Je recherche des renseignements sur mon grand-oncle Jean Leibbrandt, né Ingersheim le 18 mai 1917. D’après le site de la Région, il a disparu à Lyon le 13.11.1944. Si la date est bonne, le lieu est erroné.
Merci d’avance pour toute aide,
Michel Simon – simon.mjj@orange.fr


Feldpostnummer 59264B = 1.Kompanie Feldersatz-Bataillon 371.(371 INFANTERIE-DIVISION)
Jusqu’en janvier 1945, combats défensifs dans la région de SZCZUN (SAYBUSCH en allemand).
Aujourd’hui, SZCZYRK.
Saybusch était le nom allemand de la ville de ZYWIEC (POLOGNE)
D’après la base VDK:
Johann Leibbrandt
Geburtsdatum: 18.05.1917
Geburtsort: –
Todes-/Vermisstendatum: Datum unbekannt
Todes-/Vermisstenort: Krakau/Krakow – Saybusch/Żywiec, Polen
Dienstgrad: –
Nach den uns vorliegenden Informationen ist Johann Leibbrandt seit vermisst. Bitte beachten Sie, dass auf einigen Friedhöfen (Laurahütte Siemianowice, nordlich Katowice, Polen) nicht die aktuelle Version ausliegt, somit kann der Name Ihres Angehörigen darin evtl. noch nicht verzeichnet sein. Falls Johann Leibbrandt mit Ihnen verwandt ist, und Sie von uns über Sachstandsänderungen informiert werden möchten, füllen Sie bitte das folgende Formular aus.
D’après Mémoire des Hommes:
LEIBBRANDT Jean Arthur Armand
Né le 18/5/1917 à Ingersheim (68 – Haut-Rhin, France)
Mort pour la France le 13/11/1944 sans précision de lieu ; sans doute dans le secteur situé entre Szczucin, Zabrnie sur la rivière Bren’ et Radgoszcz, 30km au nord de Tarnów et 85km aunord-est de Krakow/Cracovie en Pologne
Le secteur postal FPN 59264 B mentionné sur sa fiche MdH correspond à la 1. Kompanie du Feldersatz-Bataillon 371 de la 371. Infanterie-Division.
La 371. Infanterie-Division est décimée à Stalingrad en fin 1942 et des efforts sont entrepris pour réorganiser toutes les divisions de la 6. Armee dès janvier 1943.
Par un ordre daté du 7 février 1943, la reconstitution de la 371. Infanterie-Division commence et le plan initial prévoit sa constitution en groupements tactiques ou Kampfgruppen, prêts à être déployés le 1er avril 1943, puis, à partir du 15 juin 1943, sa transformation complète au format division, prête à être déployée le 1er septembre 1943 dans la zone d’opérations West. À cette fin, tous les membres de l’ancienne division, à savoir 13 hommes de la Bäckerei- und Wirtschaft-Kompanie ayant échappé à l’encerclement et à la destruction et retrouvés le 13 février 1943, sont rassemblés. De plus, tous les convalescents de la 371. Infanterie-Division sont regroupés à l’état-major de la 403. Sicherungs-Division à Stalino; soit au 1er janvier 1943 : 5 officiers, 3 sous-officiers et 162 soldats.
Par ordre du 22 février 1943, les éléments résiduels de la 385. Infanterie-Division sont également transférés pour intégration au sein de la 371. Infanterie-Division : état-major divisionnaire, état-major d’un régiment, état-major d’un régiment d’artillerie, état-major d’un bataillon de transmissions, état-major d’un bataillon antichar et état-major du commandant du ravitaillement. Ces éléments sont également regroupés à Stalino et forment alors l’Ausbildungs-Bataillon 371 le 1er mars 1943.
L’Ausbildungs-Bataillon 371 est envoyé en Bretagne le 13 mars 1943 et arrive dans la région de Callac. Le 17 mars 1943, l’Ausbildungs-Bataillon 371 sert de noyau-clef à la création de la nouvelle 371. Infanterie-Division. Des renforts supplémentaires en provenance de l’Armée de remplacement, de la 156. Reserve-Division et principalement de recrues nées en 1925 sont intégrés à la 371. Infanterie-Division. Le Generalleutnant Hermann Niehoff (1897-1980) prend le commandement des 3.717 hommes formant la 371. Infanterie-Division à l’état-major divisionnaire stationné à Callac le 3 avril 1943. L’effectif de la division passe à près de 13.000 hommes le 9 juin 1943, date à laquelle l’Ausbildungs-Bataillon 371 est dissous par absorption au sein de la nouvelle 371. Infanterie-Division, malgré le transfert du I. Bataillon du Grenadier-Regiment 669 à la 334. Infanterie-Division le 5 juin 1943.
