DOUVIER Benoit Joseph

Commentaire (1) Liste des non rentrés, Portraits, Portraits d'incorporés de force/déportés militaires

 

Fiche du PAVCC trans­mise par Claude Herold qui précise qu’il n’est par réper­to­rié au VDK et au DRK sous DOUVIER, ni sous DAUBNER.

One Response to DOUVIER Benoit Joseph

  1. Kayser dit :

    D’après Mémoire des Hommes:
    Grenadier DOUVIER Benoit Joseph
    Né le 4/5/1923 à Strasbourg (67 – Bas-Rhin, France) habitant Russ (67 – Bas-Rhin, France)
    Mort pour la France de maladie le 9/10/1945 à l’Hôpital militaire de Francfort-sur-Oder (Allemagne) et inhumé en octobre 1945 au cimetière militaire allemand de Frankfurt-am-Oder.
    Le secteur postal FPN 47092 E mentionné sur sa fiche MdH correspond à la 8. Kompanie du II. Bataillon du Grenadier-Regiment 975 de la 367. Infanterie-Division.
    Le Grenadier-Regiment 975 est créé en Croatie le 15 novembre 1943 dans le secteur d’Agram/Zagreb et rattaché à la 367. Infanterie-Division.
    Conformément à l’ordre de l’OKH du 5 novembre 1943, modifié le 9 novembre 1944, la création de la 367. Infanterie-Division démarre le 15 novembre 1943 au sein du groupe d’armées F en Croatie dans la région d’Agram/Zagreb par restructuration et modification de l’état-major de la 330. Infanterie-Division alors dissoute au sein du LXIX. Reserve-Korps de la 2. Panzer-Armee. Outre les éléments résiduels de la 330. Infanterie-Division dissoute, des éléments des 71. Infanterie-Division et 297. Infanterie-Division constituent le noyau des Grenadier-Regiment de la 367. Infanterie-Division. Ces Grenadier-Regiment sont chargés de former les recrues de la classe 1926 (enrôlement d’octobre) destinées à renforcer les effectifs. Parallèlement, le recréation du Divisions-Füsillier-Bataillon 367est réalisée à partir de convalescents de la 330. Infanterie-Division. L’Artillerie-Regiment 367 est créé à partir de l’état-major de l’Artillerie-Regiment 330, de la III. Abteilung de l’Artillerie-Regiment 171 et de la Heeres-Artillerie-Abteilung 505.
    L’état de préparation opérationnelle de la division requis pour le 1er février 1944 n’est pas atteint et est reporté au 1er avril 1944, date marquant alors la fin de la formation de la 367. Infanterie-Division. Les renforts en troupes sont assuré par le district militaire ou Wehrkreis VII.
    Les éléments divisionnaires, arrivés progressivement en novembre et décembre 1943 assurent en sus de l’entraînement de base des missions de sécurité et de protection des voies ferrées dans la zone délimitée par la Sava au sud, la frontière germano-croate à l’ouest et au nord-ouest, la Drave au nord et la limite avec le III. SS-Panzer-Korps à l’est. Ils sont également chargés de fournir du personnel pour les opérations anti-partisans et de mener leurs propres patrouilles de reconnaissance, qui ne passent pas inaperçues à Belovar le 2 décembre 1943 et à Krapinska Toplice le 15 décembre 1943. La guerre contre les partisans en cours, les missions de sécurité le long des lignes de ravitaillement et les conditions géographiques contraignent la 367. Infanterie-Division, forte de seulement 4.348 hommes au 9 décembre 1943, à ​​mener des actions de guérilla principalement au niveau de la section/Zug ou de la compagnie/Kompanie. Après l’arrivée des recrues à partir de la mi-décembre 1943, la 367. Infanterie-Division peut annoncer un effectif de plus de 10.000 hommes à la fin de 1943, atteignant ainsi presque son effectif théorique autorisé.
    En janvier 1944, les unités de la 367. Infanterie-Division dont le poste de commandement divisionnaire est stationné à Agram/Zagreb, entament les préparatifs initiaux d’un déploiement opérationnel au nord-est et au nord-ouest de Zagreb dans le cadre de l’opération « Cannae ».
    Pour des raisons de camouflage et de tromperie, du 7 janvier au 31 mars 1944, la 367. Infanterie-Division et ses unités subordonnées sont désignées respectivement comme la 330. Gebirgs-Division et les Grenadier-Regiment deviennent des Gebirgsjäger-Regiment.
