Kern Louis

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One Response to Kern Louis

  1. kayser dit :

    Non trouvé dans la base VDK, pour Mémoire des Hommes:
    Pionier/sapeur KERN Louis Antoine
    Né le 9/2/1915 à Eberbach-Woerth (67 – Bas-Rhin, France) habitant Eberbach-Wœrth, aujourd’hui Gundershoffen (67 – Bas-Rhin, France)
    Porté disparu, dernières nouvelles datées du 20/6/1944 et déclaré Mort pour la France le 24/6/1944 à Bobruisk (Biélorussie)
    Le secteur postal FPN 26388 mentionné sur sa fiche DRK correspond à la 1. Kompanie du Pionier-Bataillon 296 de la 296. Infanterie-Division.
    En octobre 1943, les soviétiques multiplient leurs actions dans le secteur tenu par la 296. Infanterie-Division, tant dans le secteur central près de Podlujny (12 et 20 octobre 1943), que sur l’aile gauche à Berdych (16 octobre 1943), à Gorodovka (6 et 18 octobre 1943) ou Mikhaïlovski (16 octobre 1943) sous un puissant déluge d’artillerie soviétique, avant d’être repoussé au prix de lourdes pertes de part et d’autre : certains bataillons de la 296. Infanterie-Division ne comptent plus qu’un effectif combattant inférieur à 90 hommes, les pertes totales de la 296. Infanterie-Division entre le 11 octobre et le 20 novembre 1943 (tués/blessés/disparus) s’établissant comme suit : 15/21/0 pour les officiers et 245/828/113 pour les sous-officiers et la troupe, soit un total de 1.222 hommes. La 296. Infanterie-Division voit ses efforts lors des rudes combats défensifs au nord de Gomel/Homiel en Biélorussie salués le 3 décembre 1943 par une mention nominative dans le communiqué de la Wehrmacht ou Wehrmachtsbericht.
    Dès la mi-novembre 1943, les soviétiques percent le front plus au sud de Gomel/Homiel, dans le secteur de la 2. Armee près de Retchitsa, la 296. Infanterie-Division décroche de ses positions défensives aménagées sur la rivière Soj pour se replier vers le fleuve Dniepr et établir une tête de pont dans la zone comprise entre Jlobine/Shlobin et Rogatchev ; ce mouvement s’effectue parallèlement à l’évacuation de la tête de pont de Gomel/Homiel devenue intenable et de la ville elle-même.
    Ce repli est marqué par de violents combats d’arrière-garde et la nécessité constante de contrer toute tentative d’encerclement du 25 novembre au 3 décembre 1943 via Lossow, Bouda-Kochelevskaïa et Goly jusqu’à Tchernaya Virnia. Au petit matin du 4 décembre 1943, deux régiments de la 296. Infanterie-Division parviennent tout juste à occuper les nouvelles positions, alors que des arrière-gardes sont encore aux prises près de Swiatoje avec les soviétiques qui progressent rapidement et réussissent même une percée dans les lignes allemandes à hauteur de Malyje Koslowiczy, situation qui n’est jugulée qu’au cours de combats nocturnes s’étendant jusqu’au 5 décembre 1943, au prix de lourdes pertes pour les soviétiques mais aussi de pertes sensibles en cadres subalternes côté allemand. Dans les semaines de décembre 1943 qui suivent, les attaques soviétiques contre la nouvelle position défensive tenue par la 296. Infanterie-Division (PC de la division à Chodasowiczy ; unités voisines : 6. Infanterie-Division à droite, 110. Infanterie-Division à gauche) ne faiblissent pas, en particulier sur l’aile droite dans le secteur de Czernaja Wirnia, de Malyje Koslowiczy et de Deniskowiczy ; par ailleurs, dans les secteurs central et nord près de Rasswet et Maiskij, les soviétiques continuent de semer le trouble par des incursions et des attaques surprises les 10 et 14-15 décembre 1943. Toutefois, le centre de gravité manifeste des efforts soviétiques demeure le secteur droit de la 296. Infanterie-Division autour de Czernaja Wirnia et Malyje Koslowiczy, où, jusqu’en fin décembre 1943, dix attaques soviétiques sont repoussées au prix de pertes considérables pour l’assaillant. Des attaques particulièrement violentes ont lieu à cet endroit le 9 décembre 1943, impliquant sept bataillons, ainsi que durant les fêtes de Noël 1943 ; lors de cette dernière offensive, les soviétiques parviennent à atteindre la position de couverture de l’artillerie près d’Antonowka. La brèche est contenue, la localité de Malyje Koslowiczy est néanmoins perdue à l’issue de combats acharnés et fluctuants. Au cours de ces combats et sous le feu incessant des soviétiques, dont celui de lance-roquettes multiples, les pertes de la 296. Infanterie-Division pour le mois de décembre 1943 s’élèvent à 192 tués, 526 blessés et 56 disparus, officiers inclus ; non compris les pertes subies par les éléments de la 296. Infanterie-Division détachés auprès de la 9. Armee pour l’opération « Nikolaus », une attaque en tenaille visant à combler la brèche entre la 2. Armee et la 9. Armee à partir du 20 décembre 1943.
