et Slavonski Brod dans le but de ralentir l’avancée des partisans de Tito de l’Armée populaire de libération de Yougoslavie cherchant à couper la retraite allemande. À la fin mars 1945, le front de Syrmie s’effondre définitivement, forçant les restes du Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 „Serbien“ à retraiter vers Zagreb. En avril 1945, les survivants du Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 „Serbien“ combattent en menant des actions de flanc pour sécuriser le repli du Groupe d’armées ou Heeresgruppe E à travers le nord de la Croatie vers la Slovénie, dans la région de la Styrie/Steiermark et de Ljubljana/Laibach. Le 22 avril 1945, le Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 « Serbien » est officiellement dissous. Début mai 1945 la capitulation générale approchant, les rescapés du Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 « Serbien » fuient à travers la Slovénie en direction de la frontière autrichienne. Les derniers éléments armés du Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 « Serbien » tentent de forcer le passage dans la région de Klagenfurt et de la Carinthie en Autriche pour espérer se rendre aux forces britanniques plutôt qu’aux partisans yougoslaves. Les émigrés russes composant le III. Bataillon du Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 « Serbien » ayant rejoint le Russisches Schutzkorps mènent leurs derniers combats en Slovénie occidentale, parviennent à passer en Autriche et se rendent aux Britanniques le 12 mai 1945 près de Klagenfurt : contrairement à d’autres unités russes collaborationnistes, la majorité des membres du Russisches Schutzkorps échappe à l’extradition vers l’URSS car possédant le statut juridique d’émigrés de l’entre-deux-guerres et donc non de citoyens soviétiques.
Non trouvé dans la base VDK, pour Mémoire des Hommes, où il apparaît deux fois:
GEYLER Emile Daniel
Né le 13/5/1906 à Strasbourg (67 – Bas-Rhin, France) habitant Strasbourg-La Robertsau
Porté disparu dans le camp de transit et de travail n°38 situé près de la ville portuaire de Réni/Reni en Bessarabie, à la frontière de la Roumanie et de la Moldavie selon le DRK et déclaré Mort pour la France le 13/10/1944 près de Belgrade (Serbie).
Le secteur postal FPN 07957 A mentionné sur sa fiche DRK correspond à l’état-major ou Stab du I. Bataillon du Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 « Serbien » du Befehlshaber der Ordnungspolizei tous deux stationnés à Belgrade.
Le Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 « Serbien » est créé à Belgrade en mai 1944 à partir des Hilfspolizei-Bataillonen suivant:
-Hilfspolizei-Bataillon II commandé par le Hauptmann Seidel stationné à Belgrade renommé sur place I. Bataillon du Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 « Serbien » avec pour mission de sécuriser la capitale serbe ;
-Hilfspolizei-Bataillon VII commandé par le Hauptmann Fahnenscheiber stationné à Veliko Gradište renommé sur place II. Bataillon du Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 « Serbien » avec pour mission de sécuriser le secteur nord-est de Belgrade à partir de Veliko Gradište le long du Danube ;
-Hilfspolizei-Bataillon III commandé par le Hauptmann Stumpf stationné à Obrenovac renommé sur place III. Bataillon du Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 « Serbien » composé d’émigrés russes blancs et chargé de sécuriser le sud-ouest de Belgrade à partir d’Obrenovac.
De juin à septembre 1944, le Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 « Serbien » mène des opérations contre les partisans autour de Belgrade dans le triangle Belgrade, Veliko Gradište, Obrenovac.
En octobre 1944, l’arrivée de l’Armée rouge et le déclenchement de l’offensive de Belgrade forcent le Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 « Serbien » à se repositionner en urgence dans des combats de retardement très violents :
-le I. Bataillon du Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 « Serbien » aux ordres du Major Krafft et le poste de commandement du Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 « Serbien » aux ordres du Major Zuschneid participent directement à la défense désespérée et à l’évacuation de Belgrade ;
-le II. Bataillon du Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 « Serbien » aux ordres du Major Lateit est repoussé et combat dans la région de Požarevac à l’est de la capitale ;
-le III. Bataillon du Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 « Serbien » aux ordres du Major Stumpf se retrouve engagé dans de durs combats à l’ouest de la Serbie dans le secteur de Valjevo lors de la retraite vers la Bosnie.
