Non trouvé dans la base VDK, pour Mémoire des Hommes: BILDSTEIN Aloyse Joseph Né le 11/6/1912 à Weyersheim (67 – Bas-Rhin, France) habitant Bischwiller Mort pour la France le 1/1/1945 en Croatie Le secteur postal FPN 10851 B mentionné sur ses fiches DRK et MdH correspond à la 1. Kompanie du I. Bataillon du SS-und Polizei-Grenadier-Regiment 3 de la 35. SS- und Polizei-Grenadier-Division.
Le Polizei-Schützen-Regiment 3 est créé le 18 septembre 1939, lors de la création de la Polizei-Division, à partir de membres de l’Ordnungspolizei ayant reçu une formation militaire. Après un rassemblement des effectifs et matériels et trois mois d’entraînement sur un terrain militaire, le Polizei-Schützen-Regiment 3 est déployé dans l’Oberrhein en fin février 1940. Pendant la bataille de France en juin 1940, le Polizei-Schützen-Regiment 3 participe à l’assaut de la forêt d’Argonne et à la traversée du canal des Ardennes. Les combats pour les hauteurs de Rilly et de Voncq des 9 et 10 juin 1940 sont particulièrement acharnés. Après la fin des combats, le Polizei-Schützen-Regiment 3 stationne en France comme force d’occupation; les recrues les plus âgées sont alors remplacées par des plus jeunes. À partir du 15 1941, le Polizei-Schützen-Regiment 3 est transféré en Prusse orientale. Le 30 juin 1941, le Polizei-Schützen-Regiment 3 franchit la frontière lituanienne et suit les unités de l’armée en progression vers le nord-est. Le 14 juillet 1941, le Polizei-Schützen-Regiment 3 franchit la rivière Daugava près de Dryssa. Dans la nuit du 24 juillet 1941, le Polizei-Schützen-Regiment 3 traverse Ostrów/Ostrov en Russie. Le 1er août 1941, le Polizei-Schützen-Regiment 3 lance une attaque pour s’emparer d’une position stratégique près de Luga. Après avoir subi de lourdes pertes, le Polizei-Schützen-Regiment 3 cesse ses attaques et se replie le 22 août 1941 vers le sud-ouest en passant par Sopolye pour attaquer de flanc les positions soviétiques. Afin d’éviter l’encerclement, l’Armée rouge évacue la ville le 1er septembre 1941. Après avoir percé les lignes soviétiques, le Polizei-Schützen-Regiment 3 participe à l’encerclement de Leningrad et reste ensuite dans cette région. Par ordre du 10 février 1942 et conformément à ses missions, le Polizei-Schützen-Regiment 3 est transféré de l’Ordnungspolizei à la Waffen-SS et rebaptisé SS-Polizei-Infanterie-Regiment 3 le 24 février 1942 au sein de la nouvellement nommée SS-Polizei-Division. Le SS-Polizei-Infanterie-Regiment 3 demeure aux abords de Leningrad tout au long de l’année 1942 et participe aux violents combats défensifs qui s’y déroulent. Le 12 janvier 1943, l’Armée rouge lance son offensive d’hiver sur le front nord. Lorsque les troupes soviétiques percent les lignes au sud du XXVI. Armee-Korps, la SS-Polizei-Division, dont le SS-Polizei-Infanterie-Regiment 1, reçoit l’ordre le 16 janvier 1943 de libérer Schlüsselburg/Chlisselbourg 35km à l’est de Leningrad/Saint Petersburg et de secourir les troupes allemandes qui y sont encerclées. Cependant, les Allemands ne peuvent résister aux attaques soviétiques et doivent abandonner Schlüsselburg/Chlisselbourg. Au cours des violents combats dans la région de Sinyavino/Siniavino sur la rive sud du Lac Ladoga, la SS-Polizei-Division est presque entièrement anéantie. Le 29 janvier 1943, les éléments résiduels du SS-Polizei-Infanterie-Regiment 3 sont retirés du front et transférés au LIV. Armee-Korps. La SS-Polizei-Division se rassemble à Sablino. Officiellement, le SS-Polizei-Infanterie-Regiment 3 est rebaptisé SS-Polizei-Grenadier-Regiment 3 le 1er février 1943 ; en pratique, les trois régiments de grenadiers de police SS de la SS-Polizei-Division sont réduits à trois bataillons affaiblis. Le 9 février 1943, la SS-Polizei-Division reçoit en renfort 1.200 hommes en provenance d’Allemagne. Les combats s’apaisent en fin février 1943. Le 18 mars 1943, l’Armée rouge lance une nouvelle offensive, mais la stoppe net au bout de deux semaines en fin mars 1943. Une réorganisation complète commence alors pour la SS-Polizei-Division. Le SS-Polizei-Grenadier-Regiment 3 est dissous et ses effectifs résiduels répartis entre les nouvellement formés SS-Polizei-Panzergrenadier-Regiment 1 pour le III. Bataillon du SS-Polizei-Grenadier-Regiment 3 et SS-Polizei-Panzergrenadier-Regiment 2 pour le II. Bataillon du SS-Polizei-Grenadier-Regiment 3 dans le secteur de Leningrad. La SS-Polizei-Division est alors réorganisée au camp d’entraînement d’Heidelager. Le 01 novembre 1943, une Kampfgruppe de la SS-Polizei-Division combat sur la rive sud de la Neva