Non trouvé dans la base VDK, pour Mémoire des Hommes: FISCHER René Né le 18/6/1921 à Strasbourg (67 – Bas-Rhin, France) Porté disparu et déclaré Mort pour la France le 6/9/1943 près de Stripki/Stupki/Stupky, 125km à l’ouest de Charkow/Kharkiv, Ukraine. Le secteur postal FPN 15411 B mentionné sur sa fiche DRK correspond à la 5. Kompanie du II. Bataillon du Panzergrenadier-Regiment 74 de la 19. Panzer-Division. En octobre 1942, la 19. Panzer-Division est détachée du secteur de Shisdra et relocalisée dans le saillant d’Orel/Oryol. Contrairement au plan qui prévoyait que la 19. Panzer-Division y établisse ses quartiers d’hiver, la 19. Panzer-Division est déployée à Brjansk/Briansk début novembre 1942, où elle effectue deux semaines d’entraînement à proximité du front. La 19. Panzer-Division rejoint ensuite Smolensk à marche forcée. Au sud de Bjeloy, de violents combats défensifs ont lieu contre des unités soviétiques qui percent les lignes et sont encerclées. À la mi-janvier 1943, avant la fin des combats dans cette zone, la 19. Panzer-Division est retirée du front et rapidement transférée dans la région de Stalingrad. À son arrivée au nord de Stalingrad, la 19. Panzer-Division est déployée dans le secteur de la 8e armée italienne et prend initialement position dans la région de Strelzowka/Streltsovka. La 19. Panzer-Division se retire ensuite à travers le Donez/Donets et y construit une nouvelle ligne de résistance. La 19. Panzer-Division retrouve alors un peu de calme à l’arrière. Dans le cadre de la contre-offensive de Manstein pour reprendre Charkow/Kharkiv, la 19. Panzer-Division est retournée à ses anciennes positions défensives sur le fleuve Donets près de Lysychansk. La 19. Panzer-Division, fortement éprouvée, est restée là jusqu’à ce qu’elle soit reconstituée près d’Artemovsk du 5 mars au 24 avril 1943. Jusqu’en juin 1943, une partie de la 19. Panzer-Division est déployée près d’Izyum avec la 15. Infanterie-Division. La 19. Panzer-Division est ensuite embarquée par voie ferrée de nuit jusqu’à la région de Belgorod élément par élément. Le 1er juin 1943, la 19. Panzer-Division stationne entre Barwinkowa/Barvinkove, 35km au sud-ouest d’Isjum et Michailowka/Mykhailivka, 9km au nord de Losowa/Lozova en Ukraine au sein du XXIV. Panzer-Korps de la 1. Panzer-Armee. En juillet 1943, la 19. Panzer-Division prend part à l’Opération « Zitadelle/Citadelle » au sein de la III. Panzer-Korps, l’offensive dirigée sur Koursk. En juillet 1943, la 19. Panzer-Division combat lors de l’offensive Zitadelle contre Kursk au sein du III. Panzer-Korps de l’Armee-Abteilung « Kempf » au sud-est de Belgorod. De là, la 19. Panzer-Division doit progresser vers le nord-est, assurant ainsi la couverture des flancs de l’offensive principale. Le plan d’attaque de l’Armee-Abteilung « Kempf » présente une faiblesse tactique : les six divisions du détachement doivent franchir le Donets dès le début de l’attaque. Durant les heures cruciales du début de l’attaque, les grenadiers de la 19. Panzer-Division manquent de soutien de la part des chars, car les deux ponts à franchir par la 19. Panzer-Division sont impraticables pour les chars. Les éléments de la 19. Panzer-Division qui ont franchi le Donets rencontrent une résistance soviétique acharnée de l’autre côté du fleuve Donets, grâce à un système défensif dense et profondément structuré, contraignant les chars et les grenadiers à se replier. Le commandement de l’Armee-Abteilung « Kempf » décide donc de déplacer l’offensive principale plus au sud dans le secteur de la 7. Panzer-Division. Le 8 juillet 1943, la 6. Panzer-Division, appuyée par des éléments de la 19. Panzer-Division progresse jusqu’à Milikhovo. Pendant ce temps, le Panzergrenadier-Regiment 73 continue de combattre à l’est de Belgorod. Le 11 juillet 1943, d’autres éléments de la 19. Panzer-Division situés plus au sud arrivent aux abords de Rzhavets, ville précédemment prise par la 6. Panzer-Division. La 19. Panzer-Division franchit alors le Seversky Donets pour poursuivre sa progression au nord de la route. À partir du 13 juillet 1943, le II. SS-Panzer-Korps est transféré au groupe d’armées ou Heeresgruppe B en Italie du Nord. L’offensive en cours est stoppée par Hitler et le soir du 16 juillet 1943, l’opération « Zitadelle/Citadelle » est annulée. À partir du 19 juillet 1943, la 19. Panzer-Division se replie dans la région au nord de Belgorod. Durant cette période, la 19. Panzer-Division repousse plusieurs attaques et mène des contre-attaques. Le 1er août 1943, une Kampfgruppe de la 19. Panzer-Division combat au sud de la voie ferrée dans le secteur sud de Tomarowka/Tomarovka 25km à l’ouest de Bjelgorod et 75km au nord de Charkow/Kharkov au sein du LII. Armee-Korps de la 4. Panzer-Armee. Le 3 août 1943, l’Armée rouge lance son opération d’été en ouvrant une brèche de 50km dans le front allemand et en gagnant rapidement du terrain. Le 4 août 1943, les 6e et 5e corps de chars de la Garde attaquent Tomarowka/Tomarovka dans le secteur de la 19. Panzer-Division. La 19. Panzer-Division parvient à tenir Tomarowka/Tomarovka jusqu’à la nuit du 5 août 1943 puis se replie vers Golovchino le 6 août 1943, car Tomarovka est prise à revers et risque d’être encerclée. Le 5 août 1943, des chars soviétiques attaquent et détruisent la colonne en retraite de l’état-major de la 19. Panzer-Division. Le Generalleutnant Gustav Schmidt (1894-1943) commandant de la 19. Panzer-Division est tué lors de cette attaque. Après le début de la contre-offensive soviétique, la 19. Panzer-Division est menacée d’encerclement. La retraite