    En janvier 1944, l’activité soviétiques dans le secteur tenu par la 296. Infanterie-Division diminue sensiblement, même si elle doit repousser des groupes de choc et de reconnaissance, parfois au cours de combats de tranchées sanglants. Les pertes subies par la 296. Infanterie-Division en janvier 1944 s’élèvenet à (tués/blessés/disparus) : 2 officiers (tués/blessés) et 34 tués, 77 blessés et 3 disparus sous-officiers et hommes de troupe confondus. Le service de renseignement de la 9. Armee ou AOK 9 ayant identifié après une réorganisation adverse un dispositif purement défensif appelé 115e secteur fortifié face à la 296. Infanterie-Division, rendant une nouvelle attaque peu probable, le secteur de la 296. Infanterie-Division est étendu vers le nord à partir du 15 janvier 1944 suite au retrait de la 110. Infanterie-Division alors située sur le flanc gauche : le nouveau voisin de gauche de la 296. Infanterie-Division devient la 707. Infanterie-Division. À cette fin, de petites unités de sécurité provenant notamment de la 707. Infanterie-Division ont été placées sous les ordres de la 296. Infanterie-Division, celle-ci doit néanmoins concéder deux bataillons opérationnels puissants engagés auprès des 134. Infanterie-Division et 110. Infanterie-Division. Parmi les nombreuses attaques soviétiques lancées contre la 296. Infanterie-Division le 8 février 1944, une brèche ouverte dans ce secteur nord près de Tursk, où l’adversaire ne cesse de se renforcer et de renouveler ses assauts jusqu’au 12 février 1944, ne peut être colmatée par la 296. Infanterie-Division. Une accalmie dans les combats suit jusqu’au 19 février 1944, le temps pour les soviétiques de procéder à une réorganisation et à l’arrivée de renforts ; après la reprise de l’offensive, la 296. Infanterie-Division se replie sur la rive occidentale du fleuve Dniepr, entraînant l’abandon de la tête de pont située entre Jlobine/Shlobin et Rogatchev. Après la destruction de tous les ponts sur le Dniepr et le regroupement des éléments divisionnaires précédemment détachés, la 296. Infanterie-Division est prête à la défensive le 23 février 1944 sur une nouvelle position aménagée appelée « position de l’Ours » ou « Bären-Stellung », le poste de commandement de la 296. Infanterie-Division s’établit à Sabolotje. Cette ligne défensive s’étend entre Jlobine/Shlobin et Rogatchev le long du fleuve Dniepr, puis remonte en partie le cours de la rivière Drout ; sa limite de droite relie la 296. Infanterie-Division à la 6. Infanterie-Division près de Grouchlivka-Nord et sa limite de gauche à la 5. Panzer-Division, ultérieurement relevée par la 707. Infanterie-Division sur une ligne reliant Zapolje-Nord à Bliznezy-Nord. À peine deux jours plus tard le 25 février 1944, les soviétiques lancent une offensive décisive visant une percée en direction de Bobrouïsk ; cette attaque est précédée d’une préparation d’artillerie d’une intensité extrême et appuyée par une forte activité aérienne visant l’aile gauche de la 296. Infanterie-Division, avec un effort principal concentré au nord de Rogatchev dans les secteurs de Kolossy, de Bliznezy et de Kostiachovo. La 296. Infanterie-Division remporte un succès défensif total, repoussant toutes les attaques soviétiques. Les éléments soviétiques ayant réussi des percées locales sont partout rejetés au cours de combats rapprochés parfois acharnés occasionnant de lourdes pertes humaines. Pour l’ensemble du mois de février 1944, les pertes de la 296. Infanterie-Division s’élèvent à : 1 officier tué et 16 blessés ; 282 tués, 86 blessés et 4 disparus sous-officiers et hommes de troupe.
