DAMBACH René

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One Response to DAMBACH René

  1. kayser dit :

    D’après la base VDK:
    Rene Dambach
    Geburtsdatum: 18.08.1922
    Geburtsort: –
    Todes-/Vermisstendatum: 01.02.1944
    Todes-/Vermisstenort: Russland
    Dienstgrad: –
    Nach den uns vorliegenden Informationen ist Rene Dambach seit vermisst. Bitte beachten Sie, dass auf den Friedhöfen Sologubowka, Russische Föderation nicht die aktuelle Version ausliegt, somit kann der Name Ihres Angehörigen darin evtl. noch nicht verzeichnet sein. Falls Rene Dambach mit Ihnen verwandt ist, und Sie von uns über Sachstandsänderungen informiert werden möchten, füllen Sie bitte das folgende Formular aus.

    D’après Mémoire des Hommes:
    Jäger/chasseur DAMBACH René
    Né le 18/8/1922 à Rossfeld (67 – Bas-Rhin, France)
    Porté disparu en Russie dans le secteur de Kschomotschke et déclaré Mort pour la France le 26/2/1944 à Kschomotschke (Russie)
    Stabs-Kompanie du Gebirgsjäger-Regiment 138
    Le secteur postal FPN 00556 mentionné sur sa fiche DRK correspond à l’état-major régimentaire ou Regimentsstab du Gebirgsjäger-Regiment 138 de la 3. Gebirgs-Division.
    À partir de juin 1941, la 3. Gebirgs-Division participe à l’invasion de la Russie et lance une offensive à travers la frontière finlandaise en direction de la rivière Liza, suivit d’une guerre de position prolongée.
    En janvier 1942, la 3. Gebirgs-Division est transférée au camp d’entraînement de Grafenwöhr dans le district militaire ou Wehrkreis XIII, où elle reçoit des renforts du district militaire ou Wehrkreis XVIII.
    Lors de l’évacuation de Finlande le 14 janvier 1942, le Gebirgsjäger-Regiment 139 renforcé de la I. Abteilung du Gebirgs-Artillerie-Regiment 112 restent sur place et forment le verstärkte Gebirgsjäger-Regiment 139.
    Pendant la période de réorganisation, le Radfahr-Bataillon 68 et le Gebirgs-Panzerjäger-Abteilung 48 sont échangés contre les Radfahr-Abteilung 95 et Panzerjäger-Abteilung 95 provenant de la 5. Gebirgs-Division. Par ailleurs, le Gebirgs-Artillerie-Regiment 112 est renforcé à trois Abteilungen et le Gebirgsjäger-Regiment 144 est recréé.
    En avril 1942, la 3. Gebirgs-Division est embarquée par voie maritime vers la Norvège comme force d’occupation dans la région de Lillehammer–Hamar–Elverum.
    En août 1942, la 3. Gebirgs-Division est embarquée par voie maritime via Reval/Tallinn en Estonie jusqu’à la zone du groupe d’armées ou Heeresgruppe Nord dans le secteur de Hangö/Hanko, le port finlandais loué à l’Union soviétique après la guerre d’Hiver de 1939/40. De là, les unités de la 3e division de montagne marchent jusqu’à la zone de Mga, près de Leningrad, pour être subordonnées à la 11. Armee du groupe d’armées ou Heeresgruppe Sud. L’opération ‘Nordlicht’ vise à contribuer de manière décisive à la conquête finale de Leningrad ; ce plan est contrecarré par une offensive soviétique majeure qui débute le 19 août 1942 et s’intensifie dès le 27 août 1942, aboutissant à la première bataille de Ladoga.
    Le 5 septembre 1942, la 3. Gebirgs-Division atteint la ligne de front de la 11. Armee dans les forêts près d’Osnakovno. Ce n’est que le 28 septembre 1942 que les unités de la 3. Gebirgs-Division entrent en action. La 3. Gebirgs-Division participe aux combats dans la région de Gaitolowo lors de l’Offensive « Siniavino » ou 1re Bataille du Lac Ladoga dans le secteur de Leningrad. Au cours de la bataille, les Gebirgsjäger-Regiment 138 et Gebirgsjäger-Regiment 144 de la 3. Gebirgs-Division lancent l’attaque principale contre les unités soviétiques qui ont percé les lignes et sont encerclées près de Gaitolowo. Après de violents combats, ces unités soviétiques sont anéanties le 1er octobre 1942 et 2.500 prisonniers sont capturés, l’Armée rouge déplore également environ 4.000 morts ou blessés. Par la suite, la 3. Gebirgs-Division se regroupe dans la région de Mga pour une brève période de rééquipement.
