Mémo­rial de Schir­meck. Des bornes infor­ma­tiques pour s’in­for­mer et… se recueillir

Commentaires (2) Actualité, Billet d'humeur, Mémoire, Revue de presse

 

Article paru dans les DNA et L’Al­sace du 2.2.2021 trans­mis par Raymond Cronen­ber­ger et Claude Herold.

Article paru dans L’Est Répu­bli­cain du 2.2.2021 trans­mis par Renée Baudot.

 

* Article paru sur le site The Times of Israël :

Alsace : Un mémo­rial de la Seconde Guerre mondiale pose ques­tion

Le CRIF Alsace estime que l’idée met tous les morts – incor­po­rés de force dans la Wehr­macht comme dépor­tés ou résis­tants – « au même niveau »

Jean Rott­ner, président du conseil régio­nal du Grand Est, a dévoilé lundi les contours d’un nouveau projet de monu­ment à la mémoire des 54 000 victimes et dispa­rus d’Al­sace-Moselle pendant la Seconde Guerre mondiale, a rapporté Le Figaro.

L’an­cienne idée, un mur des noms, mélan­geait les noms des 40 000 incor­po­rés de force, morts ou dispa­rus dans les combats de la Wehr­macht, avec ceux des autres victimes – qu’ils soient dépor­tés, résis­tants, soldats tués sous l’uni­forme français ou civils morts dans les bombar­de­ments.

Les familles de résis­tants et de dépor­tés s’étaient alors oppo­sées à l’idée, refu­sant que « leurs morts soient asso­ciés à ceux des enrô­lés de force ».

Le nouveau président du conseil régio­nal du Grand Est avait alors dési­gné en 2018 une nouvelle commis­sion char­gée d’éta­blir un nouveau projet.

Celui-ci, dévoilé lundi et baptisé « Monu­ment mémo­riel », sera construit en contre­bas du Mémo­rial d’Al­sace-Moselle à Schir­meck.

Il prévoit ainsi un espace d’ « hommage collec­tif » et « des bornes inter­ac­tives par groupes distincts » permet­tant l’ac­cès à des fiches indi­vi­duelles détaillées sur les victimes.

Mais là encore, le projet a fait émer­ger des réti­cences. Le président des Orphe­lins de Pères Malgré-nous regrette l’an­cienne idée de Mur des noms, « qui aurait permis, à l’ins­tar de celui érigé à Ground Zero à New York, de prendre la mesure du drame de l’in­cor­po­ra­tion de force qui n’a touché aucune autre région de France ».

Le CRIF Alsace s’op­pose lui aussi à la nouvelle idée. « Vouloir mettre tous les morts au même niveau, c’est aider à la dédia­bo­li­sa­tion que recherche l’ex­trême droite française », a écrit l’or­ga­ni­sa­tion. Maurice Dahan, président du Consis­toire du Bas-Rhin, estime lui « qu’on ne peut pas mettre sur un même plan ceux qui ont été assas­si­nés parce qu’ils étaient Juifs et ceux qui sont morts parce qu’ils étaient soldats ».

Source : https://fr.time­so­fis­rael.com/alsace-un-memo­rial-de-la-seconde-guerre-mondiale-pose-ques­tion/

2 Responses to Mémo­rial de Schir­meck. Des bornes infor­ma­tiques pour s’in­for­mer et… se recueillir

  1. GTK dit :

    Toujours seuls, et toujours à part…
    Tous victimes du nazisme, mais avec des destins différents… https://blogs.mediapart.fr/gabrielle-teissier-k/blog/020221/part

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