Le 28 mai 1943, la 371. Infanterie-Division transfère l’état-major divisionnaire à Huelgoat, puis le 10 juin 1943, prend en compte l’ancien secteur de défense côtière de la 343. Infanterie-Division près de Morlaix et Pontrieux. L’état-major divisionnaire s’installe alors à Belle-Île-en-Terre, 20km à l’ouest-sud-ouest de Guingcamp. Jusqu’à la prise de commandement de ce poste de commandement et de soutien (PCS) par la 266. Infanterie-Division le 1er août 1943 (relève effective le 6 août 1943), la 371. Infanterie-Division assure des missions de défense côtière et d’occupation. Des entraînements complémentaires ont lieu dans la région de Carhaix et le long du canal de Brest-Nantes : l’état-major est à nouveau installé à Huelgoat.
Le 14 août 1943, malgré d’importantes pénuries de matériel, notamment en véhicules motorisés à hauteur de 60% de la dotation théorique, déjà réduite le 7 juin 1943, la 371. Infanterie-Division est considérée comme pleinement reconstituée avec un effectif de 16.060 hommes.
Le 2 septembre 1943, l’OKW ordonne à la 371. Infanterie-Division le transfert de personnel suivant :
-le 12 septembre 1943, un bataillon complet et une section du génie, une section antichar et une batterie d’artillerie complète
-le 9 septembre 1943, la IV. Abteilung de l’Artillerie-Regiment 371 est transférée pour former la 18. Artillerie-Division. En raison de la réorganisation ultérieure de la 371. Infanterie-Division en une nouvelle division de type 44 pour décembre 1943, ces transferts ne sont que partiellement remplacés.
La 371. Infanterie-Division se déplace initialement de Huelgoat à Saint-Brieuc pour un déploiement prévu sur le front de l’Est du 1er au 5 octobre 1943. De là, un changement de programme de dernière minute : le personnel précurseur part le 5 octobre 1943 et arrive en Italie à La Spezia le 8 octobre 1943, entraînant le transfert de la 371. Infanterie-Division au groupe d’armées ou Heeresgruppe B en Ligurie en Italie, par voie ferrée utilisant 59 trains.
Le 14 octobre 1943, tous les éléments de la 371. Infanterie-Division arrivent dans leur nouvelle zone d’opérations située autour de Viareggio, via Bourges, Marseille, Nice et Gênes. Après avoir relevé des éléments de la 90. Panzergrenadier-Division, la 371. Infanterie-Division prend le commandement du secteur Marina di Massa – Populonia, est chargée de la défense côtière entre Marina di Pisa et Piombino et de la sécurisation des secteurs de Pietrasanta et Cecina. Le Pionier-Bataillon 371 fait exception : il est débarqué à Borgo a Mozzana, 15km au nord de Lucca et est déployé en renfort de la ligne de défense des Apennins.
Les 5 et 8 novembre 1943, de nouveaux détachements sont affectés au sein de la 371. Infanterie-Division : le I. Bataillon du Grenadier-Regiment 671) pour former le Grenadier-Regiment 943 et la III. Abteilung de l’Artillerie-Regiment 371 devient la II. Abteilung de l’Artillerie-Regiment 272. Par ailleurs, l’Aufklärungs-Abteilung 371 est transférée à la 353. Infanterie-Division en tant que Divisions-Füsilier-Bataillon 353. Le III. Bataillon du Grenadier-Regiment 670 est transféré à la 10. Panzer-Division.