    Planifiée en fin février début mars 1944 comme une opération anti-partisane de grande envergure comprenant les opérations « Fuchsjagd » ou « Chasse au renard » et « Schneeschmelze » ou « Fonte des neiges » et menée avec succès par la 330. Gebrigs-Division lors d’opérations de ratissage du nord-ouest de Zagreb au sud de Varaždin, l’opération « Cannae » sert également à dissimuler le renforcement des troupes en vue d’une opération contre la Hongrie dans le cadre de l’opération « Margarethe » en cas de défection ou de retrait du pays de l’alliance avec le Reich, ainsi que l’établissement d’un front défensif préventif à l’est le long de la ligne reliant Dugošelo à Varaždin.
    Le 17 mars 1944 au nom de code « Margarethe », la 330. Gebirgs-Division franchit la frontière hongroise sans encombre et sans combat, passe par Vezprém et atteint Keszthely à l’extrémité nord-ouest du lac Balaton/Plattensee, où elle positionne le poste de commandement de la division. Le 21 mars 1944, la 330. Gebirgs-Division reçoit l’ordre d’être rapatriée immédiatement en Croatie à Agram/Zagreb, où elle arrive le 29 mars 1944. De là, les premiers éléments de la 330. Gebirgs-Division sont aussitôt embarqués par voie ferrée à travers la Slovaquie jusqu’à la région de Lemberg/Lviv en Ukraine.
    Arrivée et débarquée dans la région comprise entre Burstyn/Burshtyn et Rohatyn sur la rivière Gnila Lipa dès le 1er avril 1944, la 330. Gebirgs-Division est à nouveau désignée 367. Infanterie-Division et entame sa progression à l’est du fleuve Dniestr dans des conditions routières très difficiles afin de soutenir les unités déployées pour secourir la 1. Panzer-Armee encerclée dans la Poche de « Hube » à Buczaz/Boutchatch en Ukraine. Passant par Rohatyn et Halicz/Halytch, où une tête de pont est établie sur la rivière Narajowka/Narayivka, et face à des défenses faibles aux points de passage du Dniestr, la 367. Infanterie-Division progresse vers l’est et, au cours des combats, atteint la ligne reliant Uscie, Zielone, Trosciance et Jeziorko. Avec le I. Bataillon du SS-Panzergrenadier-Regiment 19 rattaché à la 9. SS-Panzer-Division « Hohenstaufen », les villes d’Horozanka/Horozhanka et de Toustobaby/Vysoke/Wysokie sont prises le 6 avril 1944 et plusieurs têtes de pont établies sur la rivière Zlota Lipa/Zolota Lypa près de Nizkolyzy/Nyzkylyzy, de Zadarow/Zadariv et de Jarhorow/Jarhorów. Le 6 avril 1944, lorsque la 10. SS-Panzer-Division « Frundsberg » établit un premier contact fragile avec la 1. Panzer-Armee coupée des lignes allemandes depuis deux semaines, la 367. Infanterie-Division, alors au complet avec cinquante sections et en grande partie regroupée malgré les routes boueuses, change de direction et avance vers le sud-ouest, son aile droite se dirigeant vers le fleuve Dniestr. Parvenant à Uscie Zielone/Ustia-Zelene des deux côtés du fleuve, la 367. Infanterie-Division progresse vers le sud le long de la rive nord en suivant la voie ferrée au-delà de Niznrow/Nyzhniv et en s’emparant de ses hauteurs le 9 avril 1944. Pendant ce temps, les ailes centre et gauche (Grenadier-Regiment 975) combattent avec acharnement pour s’emparer du village de Grabek et des hauteurs situées 3km à l’ouest de Barysz/Barysh le 9 avril 1944. La 367. Infanterie-Division reçoit ensuite l’ordre de regrouper ses différents groupes d’attaque près de Koropiec/Koropets et Scianka/Stinka et s’empare au passage des villes de Zubrzec/Zubrets et de Porchowa/Porokhova. Les soviétiques s’étant replié vers le sud-est et la rive nord du Dniestr étant désormais sécurisée, la 367. Infanterie-Division franchit