    De novembre à décembre 1942, la 3. Gebirgs-Division combat dans la région de Velikiye Luki.
    En janvier 1943, la 3. Gebirgs-Division est transférée dans la région de Mogilev.
    En mars 1943, le Gebirgsjäger-Regiment 138 rejoint la 3. Gebirgs-Division alors stationnée dans le bassin du Donets dans le secteur de Vorochilovsk. Le 28 mars 1943, la 3. Gebirgs-Division est enfin réunie au complet. Suit alors une guerre de position qui dure six mois.
    En avril 1943, la 3. Gebirgs-Division s’engage dans une guerre de position et de tranchées près de Vorochilovgrad.
    Le 17 juillet 1943, des éléments du Gebirgsjäger-Regiment 138 sont engagés dans le secteur tenu par la 304. Infanterie-Division pour enrayer une percée soviétique entre Malo Nikolaïevka et Chterovka. Les combats font rage jusqu’au 22 juillet 1943.
    Fin août 1943, l’offensive soviétique sur le bassin du Donets est lancée. Sous la violence des attaques, le Gebirgsjäger-Regiment 138 est progressivement repoussé vers l’ouest.
    À partir de septembre 1943, la 3. Gebirgs-Division retraite par la Volnovakha vers la région de Zaporijia. Le 9 septembre 1943, le Gebirgsjäger-Regiment 138 atteint la position aménagée à l’avance baptisée « Eidechse-Stellung » ou Ligne « Lézard ». Le 13 septembre 1943, le Gebirgsjäger-Regiment 138 parvient à la position intermédiaire située dans le secteur compris entre Antonovka, Zelenopolye, Sloadko et Vodnaya ; le 14 septembre 1943, le Gebirgsjäger-Regiment 138 atteint la rive ouest de la rivière Gaïtchoul et le 16 septembre 1943, le Gebirgsjäger-Regiment 138 atteint celle de la rivière Konka. Le 20 septembre 1943, le Gebirgsjäger-Regiment 138 prend position sur la Ligne « Wotan », elle aussi préparée à l’avance, où il connait un certain répit jusqu’au 26 septembre 1943, date à laquelle l’offensive soviétique reprend avec vigueur. Cette fois toutefois, le Gebirgsjäger-Regiment 138 parvient à tenir ses positions.
    Après de nouveaux combats défensifs, la 3. Gebirgs-Division se replie en octobre 1943 sur le fleuve Dniepr près de Nikopol. Le 9 octobre 1943, les attaques soviétiques reprennent, remettant le front en mouvement. Au nord de la 6. Armee, dans le secteur de la 1. Panzer-Armee, les unités soviétiques ont déjà franchi le Dniepr fin octobre 1943, tandis que la 3. Gebirgs-Division défend la tête de pont de Nikopol au sein du IV. Armee-Korps. L’état-major divisionnaire de la 3. Gebirgs-Division s’installe temporairement à Dniprovka et le secteur défensif de l’infanterie de montagne se situe au sud-est. La 302. Infanterie-Division se trouve à la gauche de la 3. Gebirgs-Division et la 17. Infanterie-Division à sa droite. Le poste de commandement du IV. Armee-Korps se situe à Nikopol au nord-ouest.
