Oradour-sur-Glane et les « Malgré-Nous » : Les prési­dents des ADEIF d’Al­sace réagissent

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AFP le 14.9.2012 à 11.36 : Un survi­vant d’Ora­dour condamné en appel pour des propos sur les « Malgré-nous »

 AFP le 20.09.2012 à 22.15 : Robert Hebras, un des deux survi­vants du massacre d’Ora­dour-sur-Glane en 1944, a été décoré jeudi d’une des plus hautes distinc­tions d’Al­le­magne, mais a dit vivre « très mal » sa récente condam­na­tion pour des propos sur les « Malgré-Nous », contre laquelle un pour­voi en cassa­tion s’or­ga­nise.

– Les prési­dents des ADEIF d’Al­sace réagissent :

COMMUNIQUE DE PRESSE

Devant le défer­le­ment média­tique suite au verdict rendu le 14 septembre 2012 par la Cour d’Ap­pel de Colmar au sujet d’un extrait de l’ou­vrage de Robert Hébras, Oradour-sur-Glane, le drame heure par heure – « Je porte­rais à croire que ces incor­po­rés de force fussent tout simple­ment des volon­taires » – le Collec­tif pour le Respect de la Vérité Histo­rique concer­nant les « 13 » Incor­po­rés de Force d’Ora­dour-sur-Glane et des « Malgré-Nous » en géné­ral tient à préci­ser que M. Hébras n’a pas été condamné en tant que témoin et victime de l’hor­rible tragé­die d’Ora­dour-sur-Glane, mais parce qu’il a « outre­passé les limites de la liberté d’ex­pres­sion en mettant en doute, dans sa version d’ori­gine, le carac­tère forcé et non volon­taire de l’in­cor­po­ra­tion de force de jeunes Alsa­ciens dans les unités alle­mandes de Waffen SS, notam­ment ceux ayant parti­cipé ou assisté au crime de guerre commis le 10 juin 1944 ».

Il n’y a donc plus rien à démon­trer, ni à justi­fier concer­nant le statut des incor­po­rés de force.

Une émotion a été susci­tée par cet arrêt de la Cour d’Ap­pel de Colmar, mais la justice a une nouvelle fois tran­ché : on n’a plus le droit de nier aujourd’­hui la réalité de l’in­cor­po­ra­tion de force, un crime de guerre jugé et reconnu comme tel par la Cour Inter­na­tio­nale de Nurem­berg en 1946 et à plusieurs reprises par la Justice française entre 1948 et 2012.

 Géné­ral Jean-Paul Bailliard,
président de l’ADEIF (Asso­cia­tion des Déser­teurs, Evadés et Incor­po­rés de Force) du Bas-Rhin

 Maître Yves Muller,
président de l’ADEIF du Haut-Rhin

* Page Face­book : http://www.face­book.com/pages/Malgré-Nous-et-Incor­po­rés-de-Force/222379017895550

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