dans le secteur sud d’Iwanoskoye/Ivanovskoye 30km au sud-est de Leningrad au sein du LIV. Armee-Korps de la 18. Armee. La SS-Polizei-Division est déployée sur le front ouest de la poche d’Oranienbaum, entre Kernovo et Gorbowitsy. En décembre 1943, la SS-Polizei-Division compte 5.067 hommes. Le 10 janvier 1944, la SS-Polizei-Division est transférée sur la rivière Volkhov au profit du XXVIII. Armee-Korps et prend position à l’embouchure de la rivière Tigoda. De violents combats s’y déroulent le 16 janvier 1944, lors de la nouvelle offensive d’hiver soviétique. L’essentiel de l’attaque se situant plus au sud, près de Novgorod, la SS-Polizei-Division, désormais appelée Kampfgruppe « Bock », est retirée du front le 21 janvier 1944 et transférée au XXXVIII. Armee-Korps. Au cours des combats suivants, la Kampfgruppe « Bock » est presque entièrement anéantie; abandonnant toute son artillerie lourde, les derniers éléments de la SS-Polizei-Division atteignent la ville de Turkovich en passant par Oredesh et regagnent ainsi les lignes allemandes. À la fin du mois de mars 1944, les derniers vestiges de la SS-Polizei-Division sont transférés via Opochka vers la zone d’entraînement SS « Kurmark », où la nouvelle 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division est déjà en cours de formation grâce à une partie des unités prélevées sur l’ex-SS-Polizei-Division depuis avril 1943 pendant que la Kampfgruppe SS-Polizei-Division poursuivait le combat au sud-est de Leningrad, dès avril 1943 par ailleurs, certaines unités de la nouvelle 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division sont transférées au Gouvernement général pour des opérations contre les Partisans. Après la défection de l’Italie en juillet 1943, des éléments de la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division sont également transférés en Italie. Le 22 octobre 1943, la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division est officiellement créée; l’appellation « Polizei » est abandonnée pour toutes les unités, à l’exception de la division elle-même. Le 31 décembre 1943, la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division compte 10.709 hommes. Le 23 mai 1944, le groupe d’armées ou Heeresgruppe F ordonne à des éléments de la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division de relever le SS-Polizei-Gebirgsjäger-Regiment 18 dans le golfe de Corinthe. Le SS-Panzergrenadier-Regiment 7 accompagné du I. Abteilung du SS-Artillerie-Regiment 4 s’y installent. C’est là que se déroule le massacre de Distomo, lors d’une action de représailles le 10 juin 1944, 218 civils, dont des nourrissons, sont massacrés par balles ou à coups de bâton. Entre-temps, les restes de l’ancienne SS-Polizei-Division sont intégrés à la nouvelle 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division, qui compte alors 15.891 hommes au 30 juin 1944. En juillet 1944, des éléments des deux régiments de Panzergrenadiers SS sont chargés de nettoyer la zone de repli du LXVIII. Armee-Korps d’armée dans le sud des monts Pinde. La situation sur le front s’étant encore détériorée en fin août 1944, la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division est transférée 600km plus au nord, dans la zone du groupe d’armées Sud Ukraine près de Vrshets/Belgard. Lors de son transport de Larissa à la Serbie via Thessalonique, la Bulgarie déclare la guerre à l’Allemagne. Des éléments de la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division sont alors déployés dans la région de Skople pour désarmer les troupes bulgares qui y sont stationnées. L’essentiel de la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division est affecté à la sécurisation des axes de transport stratégiques entre la Serbie et le Kosovo. Divisée en groupements tactiques ou Kampfgruppen, la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division atteint la région de Belgard le 11 septembre 1944. Elle est alors placée sous le commandement du LVII. Panzer-Korps blindé et reçoit l’ordre de reprendre la ville de Timișoara/Temeschburg aux soviétiques. Cependant, compte tenu de la situation, le SS-Brigadeführer Schmedes n’exécute pas cet ordre et, sous la pression constante des soviétiques, ordonne à la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division d’établir une tête de pont sur la Tisza près de Szeged; il cède alors son commandement au SS-Standartenführer Harzer le 28 novembre 1944. Une attaque sur Timișoara devient alors impossible. La 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division est transférée