    Le 14 novembre 1943, le Gebirgsjäger-Regiment 138 est refoulé sur la tête de pont de Nikopol, où aucun repos n’est possible, car dès le 20 novembre 1943, l’Armée rouge lance une attaque contre cette nouvelle ligne. Les positions sont néanmoins tenues jusqu’à la fin du mois de novembre 1943. La tête de pont de Nikopol elle-même n’est attaquée que le 20 novembre 1943. Au cours de combats durant plus de dix jours, la 24. Panzer-Division maintenue jusque-là en réserve doit également intervenir. Opérant en coopération avec la 24. Panzer-Division, la 3. Gebirgs-Division, au prix de lourdes pertes, parvient à repousser toutes les attaques de l’Armée rouge. À la fin de la bataille, on dénombre 146 chars soviétiques détruits et 2.000 soldats de l’Armée rouge tués devant les lignes tenues par la 3. Gebirgs-Division.
    Au début du mois de décembre 1943, la période de la « Raspoutitsa » ou « saison des boues » met fin à l’offensive soviétique. Une autre offensive majeure a néanmoins lieu entre le 19 décembre et le 25 décembre 1943. Là encore, le déploiement de la 24. Panzer-Division blindée est nécessaire et, grâce à son aide, les troupes de montagne, durement éprouvées, parviennent à tenir ou à reprendre leurs positions.
    L’Armée rouge reprend ses attaques contre la tête de pont de Nikopol en début février 1944 lors de l’opération Nikopol-Kryvyi Riher. Les divisions soviétiques ayant franchi le Dniepr au nord et sur le flanc sud-ouest, la 3. Gebirgs-Division retraite dans son ensemble vers l’ouest et l’évacuation programmée de la tête de pont commence durant la première quinzaine de février 1944 : la retraite vers l’ouest s’avère extrêmement difficile, les routes étant impraticables après plusieurs jours de pluie. La boue et la vase entravent le transport des armes lourdes, obligeant notamment à faire sauter les pièces d’artillerie. Toutefois, l’Armée rouge se montre plus rapide qu’elle et encercle les unités de la 3. Gebirgs-Division.
    Durant cette retraite, la 3. Gebirgs-Division est encerclée pour la première fois, mais parvient à percer jusqu’à Krasny près de Nikolaïev, le 12 février 1944. Le 12 février 1944, le Gebirgsjäger-Regiment 138 parvient à percer les lignes soviétiques pour atteindre Krassnyj près de Nikolaïev en Ukraine, où le Gebirgsjäger-Regiment 138 est déployé pour assurer la défense de la rivière Ingulez/Ingoulets/Inhoulets. La carte de situation de l’OKH du 29 février 1944 offre un aperçu de la situation tendue du groupe d’armées Sud. La 3. Gebirgs-Division est positionnée au nord-ouest de l’ancienne tête de pont, au centre de la ligne de défense du XXIX. Armee-Korps. Entre le 13 et le 27 février 1944, les unités de la 3. Gebirgs-Division, sous la pression constante de l’Armée rouge, se replient sur la rivière Ingulets et établissent une nouvelle ligne de défense le long de la rivière en opposant une résistance acharnée aux unités soviétiques qui avancent jusqu’au 7 mars 1944, date à laquelle une nouvelle manœuvre de contournement de l’Armée rouge appelée opération « Bereznegovatoye-Snigirev » force la 3. Gebirgs-Division à battre en retraite.
    Le 7 mars 1944, le repli vers Novo-Sergueïevka est amorcé, même si ces combats défensifs se prolongent jusqu’au 13 mars 1944. La 3. Gebirgs-Division, bien que débordée sur les flancs par des unités soviétiques, réussit à percer jusqu’au fleuve Boug le 18 mars 1944, où elle est engagée dans le secteur s’étendant de Tchitchekleïa à Dimitrievka. Une nouvelle percée est réalisée et les soldats de la 3. Gebirgs-Division atteignent le Boug méridional le 18 mars 1944. Suit un long séjour en positions défensives pour la 3. Gebirgs-Division sur la rive ouest du Boug dans le secteur de Dmitrievka. Du 18 au 27 mars 1944, la 3. Gebirgs-Division rattachée au XXIX. Armee-Korps a pour mission de bloquer une tête de pont de l’Armée rouge établie sur la rive ouest du Boug. Au nord se trouve la 97. Jäger-Division et au sud, la 335. Infanterie-Division réduite à un groupement tactique ou Kampfgruppe 335. Le 28 mars 1944, le front bouge à nouveau lors de l’opération « Odessa ». La 3. Gebirgs-Division et les divisions voisines défendent le fleuve Boug se replient vers l’ouest d’environ 10 à 20km par jour pendant les jours suivants lors de l’opération « Alphabet » : au total, 300km en douze jours sont parcourus en conditions de combat. Durant cette période, la 3. Gebirgs-Division tente à plusieurs reprises de donner des coups d’arrêt sur des positions défensives ; ces lignes de résistance désignées par des lettres de l’alphabet sont défendues pendant plusieurs heures : ligne B (28/29 mars 1944), ligne C (29/30 mars 1944), ligne D (31 mars 1944), ligne E (1er avril 1944) et ligne F (2 avril 1944). Le Gebirgsjäger-Regiment 138 ayant alors subi des pertes extrêmement lourdes ne subsiste plus en réalité que sous la forme d’un groupement tactique ou Kampfgruppe « GJR 138 ».