Relevée par la Sturm-Brigade «Reichsführer SS» jusqu’au 5 décembre 1943, la 371. Infanterie-Division est redéployée, le précurseur arrivant à Agram/Zagreb le 18 novembre 1943 et affectée au XV. Gebirgs-Korps en Croatie après débarquement près de Karlovac. Du 7 au 23 décembre 1943, la 371. Infanterie-Division participe avec le Regiments-Gruppe 669 et le Regiments-Gruppe 671 à l’opération «Panther» contre les partisans, consistant en un ratissage et un nettoyage de la région de Petrova Gora et des monts Samarica avec la 1.Kosaken-Division et des unités de la 373. Infanterie-Division (kroat.).
Les autres éléments de la 371. Infanterie-Division sont déployés dans le cadre de l’opération «Cannae», consistant en l’occupation et la sécurisation de la zone comprise entre Agram/Zagreb, Sisak et Bjelovar. Le Pionier-Bataillon 371 moins une Kompanie est alors placé sous le commandement de l’état-major du Festungs-Pionierstab 29 pour travailler au renforcement des défenses côtières. Ce n’est que vers la fin de l’opération «Panther» que la 371. Infanterie-Division, dont l’état-major est établi à Glina à partir du 14 décembre 1943, connait des affrontements significatifs avec les partisans, qui parviennent habilement à l’éviter : à noter, la prise d’un état-major de bataillon ennemi au sud d’Ostarje le 22 décembre 1943 avec un butin substantiel et des combats avec de lourdes pertes ennemies le 23 décembre 1943 dans la zone au nord-ouest d’Oguli. Alors que la majorité des unités de la 371. Infanterie-Division déployées dans le cadre de l’opération «Panther» sont immédiatement déployées lors de l’opération «Santa Claus» (poursuite des opérations de déminage dans la région de Glina), un Bataillon renforcé est détaché et déployé pour sécuriser les aérodromes menacés de Velica Gora et de Pleso, et un autre Bataillon reçoit l’ordre de contre-attaquer près de Karlovac. D’autres éléments de la 371. Infanterie-Division sont chargés de ratisser la région de Jastrebarsko-Rastov-Potok et de neutraliser la menace exercée par les partisans. Le 29 décembre 1943 arrive l’ordre d’embarquer immédiatement et de transporter rapidement (à vitesse 6) tous les éléments de la division vers le front de l’Est. Même pendant les opérations d’embarquement, des éléments de la 371. Infanterie-Division repoussent des attaques sur Karlovac et Generalski Stol.
Les premiers éléments opérationnels de la 371. Infanterie-Division arrivés par voie ferrée via Odessa au point de rassemblement de Shmerinka abritant également le poste de commandement de la 371. Infanterie-Division le 6 janvier 1944, au sein du groupe d’armées Sud, sont immédiatement déployés après leur débarquement afin d’empêcher l’avancée soviétique à travers le fleuve Bug/Boug en direction de Shmerinka. Il s’agit notamment pour la 371. Infanterie-Division de bloquer le Boug à Vorochilovka et à l’est de ce point à hauteur de Sautiski, ainsi que de tenir une tête de pont à Gniwan avec le Grenadier-Regiment 669. Le 8e Régiment d’Infanterie roumain et le 715e Bataillon d’Autodéfense roumain tous deux stationnés à Shmerinka sont rattachés à la 371. Infanterie-Division.
Le 14 janvier 1944, grâce à l’appui de 10 chars Tigre du schweren Panzer-Abteilung 503 et de 24 chars Panther de la 23. Panzer-Division blindée, ce secteur du Boug est conquis et toutes les attaques contre la tête de pont de Gniwan repoussées. La 371. Infanterie-Division se regroupe à l’ouest de Vinnytsia et marche pendant trois jours via Khmelnytsia jusqu’à la région comprise entre Oulanov, Markuschi, Skarahintsy et Salnitsa. Les éléments restants de la 371. Infanterie-Division arrivés par voie ferrée de Croatie y sont directement acheminés. Relevée le 22 janvier 1944, la 371. Infanterie-Division prend alors le relais dans le secteur du front précédemment tenu par la 1. SS-Panzer-Division «Leibstandarte Adolf Hitler» et une partie de la 2. SS-Panzer-Division «Das Reich». Les soviétiques s’étant repliés et placés en défensive dans ce secteur, la 371. Infanterie-Division y demeure au calme pendant plusieurs semaines jusqu’au début du mois de mars 1944, hormis quelques patrouilles de reconnaissance locales menées de part et d’autre.
