D’après Mémoire des Hommes: SS-Sturmmann/caporal-chef MULLER Alfred Né le 29/12/1920 à Hagondange (57 – Moselle, France) N’est pas Mort pour la France mais déclaré décédé, tué le 13/8/1944 à Saint-Ouen-sur-Mer/Saint-Ouen-sur-Maire (61 – Orne, France), 12km au sud-ouest d’Argentan et 20km au sud de Falaise et inhumé dans la tombe n°2 au rang 3 du cimetière communal d’Athis-de-l’Orne, 8km au nord-est de Flers et 22km au sud-ouest de Falaise. Numéro matricule: 10723 Instruit au sein du SS-Nachrichten-Ersatz-Regiment stationné à Nürnberg/Nuremberg et à Goslar. Muté au sein de la Stabskompanie de la SS-Panzer-Aufklärungs-Abteilung 9 de la 9. SS-Panzer-Division « Hohenstaufen » (FPN 25218). En décembre 1942, la SS-Panzergrenadier-Division 9 devient la 9. SS-Panzergrenadier-Division «Hohenstaufen» lors de sa formation à partir d’éléments provenant de la 1. SS-Panzer-Division « Leibstandarte SS Adolf Hitler » et de jeunes membres des Jeunesses Hitlériennes âgés de 18 ans. La 9. SS-Panzergrenadier-Division «Hohenstaufen» s’entraîne alors à Mailly-le-Camp en janvier 1943. Le SS-Kradschützen-Regiment 9, devenu par la suite le Kradschützen-Regiment SS-Panzergrenadier-Division 9 est créé le 1er février 1943 en France et comprend un état-major régimentaire ou Regimentsstab, une Stabs- und Panzerspäh-Kompanie, ainsi que deux Bataillon, chacun composé de trois Kradschützen-Kompanien. Le Kradschützen-Regiment SS-Panzergrenadier-Division 9 est destiné à la 9. SS-Panzergrenadier-Division «Hohenstaufen». Lors de sa formation, le Kradschützen-Regiment SS-Panzergrenadier-Division 9 est rebaptisé SS-Panzer-Aufklärungs-Abteilung 9, réorganisé en cinq Kompanien et placé sous l’autorité de la 9. SS-Panzergrenadier-Division «Hohenstaufen». Le 02 octobre 1943, la 9. SS-Panzergrenadier-Division «Hohenstaufen» est rebaptisée SS-Panzer-Division «Hohenstaufen». Le 22 octobre 1943, la SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» est rebaptisée la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen». Au 31 décembre 1943, les effectifs de la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» s’élèvent à 18.234 hommes. En raison des inaptitudes, ce volume est réduit à 17.412 hommes au 1er février 1944, soit seulement 380 hommes au-dessus du niveau autorisé ; il manque cependant à la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» environ 1.500 officiers et sous-officiers. En janvier 1944, la SS-Panzer-Aufklärungs-Abteilung 9 est transférée dans le sud de la France pour un entraînement complémentaire avant d’être envoyée sur le front de l’Est en fin mars 1944 et de participer aux combats dans la région de Tarnopol/Ternopil en Ukraine. Le 18 février 1944, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» est transférée dans la région d’Orange – Salon de Provence – Nîmes – Montpellier, où elle sécurise la côte sud de la France. Après l’encerclement de la 1. Panzer-Armee entre Tarnopol/Ternopil et Kamianets-Podilskyï, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» est transférée sur le front de l’Est le 26 mars 1944 au sein du II. SS-Panzer-Korps. Début avril 1944, les éléments de la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» embarqués par voie ferrée atteignent Lemberg/Lviv en Ukraine. La 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» se déplace ensuite par ses propres moyens vers la région de Rohatyn, 60km au sud-est de Lemberg/Lviv. Le premier engagement du SS-Panzergrenadier-Regiment 19 a lieu près de Tarnopol en avril 1944. Le 8 avril 1944, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» lance une attaque fructueuse contre la tête de pont soviétique sur la rivière Strypa près de Zlotniki, 40km au sud-est de Brzezany. Le 11 avril 1944, les premiers éléments de la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» attaquent la ville assiégée de Tarnopol/Ternopil. Le 14 avril 1944, la Strypa est franchie et le village d’Horodyszcze pris par la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen». Après l’établissement d’une tête de pont, l’attaque de secours sur Tarnopol/Ternopil commence. Le 16 avril 1944, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» progresse jusqu’à Zagrobelo, où elle récupère les derniers combattants allemands