    Le 3 avril 1944, la ligne « Panther », également connue sous le nom de ligne G, est atteinte par la 3. Gebirgs-Division.
    Le 4 avril 1944, les unités soviétiques parviennent à encercler la 3. Gebirgs-Division, ainsi que des éléments des 17. Infanterie-Division, 258. Infanterie-Division, 294. Infanterie-Division, 302. Infanterie-Division et 335. Infanterie-Division près de Konstantinovka. Dans les jours qui suivent, les unités restantes sont regroupées sous le commandement du Generalleutnant August Wittmann (1895-1977) commandant de la 3. Gebirgs-Division et baptisées Gruppe « Wittmann », atteignent le front improvisé établi par d’autres unités allemandes le long du fleuve Dniestr.
    Au cours de ces retraites en combattant, la 3. Gebirgs-Division subit des pertes extrêmement lourdes. Le Gebirgsjäger-Regiment 138, dont l’effectif théorique est d’environ 3.000 hommes, est réduit à 1.000 hommes ; sur 20 canons détenus initialement par le Gebirgs-Artillerie-Regiment 112, seuls huit atteignent la ligne de défense. Dans certaines divisions de la 6. Armee, les pertes en officiers et en sous-officiers durant cette retraite atteignent jusqu’à 80%.
    Après l’arrivée de la 3. Gebirgs-Division en Roumanie, le XXIX. Armee-Korps commandant la division, l’autorise à se réorganiser à l’arrière du front. Cependant, le 17 avril 1944, environ la moitié de l’effectif de combat de la 3. Gebirgs-Division est déployée au sein du Kampfgruppe « Gebirgsjäger-Regiment 138 » en renfort sur différents secteurs du front. Lorsqu’il rejoint le reste de la 3. Gebirgs-Division le 28 mai 1944, ce groupe de combat a perdu environ 800 hommes.
    À partir de la fin avril 1944, la 3. Gebirgs-Division prend en charge un secteur d’une dizaine de kilomètres au sud-est de Slobozia près de Talmaz ; les escarmouches y étant mineures et localisées, 2.500 pax arrivés en renforts sont intégrés aux unités de la 3. Gebirgs-Division.
    Le 22 mai 1944, la 3. Gebirgs-Division se retire de la position d défense tenue précédemment et marche vers les Carpates orientales pour y être déployée sur un terrain pour lequel elle est spécialement entraînée et équipée.
    En 1944, l’Aufklärungs-Abteilung 95 est finalement détaché de la 3. Gebirgs-Division. L’Aufklärungs-Schwadron 83 déjà existant est augmenté pour devenir l’Aufklärungs-Abteilung 83.
    Lors de la rotation des troupes, un incident survient avec les unités étroitement intégrées de l’armée roumaine : la situation dégénère au point qu’un lieutenant d’infanterie de montagne ordonne à ses hommes de tirer sur des soldats roumains, blessant mortellement deux d’entre eux. Lorsque le Generalleutnant August Wittmann commandant la 3. Gebirgs-Division s’oppose au Generaloberst Ferdinand Schörner (1892-1973) commandant en chef fou furieux du tout nouveau groupe d’armées Sud Ukraine et défend ses hommes, il est invité à démissionner, est relevé de son commandement le 28 mai 1944 et remplacé par le Generalleutnant Paul Klatt (1896-1977).