Dans les rapports d’effectifs des 4 et 28 février 1944, la 371. Infanterie-Division est classée II, c’est à dire apte à l’attaque sous conditions du fait de ses pertes. Le 25 février 1944, la 371. Infanterie-Division reçoit l’ordre de créer une compagnie probatoire ou Bewährungskompanie au sein de la division au profit de l’ensemble de la 4. Panzer-Armee : cette compagnie est alors subordonnée au Grenadier-Regiment 671.
Après le lancement de l’offensive soviétique du 4 mars 1944, la 371. Infanterie-Division est également engagée dans de violents combats contre un ennemi largement supérieur et repousse 24 attaques sur son flanc gauche le 7 mars 1944; elle se replie alors par étapes vers le sud en menant des actions de retardement : le 8 mars 1944 jusqu’à Woitowzy, le 12 mars 1944 au sud-est de Khmelnik, le 20 mars 1944 jusqu’à Bagrinowzy et Alexandriwka. La 371. Infanterie-Division est finalement encerclée par la 1re Armée Blindée soviétique à partir du 22 mars 1944 dans la Poche mouvante de Kamenets-Podilskyï, également connue sous le nom de Poche de Hube.
La 371. Infanterie-Division combat à environ 20km au sud-est de Proskurov, sur le front oriental de l’encerclement. Subordonnée au Korpsgruppe « Breith » à partir du 25 mars 1944, la majeure partie de la 371. Infanterie-Division est retirée de ce front après de violents combats d’arrière-garde; un contingent plus restreint continue de combattre aux côtés de la 168. Infanterie-Division sur le front est de la Poche de Hube; la 371. Infanterie-Division est déployée à Kamenets-Podilskyi pour s’emparer de l’aérodrome : cet objectif est atteint au terme d’âpres combats le 28 mars 1944 : les unités soviétiques en défense y sont complètement anéanties.
Redéployée en arrière-garde sur le bord sud-est de la poche et au nord du fleuve Dniestr jusqu’au 5 avril 1944 avec la 101. Jäger-Division, la 371. Infanterie-Division atteint et traverse la rivière Zbrucz et se positionne à l’ouest de la rivière Seret, dans la région de Tluste Miasto, le 9 avril 1944. Fortement affaiblie et n’opérant plus qu’en groupement tactique, la 371. Infanterie-Division est l’une des dernières unités à se retirer de l’encerclement près de Buczacz le 11 avril 1944, après l’ouverture de la frontière. La 371. Infanterie-Division est alors immédiatement intégrée au front de Strypa situé un peu plus au nord à 15km au nord de Buczacz, dans le secteur au nord de Monasterzysta – Wiesniowczyk. Hormis quelques modifications mineures de secteur, la 371. Infanterie-Division reste dans cette zone, engagée dans une féroce guerre de position jusqu’à la grande offensive soviétique du 14 juillet 1944.
La 371. Infanterie-Division n’est pas directement touchée par cette offensive majeure, dont les attaques se concentrent plus au nord sur le front. Ce n’est qu’à partir du 18 juillet 1944 que la 371. Infanterie-Division doit, avec un tiers de la 254. Infanterie-Division voisine, accepter l’extension de son secteur en raison du repli d’éléments divisionnaires destinés à soutenir des unités plus au nord. À partir du 22 juillet 1944 après avoir franchi la rivière Zlota Lipa, la 371. Infanterie-Division doit elle aussi se replier vers l’ouest par étapes, conformément aux ordres reçus. Le 25 juillet 1944, la 371. Infanterie-Division est positionnée près de Martynow-Bukaszowce sur le fleuve Dniestr, avant de se replier sur une position latérale entre Kalusz et Zurawno, son poste de commandement divisionnaire se trouvant près de Turza Wlk le 28 juillet 1944. Les soviétiques suivent d’abord la retraite au-delà du fleuve avec hésitation, puis lancent des attaques répétées avec des unités de niveau division près de Dolzka-Cwitowa, parvenant à une percée qui est ensuite repoussée. Le 29 juillet 1944, toutes les attaques soviétiques lancées à l’échelle d’un régiment et accompagnées de chars sont repoussées dans la zone boisée près de Dolnawojnilowska, Stankowa et Monastercze, tandis que sur le flanc droit, la 371. Infanterie-Division n’a à se défendre que contre quelques offensives isolées. Dans la nuit du 30 juillet 1944, la 371. Infanterie-Division se replie sur une ligne reliant Kropiwnik, l’est de Zawadka, l’est de Czertez et Dubrawka. Tout au long de la journée, de violents combats ont lieu à l’ouest de Romanowka, la 371. Infanterie-Division repoussant des tentatives de percée à Zawadka et Zbora. Bien que ces attaques aient considérablement retardé les soviétiques et, par conséquent l’occupation de la ligne comprise entre Kalusz et Zurawno, les pertes humaines et matérielles sont considérables. Ces batailles défensives, qui se soldent également par des succès pour la 371. Infanterie-Division les jours suivants, sont saluées par une mention de la 371. Infanterie-Division dans le communiqué de la Wehrmacht ou Wehrmachtsbericht du 11 août 1944. Pour sa bravoure lors de ces combats, l’Oberstleutnant Below du Grenadier-Regiment 669 est décoré de la croix de chevalier de la croix de fer le 21 septembre 1944.
