MATHIS Camille (ou Camile)

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Mathis_Camille_DRK.jpgJe savais que mon grand-père Alfred Léon Mathis (08.081913 – 27.04.1955), de Ranrupt, a été incor­poré dans l’ar­mée alle­mande en tant que chauf­feur à la Croix-Rouge. mais j’ai récem­ment appris que son frère, Camille Mathis l’a été aussi et qu’il est mort sur le front russe.

Il s’agit de Camille Mathis né à Ranrupt le 12.6.1921 et dont la dernière adresse connue est SP 15231 C (n°3445 dans le Recueil photo­gra­phique des dispa­rus du Bas-Rhin, 1948).

Je cherche à en savoir plus sur ce Camille Mathis.

Merci pour tout rensei­gne­ment !

Jean-Marc Mathis

 Cour­riel : jean­marc.mathis@­free.fr

* Voir aussi sur ce site le docu­ment « Liste alle­mande d’Al­sa­ciens-Lorrains portés dispa­rus (2) ».

* D’après Claude Herold, Camille Mathis n’est pas réper­to­rié au Volks­bund, mais il l’est à la Croix-Rouge alle­mande (cf fiche ci-dessus).

* Lien trans­mis par Gérard Schutz : http://www.memo­rial-genweb.org/~memo­rial2/html/fr/result­com­mune.php?pays=France&idsource=35253&insee=67384&dpt=67&table=bp06

One Response to MATHIS Camille (ou Camile)

  1. kayser dit :