à Szolnok avec pour mission d’intercepter l’avancée soviétique sur Budapest derrière la rivière Tisza. Cependant, les défenseurs allemands ne peuvent résister à l’attaque soviétique. Après de violents combats en fin octobre 1944, la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division se replie sur la région de Jász-Ladany et est placée sous le commandement de la 18. SS-Freiwilligen-Panzergrenadier-Division. Le 25 novembre 1944, la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division se retire par Heréd jusqu’à Ecséd. Lors des combats qui suivent, la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division est presque entièrement encerclée au sud de Kis-Terenye. Subordonnée au Panzer-Korps « Feldherrnhalle », la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division se déplace vers la région frontalière slovaque-hongroise, où, à la mi-janvier 1945, elle est déployée pour bloquer une percée soviétique dans la région de Divin à environ 20km de la frontière. Dans les jours qui suivent, les unités subordonnées de la 18. SS-Freiwilligen-Panzergrenadier-Division sont détachées au profit de la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division. La 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division prend en charge le matériel lourd du I. Bataillon du SS-Freiwilligen-Panzergrenadier-Regiment 40. Fin janvier 1945, la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division se dirige vers la Poméranie. Le 1er février 1945, la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division arrive dans la région de Stargard et est immédiatement déployée au sud-est de Greifenhagen. En vue de l’offensive de Poméranie, la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division se déplace au sud de Stargard pour rejoindre le XXXIX. Panzer-Korps. Lors des combats qui suivent à partir du 16 février 1945, la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division progresse sur Dölitz. Le 19 février 1945, l’offensive allemande est stoppée. Le 25 février 1945, la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division est embarquée par voie ferrée jusqu’au VII. Panzer-Korps afin de reprendre contact avec la 3. Panzer-Armee. Le 28 février 1945, la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division lance une contre-attaque et parvient à infliger quelques pertes. Cependant, la pression soviétique contraint les unités allemandes à une retraite progressive. La 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division se déplace ensuite vers la région de Stolp, puis se retire par Lauenburg vers Neustadt. Ses effectifs étant réduits à ceux d’un régiment renforcé, la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division est transformée en groupement tactique ou Kampfgruppe, composé de cinq Infanterie-Bataillon, un Pionier-Bataillon, un Feldersatz-Bataillon et trois Kompanie de SS français. Cette Kampfgruppe est déployée dans la zone allant de Putziger Wiek à Rahmel. Lors de la défense d’Hela/Hel, ce groupement tactique est décimé. À la mi-avril 1945, ses survivants sont transférées à Swinemünde à bord du « Goya » et débarqués sur place. Seuls les blessés et la 1. Sanitätskompanie de la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division poursuivent leur route vers Copenhague. Le groupement tactique se regroupe en Poméranie occidentale sous le commandement du groupe d’armées Steiner; les unités sont ensuite déployées en formations disparates et se rendent aux forces américaines.
D’après la base VDK: Alfons Bildstein Geburtsdatum: 10.07.1912 Geburtsort: Kaltenhausen Todes-/Vermisstendatum: 26.04.1945 Todes-/Vermisstenort: Kriegsgefangenen-Lager in Tambow Dienstgrad: Grenadier Alfons Bildstein wurde noch nicht auf einen vom Volksbund errichteten Soldatenfriedhof überführt. Nach den uns vorliegenden Informationen befindet sich sein Grab derzeit noch an folgendem Ort: Tambow – KGF – Russland
D’après Mémoire des Hommes: Grenadier BILDSTEIN Alphonse Charles Né le 10/7/1912 à Kaltenhouse (67 – Bas-Rhin, France) habitant Bischwiller Mort pour la France le 26/4/1945 au camp soviétique pour prisonniers de guerre allemands n°188 de Tambow-Rada (Russie)
Non trouvé dans la base VDK, pour Mémoire des Hommes:
BILDSTEIN Aloyse Joseph
Né le 11/6/1912 à Weyersheim (67 – Bas-Rhin, France) habitant Bischwiller
Mort pour la France le 1/1/1945 en Croatie
Le secteur postal FPN 10851 B mentionné sur ses fiches DRK et MdH correspond à la 1. Kompanie du I. Bataillon du SS-und Polizei-Grenadier-Regiment 3 de la 35. SS- und Polizei-Grenadier-Division.