Après la chute de Belgrade le 20 octobre 1944, les débris du Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 « Serbien » battent en retraite avec le Groupe d’armées ou Heeresgruppe E vers le nord-ouest en suivant l’axe de la Syrmie/Srem en direction de la Croatie/Slavonie, transitant par des secteurs comme Semlin/Zemun et Mitrovica/Sremska Mitrovica, subissant de lourdes pertes avant d’être réorganisés en décembre 1944.
En janvier 1945 et face à la poussée des partisans yougoslaves, les restes du Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 « Serbien » retraitent progressivement sous forme de Kampfgruppen vers l’ouest de la Slavonie dans les régions de Vinkovci et Slavonski Brod en Croatie actuelle afin de protéger les dernières lignes de chemin de fer vitales au repli général allemand vers l’Autriche.
Les éléments du III. Bataillon du Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 « Serbien » comprenant une forte proportion d’émigrés russes blancs et de volontaires locaux se séparent de l’encadrement policier d’origine. En janvier 1945, les survivants du III. Bataillon du Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 « Serbien se trouvent plus au sud et à l’ouest, incorporés au sein du Russisches Schutzkorps ou dans d’autres milices anti-partisanes et combattent alors dans les zones montagneuses à la frontière entre la Bosnie-Herzégovine et la Croatie, notamment dans le secteur de la vallée de la Save et vers la Slovénie.
De février à mai 1945, les restes dispersés et les survivants du Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 „Serbien“ continuent de battre en retraite au sein des troupes du Groupe d’armées ou Heeregruppe E se déplaçant continuellement vers le nord-ouest à travers les Balkans : les Kampfgruppen issues du I. Bataillon et du II. Bataillon du Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 „Serbien“ participent aux combats défensifs et d’usure en Slavonie ou Croatie orientale, notamment autour des nœuds ferroviaires et routiers de Vinkovci et Slavonski Brod dans le but de ralentir l’avancée des partisans de Tito de l’Armée populaire de libération de Yougoslavie cherchant à couper la retraite allemande.
À la fin mars 1945, le front de Syrmie s’effondre définitivement, forçant les restes du Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 „Serbien“ à retraiter vers Zagreb.
En avril 1945, les survivants du Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 „Serbien“ combattent en menant des actions de flanc pour sécuriser le repli du Groupe d’armées ou Heeresgruppe E à travers le nord de la Croatie vers la Slovénie, dans la région de la Styrie/Steiermark et de Ljubljana/Laibach.
Le 22 avril 1945, le Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 « Serbien » est officiellement dissous.
Début mai 1945 la capitulation générale approchant, les rescapés du Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 « Serbien » fuient à travers la Slovénie en direction de la frontière autrichienne. Les derniers éléments armés du Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 « Serbien » tentent de forcer le passage dans la région de Klagenfurt et de la Carinthie en Autriche pour espérer se rendre aux forces britanniques plutôt qu’aux partisans yougoslaves.
Les émigrés russes composant le III. Bataillon du Polizei-Freiwilligen-Regiment 2 « Serbien » ayant rejoint le Russisches Schutzkorps mènent leurs derniers combats en Slovénie occidentale, parviennent à passer en Autriche et se rendent aux Britanniques le 12 mai 1945 près de Klagenfurt : contrairement à d’autres unités russes collaborationnistes, la majorité des membres du Russisches Schutzkorps échappe à l’extradition vers l’URSS car possédant le statut juridique d’émigrés de l’entre-deux-guerres et donc non de citoyens soviétiques.