    D’après Mémoire des Hommes:
    Grenadier MATHIS Jules Camille
    Né le 12/6/1921 à Ranrupt (67 – Bas-Rhin, France)
    Porté disparu et déclaré Mort pour la France le 29/8/1943 près de Stopucha (Russie) : peut-être Storozhevoye, 37km au nord d’Orel/Oryol.
    Le secteur postal FPN 15231 C mentionné sur sa fiche VDK correspond à la 2. Kompanie du I. Bataillon du Grenadier-Regiment 37 de la 6. Infanterie-Division.
    En avril 1941, la 6. Infanterie-Division est transférée en Prusse orientale et participe à l’invasion de la Russie à partir du 22 juin 1941 : elle perce les fortifications frontalières russes à l’est de Goldap, franchit le Memel/Niémen près de Prienaï, progresse jusqu’à la Düna/Daugava près de Polotsk et y perce la ligne Staline.
    Après des combats sur la rivière Myeza, la 6. Infanterie-Division participe aux batailles de Viazma et d’Osotnya, s’empare de Sychevka et poursuivit les troupes soviétiques en retraite via Rjev, Zubtsov et Pogoreloye jusqu’à Staritsa. De là, la 6. Infanterie-Division franchit la Volga jusqu’à la région de Tma près d’Eremkino : elle y affronte la contre-offensive soviétique devant Moscou qui la repousse jusqu’au Rjev.
    En 1942, la 6. Infanterie-Division combat autour de Rjev et participe à l’évacuation de ce saillant; suivent des combats de tranchées le long de la rivière Vopiets, puis les opérations contre les partisans «Buffalo» et «Freischütz» au nord-ouest de Briansk. Au début de l’été 1943, la 6. Infanterie-Division combat dans les régions de Dorogobush et de Yasnaya Poliana, ainsi qu’aux alentours de Kutyrki.
    En juillet 1943, la 6. Infanterie-Division participe à l’opération « Citadelle » et la bataille de Koursk. Lors de la retraite en combattant qui suit vers la ligne « Hagen », la 6. Infanterie-Division combat près de Sevsk sur les rivières Desna et Sozh, dans la région de Gomel et sur le fleuve Dniepr. De là, la 6. Infanterie-Division se repli sur la rivière Desna, puis sur la rivière Sozh, participant ensuite aux combats défensifs près de Sherebnaya et de Nekrasov.
    L’année 1944 commence par des combats défensifs sur le Dniepr et près de Shlobin. En juin 1944, la 6. Infanterie-Division est encerclée et anéantie en Biélorussie lors de la destruction du groupe d’armées Centre près de Bobrouïsk : le 18 juillet 1944, la 6. Infanterie-Division est officiellement dissoute.
    Le 25 juillet 1944, la 6. Infanterie-Division est reconstituée sous le nom de 6. Grenadier-Division à partir de la 552. Grenadier-Division en formation au camp de Sennelager et des restes de la 6. Infanterie-Division dissoute. Cependant, la 6. Grenadier-Division n’atteint pas son effectif complet et est déployée en Pologne sous forme de groupement tactique ou Kampfgruppe 6 sur la Weichsel/Vistule. Le 9 octobre 1944, la 6. Grenadier-Division est rebaptisée 6. Volksgrenadier-Division dans la région de Varsovie. Sa principale ligne de résistance s’étend alors d’Augustów à gauche jusqu’au carrefour entre la rivière Radomka et la forêt de Trzebien sur la tête de pont de Warka au nord de Radom. Les semaines suivantes restent relativement calmes sur cette position, permettant à la 6. Volksgrenadier-Division de mener des exercices d’entraînement approfondis.
    Le 14 janvier 1945 débute l’offensive soviétique contre la tête de pont de Warka. Dès le premier jour de l’offensive, le Grenadier-Regiment 18 est anéanti dans ses positions et son commandant tué au combat ainsi que les trois commandants des Abteilungen de l’Artillerie-Regiment 6 de la 6. Volksgrenadier-Division. Le Füsilier-Bataillon 6 de la 6. Volksgrenadier-Division établit une ligne de défense près de Luwaka, vers laquelle les restes de la 6. Volksgrenadier-Division refluent le soir du 14 janvier 1945 : seul l’état-major du Grenadier-Regiment 58 parvient à atteindre cette zone, les états-majors des Grenadier-Regiment 18 et Grenadier-Regiment 37 étant anéantis ou capturés. Les restes de la 6. Volksgrenadier-Division sont alors absorbés par la 19. Panzer-Division et se replient d’abord vers le sud avec elle en franchissant la rivière Radomka, puis vers l’ouest via Przysucha, Tomaszow, Üabianice au sud de Litzmannstadt/Lodz et Zdunska Wola jusqu’à Schieratz/Sieradz. Une tentative de tenir la ligne fortifiée de la Warta près de Schieratz/Sieradz est vite abandonnée, les forces soviétiques ayant déjà franchi la rivière Werra à hauteur de Warta. Les restes de la 6. Volksgrenadier-Division se replient ensuite via Kalisch/Kalisz et Krotoschin/Krotoszyn jusqu’à Glogau/Głogów, atteinte le 22 janvier 1945.