survivants de Tarnopol/Ternopil, marquant la fin du déploiement de la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» dans la région. Le 20 avril 1944, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» est retirée du front et rassemblée dans la région de Brzezany-Podhajce, pour y être déployée dans des opérations contre les Partisans. En juin 1944, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» est réorganisée en Panzer-Division de type 44. Après le débarquement allié en Normandie du 06 juin 1944, la SS-Panzer-Aufklärungs-Abteilung 9 est rapidement transférée dans l’ouest de la France et participe aux combats sur la tête de pont alliée, où elle subit de lourdes pertes. Le 11 juin 1944, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» reçoit l’ordre de se déployer sur le front de l’Ouest. Le 25 juin 1944, l’essentiel des effectifs de la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» est rassemblé dans la région d’Alençon, 90km au sud-est de Caen. La 9. SS-Panzer-Division « Hohenstaufen» marche ensuite vers le front près du Haut-des-Forges, 1km à l’est de Noyers-Bocage. La contre-attaque allemande qui suit est repoussée par un intense feu d’artillerie navale alliée. Le 30 juin 1944, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» compte encore 15.898 hommes. Le 8 juillet 1944, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» est relevée par la 277. Volksgrenadier-Division et marche vers l’est d’Évrecy. De violents combats éclatent près de Maltot et d’Éterville, 7km au sud-ouest de Caen dès le 11 juillet 1944. La 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» ayant subi de lourdes pertes lors des batailles précédentes, le III. Bataillon de chaque SS-Panzergrenadier-Regiment est dissous le 15 juillet 1944. Après de violents combats le 16 juillet 1944, le III. Bataillon du SS-Panzergrenadier-Regiment 19 est dissous et réparti entre d’autres unités de la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen». Le 23 juillet 1944, le SS-Panzergrenadier-Regiment 19 et le SS-Panzergrenadier-Regiment 20 subissent de lourdes pertes et fusionnent pour former le SS-Panzergrenadier-Regiment « H ». Le 23 juillet 1944, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» est à nouveau réorganisée et régénérée. Le III. Bataillon du SS-Panzergrenadier-Regiment 20 est placé sous l’autorité du SS-Panzer-Regiment 9. Les trois bataillons restants sont regroupés pour former un SS-Panzergrenadier-Regiment «Hohenstaufen» ou SS-Panzergrenadier-Regiment H. En prévision de l’offensive alliée dans la région de Caen, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» est transférée sur la rive droite de l’Orne dans le secteur compris entre Clinchamps-sur-Orne et Saint-Laurent-de-Condel. Lors des combats pour la ligne reliant May-sur-Orne à Tilly-la-Campagne, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» subit de lourdes pertes. Une semaine plus tard, les éléments résiduels de la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» sont retirés du front et transférés dans le secteur compris entre Montchauvet et Chênedollé, 12km au nord-est de Vire. Dans cette zone, les unités britanniques ont progressé vers Vire dans la brèche entre la 7. Armee et la 5. Panzer-Armee. Cependant, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» ne peut opposer une résistance significative à cette avancée. Le 13 août 1944, les éléments résiduels de la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» ont l’ordre de se déplacer au nord d’Argentan, 65km à l’est de Vire. Les pénuries de carburant et les bombardements aériens incessants retardent le déploiement de la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen», qui tente ensuite de franchir la Dives près de Trun, 11km au nord d’Argentan. Par la suite, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» atteint Vimoutiers, 16km au nord-est de Trun, s’échappant ainsi de la Poche de Falaise, ville située 30km à l’ouest de Vimoutiers. Les effectifs de la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» s’élèvent alors à 6.000 hommes. Le 20 août 1944, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen», conjointement avec la 2. SS-Panzer-Division «Das Reich», lance une attaque