de la 19. Panzer-Division se poursuit par Borrisovka et Golovchino jusqu’à Graivoron. Dans la nuit du 9 au 10 août 1943, la 19. Panzer-Division réussit à briser l’encerclement et est déployée dans la région d’Akhtyrka pour une action défensive. Jusqu’à la mi-septembre 1943, la 19. Panzer-Division participe aux combats défensifs et de retraite au nord d’Akhtyrka. La 19. Panzer-Division subit de lourdes pertes entre Charkow/Kharkiv, Bjelgorod et Kiew/Kiev atteinte en décembre 1943 puis se replie dans la région de Shitomir/Jitomir, Proskourov/Khmelnytskyï puis Stanislawow/Ivano-Frankivsk. Le 16 septembre 1943, une vaste opération de repli vers la ligne « Panther » débute sur l’ensemble du front de l’Est, à l’exception du groupe d’armées ou Heeresgruppe Nord. Le 22 septembre 1943, le détachement avancé de la 3e armée blindée de la Garde parvient à franchir le fleuve Dniepr au niveau du coude de Boukrin situé 80km au sud de Kiev et à établir une tête de pont de 12km de large et de 6km de profondeur. La 19. Panzer-Division franchit également le Dniepr à ce moment-là au nord de Kiev et est immédiatement transférée vers Boukrin, n’atteignant cette zone que le 24 septembre 1943. Les 19. Panzer-Division et 20. Panzergrenadier-Division repoussent une opération aéroportée de parachutistes soviétiques dans ce secteur. Par la suite, la 19. Panzer-Division est chargée de neutraliser la tête de pont de Boukrin et connaît des combats particulièrement acharnés dans cette zone. À la mi-novembre 1943, la 19. Panzer-Division est retirée du coude du Dniepr pour une contre-attaque vers Kiev au sein du XXXXVIII. Panzer-Korps comprenant les 1. Panzer-Division, 7. Panzer-Division, 19. Panzer-Division et 25. Panzer-Division, ainsi que les 1. SS-Panzer-Division « Leibstandarte » et 2. SS-Panzer-Division « Reich ». La contre-attaque allemande débute le 15 novembre 1943. La 19. Panzer-Division progresse jusqu’à Lazarivka près de Broussilov au nord-ouest de Fastov. Pour la phase finale de la contre-attaque, une offensive du XXXXVIII. Panzer-Korps vers l’est en direction de Kiev est planifiée afin de couper les forces soviétiques au sud de la ville. Cependant, cette attaque s’enlise dans la boue. La 19. Panzer-Division tient son secteur près de Brussiloff/Broussilov jusqu’au 24 décembre 1943 Le 24 décembre 1943, le 1er Front ukrainien lance son opération de Noël contre Jytomyr et Berditchev. Le 25 décembre 1943, l’Armée rouge réalise une percée opérationnelle. La 19. Panzer-Division marche vers Jytomyr et, conjointement avec les 8. Panzer-Division et 2. SS-Panzer-Division « Das Reich », tente d’empêcher cette percée. La 19. Panzer-Division prend position au sud de Jytomyr entre le 27 et le 31 décembre 1943 sur une ligne encore non consolidée. La 19. Panzer-Division se fraye ensuite un chemin jusqu’à une position située à Malyi Brataliv, 5km au sud de Lioubar et y établit une ligne de défense du 11 au 20 janvier 1944. Le 21 janvier 1944, la 19. Panzer-Division se replie derrière la rivière Sloutch. La 19. Panzer-Division est ensuite déployée dans la région de Shepetovka et, avec la 1. Panzer-Armee et attirée dans la poche de Kamenets-Podolsk en mars 1944. Le 4 mars 1944, le 1er Front ukrainien lance l’offensive entre Proskourov et Tcherniv. Après de violents combats dans le secteur du XXXVIII. Armee-Korps, la 19. Panzer-Division se replie sur une nouvelle position appelée « Adler/Aigle ». La 19. Panzer-Division se replie ensuite progressivement vers Stara-Konstantinoff, son dernier point de ravitaillement. Pendant la bataille de Kamenets-Podolsky, la 19. Panzer-Division fait partie du IX. Armee-Korps. Le 21 mars 1944, la 1re armée blindée soviétique jusque-là tenue en réserve réalise une percée décisive à la jonction entre les 1. Panzer-Armee et 4. Panzer-Armee. Le 24 mars 1944, la 1re armée blindée soviétique franchit le Dniestr et attaque la 19. Panzer-Division par l’arrière. Le 27 mars 1944, la manœuvre en tenaille du 1er front ukrainien est achevée à Kamenets-Podolsky. Début avril 1944, le Panzergrenadier-Regiment 73 et la Panzer-Aufklärungs-Abteilung 19 réussissent la première percée à Lozakh, de même que la I. Abteilung du Panzer-Artillerie-Regiment 19 un peu plus au sud. Une percée significative est réalisée le 5 avril 1944 au nord de Jeziezany. Le 11 avril 1944, la route de Buczacz/Butschatsch est enfin ouverte. Les restes des Panzergrenadier-Regiment 73, Panzerjäger-Abteilung 19 et Panzer-Aufklärungs-Abteilung 19 sont déployés immédiatement à l’ouest de Bobulince sur la rivière Strypa, pour attaquer la tête de pont soviétique qui vient de s’y former et tombent alors sur un déploiement soviétique conséquent. Début mai 1944, le front se stabilise. Au nord du Dniestr, les positions de la 1. Panzer-Armee s’étendent le long de la rivière Stripa. Fin mai 1944, après avoir cédé ses derniers véhicules et son artillerie aux autres unités, la 19. Panzer-Division est transférée aux Pays-Bas pour y être réapprovisionnée et déployée en vue d’un probable débarquement allié sur les côtes françaises. Après le début de l’opération Bagration le 22 juin 1944 et face à l’effondrement imminent du Groupe d’armées Centre, la 19. Panzer-Division est transférée par marche forcée en Prusse orientale jusqu’à la zone d’entraînement d’Arys-Rostken/Orzysz afin de s’exercer à de nouvelles tactiques de combat avec de nouvelles armes. Un groupement tactique ou Kampfgruppe est formé à partir d’éléments de la 19. Panzer-Division appartenant au Panzergrenadier-Regiment 74, Panzer-Regiment 27 et I. Abteilung du Panzer-Artillerie-Regiment 