    Les éléments résiduels de la 6. Volksgrenadier-Division se regroupent en Basse Silésie dans la région de Freystadt/Kożuchów – Ober Siegersdorf/Podbrzezie Gorne. Le 5 février 1945, l’état-major divisionnaire de la 6. Volksgrenadier-Division reçoit l’ordre d’assurer le commandement des lignes arrières conjointement avec les unités du Volkssturm stationnées sur place afin d’intercepter toute percée soviétique potentielle à travers l’Oder : l’état-major se déplace ainsi à Kotzenau/Chocianów 6 février 1945.
    Les éléments résiduels de la 6. Volksgrenadier-Division se déplacent vers la rivière Bobr/Bober, entre Bunzlau/Bolesławiec et Sprottau/Szprotawa. Des unités soviétiques tentant de franchir l’Oder près de Steinau/Ścinawa les 7 et 8 février 1945, de puissantes divisions blindées soviétiques appuyées par de l’infanterie motorisée lancent une offensive sur Kotzenau/Chocianów et Primkenau/Przemków aux premières heures du 9 février 1945. Les combats menés par les unités du Volkssturm déployées derrière des barrages antichars préparés se fragmentent en de nombreux affrontements isolés que l’état-major divisionnaire de la 6. Volksgrenadier-Division ne parvient plus à contrôler. Les éléments de la 6. Volksgrenadier-Division positionnés le long de la rivière Bobr/Bober entrent en contact avec les forces soviétiques le 9 février 1945 et réussissent à tenir leur secteur défensif. Le 10 février 1945, le Panzerjäger-Abteilung 1183 est rattaché à la 6. Volksgrenadier-Division et y reste jusqu’en mai 1945. Au cours de cette même journée, des unités soviétiques postées dans la zone boisée de part et d’autre de Lichtenwaldau/Krzyżowa s’emparent de Thomaswaldau/Tomaszów Bolesławiecki, un village situé dans le secteur de la 6. Volksgrenadier-Division. La 6. Volksgrenadier-Division se repli ensuite sur Bunzlau/Bolesławiec et y rejoint les éléments précédemment déployés le long de la Bobr/Bober. En fin d’après-midi, des unités soviétiques franchissent la Bobr/Bober près de Kittlitztreben/Trzebień et progressent vers l’ouest. La 6. Volksgrenadier-Division décide alors de se replier sur la ligne Birkenbrück/Brzeznik – Hermannsdorf/Mecinka. Cependant, une attaque soviétique surprise empêche l’occupation de cette nouvelle position défensive et la 6. Volksgrenadier-Division se replie derrière la Queis/Kwisa près et au nord de Sophienwalde/Lesieniec. De là, la 6. Volksgrenadier-Division retraite directement vers Altenhain. Les jours suivants, de violents combats parfois incessants ont lieu dans le secteur de Naumburg am Queis/Nowogrodziec – Siegersdorf/Zebrzydowa – Sophienwalde/Lesieniec. Des éléments de la 6. Volksgrenadier-Division combattent à Naumburg am Queis/Nowogrodziec. Le 18 février 1945, la 6. Volksgrenadier-Division est positionnée le long de la ligne Siegersdorf/Zebrzydowa – Tschrine/Czerna – Waldau/Wykroty – Hirschhausen.
    La 6. Volksgrenadier-Division compte encore cinq Bataillonen d’infanterie et une Abteilung d’artillerie. Avec l’appui de la 17. Panzer-Division, la 6. Volksgrenadier-Division parvient à lancer une attaque limitée et à soulager la pression sur sa ligne de résistance principale. Après le retrait de la 17. Panzer-Division, la 6. Volksgrenadier-Division se replie sur une nouvelle position entre les rivières Queis/Kwisa et Rachenau/Sławnikowice dans la nuit du 20 février 1945.
    Pendant les deux semaines suivantes, la 6. Volksgrenadier-Division participe à de violents combats parfois inégaux autour de Lauban/Luban.
    En reconnaissance de ses succès lors des batailles défensives du 4 mars 1945, la 6. Volksgrenadier-Division est rebaptisée 6. Infanterie-Division d’infanterie le 10 avril 1945 et recréée à partir des restes de la 6. Volksgrenadier-Division près de Lauban/Luban : le Grenadier-Regiment 18 nouvellement recréé et une Artillerie-Abteilung de la Schatten-Division « Dresden », ainsi que les restes de la 291. Infanterie-Division y sont incorporés. Les unités d’infanterie résiduelles issues de l’ex-6. Volksgrenadier-Division sont regroupées au sein du nouveau Grenadier-Regiment 58. Le Füsilier-Bataillon 6 est recréé à partir de l’Ersatz-Bataillon « Rommelspacher ».
    La 6. Infanterie-Division occupe une ligne sur la rive est de la rivière Queis/Kwisa, des hauteurs situées 2km au sud de Löwenberg/Lwówek Śląski jusqu’à la rivière Queis/Kwisa près de Sächsisch Haugsdorf/Nawojów Łużycki.
    En avril 1945, la 6. Infanterie-Division prend le contrôle du secteur gauche du front jusqu’à la rivière Lausitzer Neiße/Nysa Łużycka près de Penzig/Pieńsk et s’y installe les semaines suivantes.
    Seul le I. Bataillon du Grenadier-Régiment 58 participe aux combats dans la région de Bautzen/Budziszyn, puis réintègre la 6. Infanterie-Division.
    Dans la nuit du 8 mai 1945, la 6. Infanterie-Division se replie dans la zone au sud de Greiffenberg/Gryfów Śląski, où elle est finalement capturée par les soviétiques le 09 mai 1945.

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