de secours vers Falaise, qui ne connait qu’un succès partiel. La 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» subit de lourdes pertes lors de ces combats. Dans le cadre de la retraite allemande, les éléments résiduels de la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» franchissent la Seine près de Duclair 14km à l’ouest de Rouen le 30 août 1944 et se regroupent près de Paville/Pavilly, 11km au nord-est de Duclair. Tandis qu’une partie de la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» se dirige vers la région de Hasselt en Belgique pour se rééquiper, les troupes restantes forment la SS-Kampfgruppe «Harzer» près de Cambrai. En fin août 1944, le SS-Panzergrenadier-Regiment 19, le SS-Panzergrenadier-Regiment 20, le SS-Panzer-Aufklärungs-Abteilung 9 alors partiellement constitué à 50%, la SS-Divisions-Begleit-Kompanie 9, la SS-Flak-Abteilung 9, des éléments du SS-Pionier-Bataillon 9 et une motorisierte Artillerie-Zug forment la SS-Kampfgruppe «Harzer», commandée par le SS-Obersturmbannführer Walter Harzer (1912-1982). La SS-Kampfgruppe « Harzer » compte environ 3.500 hommes. Le 2 septembre 1944, cette SS-Kampfgruppe est engagée dans de violents combats défensifs. Les restes de la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» se rassemblent le 5 septembre 1944 dans la région située près de Sittard à l’est de la Meuse, puis se déplacent vers la région d’Arnhem. La SS-Kampfgruppe « Harzer » y arrive quelques jours plus tard. Le 10 septembre 1944, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» reçoit l’ordre de se reconstituer dans la région comprise entre Altenkirchen et Siegen. Lorsque les parachutages alliés commencent dans la région d’Arnhem le 17 septembre 1944, environ 2.500 hommes de la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» se trouvent encore sur place. Ces hommes sont rassemblés dans la région de Velp, puis engagent le combat contre les parachutistes largués à l’est d’Oosterbeek. En septembre 1944, la SS-Panzer-Aufklärungs-Abteilung 9 est stationnée dans la région d’Arnhem pour un rééquipement, puis déployée en urgence pour défendre la zone contre les parachutages alliés de l’opération Market Garden. Après la fin des combats autour d’Arnhem le 27 septembre 1944, les éléments résiduels de la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» se déplacent également vers la région du Westerwald, où la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» est finalement reconstituée. Grâce à l’apport de personnel de la Luftwaffe et de la Kriegsmarine, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» atteint un effectif d’environ 13.000 hommes. Le 17 octobre 1944, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» est transférée dans la région comprise entre Münster, Hamm, Paderborn et Gütersloh. Le 30 octobre 1944, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» stationne entre Euskirchen, Münstereifel et Neuenahr. En novembre 1944, le SS-Panzergrenadier-Regiment 19 est reconstitué et préparé pour l’offensive des Ardennes déclenchée en décembre 1944. En décembre 1944, la SS-Panzer-Aufklärungs-Abteilung 9 participe à l’offensive des Ardennes. Le 15 décembre 1944, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» compte 19.605 hommes, dépassant ainsi son effectif autorisé de plus de 2500 pax, avec des troupes insuffisamment entraînées. Le 17 décembre 1944, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» s’avance dans la région comprise entre Stadtkyll, Jünkerath et Blankenheim. Le 18 décembre 1944, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» attaque Schoenberg en passant par Losheim. Engagée initialement avec des éléments autour de Saint-Vith, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» est placée sous le commandement du I. SS-Panzer-Korps le 19 décembre 1944 et doit progresser par Recht pour relever la tristement célèbre SS-Kampfgruppe «Peiper» près de La Gleize. Cependant, lorsque la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» arrive dans la région des Villettes, la SS-Kampfgruppe «Peiper» a déjà été anéantie. Fin décembre 1944, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» est transférée au nord de Bastogne. Après de violents combats aux alentours