Orphe­lins d’in­cor­po­rés de force : « Nous avons ouvert la boîte de Pandore ! », par Bernard Roden­stein

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Ce furent les mots de l’ami Jean-Marie BOCKEL, lorsqu’il m’a reçu au Minis­tère de La Défense, en sa qualité de Secré­taire d’Etat.
Je portais auprès de lui le dossier en souf­france de l’in­dem­ni­sa­tion des orphe­lins de guerre de pères incor­po­rés de force dans la Wehr­macht et dans les Waffen-SS.
Les deux décrets, celui de 2000 portant sur les enfants des victimes de la SHOAH et celui de 2004 concer­nant les orphe­lins de dépor­tés poli­tiques, ne pouvaient pas nous lais­ser indif­fé­rents.
En quoi nos souf­frances et les séquelles de la perte de nos pères étaient-elles moindres que celles des victimes indem­ni­sées ?
Toutes mes démarches auprès des pouvoirs publics, au nom de notre asso­cia­tion des pupilles de la Nation d’Al­sace et de la Fédé­ra­tion Natio­nale, durant près de 10 ans, se sont heur­tées à des fins de non-rece­voir justi­fiées par des motifs falla­cieux voire indé­cents.
La réalité est que nous étions encore trop nombreux et que la dépense pour l’Etat aurait été trop lourde.
Mais la boîte de Pandore avait été ouverte ! Elle n’a pas pu être refer­mée. La vérité sur l’in­cor­po­ra­tion de force a fait son chemin. L’in­dem­ni­sa­tion que d’autres ont obte­nue il y a déjà 25 ou 21 ans, nous sera peut être accor­dée enfin.
Nous ne sommes plus que 3500 poten­tiels béné­fi­ciaires.
La ponc­tion budgé­taire pour l’Etat sera bien moindre.
Nous obtien­drions ainsi une petite part de l’aide qui nous aura manquée tout au long de notre exis­tence.
Bernard Roden­stein

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