Début août 1944, les attaques soviétiques dans le secteur de la 371. Infanterie-Division diminuent en nombre et en intensité et un regroupement a lieu du côté allemand. Le 6 août 1944, la 371. Infanterie-Division est envoyée dans une zone de rassemblement avant embarquement et transport vers Munkács, d’où elle doit rejoindre la région de Szczucin au sud de la tête de pont de Baranów avant le 15 août 1944. La 371. Infanterie-Division relève la 17. Panzer-Division et des éléments de la 23. Panzer-Division le 18 août 1944. Le 19 août 1944 après deux heures d’un intense bombardement d’artillerie, les soviétiques percent la ligne de front nouvellement occupée par la 371. Infanterie-Division lors d’une attaque menée sur son flanc droit appuyée par des chars et des chasseurs-bombardiers. Malgré une résistance acharnée, les soviétiques progressent jusqu’à Radomysl-Wielki et s’emparent de ce village dans la soirée du 19 août 1944.
Jusqu’à la stabilisation de ce secteur du front à la fin du mois d’août 1944, les soviétiques lancent des attaques répétées d’envergure variable, comme celle du 25 août 1944 près de Glowaczowa, tant sur ce secteur que sur les flancs de la 371. Infanterie-Division depuis la tête de pont de Baranów. Ce n’est qu’au début du mois de septembre 1944 que le secteur de la 371. Infanterie-Division, bordé à droite à l’est de Radgoszcz, où la 371. Infanterie-Division fait sa jonction avec la 359. Infanterie-Division et à gauche le long de la Weichsel/Vistule, au sud de la tête de pont de Baranów, près de Borki-Slupiec et un peu en amont jusqu’à Szczucin, ville située sur la Weichsel/Vistule/Wisla 30km au nord de Tarnow et 85km au nord-est de Krakow/Cracovie : la 371. Infanterie-Division connait alors une nouvelle période de guerre de tranchées dans le secteur reliant Szczucin, Zabrnie sur la rivière Bren’ et Radgoszcz jusqu’à la grande offensive soviétique du 12 janvier 1945.
Cette attaque est lancée depuis la tête de pont de Baranów et vise principalement les divisions de la 4. Panzer-Armee voisine, situées au nord de la Weichsel/Vistule. Division positionnée à l’extrême gauche de la 17. Armee au sud de la Vistule, la 371. Infanterie-Division est alors la plus durement touchée par la tourmente de cette offensive majeure. Bien que toutes les attaques lancées le long du front de la 371. Infanterie-Division étendu vers le sud suite au repli de la 359. Infanterie-Division, aient été repoussées, les attaques soviétiques menées du nord au sud à travers la Vistule sur le flanc gauche de la 371. Infanterie-Division, entraînent la perte de plusieurs villages au sud du fleuve, dont certains sont repris lors d’une contre-attaque. Néanmoins, en raison des profondes percées soviétiques menées au-delà de la Vistule et de plus en plus à partir du 15 janvier 1945 suite à une percée du XI. SS-Armee-Korps voisin du sud, la 371. Infanterie-Division se replie par mouvements ordonnés, incluant la traversée du Dunajec près d’Otfinow les 14 et 15 janvier 1945, puis l’occupation de la position défensive dite « a2 » sur les rivières Raba et Vistule, dans la région d’Ušcie-Solne le 16 janvier 1945. De là, la 371. Infanterie-Division poursuit sa progression au sud de Cracovie afin d’établir un front défensif le long de la ligne Ryasko – Piaski – Kurdwanow – Kobierzyn – Sidzina.