le fleuve Dniestr en bloc près de Niznrow/Nyzhniv et plus au nord entre le 12 et le 13 avril 1944 pour poursuivre l’attaque sur Kolomea/Kolomyia via Tlumacz/Tloumatch sur la rive ouest conjointement avec la königlich-ungarische 18. leichte Infanterie-Division Honvéd hongroise. Tandis qu’une Regimentsgruppe du Grenadier-Regiment 974 est subordonnée à la 101. Jäger-Division, le Grenadier-Regiment 975 franchit le fleuve Dniestr près de Snowidow/Snovydiv entre les 16 et 17 avril 1944 en subissant de lourdes pertes, pour rejoindre la 367. Infanterie-Division qui progresse vers le sud. Fin avril 1944, la résistance soviétique face à la 367. Infanterie-Division s’est considérablement retranchée. Lors de violents et longs combats dans le terrain boisé autour de Bortniki/Bortnyky, brièvement repris à plusieurs reprises par l’Armée rouge et sur les hauteurs près de Chocimiercz/Khotymyr et Puzniki/Puźniki, les soviétiques parviennent à stopper toute progression de la 367. Infanterie-Division, dont le poste de commandement divisionnaire est établi à Gruszka puis à Korolowka/Korolivka, qui combat en partie avec la 101. Jäger-Division au sein de la Gruppe « Zwade ». Grâce au renfort d’une Tiger-Abteilung, la zone comprise entre Harasymov/Harasymiv, bordure nord d’Obertyn, Zukow/Żuków/Jukiv et au nord de Kamionka/Velyka Kamianka est tout de même conquise, mais toute progression supplémentaire face à aux soviétiques retranchés dans des positions fortifiées est devenue impossible.
    Début mai 1944, la 367. Infanterie-Division adopte également une stratégie défensive et suivent des semaines de guerre de tranchées, aboutissant au transfert du commandement le 7 mai 1944 du secteur de la 101. Jäger-Division retirée du front. Rien que dans les combats du 12 avril au 1er mai 1944, la 367. Infanterie-Division subit des pertes évaluées à 1.579 hommes tués ou blessés.
    À partir du 6 juillet 1944, la 367. Infanterie-Division est embarquée par voie ferrée jusqu’au Groupe d’armées Centre ou Heeresgruppe Mitte via Brest en direction de Baranowice/Baranavitchy en Biélorussie.
    Ce transport est entravé par des sabotages de partisans sur les voies ferrées et par des dégâts causés à l’infrastructure ferroviaire par les raids aériens soviétiques. Les éléments divisionnaires arrivés par six trains le 11 juillet 1944, sont immédiatement déployés en combat défensif et mènent depuis Volkovysk/Vawkavysk, une contre-attaque sur Želwa/Zelva à l’ouest de Slonim/Słonim en Biélorussie; ces éléments connaissent de violents combats près de Cholstovo/Kholstovo le 12 juillet 1944 et se replient le 13 juillet 1944 à l’ouest de Volkovysk/Vawkavysk jusqu’à la lisière orientale de la forêt près de Białystok ; le poste de commandement de la 367. Infanterie-Division s’établit à Brzostowica Wielka/Vyalikaya Byerastavitsa en Biélorussie le 14 juillet 1944. Avec certains éléments rattachés à la 28. Jäger-Division, d’autres unités de la 367. Infanterie-Division, via Krynki et Sokolka/Sokółka en Pologne, traversent la forêt de Białystok en subissant de lourdes pertes et établissent une nouvelle ligne de défense au nord-ouest de la ville près de Knyszyn, 28km au nord-ouest de Białystok et 13km au sud-est de Mońki. D’autres éléments atteignent la nouvelle ligne de défense entre Krypno (Grenadier-Regiment 974) et Knyszyn, en traversant Supraśl et Białystok en flammes. Les attaques soviétiques sur ces positions près de Knyszyn sont repoussées au prix de violents combats à la fin de juillet 1944, entraînant de lourdes pertes dans les deux camps et stoppant pour un temps l’avancée soviétique.