    Le 28 mai 1944, la 3. Gebirgs-Division réunie atteint avec le Gebirgsjäger-Regiment 138 sa nouvelle zone d’opérations, où elle est placée sous le commandement du XVII. Armee-Korps. Le Gebirgsjäger-Regiment 138 est lui aussi successivement repoussé jusqu’en Moldavie, atteinte le 8 juin 1944.
    De juillet à septembre 1944, la 3. Gebirgs-Division conduit des opérations dans les Carpates orientales. Le 19 juillet 1944, le XVII. Armee-Korps est positionné sur le versant oriental des Carpates au sud de Czernowitz, approximativement à la latitude de Suceava : la 3. Gebirgs-Division, appuyée par des unités roumaines, est chargée de sécuriser un secteur d’environ 40km de long.
    L’ennemi étant relativement faible dans ce secteur, la 3. Gebirgs-Division peut se reconstituer au cours des combats de tranchées qui suivent.
    L’arrivée de bataillons de marche fraîchement dépêchés sur le front permet de renforcer les rangs clairsemés des unités et de porter finalement la 3. Gebirgs-Division à son effectif de combat complet.
    Alors que la situation reste relativement calme dans le secteur, la longueur du front est doublée, passant de 40 à 95km à partir de la mi-juillet 1944, l’Armée rouge ayant réalisé une percée près de Brody lors de l’offensive « Lviv-Sandomierz » et la 8. Jäger-Division voisine a été replacée plus au nord-ouest.
    Signes avant-coureurs du pire, l’Armée rouge lance des offensives locales contre les lignes tenues par la 3. Gebirgs-Division le 19 août 1944. Les Soviétiques réalisent alors des percées significatives, notamment dans les zones défendues par les troupes roumaines. En déployant ses réserves limitées, le commandement de la 3. Gebirgs-Division stoppe les attaques soviétiques et rétablit la ligne de front initiale le 24 août 1944. Entre-temps, la situation en Roumanie a fondamentalement changé. Le 20 août 1944, l’Armée rouge lance l’opération « Jassy-Kishinev », qui entraîne la destruction complète de la 6. Armee en quelques jours seulement. Le coup d’État qui suit en Roumanie provoque finalement le ralliement de l’armée roumaine aux forces soviétiques. Ces événements n’épargnent pas les divisions du XVII. Armee-Korps. La 3. Gebirgs-Division perd environ 300 hommes face aux unités roumaines dans la nuit du 24 août 1944, ces dernières ayant soudainement fait volte-face et changé de camp. Dans le chaos qui suit, il faut deux jours à la 3. Gebirgs-Division pour réorganiser ses forces. Durant cette période, de nouvelles escarmouches ont lieu avec des unités roumaines alliées de la veille. En août 1944, l’Armée rouge poursuit sa progression et Draceni est évacuée le 25 août 1944. Le Gebirgsjäger-Regiment 138 est alors chargé de défendre la vallée de la Bistritz/Bistrita. À partir de la fin août 1944, l’Armée rouge tente une offensive dans les Carpates, cherchant à pénétrer le dispositif par les montagnes. La 3. Gebirgs-Division parvient cependant à stabiliser le front le long des crêtes de la vallée de la Bistritz/Bistrita et à contenir l’avancée soviétique jusqu’au 6 septembre 1944. Pendant ce temps, plus au sud, l’Armée rouge parvient à déborder largement les unités de la 3. Gebirgs-Division, qui est contrainte de transférer ses unités à d’autres forces voisines en difficulté et doit alors entreprendre une retraite de onze jours vers le secteur de Mureș. Bien que la distance à vol d’oiseau jusqu’à cette zone ne soit que d’environ 70km, les unités de la 3. Gebirgs-Division doivent progresser vers l’ouest en franchissant cols et vallées, d’où une distance réelle presque trois fois plus longue, constamment menacées par la poursuite acharnée des unités soviétiques et par de dangereuses attaques de flanc venant du sud. Bistricioara est abandonnée le 7 septembre 1944. Dans le secteur de Mureș, de violents combats ont lieu entre le 24 et le 30 septembre 1944 avec deux régiments de l’Armée rouge chargés de barrer toute retraite aux unités allemandes. La 3. Gebirgs-Division réussit à encercler et à détruire en grande partie ces deux régiments soviétiques.