Cracovie tombe le 18 janvier 1945 et la position est donc abandonnée à l’aube du 22 janvier 1945.
La 371. Infanterie-Division se replie sur 50km vers l’ouest le long de la route Skawina-Zator-Auschwitz, traversa la Vistule et se regroupa en direction nord-est dans la région de Libiaz-Krenau/Chrzanow, à l’est de la Przemsza, un affluent de la rive gauche de la Vistule. Un groupement tactique de la 10. Panzergrenadier-Division décimée lui est également affecté. Avec ce groupement tactique, la 371. Infanterie-Division livre de violents combats défensifs les jours suivants contre des attaques soviétiques incessantes appuyées par des chars, ce qui entraîne la perte de Trzebinia, Krenau, Jaworzno et Jelen dès le 23 janvier 1945. Une tentative de reprise de Jaworzno via Jelen, Kosztow et Birkental/Brzezinka, au sud de Myslowitz jusqu’à Dohmsgrube, au sud de Jaworzno échoue et entraîne de lourdes pertes lors de la retraite, en raison de tirs amis provenant d’une batterie antiaérienne de Birkental le 25 janvier 1945. Le 26 janvier 1945, les soviétiques disposant d’une infanterie cinq fois supérieure parviennent à percer le front tenu par la 371. Infanterie-Division en plusieurs points et se dirigent vers le nord-ouest, atteignant la périphérie sud de Kattowitz. Les éléments du Grenadier-Regiment 671 qui tenaient encore le flanc gauche se replient sur Emanuelssegen et Nicolai, se retrouvant ainsi derrière les lignes soviétiques. La percée de Tichau le 29 janvier 1945 entraîne de lourdes pertes, l’effectif des bataillons est réduit à seulement 40 hommes. De part et d’autre d’Imielin, d’autres éléments de la 371. Infanterie-Division comme le Grenadier-Regiment 669 parviennent à repousser plusieurs attaques et colmater des brèches, mais sont contraints de se replier vers le sud, en direction de Mezerzitz/Plesser Forst.
À partir du 28 janvier 1945, le Grenadier-Regiment 670 est également engagé dans de violents combats défensifs entre Auschwitz et Pless, près de Frydek/Friedrichsdorf et de Czwiklitz. Avec le Grenadier-Regiment 669 et le Divisions-Füsiliers-Bataillon 371, ils prennent position au début du mois de février 1945 le long de la ligne Sikowiec, Branice (briqueterie), Kobielice, région de Radostowice, colline 290 et Altdorf/Stara Wies. Là, les éléments résiduels de la 371. Infanterie-Division fortement affaiblis repoussent toutes les attaques suivantes jusqu’à leur retraite et leur redéploiement. Le transfert de l’ensemble de la 371. Infanterie-Division depuis la région de Pleß jusqu’à la tête de pont soviétique sur l’Oder, Cosel-Ratibor, de part et d’autre de Groß-Neukirch, débute le 5 février 1945 par le chargement des véhicules sur des camions et s’achève le 8 février 1945 par la relève sur position de la 344. Infanterie-Division reforcée d’éléments de la 8. Panzer-Division. Le secteur tenu par la 371. Infanterie-Division commence au sud, sa limite droite se situant près d’Eichendorffmühl/Bresnitz, puis s’étend vers le nord via Altweiler et Lohnau jusqu’à Füllstein/Dzielnitz, d’où il bifurque à angle droit vers l’ouest en direction de Groß-Neukirch et continuait vers le nord via Holderfelde/Jaborowitz jusqu’à Langlieben. Sur son flanc nord de Groß-Neukirch à Langlieben, la 18. SS-Panzergrenadier-Division «Horst Wessel», qui poursuivait sa progression vers Cosel sur son flanc gauche, est subordonnée à la relève de la 371. Infanterie-Division, ainsi que d’éléments de la 371. Infanterie-Division. Le poste de commandement divisionnaire de la 371. Infanterie-Division est alors situé à Vierraben/Wronin, près de Grendzin/Grenzen, à seulement 7km des positions avancées. Dans les jours qui suivent, les grenadiers observent un important déploiement d’artillerie sur l’ennemi et le déploiement de cinq divisions en vue d’une attaque depuis la tête de pont contre leur propre secteur divisionnaire fortement