    Poursuivant une tactique de retardement, la 367. Infanterie-Division se replie ensuite sur Wizna, dans le secteur compris entre la rivière Biebrza et la rivière Narew au cours du mois d’août 1944 et progresse dans un secteur naturellement défendable mais très étendu de part et d’autre de la ville ; la rive ouest des rivières Narew et Biebrza est nettement plus élevée que le terrain plat et marécageux de la rive est, offrant une excellente visibilité à longue portée. Les soviétiques ne s’approchent donc que très peu des berges et restent discrets durant la journée, mais tentent à plusieurs reprises de franchir vers la rive ouest la nuit avec des patrouilles de reconnaissance et d’assaut, qui sont systématiquement repoussées. Le 27 août 1944 après d’importants préparatifs d’artillerie, une attaque soviétique est lancée contre la 367. Infanterie-Division sur les deux rives de la Wizna, ainsi qu’au confluent de la Biebrza et de la Narew. Cette attaque est repoussée avec des pertes extrêmement lourdes pour les soviétiques.
    Lors d’une contre-attaque, toutes les forces soviétiques sont repoussées au-delà de la Narew après de violents combats, ce qui dissuade probablement l’Armée rouge de répéter de telles actions et permet à la 367. Infanterie-Division de bénéficier d’une position relativement stable pendant les semaines suivantes, malgré l’élargissement du secteur de la division jusqu’en octobre 1944.
    Cela donne à la 367. Infanterie-Division l’occasion de se renforcer dans la région de Lomsha en intégrant les éléments résiduels de la 296. Infanterie-Division décimée comme Marsch-Bataillon IV au sein du LV. Armee-Korps à Mały Płock.
    Avec le début de la grande offensive soviétique du 15 octobre 1944 au nord et au sud de la lande de Rominter ou Rominter Heide/Krasny Les dirigée contre la 4. Armee, le verstärkte Grenadier-Regiment 974 est alors retiré du front tenu par la 367. Infanterie-Division, embarqué par voie ferrée depuis les quais de chargement de de la gare de Fischborn/Dlottowen/Dłutowo et placé sous l’autorité du XXVI. Armee-Korps alors situé 8km au nord-est de Schloßberg/Pillkallen/Dobrovolsk.
    Dans les jours suivants, le reste de la 367. Infanterie-Division est également relevée et retirée de la zone d’opérations du LV. Armee-Korps, puis rassemblé derrière le flanc gauche du XXXXI. Armee-Korps et mis à la disposition de l’armée. Le 22 octobre 1944, la 367. Infanterie-Division, à l’exception du verstärkte Grenadier-Regiment 974, est entièrement embarquée par voie ferrée, transportée à pied ou par véhicules motorisés et transférée au sein du XXXXI. Armee-Korps. Le poste de commandement divisionnaire s’installe initialement à Bodenhausen/Botkuny, 3km au sud-est de Goldap, ville tombée aux mains des soviétiques le 22 octobre 1944, mais s’établit finalement à Reimannswalde/Kowale Oleckie. Le Grenadier-Regiment 976 est déployé pour reprendre la principale ligne de résistance située près de Dobauen/Majak et du lac Wystiter/Vištyčio Laukas et placé sous le commandement de la 131. Infanterie-Division. D’autres éléments de la 367. Infanterie-Division sont engagés pour combler la brèche sur le front entre Bittkau/Bitkowo et le lac Rospuda/Jezioro Rospuda Augustowska. D’autres encore progressent au nord et au nord-est de Reimannswalde/Kowale Oleckie, où les soviétiques ont atteints la route reliant Goldap à Treuburg/Olecko, entre Widmannsdorf/Dzięgiele et Hegelingen/Pogorzel et sont repoussés. Après avoir accompli leurs missions et sécurisé la zone, les soviétiques ayant cessé d’attaquer et adopté une position défensive dans la lande de Rominter à partir du 27 octobre 1944, les unités divisionnaires affectées ailleurs rejoignent la 367. Infanterie-Division, qui établit alors une position défensive le long de l’axe reliant le lac de Merun/Jezioro Mieruńskie Wielkie/Mieruńskie/Garbaśnica, Garbassen/Garbas Drugi, Hallenfelde/Żelazki et Buschbach/Mlinicken/Młyniki, le poste de commandement divisionnaire s’établissant à Seesker Berge/Wzgórza Szeskie. Les postes de commandement des régiments de grenadiers sont situés comme suit :
    -le Grenadier-Regiment 974 au domaine de Dorschen/Dorsze ;
    -le Grenadier-Regiment 975 au domaine de Kutzen/Kucze ;
    -le Grenadier-Regiment 976 au domaine de Merunen/Mierunsken/Mieruniszki.
    En fin octobre 1944, la 367. Infanterie-Division reçoit 100 jeunes recrues inexpérimentées en provenance des districts militaires ou Wehrkreis VII et Wehrkreis X via la 4. Armee.