    Le 8 octobre 1944, la situation générale entraîne le début de la marche vers l’ouest d’éléments isolés de la 3. Gebirgs-Division depuis la Siebenbürgen/Transylvanie, tandis que l’ordre final d’évacuer cette zone est donné par le Führer Adolf Hitler le 17 octobre 1944. Le 21 octobre 1944, la 3. Gebirgs-Division subit de violents combats 20km au sud-est de Satu Mare avant de franchir la frontière hongroise dans la soirée et d’atteindre la zone au sud de Nyíregyháza dans le nord-est de la Hongrie 52 heures plus tard le 24 octobre 1944. Alors que la 3. Gebirgs-Division et avec elle d’importantes portions de la 8. Armee et des 1. ungarische Armee et 2. ungarische Armee se trouvent encore en Transylvanie, l’Armée rouge tente de couper leur route une centaine de kilomètres plus à l’ouest lors de l’offensive de Debrecen. À cette fin, elle déploye trois corps, le XXIIIe Corps blindé et les IVe et Ve corps de cavalerie de la Garde du groupe de cavalerie mécanisée du 4e Front ukrainien sous le commandement du général Issa Pliyev (1903-1977) au nord de Debrecen en progression vers le nord. Le 22 octobre 1944, la ville de Nyíregyháza est prise par les soviétiques, coupant ainsi les communications entre la 8. Armee en Roumanie et la 6. Armee en Hongrie. Cependant, comme cette direction d’attaque de l’Armée rouge a été anticipée depuis plusieurs jours, le III. Panzer-Korps de la 6. Armee est déjà déployé par la 6. Armee le 21 octobre 1944. Ce III. Panzer-Korps comprend les 1. Panzer-Division, 13. Panzer-Division et 23. Panzer-Division, qui ont été retirées d’une partie jugée moins vulnérable du front et rapidement redéployées plus au nord. Tandis que les 13. Panzer-Division et 1. Panzer-Division sécurisent la progression du III. Panzer-Korps vers le sud, la 23. Panzer-Division atteint Nagykálló, au sud-est de Nyíregyháza le 22 octobre 1944, coupant ainsi les lignes de ravitaillement des trois corps soviétiques, qui tentent alors de briser l’encerclement par le nord, tandis que d’autres unités soviétiques lancent des attaques depuis le sud pour percer la poche créée. Trente-six heures plus tard soit aux premières heures du 24 octobre 1944, les éléments de tête de la 3. Gebirgs-Division progressant depuis la Roumanie arrivent à Nagykálló. Le 26 octobre 1944, les troupes allemandes lancent leur propre offensive. Les deux Gebirgsjäger-Regiment 138 et Gebirgsjäger-Regiment 144 et le Gebirgs-Pionier-Bataillon 83 de la 3. Gebirgs-Division progressent vers le nord-ouest depuis Nagykálló en direction de Nyíregyháza, tandis que la 23. Panzer-Division avance sur la ville depuis le sud-ouest. Après de violents combats, une grande partie des trois corps soviétiques encerclés sont anéantis. Dans un rapport daté du 27 octobre 1944, la 3. Gebirgs-Division fait état de six chars détruits, 852 morts et de 34 prisonniers. L’historique de la 23. Panzer-Division manque de chiffres précis concernant cet événement : pour la période du 28 septembre au 28 octobre 1944, les pertes de l’Armée rouge sont évaluées à 3.500 morts et 707 prisonniers. Les pertes des trois corps soviétiques évaluées à 632 chars et 25.000 hommes dont 6.662 tués semblent ainsi beaucoup trop élevées. En revanche, il est incontestable, que l’Armée rouge commet des crimes de guerre à Nyíregyháza et dans ses environs, principalement contre la population féminine. Si l’historique de la 23. Panzer-Division n’y consacre qu’une seule phrase, celui de la 3. Gebirgs-Division y accorde une place plus importante. Un rapport quotidien adressé au IX. ungarische Korps daté du 26 octobre 1944 fait état de plusieurs cas graves de viols, dont certains mortels. L’historien hongrois Krisztián Ungváry indique que des membres du corps de cavalerie de la Garde ont violé tous les pensionnaires d’un hôpital psychiatrique à Nagykálló et que, dans les zones brièvement reconquises, les soldats allemands et hongrois ont dû protéger les soldats de l’Armée rouge capturés contre les représailles d’une population rendue vindicative. L’auteur américain Samuel W. Mitcham affirme que ces crimes de guerre ont considérablement influencé la détermination de la Wehrmacht à résister à l’Armée rouge afin d’éviter toute scène similaire en Allemagne.