Le Polizei-Schützen-Regiment 3 est créé le 18 septembre 1939, lors de la création de la Polizei-Division, à partir de membres de l’Ordnungspolizei ayant reçu une formation militaire. Après un rassemblement des effectifs et matériels et trois mois d’entraînement sur un terrain militaire, le Polizei-Schützen-Regiment 3 est déployé dans l’Oberrhein en fin février 1940. Pendant la bataille de France en juin 1940, le Polizei-Schützen-Regiment 3 participe à l’assaut de la forêt d’Argonne et à la traversée du canal des Ardennes. Les combats pour les hauteurs de Rilly et de Voncq des 9 et 10 juin 1940 sont particulièrement acharnés. Après la fin des combats, le Polizei-Schützen-Regiment 3 stationne en France comme force d’occupation; les recrues les plus âgées sont alors remplacées par des plus jeunes.
À partir du 15 1941, le Polizei-Schützen-Regiment 3 est transféré en Prusse orientale. Le 30 juin 1941, le Polizei-Schützen-Regiment 3 franchit la frontière lituanienne et suit les unités de l’armée en progression vers le nord-est.
Le 14 juillet 1941, le Polizei-Schützen-Regiment 3 franchit la rivière Daugava près de Dryssa. Dans la nuit du 24 juillet 1941, le Polizei-Schützen-Regiment 3 traverse Ostrów/Ostrov en Russie.
Le 1er août 1941, le Polizei-Schützen-Regiment 3 lance une attaque pour s’emparer d’une position stratégique près de Luga. Après avoir subi de lourdes pertes, le Polizei-Schützen-Regiment 3 cesse ses attaques et se replie le 22 août 1941 vers le sud-ouest en passant par Sopolye pour attaquer de flanc les positions soviétiques. Afin d’éviter l’encerclement, l’Armée rouge évacue la ville le 1er septembre 1941. Après avoir percé les lignes soviétiques, le Polizei-Schützen-Regiment 3 participe à l’encerclement de Leningrad et reste ensuite dans cette région.
Par ordre du 10 février 1942 et conformément à ses missions, le Polizei-Schützen-Regiment 3 est transféré de l’Ordnungspolizei à la Waffen-SS et rebaptisé SS-Polizei-Infanterie-Regiment 3 le 24 février 1942 au sein de la nouvellement nommée SS-Polizei-Division. Le SS-Polizei-Infanterie-Regiment 3 demeure aux abords de Leningrad tout au long de l’année 1942 et participe aux violents combats défensifs qui s’y déroulent.
Le 12 janvier 1943, l’Armée rouge lance son offensive d’hiver sur le front nord. Lorsque les troupes soviétiques percent les lignes au sud du XXVI. Armee-Korps, la SS-Polizei-Division, dont le SS-Polizei-Infanterie-Regiment 1, reçoit l’ordre le 16 janvier 1943 de libérer Schlüsselburg/Chlisselbourg 35km à l’est de Leningrad/Saint Petersburg et de secourir les troupes allemandes qui y sont encerclées. Cependant, les Allemands ne peuvent résister aux attaques soviétiques et doivent abandonner Schlüsselburg/Chlisselbourg. Au cours des violents combats dans la région de Sinyavino/Siniavino sur la rive sud du Lac Ladoga, la SS-Polizei-Division est presque entièrement anéantie. Le 29 janvier 1943, les éléments résiduels du SS-Polizei-Infanterie-Regiment 3 sont retirés du front et transférés au LIV. Armee-Korps. La SS-Polizei-Division se rassemble à Sablino.
Officiellement, le SS-Polizei-Infanterie-Regiment 3 est rebaptisé SS-Polizei-Grenadier-Regiment 3 le 1er février 1943 ; en pratique, les trois régiments de grenadiers de police SS de la SS-Polizei-Division sont réduits à trois bataillons affaiblis. Le 9 février 1943, la SS-Polizei-Division reçoit en renfort 1.200 hommes en provenance d’Allemagne. Les combats s’apaisent en fin février 1943.
