En réac­tion au repor­tage « Das Reich » diffusé sur France 3 le 2 mars 2O15

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Parmi les INCORPORES de FORCE souvent avant leurs 20 ans, contre leur gré et contre leurs opinions,

il y a mon frère Jacques KNECHT, né le 11.11.1924 à Stras­bourg.
Suite a une première bles­sure par balle, il a été affecté pour son bilin­guisme à la Komman­dan­tur de Tour­non, d’où il s’est évadé à la première occa­sion, non pas pour se cacher, mais rejoindre les F.F.I. et l’adju­dant PERRIN pour défendre la France contre l’oc­cu­pant, ceci dans la région de Lamastre, Tain l’Her­mi­tage, Chey­lard en Ardèche.

Alors qu’il n’avait pas 20 ans, il a très vite était respon­sable et a dirigé son propre groupe de 30 résis­tants.

C’est au cours de la dernière bataille de la ville martyr de Chey­lard, où les nazis voulaient recom­men­cer le drame de Oradour (73 F.F.I. et 40 civils tués ainsi que la gare, le château La CHEZE et des maisons incen­diés ) que le 5 juillet 1944 il fut le seul fait prison­nier en sa qualité de chef de groupe et déporté au sinistre Fort 8 de Ingol­stadt-Manching où le Gal DE GAULLE fut interné en 1917–18 sans réus­sir ses tenta­tives d’éva­sions.

Après 7 mois 1/2 de mauvais trai­te­ments et inter­ro­ga­toires mon frère fut fusillé le 21 février 1945 n’ayant pas réussi à le faire parler.

Je suis surprise que, une fois de plus, cette ville martyr de Chey­lard brille par son absence dans ce repor­tage diffusé sur la chaine natio­nale.

« Monsieur » Pétain a aban­donné lâche­ment et sans combattre notre chère Alsace en 1940 et, après 1870/71 – 1914/18, nous avons été occu­pés par les Alle­mands une troi­sième fois.

Combien de temps faut-il encore attendre pour que soit reconnu que les Alsa­ciens n’avaient qu’un désir : rester français (ce que nous sommes depuis Louis XIV) ?

Mon deuxième frère, René KNECHT, INCORPORE DE FORCE, a été porté disparu le 8.11.1944 en Hongrie. Ce sont les Alsa­ciens qui, en majo­rité, ont été envoyés sur le front de l’Est pour servir de chair à canons, les nazis ayant bien constaté leur refus de cette Incor­po­ra­tion de Force.

Aussi, je regrette vive­ment et suis révol­tée une fois de plus que le courage, le sacri­fice et le patrio­tisme des Alsa­ciens ne soit pas démon­tré dans ce repor­tage.
Les jeunes géné­ra­tions ont besoin d’être stimu­lées par des choses posi­tives et pas du néga­tif face à la montée actuelle d’or­ga­nismes comme Daech, etc.

Il est évident et indis­pen­sable qu’un film basé sur des témoi­gnages s’im­pose au niveau natio­nal…

Jacque­line KNECHT MOSSER

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