    Après une baisse des combats sur l’aile gauche de la 296. Infanterie-Division le 1er mars 1944, une longue période de calme s’installe dans le secteur tenu par la 296. Infanterie-Division ; aucun autre assaut majeur soviétique n’est enregistré au cours des 4 mois suivants, jusqu’au déclenchement de la grande offensive soviétique « Bagration » le 21 juin 1944.
    Toutefois durant ces 4 mois, les activités des partisans s’intensifient à l’arrière sous forme d’attentats et d’attaques ; la 296. Infanterie-Division doit détacher des unités d’alerte pour participer aux opérations anti-partisans lancées à plusieurs reprises par le commandement allemand au niveau du corps d’armée comme l’opération « Winnetou », lancée contre le groupe de partisans « Kirov » du 28 mars au 1er avril 1944. Au total, les pertes en personnel subies par la 296. Infanterie-Division au cours des trois mois allant de mars à mai 1944 résultant principalement des activités des partisans, des tirs de harcèlement de l’artillerie et des attaques aériennes soviétiques, mais aussi d’offensives limitées de la 296. Infanterie-Division visant à améliorer les positions tenues, s’établissent comme suit (blessés/tués/disparus) : officiers 1/3/0 ; sous-officiers et hommes de troupe 45/200/27.
    À partir du 6 mai 1944, le retrait de la 707. Infanterie-Division pour la placer en réserve d’armée entraîne un élargissement du secteur tenu par la 296. Infanterie-Division vers le nord; le poste de commandement de la 296. Infanterie-Division s’établit près de Koschary, 15km à l’ouest de Rogatchev et fait de la 134. Infanterie-Division sa nouvelle voisine de gauche. Les mouvements de troupes importants observés à la jonction de ces deux divisions, ainsi que le renforcement de l’artillerie soviétique laissent rapidement présager que l’effort principal de l’attaque soviétique visera l’aile gauche de la 296. Infanterie-Division ; cette hypothèse est confirmée en juin 1944 par des tirs de réglage et une activité de reconnaissance accrue de la part des soviétiques. Au début de la grande offensive soviétique le 22 juin 1944, les soviétiques déclenchent un violent tir de barrage dans le secteur de la 296. Infanterie-Division, mais seules quelques attaques de moindre envergure sont lancées, toutes repoussées par la 296. Infanterie-Division. Le 23 juin 1944 débute également par un violent feu d’artillerie déclenché à 2 heures du matin, et là encore des attaques limitées sont repoussées par la 296. Infanterie-Division. Ce n’est que dans la nuit du 23 au 24 juin 1944 que les soviétiques déclenchent une grande offensive contre la 296. Infanterie-Division, précédée d’une heure et demie de tir de barrage ; cette attaque aboutit à une percée de 2km de large au nord de Rogatchev au niveau de Kolossy et de Kostjachovo. Malgré des contre-attaques immédiates, la situation ne peut être rétablie en raison du soutien aérien et d’artillerie massif dont bénéficie les soviétiques, qui parviennent à progresser jusqu’à la rive ouest de la rivière Dobriza. Malgré les succès locaux remportés le lendemain par la 296. Infanterie-Division, notamment la reconquête de la rive ouest de la rivière Dobriza entre Bronnoje et Slapichtcha, ainsi que des combats acharnés pour protéger l’axe routier reliant Bobrouïsk à Rogatchev, la 296. Infanterie-Division se replie sur la rivière Dobyssna. Les soviétiques accentuent la pression et poursuivent l’offensive au