Bootz Raymond

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2 Responses to Bootz Raymond

  1. Kayser dit :

    Non trouvé dans la base VDK, d’après Mémoire des Hommes:
    BOOTZ Raymond Gilbert
    Né le 6/2/1924 à Strasbourg (67 – Bas-Rhin, France) habitant Strasbourg-Neudorf
    Mort pour la France le 16/6/1944 à Moschilow/Mogilew/Moguilev (Biélorussie)
    Le sesteur postal FPN 31183 mentionné sur sa fiche DRK correspond à la 14. Kompanie du III. Bataillon du Füsilier-Regiment « Feldherrnhalle » de la Panzergrenadier-Division « Feldherrnhalle ».
    Le Füsilier-Regiment «Feldherrnhalle» est créé le 20 juin 1943 dans le secteur Nimes – Montpellier dans le sud de la France par renommage du Grenadier-Regiment 120 de la 60. Infanterie-Division (motorisiert).
    En octobre 1943, le Füsilier-Regiment «Feldherrnhalle» est déployé dans le secteur d’Arras – Doullens en France et envoyé en décembre 1943 en Biélorussie dans le secteur ouest de la gare de Krynki 25km au sud de Witebsk/Vitebsk jusqu’en janvier 1944.
    De février à avril 1944, la Panzergrenadier-Division «Feldherrnhalle» combat sous la forme de Kampfgruppen sur deux points dans le secteur sud de Kiviõli et le secteur sud de Soldina le long de la voie ferrée à l’ouest de Narwa/Narva en Estonie.
    En mai 1944, la Panzergrenadier-Division «Feldherrnhalle» combat en Biélorussie dans le secteur d’Orscha/Orsha.
    En juin 1944, la Panzergrenadier-Division «Feldherrnhalle» est placée en défense de la ville de Mogilew/ Mogilev en Biélorussie.
    Balayé par l’offensive soviétique de juin 1944, le Füsilier-Regiment «Feldherrnhalle» retraite et est détruit avec les restes de la Panzergrenadier-Division «Feldherrnhalle» près de Minsk en juillet 1944.
    Le 1er septembre 1944, la Panzergrenadier-Division «Feldherrnhalle» est recréée dans le camp militaire d’entraînement de Warthelager/Biedrusko près de Posen/Poznań.
    En octobre 1944, la Panzergrenadier-Division «Feldherrnhalle» est déployée sous forme de Kampfgruppe dans le secteur de Debreczen en Hongrie au sein du III. Panzer-Korps de la 6. Armee.
    Le 10 octobre 1944, le Panzer-Korps «Feldherrnhalle» est créé à partir des restes du IV. Panzer-Korps, de la Sturm-Division «Rhodos» et de la Panzer-Grenadier-Brigade dans l’est de la Hongrie.
    De novembre à décembre 1944, la Panzergrenadier-Division «Feldherrnhalle» combat dans le secteur de Budapest au profit du III. Panzer-Korps de la 6. Armee.
    Le 27 novembre 1944, la Panzergrenadier-Division «Feldherrnhalle» est rebaptisée Panzer-Division « Feldherrnhalle » dans le secteur de Budapest.
    De janvier à février 1945, les éléments résiduels de la Panzer-Division « Feldherrnhalle » combat en Hongrie au profit du IX. SS-Waffen-Gebirgs-Armee-Korps de la 6. Armee.
    En janvier 1945, la Panzer-Division «Feldherrnhalle» combat dans le secteur de Budapest en Hongrie au sein du IX. SS-Armee-Korps de la 6. Armee. En janvier 1945, le Panzer-Korps «FHH» combat dans le secteur de Gran en Hongrie au sein de la 8. Armee. La Panzer-Division «Feldherrnhalle» est détruite à Budapest en Hongrie.
    En février 1945, le Panzer-Korps «FHH» combat en Slovaquie dans le secteur de Pressburg/Bratislava au sein de la 8. Armee. La Panzer-Division «Feldherrnhalle» est recréée en Hongrie et rebaptisée Panzer-Division «Feldherrnhalle 1» au sein du Panzer-Korps «FHH».
    En mars 1945, la Panzer-Division «Feldherrnhalle 1» combat en Slovaquie au sein du Panzer-Korps « FHH » de la 8. Armee.
    En mai 1945, les survivants de la Panzer-Division «Feldherrnhalle 1» sont capturés par les soviétiques près de Deutsch-Brod/Havlíčkův Brod en Tchéquie actuelle avec les restes du III. Armee-Korps de la 1. Panzer-Armee.

  2. KLAUSSER dit :

    Concernant Raymond Bootz, je peux vous raconter cette histoire un peu triste :
    – Sa maman Mme Bootz vivait avec son mari au-dessus de chez ma grand-mère au Neudorf.
    – Lorsque j’étais enfant dans les années 60 et qu’avec mes frères nous rendions visite à ma grand-mère, mon père lui-même malgré-nous, qui avait eu la chance de revenir vivant du front de l’Est en ayant survécu au camp d’Armavir, tenait à ce que nous allions saluer Mme Bootz.
    – Madame Bootz était toujours très gentille, et nous ne comprenions pas pourquoi elle avait toujours ce sourire un peu étrange et ce regard un peu triste, pourquoi il fallait toujours que nous allions la voir.
    – J’ai compris bien plus tard, que Madame Bootz et son mari, ont attendu vainement le retour de leur fils unique qui jamais n’est revenu du front de l’Est.
    – Mon père tenait sans doute à ce qu’on aille la voir, pour combler ne serait-ce qu’un instant ce vide affreux de l’absence d’un fils, pour lui apporter épisodiquement la vie qu’elle aurait dû connaître si son fils avait eu la chance de survivre à la guerre…
    – Madame Bootz nous avait d’ailleurs offert un jour un jeu un peu usé qui semblait ancien (un Mecano), avec mes frères ça nous avait semblé aussi bizarre que les visites que nous devions lui rendre.
    Mais aujourd’hui je comprend l’importance que ce jouet devait avoir, la grande valeur symbolique qu’il représentait pour elle, puisqu’il appartenait à son fils.
    – ma mère m’a raconté qu’un jour que juste après la guerre, le prénom de « Raymond » avait été clamé plusieurs fois avec une immense joie par les enfants présents dans la maison de ma grand-mère, Madame Bootz était tout de suite sortie de son appartement pensant que ces cris de joie accompagnaient évidemment le retour tant espéré de son fils, que l’attente et le cauchemar étaient désormais finis pour elle.
    – Malheureusement pour elle, le Raymond en question était en fait le parrain de ma mère, prêtre meusien qui venait d’être libéré des camps de prisonniers en Allemagne, qui avait souhaité faire une escale à Strasbourg chez ma grand-mère, avant de rejoinde sa famille dans sa Meuse natale.
    – Aux cris de joies de ces retrouvailles se sont mêlés les pleurs et l’immense peine de cette pauvre Madame Bootz qui pensait pouvoir serrer son cher fils dans ses bras !

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