19 et déployé contre l’avancée soviétique dans la région de Grodno-Białystok. Les marches et les opérations dans ce secteur, exempt de troupes allemandes, visent à perturber et retarder la progression de l’Armée rouge. Le 18 juillet 1944, le premier convoi de 10 nouveaux chasseurs de chars Jagdpanzer IV destinés au Panzerjäger-Abteilung 19 de la 19. Panzer-Division quitte le dépôt de munitions de l’armée. Fin juillet 1944, le groupement tactique de la 19. Panzer-Division est retiré de son secteur du front près de Białystok et déployé pour contrer la percée de la 2e armée blindée soviétique à l’est de Varsovie. Les premiers éléments de la 19. Panzer-Division arrivent le 29 juillet 1944 au pont stratégique de la Narew à Zegrze près de Varsovie, juste à temps pour empêcher les chars soviétiques de franchir cette rivière, puis se déploie pour contrer la tête de pont russe de Warka 50km au sud de Varsovie et 43km au nord de Radom. Entre-temps, le reste de la 19. Panzer-Division embarqués par voie ferrée depuis la Prusse orientale contourne la zone des combats en effectuant un large détour vers l’ouest et traverse la Weichsel/Vistule près de Varsovie. Le 30 juillet 1944, des chars soviétiques franchissent à gué à Viazovna. Le II. Bataillon du Panzergrenadier-Regiment 74, la II. Abteilung du Panzer-Regiment 27 et la 2. Batterie du Panzer-Artillerie-Regiment 19 sont déployés pour une contre-attaque dans le secteur de Viazovna. Face à une forte résistance, le groupement tactique se replie sur la ligne Rembertov à la tombée de la nuit. Le 1er août 1944, la II. Abteilung du Panzer-Regiment 27 au sein de la Kampfgruppe 74 attaque en direction d’Okuniev et progresse jusqu’à Mikhaïlov pour rejoindre la 5. SS-Panzer-Division «Wiking». De violents combats avec les unités d’infanterie motorisée de la 1re armée polonaise ont lieu à Okuniev et dans ses environs. Le 1er août 1944, un transport acheminant 11 nouveaux chasseurs de chars Jagdpanzer IV, désormais entièrement équipés pour le Panzerjäger-Abteilung 19 de la 19. Panzer-Division quitte le dépôt de munitions de l’armée. Les combats à l’est de Varsovie atteignent leur paroxysme le 3 août 1944, lorsque le IIIe Corps blindé soviétique est immobilisé dans la région de Volomin. Quatre Panzer-Division lancent alors une attaque concentrique depuis quatre directions : la 4. Panzer-Division au nord-est, la 5. SS-Panzer-Division «Wiking» au sud-est, la Fallschirm-Panzer-Division «Hermann Göring» au sud-ouest et la 19. Panzer-Division au nord-ouest. Le plan prévoit la poursuite des combats dans ce secteur, mais de mauvaises nouvelles parvenant d’autres fronts, dès le 1er août 1944, trois compagnies du Panzergrenadier-Regiment 74 ont été détournées vers Magnuszew. La 8e armée de la Garde appuyée par la 1re armée polonaise et d’importantes forces blindées établit une tête de pont sur la Vistule appelée tête de pont de Warka en train de l’étendre. Le 4 août 1944, d’autres éléments de la 19. Panzer-Division sont retirés du combat et contournent Varsovie, ville toujours disputée, en direction de Magnuszew. La 19. Panzer-Division s’y déploie du 2 au 26 août 1944. Après le début de l’Insurrection de Varsovie, des éléments de la 19. Panzer-Division combattent pour sécuriser la voie d’approvisionnement traversant Varsovie, coupant ainsi la zone de l’insurrection. À la suite de la bataille de chars devant Varsovie, la tête de pont Praga/Varsovie est établie, tenue par les restes de la 73. Infanterie-Division, la Grenadier-Brigade 1131 et un groupement tactique arrière de la 19. Panzer-Division. Cette petite garnison demeure inchangée pendant près d’un mois. Du 27 août au 9 septembre 1944, les éléments de la 19. Panzer-Division engagés à Magnuszew, à l’ouest de la Vistule, sont retirés des combats et déployés de part et d’autre de la Narew pour contrer l’avancée du 2e front biélorusse. Le 1er septembre 1944, la 1re division polonaise lance une attaque sur Praga. Le 10 septembre 1944, la situation devient si critique qu’une traversée de la Vistule par les unités soviéto-polonaises est envisagée et une coopération entre les forces insurgées polonaises et les forces soviétiques devient possible. Le groupement tactique de la 19. Panzer-Division au combat sur la Narew en est retiré le 10 septembre 1944 et déployé à cet endroit. Cependant, les contre-attaques allemandes ne font que ralentir la progression des divisions soviéto-polonaises. Les 13 et 14 septembre 1944, des éléments de la 19. Panzer-Division traversent la Vistule par le pont ferroviaire nord. Le reste de la 19. Panzer-Division continue de combattre au nord de Varsovie jusqu’au 21 septembre 1944. Le 15 septembre 1944, trois divisions polonaises tentent de traverser la Vistule. La 19. Panzer-Division ne participe pas à ces combats car ces tentatives de traversée n’ont pas lieu dans son secteur et sont bien anticipées. Le 21 septembre 1944, le général à la tête de la Heeresgruppe A demande le déploiement de la 19. Panzer-Division pour « libérer » Mokotow et en obtient l’autorisation à condition que la 19. Panzer-Division ne soit déployée que pendant quatre jours et pour une durée limitée. À partir du 24 septembre 1944, la Kampfgruppe « Rohr » renforcée d’unités de la 19. Panzer-Division lance une offensive contre le district de Mokotow. L’attaque est précédée d’un intense pilonnage d’artillerie et change fréquemment de direction, obligeant les défenseurs à faire face à des situations toujours nouvelles. Les chefs de l’insurrection rejettent les propositions de reddition. Le 25 septembre 1944 entre 