matin du 26 juin 1944, parvenant à franchir la rivière Dobyssna près de Liskowskaya immédiatement au sud de la route principale ; la 296. Infanterie-Division se replie alors en combattant vers l’ouest en direction de l’Ola. Malgré des effectifs durement éprouvés, la 296. Infanterie-Division parvient à préserver sa cohésion et l’Artillerie-Regiment 296 parvient à conserver l’intégralité de ses pièces. Toutefois, l’Artillerie-Regiment 296 souffre d’une pénurie de munitions, le ravitaillement étant quasi inexistant en raison de la maîtrise totale du ciel par les soviétiques. À minuit, la 296. Infanterie-Division reçoit l’ordre d’occuper la tête de pont de Bobruisk sur l’Ola, mission qu’elle accomplit au matin du 27 juin 1944, non sans subir de nouvelles pertes. Le poste de commandement de la 296. Infanterie-Division s’établit à Krasnaja Dubrowa, tandis que les éléments de l’arrière tentent de gagner la rive ouest de la rivière Bérézina en passant par Bobruisk. Au cours d’une journée marquée par de lourdes pertes, la 296. Infanterie-Division est encerclée le 27 juin 1944 alors qu’elle est rattachée au XXXV. Armee-Korps ; après avoir reçu des ordres contradictoires et successifs, la 296. Infanterie-Division reçoit finalement l’ordre de percer les lignes soviétiques à partir de 20h30 depuis la zone de rassemblement située au sud de Borschtschewka. Cette manœuvre doit s’effectuer en direction du nord-ouest, via Nowyje Welitschki vers Podretschje, pour ensuite progresser par Kosulitschi et Kostritschi jusqu’à Bazewitschi, sur l’Olssa, localité tenue par la 4. Armee, avant de poursuivre vers la ligne reliant Ossipowitschi à Staraja Ostroff.
    Après la constitution de groupements de combat ou Kampfgruppen par le commandant adjoint de la 296. Infanterie-Division, l’Oberst Helmuth Ißmer (1898-1944), le Generalleutnant Arthur Kullmer (1896-1953) ayant été mis en réserve de commandement le 20 juin 1944, la 296. Infanterie-Division entame sa percée vers le nord dans la nuit du 27 juin 1944 et parvient d’abord à rompre l’encerclement de la Poche orientale de Bobrouïsk. Toutefois, au cours de la journée du 28 juin 1944, ces Kampfgruppen sont dispersés et presque tous anéantis à hauteur de l’axe routier reliant Bobrouïsk à Moguilev. Une Kampfgruppe 296 atteint le secteur de Podretchié, tandis qu’une autre est clouée au sol par le feu soviétique au sud-ouest de Volossovitchi et finit par être capturée. La tentative de percée de la 296. Infanterie-Division échoue et seuls de très petits groupes et quelques soldats isolés parviennent à rejoindre les lignes allemandes. L’Oberst Helmuth Ißmer (1898-1944), commandant par intérim la 296. Infanterie-Division est porté disparu près de Bobruisk lors de la tentative de percée le 27 juin 1944.
    Les rares survivants de la 296. Infanterie-Division ayant réchappé au désastre de Bobrouïsk sont regroupés en début juillet 1944 près de Volkovysk et de Bialystok et forment l’équivalent de deux bataillons initialement affectés en renfort à la 36. Infanterie-Division. Lorsque la 36. Infanterie-Division est transférée en Allemagne pour y être reconstituée, les éléments résiduels de la 296. Infanterie-Division ne font pas partie du voyage et sont intégrés à la 367. Infanterie-Division comme bataillons de renfort.
    La dissolution officielle de la 296. Infanterie-Division est prononcée le 3 août 1944.

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