étendu. Cette attaque débute aux premières heures du 16 février 1945 par un feu nourri d’artillerie et de mortiers. Malgré l’appui des chars et les raids aériens continus tout au long de la journée, les soviétiques ne parviennent à progresser que de 6km, et la 371. Infanterie-Division remporte un « succès défensif total » selon le XI. SS-Armee-Korps le 17 février 1945. À l’exception de la perte de Groß-Neukirch, toutes les percées ultérieures sont neutralisées lors de la contre-attaque; les grenadiers SS déployés sur le flanc nord se distinguent particulièrement lors de cet effort. Les soviétiques subissent de très lourdes pertes en hommes et en matériel, mais les pertes de la 371. Infanterie-Division sont également substantielles. Après la prise de contrôle du secteur droit par la 97. Jäger-Division, la nouvelle ligne de résistance principale (LRP) de la 371. Infanterie-Division s’étend de la forêt de Langenfeld, le long de l’ancienne Reichsstraße (route nationale) entre Ratibor et Cosel, jusqu’au sud de Groß-Neukirch, puis bifurque vers l’ouest en direction de Klein-Ellguth. Le poste de commandement divisionnaire est installé à Bauerwitz, plus au sud-ouest.
La 371. Infanterie-Division bénéficie d’un certain répit sur cette position jusqu’au 9 mars 1945.
Une attaque allemande lancée le 09 mars 1945 pour neutraliser ou du moins réduire la tête de pont soviétique échoue et n’apporte que des améliorations mineures à la position défensive. Les contre-attaques lancées par les soviétiques dans le secteur de la 371. Infanterie-Division au cours des deux jours suivants sont toutes repoussées. De même, la grande offensive soviétique du 16 mars 1945, lancée après deux heures de bombardement d’artillerie, ne parvient pas à percer la LRP de la 371. Infanterie-Division.
Seule une percée des lignes tenues par les unités voisines (18. SS-Panzergrenadier-Division «Horst Wessel» et 344. Infanterie-Division) situées sur le flanc gauche de la 371. Infanterie-Division depuis la région de Cosel jusqu’à la route Leobschütz-Cosel, dans le secteur de Schneidenburg/Ostrosnitz – Gnadenfeld/Pawlowitzke, contraint la 371. Infanterie-Division à se replier vers le sud-ouest le long de la voie ferrée Schönhain/Chrost – Matzkirch, après des combats sur l’axe Babitz – hauteurs au nord de Zinnatal/Zülkowitz – Bauerwitz jusqu’au 18 mars 1945. Le 18 mars 1945, une nouvelle offensive soviétique perce également cette ligne de défense, créant une brèche que les soviétiques exploitent à partir du 20 mars 1945 par une attaque depuis la région de Babitz-Hohndorf, tentant d’encercler Leobschütz par le sud. Après son regroupement au sein du XI. SS-Armee-Korps le 23 mars 1945, la 371. Infanterie-Division se déplace à l’est de Katscher, son poste de commandement avancé se situant près de Preußisch Krarwarn. Avec l’arrivée récente de la 1. Ski-Jäger-Division, la 371. Infanterie-Division couvre désormais un secteur de 13km de l’ouest de Wanowitz/Hubertusruh – avec la 8. Panzer-Division comme voisine à gauche et, à partir du 26 mars 1945, la Führer-Begleit-Division – jusqu’au nord de Stolzmütz, avec la 97. Jäger-Division à droite, anticipant une nouvelle attaque soviétique majeure. Cette attaque a effectivement lieu le 27 mars 1945 dans le secteur droit au nord de Katscher, où la tentative soviétique de percer les lignes échoue sous un feu défensif nourri. Les violentes attaques soviétiques contre Katscher, appuyées par l’aviation et soumises à un intense bombardement d’artillerie et de canons, se poursuivent jusqu’au 29 mars 1945. Bien que toutes les tentatives de percée soviétiques répétées les jours précédents aient été repoussées, elles entraînent à nouveau des pertes considérables pour la 371. Infanterie-Division. Le quatrième jour de l’attaque, la 371. Infanterie-Division est contrainte de céder et évacue Katscher le 31 mars 1945 vers 15 h.