16 h et 18 h, un premier cessez-le-feu est conclu et 5.000 personnes quittent le district : les chefs de l’insurrection décident d’abandonner le district. Cette nouvelle a un effet démoralisant sur les insurgés restants et la population locale. L’évacuation volontaire de la population par les égouts de Varsovie est découverte et empêchée par les Allemands au moyen de barricades, de grenades lacrymogènes lancées dans les canalisations et de bombardements. Des scènes dramatiques se déroulent dans les égouts du quartier. Le 27 septembre 1944, le quartier est «pacifié». À partir du 29 septembre 1944, la 19. Panzer-Division accompagnée des Kampfgruppen « Reck » et « Schmidt » est déployée pour « libérer » Zoliborz. L’artillerie lourde est utilisée, notamment pour attaquer la forteresse de Zoliborz. Une tentative de percée planifiée par les insurgés en coopération avec l’Armée rouge est abandonnée car elle nécessite de traverser les positions de la 19. Panzer-Division. Au deuxième jour de l’attaque, les insurgés sont réduits à quelques rues. La résistance polonaise s’effondre. Le 30 septembre 1944 à 18h15, les combats pour Zoliborz cessent. Du 2 au 28 octobre 1944, la 19. Panzer-Division est de nouveau déployée au nord de Varsovie dans le « Triangle humide ». En novembre 1944, la 19. Panzer-Division est transférée comme réserve du Groupe d’armées A à Radom pour sécuriser les têtes de pont de la Vistule au sud de Varsovie, où elle participe aux combats autour de la tête de pont de Baranów. La situation militaire à la fin de 1944 est si critique que la 19. Panzer-Division ne peut plus être suffisamment régénérée : son état devient alarmant en raison de la faiblesse de l’effectif en première ligne. En prévision de l’offensive hivernale de l’Armée rouge, la 9. Armee reçoit l’ordre de tenir la ligne de résistance principale autour des deux têtes de pont de Puławy et Magnuszew, ainsi que le reste du front le long de la Vistule. Ses seules forces offensives disponibles sont les 19. Panzer-Division et 25. Panzer-Division. La 9. Armee concentre ces deux divisions juste derrière la 6. Volksgrenadier-Division avec pour objectif de garantir l’intervention à temps des blindés. Le 12 janvier 1945, après d’importants préparatifs d’artillerie dans le cadre de l’offensive Vistule-Oder, la 8e armée de la Garde appuyée par la 5e armée de choc attaque les positions du VIII. Armee-Korps sur les deux rives de la Pilica depuis la tête de pont de Warka. La 6. Volksgrenadier-Division est décimée lors de l’attaque. La 19. Panzer-Division parvient à stopper l’offensive soviétique dans son secteur. La contre-attaque tardive de la 25. Panzer-Division se heurte à des chars soviétiques ayant percé les lignes et échoue. Ces deux attaques épuisent les maigres réserves opérationnelles de la 9. Arme. Le 14 janvier 1945, l’effondrement des défenses de la Vistule s’accélére lorsque la 8e armée de la Garde soviétique appuyée par les avant-postes de la 1re armée blindée de la Garde transperce la ligne de défensive principale. Pour éviter d’être encerclée par l’Armée rouge, la 19. Panzer-Division se replie vers l’ouest en colonnes désorganisées, sans commandement de l’armée ni du groupe d’armées. Une tentative d’établir une nouvelle ligne de résistance sur la Warta avec le Panzer-Korps «Großdeutschland» et les restes de la 19. Panzer-Division est lancée. Ce n’est qu’au prix d’efforts considérables que ces unités parviennent à ralentir l’avancée de l’Armée rouge sur Sieradz. Mais à ce moment-là, le front du groupe d’armées est déjà en train de se désintégrer. Dans deux zones de conflit mouvants, le XXIV. Panzer-Korps avec la Gruppe « Nehring », les restes de la 9. Armee, dont la 19. Panzer-Division et le Panzer-Korps «Großdeutschland» se frayent un chemin jusqu’à leurs lignes de résistance respectives. La 19. Panzer-Division devait ensuite être reconstituée en Lusace. Cependant, les survivants sont immédiatement déployés contre la tête de pont soviétique sur l’Oder près de Steinau/Ścinawa. Dès qu’il devient évident que l’objectif opérationnel de la prochaine offensive du général Konev est la tête de pont sur l’Oder à Steinau, les forces disponibles de la Wehrmacht, dont la 19. Panzer-Division, sont immédiatement déployées contre la tête de pont soviétique sur l’Oder à Steinau/Ścinawa. Steinau/Ścinawa est prise par l’Armée rouge le 4 février 1945, au prix de lourdes pertes des deux côtés. Par la suite, les restes de la 19. Panzer-Division sont transférés à Breslau/Wrocław pour empêcher l’encerclement de la ville. Après l’encerclement définitif de la Breslau/Wrocław, la 19. Panzer-Division se replie à travers la Silésie centrale jusqu’à atteindre la porte de Moravie à la fin du mois de mars 1945. À la mi-avril 1945, la 19. Panzer-Division est stationnée près de Mährisch-Ostrau/Ostrava, puis dans la région de Brünn/Brno. En mai 1945, les derniers éléments de la 19. Panzer-Division combattent dans le Protectorat de Bohême-Moravie, où la 19. Panzer-Division capitule le 8 mai à 23h01. Tous les éléments de la 19. Panzer-Division se préparent à être transportés par camion vers l’Allemagne. L’avant-garde des colonnes atteint la Vltava, ligne de démarcation établie entre l’Armée rouge et les Américains. L’Armée rouge empêche les colonnes restantes de la franchir. Les unités qui atteignent le côté américain sont remises à l’Armée rouge et prisonnières de guerre soviétiques. Les éléments résiduels du Panzergrenadier-Regiment 74 et de la 19. Panzer-Division sont encore capturés à la mi-mai 1945 près de Schweidnitz/Świdnica en Silésie.