    Sur le plan militaire, ce succès allemand local et de courte durée permet le retrait ordonné des unités germano-hongroises de Roumanie. La 3. Gebirgs-Division reste à Nyíregyháza deux jours de plus, ville finalement occupée par l’Armée rouge le 30 octobre 1944, avant de se retirer progressivement vers la Theiß/Tisza. En fin octobre 1944, la rivière Theiß/Tisza affluent du Danube est atteinte par le GJR 138 après le franchissement du col d’Aurel.
    À partir de début novembre 1944, la 3. Gebirgs-Division mène des combats défensifs à l’ouest de la Theiß/Tisza. Début novembre 1944, la plupart des unités de la 3. Gebirgs-Division franchissent la Theiß/Tisza et prennent le contrôle d’un secteur d’environ 50km au sud-est de la ville industrielle de Miskolc. Hormis deux petites têtes de pont près de Polgár et Tiszadob, ce secteur se situe sur la rive ouest de la Theiß/Tisza.
    En novembre 1944, l’Armée rouge attaque le secteur de la 3. Gebirgs-Division avec six divisions d’infanterie, une division de cavalerie et deux brigades mécanisées dans le but d’encercler Budapest par le nord. La supériorité numérique des troupes soviétiques entraîne de lourdes pertes chez les unités voisines de la 3. Gebirgs-Division, menaçant de prendre Miskolc à revers au nord et à l’ouest. La 3. Gebirgs-Division reçoit donc l’ordre de se replier de la ville industrielle de Miskolc vers la Slovaquie.
    De Miskolc, la 3. Gebirgs-Division se replie au-delà de la rivière Gran/Hron en Slovaquie, où elle s’engage dans une guerre de tranchées dans les Hautes Tatras. Après l’abandon de Miskolc par les troupes allemandes, la 3. Gebirgs-Division se replie lentement vers le nord-ouest en Slovaquie, jusqu’aux sources des rivières Sajó et Rimava en opposant une résistance acharnée. L’Armée rouge tente d’atteindre les sources de la Sajó avec huit divisions ; suivent alors de violents combats souvent rapprochés, sur un terrain extrêmement difficile entre le 10 et le 25 décembre 1944.
    La retraite en Slovaquie entraîne une modification de la structure de commandement de la 3. Gebirgs-Division, initialement subordonnée au XXIX. Armee-Korps d’armée de la 8. ungarische Armee et placée en janvier 1945 sous l’autorité du XVII. Armee-Korps de la 1. Panzer-Armee.
    En janvier 1945, le Gebirgsjäger-Regiment 138 prend part aux combats défensifs en Slovaquie dans les Hautes Tatras.
    Dans un contexte slovaque insurrectionnel, un rapport de la 3. Gebirgs-Division daté du 3 janvier 1945 suite à une escarmouche avec des partisans les décrit comme portant des uniformes slovaques accompagnés de guides russes ; les partisans privilégient la désorganisation des arrières de la 3. Gebirgs-Division en tendant des embuscades aux convois ou en minant les voies d’approvisionnement. Un engagement plus important avec des unités de partisans a lieu le 29 janvier 1945, au cours duquel ces derniers infligent de lourdes pertes à un Bataillon du Gebirgsjäger-Regiment 138 près de Brezno. La 3. Gebirgs-Division se trouve alors déjà dans la vallée du Gran/Hron, où elle s’est repliée entre le 22 et le 27 janvier 1945 sous la pression intense de la 42e Division de Fusiliers de la Garde soviétique, des 133e et 240e Divisions de Fusiliers, et d’une Division de Cavalerie roumaine.