Le 18 mars 1943, l’Armée rouge lance une nouvelle offensive, mais la stoppe net au bout de deux semaines en fin mars 1943. Une réorganisation complète commence alors pour la SS-Polizei-Division. Le SS-Polizei-Grenadier-Regiment 3 est dissous et ses effectifs résiduels répartis entre les nouvellement formés SS-Polizei-Panzergrenadier-Regiment 1 pour le III. Bataillon du SS-Polizei-Grenadier-Regiment 3 et SS-Polizei-Panzergrenadier-Regiment 2 pour le II. Bataillon du SS-Polizei-Grenadier-Regiment 3 dans le secteur de Leningrad. La SS-Polizei-Division est alors réorganisée au camp d’entraînement d’Heidelager.
Le 01 novembre 1943, une Kampfgruppe de la SS-Polizei-Division combat sur la rive sud de la Neva dans le secteur sud d’Iwanoskoye/Ivanovskoye 30km au sud-est de Leningrad au sein du LIV. Armee-Korps de la 18. Armee.
La SS-Polizei-Division est déployée sur le front ouest de la poche d’Oranienbaum, entre Kernovo et Gorbowitsy. En décembre 1943, la SS-Polizei-Division compte 5.067 hommes.
Le 10 janvier 1944, la SS-Polizei-Division est transférée sur la rivière Volkhov au profit du XXVIII. Armee-Korps et prend position à l’embouchure de la rivière Tigoda. De violents combats s’y déroulent le 16 janvier 1944, lors de la nouvelle offensive d’hiver soviétique. L’essentiel de l’attaque se situant plus au sud, près de Novgorod, la SS-Polizei-Division, désormais appelée Kampfgruppe « Bock », est retirée du front le 21 janvier 1944 et transférée au XXXVIII. Armee-Korps. Au cours des combats suivants, la Kampfgruppe « Bock » est presque entièrement anéantie; abandonnant toute son artillerie lourde, les derniers éléments de la SS-Polizei-Division atteignent la ville de Turkovich en passant par Oredesh et regagnent ainsi les lignes allemandes.
À la fin du mois de mars 1944, les derniers vestiges de la SS-Polizei-Division sont transférés via Opochka vers la zone d’entraînement SS « Kurmark », où la nouvelle 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division est déjà en cours de formation grâce à une partie des unités prélevées sur l’ex-SS-Polizei-Division depuis avril 1943 pendant que la Kampfgruppe SS-Polizei-Division poursuivait le combat au sud-est de Leningrad, dès avril 1943 par ailleurs, certaines unités de la nouvelle 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division sont transférées au Gouvernement général pour des opérations contre les Partisans.
Après la défection de l’Italie en juillet 1943, des éléments de la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division sont également transférés en Italie.
Le 22 octobre 1943, la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division est officiellement créée; l’appellation « Polizei » est abandonnée pour toutes les unités, à l’exception de la division elle-même.
Le 31 décembre 1943, la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division compte 10.709 hommes.
Le 23 mai 1944, le groupe d’armées ou Heeresgruppe F ordonne à des éléments de la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division de relever le SS-Polizei-Gebirgsjäger-Regiment 18 dans le golfe de Corinthe. Le SS-Panzergrenadier-Regiment 7 accompagné du I. Abteilung du SS-Artillerie-Regiment 4 s’y installent. C’est là que se déroule le massacre de Distomo, lors d’une action de représailles le 10 juin 1944, 218 civils, dont des nourrissons, sont massacrés par balles ou à coups de bâton. Entre-temps, les restes de l’ancienne SS-Polizei-Division sont intégrés à la nouvelle 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division, qui compte alors 15.891 hommes au 30 juin 1944. En juillet 1944, des éléments des deux régiments de Panzergrenadiers SS sont chargés de nettoyer la zone de repli du LXVIII. Armee-Korps d’armée dans le sud des monts Pinde. La situation sur le front s’étant encore détériorée en fin août 1944, la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division est transférée 600km plus au nord, dans la zone du groupe d’armées Sud Ukraine près de Vrshets/Belgard. Lors de son transport de Larissa à la Serbie via Thessalonique, la Bulgarie déclare la guerre à l’Allemagne. Des éléments de la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division sont alors déployés dans la région de Skople pour désarmer les troupes bulgares qui y sont stationnées. L’essentiel de la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division est affecté à la sécurisation des axes de transport stratégiques entre la Serbie et le Kosovo.