Non trouvé dans la base VDK, pour Mémoire des Hommes:
FISCHER René
Né le 18/6/1921 à Strasbourg (67 – Bas-Rhin, France)
Porté disparu et déclaré Mort pour la France le 6/9/1943 près de Stripki/Stupki/Stupky, 125km à l’ouest de Charkow/Kharkiv, Ukraine.
Le secteur postal FPN 15411 B mentionné sur sa fiche DRK correspond à la 5. Kompanie du II. Bataillon du Panzergrenadier-Regiment 74 de la 19. Panzer-Division.
En octobre 1942, la 19. Panzer-Division est détachée du secteur de Shisdra et relocalisée dans le saillant d’Orel/Oryol. Contrairement au plan qui prévoyait que la 19. Panzer-Division y établisse ses quartiers d’hiver, la 19. Panzer-Division est déployée à Brjansk/Briansk début novembre 1942, où elle effectue deux semaines d’entraînement à proximité du front. La 19. Panzer-Division rejoint ensuite Smolensk à marche forcée.
Au sud de Bjeloy, de violents combats défensifs ont lieu contre des unités soviétiques qui percent les lignes et sont encerclées.
À la mi-janvier 1943, avant la fin des combats dans cette zone, la 19. Panzer-Division est retirée du front et rapidement transférée dans la région de Stalingrad. À son arrivée au nord de Stalingrad, la 19. Panzer-Division est déployée dans le secteur de la 8e armée italienne et prend initialement position dans la région de Strelzowka/Streltsovka. La 19. Panzer-Division se retire ensuite à travers le Donez/Donets et y construit une nouvelle ligne de résistance. La 19. Panzer-Division retrouve alors un peu de calme à l’arrière.
Dans le cadre de la contre-offensive de Manstein pour reprendre Charkow/Kharkiv, la 19. Panzer-Division est retournée à ses anciennes positions défensives sur le fleuve Donets près de Lysychansk. La 19. Panzer-Division, fortement éprouvée, est restée là jusqu’à ce qu’elle soit reconstituée près d’Artemovsk du 5 mars au 24 avril 1943.
Jusqu’en juin 1943, une partie de la 19. Panzer-Division est déployée près d’Izyum avec la 15. Infanterie-Division. La 19. Panzer-Division est ensuite embarquée par voie ferrée de nuit jusqu’à la région de Belgorod élément par élément.
Le 1er juin 1943, la 19. Panzer-Division stationne entre Barwinkowa/Barvinkove, 35km au sud-ouest d’Isjum et Michailowka/Mykhailivka, 9km au nord de Losowa/Lozova en Ukraine au sein du XXIV. Panzer-Korps de la 1. Panzer-Armee.
En juillet 1943, la 19. Panzer-Division prend part à l’Opération « Zitadelle/Citadelle » au sein de la III. Panzer-Korps, l’offensive dirigée sur Koursk. En juillet 1943, la 19. Panzer-Division combat lors de l’offensive Zitadelle contre Kursk au sein du III. Panzer-Korps de l’Armee-Abteilung « Kempf » au sud-est de Belgorod. De là, la 19. Panzer-Division doit progresser vers le nord-est, assurant ainsi la couverture des flancs de l’offensive principale. Le plan d’attaque de l’Armee-Abteilung « Kempf » présente une faiblesse tactique : les six divisions du détachement doivent franchir le Donets dès le début de l’attaque. Durant les heures cruciales du début de l’attaque, les grenadiers de la 19. Panzer-Division manquent de soutien de la part des chars, car les deux ponts à franchir par la 19. Panzer-Division sont impraticables pour les chars. Les éléments de la 19. Panzer-Division qui ont franchi le Donets rencontrent une résistance soviétique acharnée de l’autre côté du fleuve Donets, grâce à un système défensif dense et profondément structuré, contraignant les chars et les grenadiers à se replier. Le commandement de l’Armee-Abteilung « Kempf » décide donc de déplacer l’offensive principale plus au sud dans le secteur de la 7. Panzer-Division. Le 8 juillet 1943, la 6. Panzer-Division, appuyée par des éléments de la 19. Panzer-Division progresse jusqu’à Milikhovo. Pendant ce temps, le Panzergrenadier-Regiment 73 continue de combattre à l’est de Belgorod. Le 11 juillet 1943, d’autres éléments de la 19. Panzer-Division situés plus au sud arrivent aux abords de Rzhavets, ville précédemment prise par la 6. Panzer-Division. La 19. Panzer-Division franchit alors le Seversky Donets pour poursuivre sa progression au nord de la route. À partir du 13 juillet 1943, le II. SS-Panzer-Korps est transféré au groupe d’armées ou Heeresgruppe B en Italie du Nord. L’offensive en cours est stoppée par Hitler et le soir du 16 juillet 1943, l’opération « Zitadelle/Citadelle » est annulée. À partir du 19 juillet 1943, la 19. Panzer-Division se replie dans la région au nord de Belgorod. Durant cette période, la 19. Panzer-Division repousse plusieurs attaques et mène des contre-attaques.
Le 1er août 1943, une Kampfgruppe de la 19. Panzer-Division combat au sud de la voie ferrée dans le secteur sud de Tomarowka/Tomarovka 25km à l’ouest de Bjelgorod et 75km au nord de Charkow/Kharkov au sein du LII. Armee-Korps de la 4. Panzer-Armee.
Le 3 août 1943, l’Armée rouge lance son opération d’été en ouvrant une brèche de 50km dans le front allemand et en gagnant rapidement du terrain. Le 4 août 1943, les 6e et 5e corps de chars de la Garde attaquent Tomarowka/Tomarovka dans le secteur de la 19. Panzer-Division. La 19. Panzer-Division parvient à tenir Tomarowka/Tomarovka jusqu’à la nuit du 5 août 1943 puis se replie vers Golovchino le 6 août 1943, car Tomarovka est prise à revers et risque d’être encerclée. Le 5 août 1943, des chars soviétiques attaquent et détruisent la colonne en retraite de l’état-major de la 19. Panzer-Division. Le Generalleutnant Gustav Schmidt (1894-1943) commandant de la 19. Panzer-Division est tué lors de cette attaque. Après le début de la contre-offensive soviétique, la 19. Panzer-Division est menacée d’encerclement. La retraite de la 19. Panzer-Division se poursuit par Borrisovka et Golovchino jusqu’à Graivoron. Dans la nuit du 9 au 10 août 1943, la 19. Panzer-Division réussit à briser l’encerclement et est déployée dans la région d’Akhtyrka pour une action défensive.