de la ville de Bastogne, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» est relevée par des unités du Heer le 6 janvier 1945 et reçoit l’ordre de se rendre dans la région de Vielsalm. Repoussée ensuite vers la région de Saint-Vith, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» est finalement retirée du front le 23 janvier 1945 et transférée dans la région de Prüm. Le 27 janvier 1945, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» est envoyée vers la zone de rééquipement et de régénération de Mayen. Grâce aux renforts de la Luftwaffe, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» retrouve un effectif de 19.462 hommes en fin janvier 1945. Le 9 février 1945, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» embarque par voie ferrée à destination de la Hongrie en vue de l’offensive prévue sur le lac Balaton et plus précisément vers la région de Beer/Kisbér, 77km à l’ouest de Budapest. Le 11 février 1945, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» prend position pour l’opération « Frühlingserwachen » ou « Réveil du printemps » dans la région de Seregélyes, 15km au sud-est de Stuhlweißenburg/Székesfehérvár. Malgré de violents combats, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» ne réalise que des gains territoriaux mineurs. En février 1945, la SS-Panzer-Aufklärungs-Abteilung 9 est transférée en Hongrie, où elle est anéantie en avril 1945. Le 17 mars 1945, les effectifs de la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» tombent à 10.820 hommes. Le 19 mars 1945, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» est relevée par des unités du Heer et transférée dans la zone au sud-ouest de Stuhlweißenburg/Székesfehérvár. Lors de la retraite qui suit le 22 mars 1945, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» se trouve déjà 30km plus au nord-ouest dans la région comprise entre Berhida, Ösi, Vár et Polata. Après des combats dans la région de Veszprém, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» se replie sur la « Reichsschutz-Stellung » ou Ligne de défense du Reich le 7 avril 1945. Déployée dans la région de Radkersburg/Bad Radkersburg dans le sud-est de la Styrie, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» est renforcée et régénérée jusqu’en fin avril 1945. Fin avril 1945, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» est transférée dans la région d’Amstetten 44km au sud-est de Linz et 32km au nord-est de Steyr en Basse-Autriche. De là, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» atteint l’Enns 25km plus à l’ouest le 8 mai 1945, où les survivants de la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» sont capturés par les forces américaines au nord de Steyr en Autriche.
D’après Mémoire des Hommes:
SS-Sturmmann/caporal-chef MULLER Alfred
Né le 29/12/1920 à Hagondange (57 – Moselle, France)
N’est pas Mort pour la France mais déclaré décédé, tué le 13/8/1944 à Saint-Ouen-sur-Mer/Saint-Ouen-sur-Maire (61 – Orne, France), 12km au sud-ouest d’Argentan et 20km au sud de Falaise et inhumé dans la tombe n°2 au rang 3 du cimetière communal d’Athis-de-l’Orne, 8km au nord-est de Flers et 22km au sud-ouest de Falaise.
Numéro matricule: 10723
Instruit au sein du SS-Nachrichten-Ersatz-Regiment stationné à Nürnberg/Nuremberg et à Goslar.
Muté au sein de la Stabskompanie de la SS-Panzer-Aufklärungs-Abteilung 9 de la 9. SS-Panzer-Division « Hohenstaufen » (FPN 25218).
En décembre 1942, la SS-Panzergrenadier-Division 9 devient la 9. SS-Panzergrenadier-Division «Hohenstaufen» lors de sa formation à partir d’éléments provenant de la 1. SS-Panzer-Division « Leibstandarte SS Adolf Hitler » et de jeunes membres des Jeunesses Hitlériennes âgés de 18 ans.
La 9. SS-Panzergrenadier-Division «Hohenstaufen» s’entraîne alors à Mailly-le-Camp en janvier 1943.
Le SS-Kradschützen-Regiment 9, devenu par la suite le Kradschützen-Regiment SS-Panzergrenadier-Division 9 est créé le 1er février 1943 en France et comprend un état-major régimentaire ou Regimentsstab, une Stabs- und Panzerspäh-Kompanie, ainsi que deux Bataillon, chacun composé de trois Kradschützen-Kompanien. Le Kradschützen-Regiment SS-Panzergrenadier-Division 9 est destiné à la 9. SS-Panzergrenadier-Division «Hohenstaufen».