Divisée en groupements tactiques ou Kampfgruppen, la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division atteint la région de Belgard le 11 septembre 1944.
Elle est alors placée sous le commandement du LVII. Panzer-Korps blindé et reçoit l’ordre de reprendre la ville de Timișoara/Temeschburg aux soviétiques. Cependant, compte tenu de la situation, le SS-Brigadeführer Schmedes n’exécute pas cet ordre et, sous la pression constante des soviétiques, ordonne à la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division d’établir une tête de pont sur la Tisza près de Szeged; il cède alors son commandement au SS-Standartenführer Harzer le 28 novembre 1944. Une attaque sur Timișoara devient alors impossible.
La 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division est transférée à Szolnok avec pour mission d’intercepter l’avancée soviétique sur Budapest derrière la rivière Tisza. Cependant, les défenseurs allemands ne peuvent résister à l’attaque soviétique. Après de violents combats en fin octobre 1944, la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division se replie sur la région de Jász-Ladany et est placée sous le commandement de la 18. SS-Freiwilligen-Panzergrenadier-Division.
Le 25 novembre 1944, la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division se retire par Heréd jusqu’à Ecséd. Lors des combats qui suivent, la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division est presque entièrement encerclée au sud de Kis-Terenye. Subordonnée au Panzer-Korps « Feldherrnhalle », la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division se déplace vers la région frontalière slovaque-hongroise, où, à la mi-janvier 1945, elle est déployée pour bloquer une percée soviétique dans la région de Divin à environ 20km de la frontière.
Dans les jours qui suivent, les unités subordonnées de la 18. SS-Freiwilligen-Panzergrenadier-Division sont détachées au profit de la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division. La 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division prend en charge le matériel lourd du I. Bataillon du SS-Freiwilligen-Panzergrenadier-Regiment 40.
Fin janvier 1945, la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division se dirige vers la Poméranie.
Le 1er février 1945, la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division arrive dans la région de Stargard et est immédiatement déployée au sud-est de Greifenhagen.
En vue de l’offensive de Poméranie, la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division se déplace au sud de Stargard pour rejoindre le XXXIX. Panzer-Korps.
Lors des combats qui suivent à partir du 16 février 1945, la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division progresse sur Dölitz. Le 19 février 1945, l’offensive allemande est stoppée. Le 25 février 1945, la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division est embarquée par voie ferrée jusqu’au VII. Panzer-Korps afin de reprendre contact avec la 3. Panzer-Armee. Le 28 février 1945, la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division lance une contre-attaque et parvient à infliger quelques pertes. Cependant, la pression soviétique contraint les unités allemandes à une retraite progressive. La 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division se déplace ensuite vers la région de Stolp, puis se retire par Lauenburg vers Neustadt. Ses effectifs étant réduits à ceux d’un régiment renforcé, la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division est transformée en groupement tactique ou Kampfgruppe, composé de cinq Infanterie-Bataillon, un Pionier-Bataillon, un Feldersatz-Bataillon et trois Kompanie de SS français. Cette Kampfgruppe est déployée dans la zone allant de Putziger Wiek à Rahmel.
Lors de la défense d’Hela/Hel, ce groupement tactique est décimé.
À la mi-avril 1945, ses survivants sont transférées à Swinemünde à bord du « Goya » et débarqués sur place. Seuls les blessés et la 1. Sanitätskompanie de la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division poursuivent leur route vers Copenhague. Le groupement tactique se regroupe en Poméranie occidentale sous le commandement du groupe d’armées Steiner; les unités sont ensuite déployées en formations disparates et se rendent aux forces américaines.
D’après la base VDK:
Alfons Bildstein
Geburtsdatum: 10.07.1912
Geburtsort: Kaltenhausen
Todes-/Vermisstendatum: 26.04.1945
Todes-/Vermisstenort: Kriegsgefangenen-Lager in Tambow
Dienstgrad: Grenadier
Alfons Bildstein wurde noch nicht auf einen vom Volksbund errichteten Soldatenfriedhof überführt.
Nach den uns vorliegenden Informationen befindet sich sein Grab derzeit noch an folgendem Ort: Tambow – KGF – Russland
D’après Mémoire des Hommes:
Grenadier BILDSTEIN Alphonse Charles
Né le 10/7/1912 à Kaltenhouse (67 – Bas-Rhin, France) habitant Bischwiller
Mort pour la France le 26/4/1945 au camp soviétique pour prisonniers de guerre allemands n°188 de Tambow-Rada (Russie)