Jusqu’à la mi-septembre 1943, la 19. Panzer-Division participe aux combats défensifs et de retraite au nord d’Akhtyrka.
La 19. Panzer-Division subit de lourdes pertes entre Charkow/Kharkiv, Bjelgorod et Kiew/Kiev atteinte en décembre 1943 puis se replie dans la région de Shitomir/Jitomir, Proskourov/Khmelnytskyï puis Stanislawow/Ivano-Frankivsk.
Le 16 septembre 1943, une vaste opération de repli vers la ligne « Panther » débute sur l’ensemble du front de l’Est, à l’exception du groupe d’armées ou Heeresgruppe Nord. Le 22 septembre 1943, le détachement avancé de la 3e armée blindée de la Garde parvient à franchir le fleuve Dniepr au niveau du coude de Boukrin situé 80km au sud de Kiev et à établir une tête de pont de 12km de large et de 6km de profondeur. La 19. Panzer-Division franchit également le Dniepr à ce moment-là au nord de Kiev et est immédiatement transférée vers Boukrin, n’atteignant cette zone que le 24 septembre 1943. Les 19. Panzer-Division et 20. Panzergrenadier-Division repoussent une opération aéroportée de parachutistes soviétiques dans ce secteur. Par la suite, la 19. Panzer-Division est chargée de neutraliser la tête de pont de Boukrin et connaît des combats particulièrement acharnés dans cette zone.
À la mi-novembre 1943, la 19. Panzer-Division est retirée du coude du Dniepr pour une contre-attaque vers Kiev au sein du XXXXVIII. Panzer-Korps comprenant les 1. Panzer-Division, 7. Panzer-Division, 19. Panzer-Division et 25. Panzer-Division, ainsi que les 1. SS-Panzer-Division « Leibstandarte » et 2. SS-Panzer-Division « Reich ». La contre-attaque allemande débute le 15 novembre 1943. La 19. Panzer-Division progresse jusqu’à Lazarivka près de Broussilov au nord-ouest de Fastov. Pour la phase finale de la contre-attaque, une offensive du XXXXVIII. Panzer-Korps vers l’est en direction de Kiev est planifiée afin de couper les forces soviétiques au sud de la ville. Cependant, cette attaque s’enlise dans la boue. La 19. Panzer-Division tient son secteur près de Brussiloff/Broussilov jusqu’au 24 décembre 1943
Le 24 décembre 1943, le 1er Front ukrainien lance son opération de Noël contre Jytomyr et Berditchev. Le 25 décembre 1943, l’Armée rouge réalise une percée opérationnelle. La 19. Panzer-Division marche vers Jytomyr et, conjointement avec les 8. Panzer-Division et 2. SS-Panzer-Division « Das Reich », tente d’empêcher cette percée. La 19. Panzer-Division prend position au sud de Jytomyr entre le 27 et le 31 décembre 1943 sur une ligne encore non consolidée.
La 19. Panzer-Division se fraye ensuite un chemin jusqu’à une position située à Malyi Brataliv, 5km au sud de Lioubar et y établit une ligne de défense du 11 au 20 janvier 1944. Le 21 janvier 1944, la 19. Panzer-Division se replie derrière la rivière Sloutch.
La 19. Panzer-Division est ensuite déployée dans la région de Shepetovka et, avec la 1. Panzer-Armee et attirée dans la poche de Kamenets-Podolsk en mars 1944.
Le 4 mars 1944, le 1er Front ukrainien lance l’offensive entre Proskourov et Tcherniv. Après de violents combats dans le secteur du XXXVIII. Armee-Korps, la 19. Panzer-Division se replie sur une nouvelle position appelée « Adler/Aigle ». La 19. Panzer-Division se replie ensuite progressivement vers Stara-Konstantinoff, son dernier point de ravitaillement.
Pendant la bataille de Kamenets-Podolsky, la 19. Panzer-Division fait partie du IX. Armee-Korps.
Le 21 mars 1944, la 1re armée blindée soviétique jusque-là tenue en réserve réalise une percée décisive à la jonction entre les 1. Panzer-Armee et 4. Panzer-Armee. Le 24 mars 1944, la 1re armée blindée soviétique franchit le Dniestr et attaque la 19. Panzer-Division par l’arrière. Le 27 mars 1944, la manœuvre en tenaille du 1er front ukrainien est achevée à Kamenets-Podolsky. Début avril 1944, le Panzergrenadier-Regiment 73 et la Panzer-Aufklärungs-Abteilung 19 réussissent la première percée à Lozakh, de même que la I. Abteilung du Panzer-Artillerie-Regiment 19 un peu plus au sud. Une percée significative est réalisée le 5 avril 1944 au nord de Jeziezany. Le 11 avril 1944, la route de Buczacz/Butschatsch est enfin ouverte. Les restes des Panzergrenadier-Regiment 73, Panzerjäger-Abteilung 19 et Panzer-Aufklärungs-Abteilung 19 sont déployés immédiatement à l’ouest de Bobulince sur la rivière Strypa, pour attaquer la tête de pont soviétique qui vient de s’y former et tombent alors sur un déploiement soviétique conséquent.
Début mai 1944, le front se stabilise. Au nord du Dniestr, les positions de la 1. Panzer-Armee s’étendent le long de la rivière Stripa. Fin mai 1944, après avoir cédé ses derniers véhicules et son artillerie aux autres unités, la 19. Panzer-Division est transférée aux Pays-Bas pour y être réapprovisionnée et déployée en vue d’un probable débarquement allié sur les côtes françaises.