Lors de sa formation, le Kradschützen-Regiment SS-Panzergrenadier-Division 9 est rebaptisé SS-Panzer-Aufklärungs-Abteilung 9, réorganisé en cinq Kompanien et placé sous l’autorité de la 9. SS-Panzergrenadier-Division «Hohenstaufen».
Le 02 octobre 1943, la 9. SS-Panzergrenadier-Division «Hohenstaufen» est rebaptisée SS-Panzer-Division «Hohenstaufen». Le 22 octobre 1943, la SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» est rebaptisée la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen».
Au 31 décembre 1943, les effectifs de la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» s’élèvent à 18.234 hommes. En raison des inaptitudes, ce volume est réduit à 17.412 hommes au 1er février 1944, soit seulement 380 hommes au-dessus du niveau autorisé ; il manque cependant à la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» environ 1.500 officiers et sous-officiers.
En janvier 1944, la SS-Panzer-Aufklärungs-Abteilung 9 est transférée dans le sud de la France pour un entraînement complémentaire avant d’être envoyée sur le front de l’Est en fin mars 1944 et de participer aux combats dans la région de Tarnopol/Ternopil en Ukraine.
Le 18 février 1944, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» est transférée dans la région d’Orange – Salon de Provence – Nîmes – Montpellier, où elle sécurise la côte sud de la France.
Après l’encerclement de la 1. Panzer-Armee entre Tarnopol/Ternopil et Kamianets-Podilskyï, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» est transférée sur le front de l’Est le 26 mars 1944 au sein du II. SS-Panzer-Korps.
Début avril 1944, les éléments de la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» embarqués par voie ferrée atteignent Lemberg/Lviv en Ukraine. La 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» se déplace ensuite par ses propres moyens vers la région de Rohatyn, 60km au sud-est de Lemberg/Lviv.
Le premier engagement du SS-Panzergrenadier-Regiment 19 a lieu près de Tarnopol en avril 1944. Le 8 avril 1944, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» lance une attaque fructueuse contre la tête de pont soviétique sur la rivière Strypa près de Zlotniki, 40km au sud-est de Brzezany. Le 11 avril 1944, les premiers éléments de la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» attaquent la ville assiégée de Tarnopol/Ternopil. Le 14 avril 1944, la Strypa est franchie et le village d’Horodyszcze pris par la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen». Après l’établissement d’une tête de pont, l’attaque de secours sur Tarnopol/Ternopil commence. Le 16 avril 1944, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» progresse jusqu’à Zagrobelo, où elle récupère les derniers combattants allemands survivants de Tarnopol/Ternopil, marquant la fin du déploiement de la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» dans la région. Le 20 avril 1944, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» est retirée du front et rassemblée dans la région de Brzezany-Podhajce, pour y être déployée dans des opérations contre les Partisans.
En juin 1944, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» est réorganisée en Panzer-Division de type 44. Après le débarquement allié en Normandie du 06 juin 1944, la SS-Panzer-Aufklärungs-Abteilung 9 est rapidement transférée dans l’ouest de la France et participe aux combats sur la tête de pont alliée, où elle subit de lourdes pertes. Le 11 juin 1944, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» reçoit l’ordre de se déployer sur le front de l’Ouest. Le 25 juin 1944, l’essentiel des effectifs de la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» est rassemblé dans la région d’Alençon, 90km au sud-est de Caen. La 9. SS-Panzer-Division « Hohenstaufen» marche ensuite vers le front près du Haut-des-Forges, 1km à l’est de Noyers-Bocage. La contre-attaque allemande qui suit est repoussée par un intense feu d’artillerie navale alliée. Le 30 juin 1944, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» compte encore 15.898 hommes.
Le 8 juillet 1944, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» est relevée par la 277. Volksgrenadier-Division et marche vers l’est d’Évrecy. De violents combats éclatent près de Maltot et d’Éterville, 7km au sud-ouest de Caen dès le 11 juillet 1944. La 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» ayant subi de lourdes pertes lors des batailles précédentes, le III. Bataillon de chaque SS-Panzergrenadier-Regiment est dissous le 15 juillet 1944.