    Le 10 février 1945, la 3. Gebirgs-Division reprend sa retraite en traversant Banská Bystrica, épicentre du Soulèvement National Populaire (SNP) slovaque. L’objectif de la 3. Gebirgs-Division est d’atteindre la vallée du Waag/Váh, où elle prend en compte une mission de sécurisation des Hautes et Basses Tatras : six ans auparavant, cette zone avait servi de point de ralliement à la 3. Gebirgs-Division avant l’invasion de la Pologne. Avec la retraite vers la vallée du Waag/Váh, la structure de commandement de la 3. Gebirgs-Division change à nouveau et elle reste alors subordonnée au XXXXIX. Gebirgs-Armee-Korps jusqu’à la fin de la guerre. Durant cette période, la 3. Gebirgs-Division reçoit d’importants renforts, dont un Gebirgsjäger-Regiment au complet.
    Début mars 1945, les unités de la 3. Gebirgs-Division quittent progressivement la Slovaquie en traversant les Beskides vers le nord par le col de Jablunk. Après avoir franchi les Beskides, la 3. Gebirgs-Division est stationnée en Pologne dans le district administratif de Kattowitz/Katowice en Haute-Silésie. La 3. Gebirgs-Division occupe un front d’environ 50km s’étendant de Jablunkov à Freistadt/Karviná-Fryštát, 15km à l’est d’Ostrava en Tchéquie ; ce front demeure relativement calme. Le GJR 138 stationne près de Jablunkau/Jablunkov et de Freistadt/Karviná-Fryštát. Les 10 et 15 mars 1945, une division voisine subit une attaque de l’Armée rouge, qui nécessite le déploiement des Sturmgeschütze de la Gebirgs-Panzerjäger-Abteilung 95 de la 3. Gebirgs-Division.
    Après la prise de Pressburg/Bratislava par l’Armée rouge le 4 avril 1945 dans le cadre de l’offensive Bratislava-Brno, la 3. Gebirgs-Division est également touchée et replie ses troupes derrière la Weichsel/Vistule. Tout au long du mois d’avril 1945, la 3. Gebirgs-Division poursuit sa retraite vers l’ouest par étapes, jusqu’à quitter définitivement la région de Kattowitz/Katowice en début mai 1945. En raison de la situation générale, la 3. Gebirgs-Division se replie vers l’ouest dès le 20 avril 1945, mouvement qui se transforme en retraite le 1er mai 1945.
    Cette retraite en combattant talonnée par les soviétiques mène la 3. Gebirgs-Division via Friedeck-Mistek/Frýdek-Místek, Neu Titschein/Nový Jičín et Leipnik/Lipník nad Bečvou dans la région d’Olmütz/Olomouc en Tchéquie. En avril 1945, les restes du Gebirgsjäger-Regiment 138 se replient également via la vallée de l’Olsa/Olza/Olše, Frýdek-Místek, Leipnik/Lipník nad Bečvou et Neutitschin/Neu Titschein/Nový Jičín jusqu’à la région située au sud d’Olmütz/Olomouc enTchéquie, où ils contrent une offensive soviétique.
    Les unités motorisées de la 3. Gebirgs-Division atteignent la région de Deutsch-Brod/Havlíčkův Brod, où ils se rendent à l’Armée rouge. De nombreux soldats tentent individuellement ou par petits groupes de rejoindre la frontière allemande ou les unités de l’armée américaine pour éviter d’être captifs en Union soviétique. La plupart de des tentatives échoue. C’est là que la guerre prend fin pour le Gebirgsjäger-Regiment 138 : le 8 mai 1945, les derniers survivants du Gebirgsjäger-Regiment 138 déposent les armes et sont capturés par le soviétiques.
    Le Generalleutnant Paul Klatt (1896-1973) dernier commandant de la 3. Gebirgs-Division est également fait prisonnier par les soviétiques le 8 mai 1945 lors de l’offensive soviétique dirigée sur Prague et libéré en octobre 1955.

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