Après le début de l’opération Bagration le 22 juin 1944 et face à l’effondrement imminent du Groupe d’armées Centre, la 19. Panzer-Division est transférée par marche forcée en Prusse orientale jusqu’à la zone d’entraînement d’Arys-Rostken/Orzysz afin de s’exercer à de nouvelles tactiques de combat avec de nouvelles armes. Un groupement tactique ou Kampfgruppe est formé à partir d’éléments de la 19. Panzer-Division appartenant au Panzergrenadier-Regiment 74, Panzer-Regiment 27 et I. Abteilung du Panzer-Artillerie-Regiment 19 et déployé contre l’avancée soviétique dans la région de Grodno-Białystok. Les marches et les opérations dans ce secteur, exempt de troupes allemandes, visent à perturber et retarder la progression de l’Armée rouge.
Le 18 juillet 1944, le premier convoi de 10 nouveaux chasseurs de chars Jagdpanzer IV destinés au Panzerjäger-Abteilung 19 de la 19. Panzer-Division quitte le dépôt de munitions de l’armée.
Fin juillet 1944, le groupement tactique de la 19. Panzer-Division est retiré de son secteur du front près de Białystok et déployé pour contrer la percée de la 2e armée blindée soviétique à l’est de Varsovie. Les premiers éléments de la 19. Panzer-Division arrivent le 29 juillet 1944 au pont stratégique de la Narew à Zegrze près de Varsovie, juste à temps pour empêcher les chars soviétiques de franchir cette rivière, puis se déploie pour contrer la tête de pont russe de Warka 50km au sud de Varsovie et 43km au nord de Radom. Entre-temps, le reste de la 19. Panzer-Division embarqués par voie ferrée depuis la Prusse orientale contourne la zone des combats en effectuant un large détour vers l’ouest et traverse la Weichsel/Vistule près de Varsovie.
Le 30 juillet 1944, des chars soviétiques franchissent à gué à Viazovna. Le II. Bataillon du Panzergrenadier-Regiment 74, la II. Abteilung du Panzer-Regiment 27 et la 2. Batterie du Panzer-Artillerie-Regiment 19 sont déployés pour une contre-attaque dans le secteur de Viazovna. Face à une forte résistance, le groupement tactique se replie sur la ligne Rembertov à la tombée de la nuit.
Le 1er août 1944, la II. Abteilung du Panzer-Regiment 27 au sein de la Kampfgruppe 74 attaque en direction d’Okuniev et progresse jusqu’à Mikhaïlov pour rejoindre la 5. SS-Panzer-Division «Wiking». De violents combats avec les unités d’infanterie motorisée de la 1re armée polonaise ont lieu à Okuniev et dans ses environs. Le 1er août 1944, un transport acheminant 11 nouveaux chasseurs de chars Jagdpanzer IV, désormais entièrement équipés pour le Panzerjäger-Abteilung 19 de la 19. Panzer-Division quitte le dépôt de munitions de l’armée.
Les combats à l’est de Varsovie atteignent leur paroxysme le 3 août 1944, lorsque le IIIe Corps blindé soviétique est immobilisé dans la région de Volomin. Quatre Panzer-Division lancent alors une attaque concentrique depuis quatre directions : la 4. Panzer-Division au nord-est, la 5. SS-Panzer-Division «Wiking» au sud-est, la Fallschirm-Panzer-Division «Hermann Göring» au sud-ouest et la 19. Panzer-Division au nord-ouest.
Le plan prévoit la poursuite des combats dans ce secteur, mais de mauvaises nouvelles parvenant d’autres fronts, dès le 1er août 1944, trois compagnies du Panzergrenadier-Regiment 74 ont été détournées vers Magnuszew. La 8e armée de la Garde appuyée par la 1re armée polonaise et d’importantes forces blindées établit une tête de pont sur la Vistule appelée tête de pont de Warka en train de l’étendre. Le 4 août 1944, d’autres éléments de la 19. Panzer-Division sont retirés du combat et contournent Varsovie, ville toujours disputée, en direction de Magnuszew. La 19. Panzer-Division s’y déploie du 2 au 26 août 1944.
Après le début de l’Insurrection de Varsovie, des éléments de la 19. Panzer-Division combattent pour sécuriser la voie d’approvisionnement traversant Varsovie, coupant ainsi la zone de l’insurrection. À la suite de la bataille de chars devant Varsovie, la tête de pont Praga/Varsovie est établie, tenue par les restes de la 73. Infanterie-Division, la Grenadier-Brigade 1131 et un groupement tactique arrière de la 19. Panzer-Division. Cette petite garnison demeure inchangée pendant près d’un mois.
Du 27 août au 9 septembre 1944, les éléments de la 19. Panzer-Division engagés à Magnuszew, à l’ouest de la Vistule, sont retirés des combats et déployés de part et d’autre de la Narew pour contrer l’avancée du 2e front biélorusse.
Le 1er septembre 1944, la 1re division polonaise lance une attaque sur Praga. Le 10 septembre 1944, la situation devient si critique qu’une traversée de la Vistule par les unités soviéto-polonaises est envisagée et une coopération entre les forces insurgées polonaises et les forces soviétiques devient possible. Le groupement tactique de la 19. Panzer-Division au combat sur la Narew en est retiré le 10 septembre 1944 et déployé à cet endroit. Cependant, les contre-attaques allemandes ne font que ralentir la progression des divisions soviéto-polonaises. Les 13 et 14 septembre 1944, des éléments de la 19. Panzer-Division traversent la Vistule par le pont ferroviaire nord. Le reste de la 19. Panzer-Division continue de combattre au nord de Varsovie jusqu’au 21 septembre 1944.
Le 15 septembre 1944, trois divisions polonaises tentent de traverser la Vistule. La 19. Panzer-Division ne participe pas à ces combats car ces tentatives de traversée n’ont pas lieu dans son secteur et sont bien anticipées. Le 21 septembre 1944, le général à la tête de la Heeresgruppe A demande le déploiement de la 19. Panzer-Division pour « libérer » Mokotow et en obtient l’autorisation à condition que la 19. Panzer-Division ne soit déployée que pendant quatre jours et pour une durée limitée.