Complètement épuisée, la 371. Infanterie-Division est retirée du front et redéployée via Dirschel et Rösnitz vers le nord de Streitkirch, Bunzelberg et Tunskirch, au sud de Ratibor, son poste de commandement étant situé à Oderberg. Cependant, même là, la 371. Infanterie-Division doit immédiatement engager des combats défensifs près de Tunskirch le 1er avril 1945 contre une avancée soviétique progressant vers le sud depuis la région de Ratibor. Sans secteur délimité et avec pour seul allié à sa gauche la 97. Jäger-Division, sa voisine à droite étant la 68. Infanterie-Division, la 371. Infanterie-Division parvient à tenir ses positions en coordination avec des unités de la 18. SS-Panzergrenadier-Division « Horst Wessel » – subordonnée à la 97. Jäger-Division –, jusqu’au 15 avril 1945. Le 15 avril 1945, une autre offensive soviétique majeure débute aux premières heures du matin, l’ennemi bénéficiant une fois de plus d’une nette supériorité en effectifs et en matériel. Si la 371. Infanterie-Division parvient à tenir ses positions sur ses deux flancs, ne subissant que des pertes territoriales mineures, les soviétiques réalisent de profondes percées sur le flanc gauche tenu par la 97. Jäger-Division et la 158. Feldausbildungs-division jusqu’à la route reliant Hultschin à Troppau/Opava. En conséquence, la 371. Infanterie-Division renforcée par des unités de marche de la 158. Infanterie-Division reçoit l’ordre de se replier du front par Sandau/Žandov et Zawada. Après des combats autour de Klein-Beneschau le 16 avril 1945, la 371. Infanterie-Division se positionne le 17 avril 1945 en défensive face au nord-ouest, dans la forêt de Boorwald à l’est de Buslawitz/Bohuslavice, à l’intérieur des bunkers et des anciennes fortifications frontalières tchèques. La 371. Infanterie-Division demeure retranchée dans les bunkers de la ceinture défensive de Moravská Ostrava, renforcée par un groupement tactique ou Kampfgruppe de la 18. SS-Panzergrenadier-Division « Horst Wessel », le SS-Kampfgruppe « Schumacher » à partir du 18 avril 1945. La 371. Infanterie-Division ne rencontre que peu d’ennemis, perdant Haatsch/Hať le 21 avril 1945 et perçant les lignes soviétiques près de Groß-Darkowitz/Darkovice du 25 avril 1945 jusqu’au 27 avril 1945. Une nouvelle attaque soviétique le 27 avril 1945 repousse la 371. Infanterie-Division vers le sud-ouest via Hultschin/Hlučín jusqu’à Vrablowets/Vrablovec. Jusqu’au 29 avril 1945, la 371. Infanterie-Division oppose une résistance acharnée avant de devoir à nouveau céder et se replier davantage.
Le 1er mai 1945, la 371. Infanterie-Division franchit l’Oder en crue près de Petershofen/Petřkovice, abandonnant ainsi Moravská Ostrava. Les éléments résiduels de la 371. Infanterie-Division reprennent position sur la route reliant Radwanitz/Radvanice à Peterswald/Petřvald le 2 mai 1945. Dans derniers jours de la guerre qui suivent, le front défensif se déplace plus au sud de Moravská Ostrava. De là, les éléments restants de la 371. Infanterie-Division se replient via Wagstadt/Bílovec vers Olomouc, qui demeure accessible jusqu’au 5 mai 1945. La poursuite du repli vers l’ouest de la 371. Infanterie-Division est considérablement entravée par le soulèvement national tchèque, et plusieurs escarmouches ont lieu avec les insurgés avant que les survivants de la 371. Infanterie-Division ne se rendent finalement aux soviétiques près de Deutsch-Brod/Jihlava le 12 mai 1945. Les soldats capturés sont ensuite conduits à pieds en longues colonnes vers Brünn/Brno et Pressburg/Bratislava, puis transportés vers les goulags en Russie.