Après de violents combats le 16 juillet 1944, le III. Bataillon du SS-Panzergrenadier-Regiment 19 est dissous et réparti entre d’autres unités de la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen». Le 23 juillet 1944, le SS-Panzergrenadier-Regiment 19 et le SS-Panzergrenadier-Regiment 20 subissent de lourdes pertes et fusionnent pour former le SS-Panzergrenadier-Regiment « H ». Le 23 juillet 1944, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» est à nouveau réorganisée et régénérée. Le III. Bataillon du SS-Panzergrenadier-Regiment 20 est placé sous l’autorité du SS-Panzer-Regiment 9. Les trois bataillons restants sont regroupés pour former un SS-Panzergrenadier-Regiment «Hohenstaufen» ou SS-Panzergrenadier-Regiment H. En prévision de l’offensive alliée dans la région de Caen, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» est transférée sur la rive droite de l’Orne dans le secteur compris entre Clinchamps-sur-Orne et Saint-Laurent-de-Condel. Lors des combats pour la ligne reliant May-sur-Orne à Tilly-la-Campagne, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» subit de lourdes pertes. Une semaine plus tard, les éléments résiduels de la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» sont retirés du front et transférés dans le secteur compris entre Montchauvet et Chênedollé, 12km au nord-est de Vire. Dans cette zone, les unités britanniques ont progressé vers Vire dans la brèche entre la 7. Armee et la 5. Panzer-Armee. Cependant, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» ne peut opposer une résistance significative à cette avancée.
Le 13 août 1944, les éléments résiduels de la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» ont l’ordre de se déplacer au nord d’Argentan, 65km à l’est de Vire. Les pénuries de carburant et les bombardements aériens incessants retardent le déploiement de la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen», qui tente ensuite de franchir la Dives près de Trun, 11km au nord d’Argentan. Par la suite, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» atteint Vimoutiers, 16km au nord-est de Trun, s’échappant ainsi de la Poche de Falaise, ville située 30km à l’ouest de Vimoutiers. Les effectifs de la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» s’élèvent alors à 6.000 hommes. Le 20 août 1944, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen», conjointement avec la 2. SS-Panzer-Division «Das Reich», lance une attaque de secours vers Falaise, qui ne connait qu’un succès partiel. La 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» subit de lourdes pertes lors de ces combats. Dans le cadre de la retraite allemande, les éléments résiduels de la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» franchissent la Seine près de Duclair 14km à l’ouest de Rouen le 30 août 1944 et se regroupent près de Paville/Pavilly, 11km au nord-est de Duclair. Tandis qu’une partie de la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» se dirige vers la région de Hasselt en Belgique pour se rééquiper, les troupes restantes forment la SS-Kampfgruppe «Harzer» près de Cambrai.
En fin août 1944, le SS-Panzergrenadier-Regiment 19, le SS-Panzergrenadier-Regiment 20, le SS-Panzer-Aufklärungs-Abteilung 9 alors partiellement constitué à 50%, la SS-Divisions-Begleit-Kompanie 9, la SS-Flak-Abteilung 9, des éléments du SS-Pionier-Bataillon 9 et une motorisierte Artillerie-Zug forment la SS-Kampfgruppe «Harzer», commandée par le SS-Obersturmbannführer Walter Harzer (1912-1982). La SS-Kampfgruppe « Harzer » compte environ 3.500 hommes.
Le 2 septembre 1944, cette SS-Kampfgruppe est engagée dans de violents combats défensifs. Les restes de la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» se rassemblent le 5 septembre 1944 dans la région située près de Sittard à l’est de la Meuse, puis se déplacent vers la région d’Arnhem. La SS-Kampfgruppe « Harzer » y arrive quelques jours plus tard. Le 10 septembre 1944, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» reçoit l’ordre de se reconstituer dans la région comprise entre Altenkirchen et Siegen. Lorsque les parachutages alliés commencent dans la région d’Arnhem le 17 septembre 1944, environ 2.500 hommes de la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» se trouvent encore sur place. Ces hommes sont rassemblés dans la région de Velp, puis engagent le combat contre les parachutistes largués à l’est d’Oosterbeek. En septembre 1944, la SS-Panzer-Aufklärungs-Abteilung 9 est stationnée dans la région d’Arnhem pour un rééquipement, puis déployée en urgence pour défendre la zone contre les parachutages alliés de l’opération Market Garden. Après la fin des combats autour d’Arnhem le 27 septembre 1944, les éléments résiduels de la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» se déplacent également vers la région du Westerwald, où la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» est finalement reconstituée. Grâce à l’apport de personnel de la Luftwaffe et de la Kriegsmarine, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» atteint un effectif d’environ 13.000 hommes.