À partir du 24 septembre 1944, la Kampfgruppe « Rohr » renforcée d’unités de la 19. Panzer-Division lance une offensive contre le district de Mokotow. L’attaque est précédée d’un intense pilonnage d’artillerie et change fréquemment de direction, obligeant les défenseurs à faire face à des situations toujours nouvelles. Les chefs de l’insurrection rejettent les propositions de reddition. Le 25 septembre 1944 entre 16 h et 18 h, un premier cessez-le-feu est conclu et 5.000 personnes quittent le district : les chefs de l’insurrection décident d’abandonner le district. Cette nouvelle a un effet démoralisant sur les insurgés restants et la population locale. L’évacuation volontaire de la population par les égouts de Varsovie est découverte et empêchée par les Allemands au moyen de barricades, de grenades lacrymogènes lancées dans les canalisations et de bombardements. Des scènes dramatiques se déroulent dans les égouts du quartier. Le 27 septembre 1944, le quartier est «pacifié».
À partir du 29 septembre 1944, la 19. Panzer-Division accompagnée des Kampfgruppen « Reck » et « Schmidt » est déployée pour « libérer » Zoliborz. L’artillerie lourde est utilisée, notamment pour attaquer la forteresse de Zoliborz. Une tentative de percée planifiée par les insurgés en coopération avec l’Armée rouge est abandonnée car elle nécessite de traverser les positions de la 19. Panzer-Division. Au deuxième jour de l’attaque, les insurgés sont réduits à quelques rues. La résistance polonaise s’effondre. Le 30 septembre 1944 à 18h15, les combats pour Zoliborz cessent.
Du 2 au 28 octobre 1944, la 19. Panzer-Division est de nouveau déployée au nord de Varsovie dans le « Triangle humide ».
En novembre 1944, la 19. Panzer-Division est transférée comme réserve du Groupe d’armées A à Radom pour sécuriser les têtes de pont de la Vistule au sud de Varsovie, où elle participe aux combats autour de la tête de pont de Baranów. La situation militaire à la fin de 1944 est si critique que la 19. Panzer-Division ne peut plus être suffisamment régénérée : son état devient alarmant en raison de la faiblesse de l’effectif en première ligne.
En prévision de l’offensive hivernale de l’Armée rouge, la 9. Armee reçoit l’ordre de tenir la ligne de résistance principale autour des deux têtes de pont de Puławy et Magnuszew, ainsi que le reste du front le long de la Vistule. Ses seules forces offensives disponibles sont les 19. Panzer-Division et 25. Panzer-Division. La 9. Armee concentre ces deux divisions juste derrière la 6. Volksgrenadier-Division avec pour objectif de garantir l’intervention à temps des blindés.
Le 12 janvier 1945, après d’importants préparatifs d’artillerie dans le cadre de l’offensive Vistule-Oder, la 8e armée de la Garde appuyée par la 5e armée de choc attaque les positions du VIII. Armee-Korps sur les deux rives de la Pilica depuis la tête de pont de Warka. La 6. Volksgrenadier-Division est décimée lors de l’attaque. La 19. Panzer-Division parvient à stopper l’offensive soviétique dans son secteur. La contre-attaque tardive de la 25. Panzer-Division se heurte à des chars soviétiques ayant percé les lignes et échoue. Ces deux attaques épuisent les maigres réserves opérationnelles de la 9. Arme. Le 14 janvier 1945, l’effondrement des défenses de la Vistule s’accélére lorsque la 8e armée de la Garde soviétique appuyée par les avant-postes de la 1re armée blindée de la Garde transperce la ligne de défensive principale. Pour éviter d’être encerclée par l’Armée rouge, la 19. Panzer-Division se replie vers l’ouest en colonnes désorganisées, sans commandement de l’armée ni du groupe d’armées.
Une tentative d’établir une nouvelle ligne de résistance sur la Warta avec le Panzer-Korps «Großdeutschland» et les restes de la 19. Panzer-Division est lancée. Ce n’est qu’au prix d’efforts considérables que ces unités parviennent à ralentir l’avancée de l’Armée rouge sur Sieradz. Mais à ce moment-là, le front du groupe d’armées est déjà en train de se désintégrer. Dans deux zones de conflit mouvants, le XXIV. Panzer-Korps avec la Gruppe « Nehring », les restes de la 9. Armee, dont la 19. Panzer-Division et le Panzer-Korps «Großdeutschland» se frayent un chemin jusqu’à leurs lignes de résistance respectives.
La 19. Panzer-Division devait ensuite être reconstituée en Lusace. Cependant, les survivants sont immédiatement déployés contre la tête de pont soviétique sur l’Oder près de Steinau/Ścinawa.
Dès qu’il devient évident que l’objectif opérationnel de la prochaine offensive du général Konev est la tête de pont sur l’Oder à Steinau, les forces disponibles de la Wehrmacht, dont la 19. Panzer-Division, sont immédiatement déployées contre la tête de pont soviétique sur l’Oder à Steinau/Ścinawa. Steinau/Ścinawa est prise par l’Armée rouge le 4 février 1945, au prix de lourdes pertes des deux côtés.
Par la suite, les restes de la 19. Panzer-Division sont transférés à Breslau/Wrocław pour empêcher l’encerclement de la ville. Après l’encerclement définitif de la Breslau/Wrocław, la 19. Panzer-Division se replie à travers la Silésie centrale jusqu’à atteindre la porte de Moravie à la fin du mois de mars 1945.
À la mi-avril 1945, la 19. Panzer-Division est stationnée près de Mährisch-Ostrau/Ostrava, puis dans la région de Brünn/Brno.
En mai 1945, les derniers éléments de la 19. Panzer-Division combattent dans le Protectorat de Bohême-Moravie, où la 19. Panzer-Division capitule le 8 mai à 23h01. Tous les éléments de la 19. Panzer-Division se préparent à être transportés par camion vers l’Allemagne. L’avant-garde des colonnes atteint la Vltava, ligne de démarcation établie entre l’Armée rouge et les Américains. L’Armée rouge empêche les colonnes restantes de la franchir. Les unités qui atteignent le côté américain sont remises à l’Armée rouge et prisonnières de guerre soviétiques.
Les éléments résiduels du Panzergrenadier-Regiment 74 et de la 19. Panzer-Division sont encore capturés à la mi-mai 1945 près de Schweidnitz/Świdnica en Silésie.