    Le 5 novembre 1944, la ville voisine de Goldap encore occupée par les soviétiques est reprise sans la participation des unités de la 367. Infanterie-Division.
    Jusqu’en décembre 1944, la 367. Infanterie-Division demeure sur la ligne susmentionnée engagée dans une guerre de tranchées sans combats majeurs, dans l’attente d’une éventuelle offensive soviétique d’envergure.
    Début janvier 1945, la 367. Infanterie-Division observe et confirme, lors de missions de reconnaissance, des mouvements soviétiques plus fréquents et un renforcement général des tranchées adverses. Ainsi, une attaque lancée le 04 janvier 1945 visant à bloquer l’étroit passage situé entre les lacs Bittkau/Bittkower See/Bitkowskie Jezioro et Rospuda/Jezioro Rospuda Augustowska pour empêcher une offensive de la 367. Infanterie-Division vers le nord-ouest en direction de Garbassen/Filipów est contrée et une mission de reconnaissance , menée conjointement avec des éléments de la 5. Panzer-Division entre Merunen/Mierunsken/Mieruniszki et Olszanka un succès avec 11 chars soviétiques détruits. Cependant, la 367. Infanterie-Division subit également des pertes importantes, avec 88 hommes tués dont 4 officiers. Au début de l’offensive soviétique majeure attendue le 13 janvier 1945, la 367. Infanterie-Division forte de 1.800 fantassins affiche une valeur combative évaluée à III, soit uniquement apte à la défensive. La 367. Infanterie-Division n’est pas au cœur de l’attaque soviétique et parvient initialement à tenir ses positions défensives près de Goldap. Suite à la perte de Gumbinnen/Gusev et d’Insterburg/Tcherniakhovsk le 21 janvier 1945 et à de nouvelles percées contre les forces voisines au nord et au sud, la 367. Infanterie-Division se replie précipitamment pour éviter l’encerclement. Les soviétiques poursuivent de près le repli de la 367. Infanterie-Division et , réussissent à réaliser une brèche de 4km dans les lignes de la 367. Infanterie-Division à l’est de Lötzen/Giżycko le 24 janvier 1945. Faute de forces disponibles pour colmater ou contrer cette brèche, la ligne de défense est reculée jusqu’à la limite ouest de la région des lacs.
    Les éléments divisionnaires ainsi libérés sont affectés à la défense de Königsberg/Kaliningrad et y arrivent avec les premiers éléments le 26 janvier 1945, juste à temps pour repousser une attaque soviétique dirigée sur Neuhausen/Gurjewsk. Avec son poste de commandement installé à Tannenwalde/Chkalovsk, la 367. Infanterie-Division parvient à repousser une percée soviétique au nord de Königsberg/Kaliningrad, à hauteur de la forteresse située près de Quednau/Severnaya Gora le 28 janvier 1945, mais après de violents combats menés par le Grenadier-Regiment 967, la 367. Infanterie-Division abandonne Neuhausen/Gurjewsk.
    La tentative allemande de percer vers l’ouest depuis Königsberg/Kaliningrad le 19 février 1945 afin de sécuriser la voie ferrée menant vers Pillau/Baltiisk est menée sans la participation de la 367. Infanterie-Division.
    Durant les semaines suivantes de février 1945 et jusqu’au 6 avril 1945, la 367. Infanterie-Division défend la ville de Königsberg/Kaliningrad déclarée forteresse, depuis des positions s’étendant du Fort II « Bronsart » au Fort IIa « Barnekow », jusqu’au Fort III « Friedrich-Wilhelm I » inclus, au nord de Quednau/Severnaya Gora. L’assaut final soviétique contre la forteresse du 6 avril 1945 avec des attaques massives d’unités soviétiques sous un feu d’artillerie intense et des raids aériens quasi continus, force la 367. Infanterie-Division à se replier aux abords de la ville de Königsberg/Kaliningrad. Seule une petite partie de l’artillerie de la 367. Infanterie-Division participe à la tentative de percée infructueuse des défenseurs du 8 avril 1945. Avec la reddition de la ville de Königsberg/Kaliningrad le 9 avril 1945, le voyage vers la captivité soviétique commence pour les rescapés de la 367. Infanterie-Division, déjà fortement affaiblie, le matin du 10 avril 1945.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *