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Après quatre années et demi d’une longue et coûteuse procé­dure, le pour­voi en cassa­tion contre des déci­sions arbi­traires de la justice admi­nis­tra­tive d’un orphe­lin de « Malgré-Nous », René A., âgé de 74 ans, soutenu par l’OPMNAM, n’est pas jugé digne d’être examiné par le Conseil d’Etat.
Notre ami ne deman­dait pas l’im­pos­sible, mais la fin des discri­mi­na­tions pour l’éga­lité de trai­te­ment avec les orphe­lins victimes de la barba­rie nazie, au motif que son père lui aussi déporté à partir du terri­toire natio­nal, incor­poré de force sous contrainte envers sa famille, assas­siné dans l’ar­mée alle­mande, un crime de guerre, un crime contre l’hu­ma­nité reconnu par le Tribu­nal Inter­na­tio­nal de Nurem­berg, a été comme d’autres, victime des persé­cu­tions et de la barba­rie nazie.
Pour le Conseil d’Etat son pour­voi en cassa­tion contre des juge­ments inac­cep­tables du Tribu­nal admi­nis­tra­tif l’ex­cluant des décrets d’in­dem­ni­sa­tions, déci­sion confir­mée par la Cour admi­nis­tra­tive d’ap­pel de Nancy, « n’est pas jugé admis­sible car non fondé sur des moyens sérieux ».

Aucun moyen sérieux ! Pourquoi cher­cher à bles­ser des personnes qui ont souf­fert autant sinon plus que d’autres dont l’op­probre par 40 millions de résis­tants ?
En clair, le Conseil d’Etat juge que René A. n’est pas digne de faire valoir ses droits, refu­sant même d’en exami­ner les raisons.
Tous les Orphe­lins(es) des « Malgré-Nous », quelles que soient leurs asso­cia­tions appré­cie­ront ce nouvel affront à la mémoire de leurs pères, l’in­sulte vis-à-vis de la tragé­die de l’Al­sace-Moselle et des familles des 40 000 morts et portés dispa­rus, dix fois plus que dans les armées françaises et alliées.

Une lettre ouverte circons­tan­ciée va être adres­sée dès lundi au Président de la Répu­blique afin de savoir si son discours offi­ciel quali­fié d’his­to­rique le 8 mai 2010 à Colmar et sa volonté parta­gée d’une histoire apai­sée, a encore un sens. Nulle part dans ce juge­ment ne figure les respon­sa­bi­li­tés écra­santes de la France de la colla­bo­ra­tion pour­tant condam­née par le Chef de l’Etat. Nulle part il n’est ques­tion de la germa­ni­sa­tion, des pres­sions extrêmes, des tortures, des assas­si­nats, des dépor­ta­tions, des crimes de guerre et crimes contre l’hu­ma­nité.

Ce rejet indigne qui ne gran­dit pas la justice admi­nis­tra­tive, qui aurait grand besoin d’être réfor­mée en profon­deur telle­ment elle s’est éloi­gnée du Peuple français, nous le combat­trons y compris devant les instances euro­péennes et nous espé­rons le soutien franc et massif de nos élus(es) et des orphe­lins des « Malgré-Nous ».

Pour autant nous n’ou­blions pas les autres orphe­lins de guerre qui eux non plus n’ont pas béné­fi­cié comme certains de 42 dispo­si­tifs d’in­dem­ni­sa­tions depuis 1945, dixit ce même Conseil d’Etat.

Cordia­le­ment,

Gérard MICHEL, Président de l’OPMNAM, Orphe­lins de Pères « Malgré-Nous » d’Al­sace-Moselle , 51 rue du Laegert 67117 Hand­schu­heim 03 88 69 03 84 gege.michel@­wa­na­doo.fr

UNE PRECISION

Bonjour, le 5 janvier 2012

La lettre ouverte de protes­ta­tions au Président de la Répu­blique a été adres­sée le lundi 19 déc. 2011. pour info à M. Philippe RICHERT ainsi qu’ aux Dépu­tés et Séna­teurs d’Al­sace-Moselle dont nous atten­dons le soutien…
Avec Gérard MICHEL, notre Président, l’OPMNAM auto­rise sa publi­ca­tion par Nico­las MENGUS sur son site inter­net
Nous vous infor­me­rons du résul­tat

Nous prépa­rons avec notre ami orphe­lin d’un  »Malgré-Nous », le dépôt de plainte auprès de la Cour Euro­péenne des Droits de l’Homme, la CEDH, cette foi-ci contre la France.

Notre troi­sième plainte contre l’Al­le­magne, suite à plus de 60 cour­riers, requêtes, rejets, appels depuis 1998, est toujours en cours d’exa­men par la CEDH.

Pour plus d’ef­fi­ca­cité, nous souhai­tons le soutien des dizaines de milliers de familles des 40 000 tués ou portés dispa­rus, des veuves, des orphe­lins qui d’après nos statuts dépo­sés à la créa­tion de l’OPMNAM, sont membres de droit et membres d’hon­neur de l’as­so­cia­tion qu’ils ou elles versent ou non une coti­sa­tion

Très cordia­le­ment,

Bernard ERNEWEIN, Président fonda­teur de l’OPMNAM

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