Le 17 octobre 1944, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» est transférée dans la région comprise entre Münster, Hamm, Paderborn et Gütersloh. Le 30 octobre 1944, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» stationne entre Euskirchen, Münstereifel et Neuenahr.
En novembre 1944, le SS-Panzergrenadier-Regiment 19 est reconstitué et préparé pour l’offensive des Ardennes déclenchée en décembre 1944.
En décembre 1944, la SS-Panzer-Aufklärungs-Abteilung 9 participe à l’offensive des Ardennes. Le 15 décembre 1944, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» compte 19.605 hommes, dépassant ainsi son effectif autorisé de plus de 2500 pax, avec des troupes insuffisamment entraînées. Le 17 décembre 1944, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» s’avance dans la région comprise entre Stadtkyll, Jünkerath et Blankenheim. Le 18 décembre 1944, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» attaque Schoenberg en passant par Losheim. Engagée initialement avec des éléments autour de Saint-Vith, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» est placée sous le commandement du I. SS-Panzer-Korps le 19 décembre 1944 et doit progresser par Recht pour relever la tristement célèbre SS-Kampfgruppe «Peiper» près de La Gleize. Cependant, lorsque la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» arrive dans la région des Villettes, la SS-Kampfgruppe «Peiper» a déjà été anéantie. Fin décembre 1944, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» est transférée au nord de Bastogne.
Après de violents combats aux alentours de la ville de Bastogne, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» est relevée par des unités du Heer le 6 janvier 1945 et reçoit l’ordre de se rendre dans la région de Vielsalm. Repoussée ensuite vers la région de Saint-Vith, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» est finalement retirée du front le 23 janvier 1945 et transférée dans la région de Prüm. Le 27 janvier 1945, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» est envoyée vers la zone de rééquipement et de régénération de Mayen. Grâce aux renforts de la Luftwaffe, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» retrouve un effectif de 19.462 hommes en fin janvier 1945.
Le 9 février 1945, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» embarque par voie ferrée à destination de la Hongrie en vue de l’offensive prévue sur le lac Balaton et plus précisément vers la région de Beer/Kisbér, 77km à l’ouest de Budapest. Le 11 février 1945, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» prend position pour l’opération « Frühlingserwachen » ou « Réveil du printemps » dans la région de Seregélyes, 15km au sud-est de Stuhlweißenburg/Székesfehérvár. Malgré de violents combats, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» ne réalise que des gains territoriaux mineurs. En février 1945, la SS-Panzer-Aufklärungs-Abteilung 9 est transférée en Hongrie, où elle est anéantie en avril 1945.
Le 17 mars 1945, les effectifs de la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» tombent à 10.820 hommes. Le 19 mars 1945, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» est relevée par des unités du Heer et transférée dans la zone au sud-ouest de Stuhlweißenburg/Székesfehérvár. Lors de la retraite qui suit le 22 mars 1945, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» se trouve déjà 30km plus au nord-ouest dans la région comprise entre Berhida, Ösi, Vár et Polata.
Après des combats dans la région de Veszprém, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» se replie sur la « Reichsschutz-Stellung » ou Ligne de défense du Reich le 7 avril 1945. Déployée dans la région de Radkersburg/Bad Radkersburg dans le sud-est de la Styrie, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» est renforcée et régénérée jusqu’en fin avril 1945. Fin avril 1945, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» est transférée dans la région d’Amstetten 44km au sud-est de Linz et 32km au nord-est de Steyr en Basse-Autriche.
De là, la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» atteint l’Enns 25km plus à l’ouest le 8 mai 1945, où les survivants de la 9. SS-Panzer-Division «Hohenstaufen» sont capturés par les forces américaines au nord de Steyr en Autriche.