Henri MERTZ, incorporé de force et poète
« Tout Alsacien soucieux de son avenir doit savoir à la fois et le français et l’allemand et le dialecte. Il faut aussi qu’il soit capable de se taire sous n’importe quel régime » (Henri Mertz).
Son portrait biographique a été établi et nous a été aimablement transmis par Hugues Hoohs : Biographie de Henri Mertz
SCHIELE Louis
Je fais des recherches sur le parcours de Louis Schiele, né à Ammerschwihr le 25.10.1920 et demeurant à Orbey. Il faisait partie du 506 Grenadier-Regiment. Le VDK indique comme date de disparition le 1.9.1944 et comme lieu : Warka Brückenkopf / Weichselbogen/ Weichselbrückenkopf.
Merci pour tout renseignement complémentaire.
Jacqueline Groell – jsgroell@gmail.com
Compléments transmis par Claude Herold
Sur cette page figurent également Théo Paul Schmitt et Jean Schutz.
RAPP Lucien
Je fais des recherches sur le parcours de mon grand-oncle Lucien Rapp. Il est né le 8.7.1924 à Châtenois où il habitait. Il a perdu la vie par balle le 19 septembre 1944 à Besange-la-Petite, lors de la bataille d’Arracourt.
Il est répertorié sur le site Mémoire des Hommes :
Lucien RAPP
Mort pour la France le 19–09–1944 (Besange la Petite, 57 – Moselle, France)
Né(e) le/en 08–07–1924 à Chatenois (67 – Bas-Rhin, France)
20 ans, 2 mois et 10 jours
Mort pour la France
Chatenois (67 – Bas-Rhin, France)
Service historique de la Défense, Caen
Fiche WAST :
Rapp Lucien WAST : Rapp Lucien WAST
Merci pour toute aide,
Fabienne Rapp – rappfabienne777@gmail.com
Compléments transmis par Claude Herold
BAPST André
Mon père, Bapst André, né le 26/01/1922 à Illkirch-Graffenstaden (où il résidait), a été incorporé de force dans un régiment de chasseurs alpins. Je tente de reconstituer son parcours. Je sais qu’il était en Norvège et ensuite en Grèce avec ce régiment et prisonnier en Yougoslavie. Il est rentré en 1945.
Merci pour toute aide.
Francois Bapst
Personne ne choisit son grand-père, mais chacun choisit les produits qu’il achète – Un billet d’humeur de...
Le grand journal allemand Bild a publié, le 8 février 2024, le dossier des archives de la Wehrmacht qui accable Waldemar Baerbock , le grand-père de l’actuelle ministre des Affaires Etrangères de la RFA, Anna-Lena Baerbock.
Le grand-père était un nazi inconditionnel, officier de la Wehrmacht. La ministre dit qu’elle ignorait qu’il fut un officier hitlérien fanatique. Cela n’est pas crédible (cf : Révélations gênantes sur le passé nazi de Waldemar Baerbock).
Toutes les personnes attentives à l’histoire allemande après la Seconde Guerre mondiale savent que l’ Allemagne n’a jamais été dénazifiée (cf : le livre du professeur Alfred Wahl, La seconde histoire du nazisme dans l’Allemagne fédérale depuis 1945, paru en 2006).
Chacun remarquera que, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, dans les différents gouvernements allemands aucun ministre n’a porté le nom de la famille d’un résistant allemand : personne de la famille de Hans et Sophie Sholl, de Willy Graf, du pasteur Niemöller, du cardinal Joachim Degenhardt, de l’évêque von Galen , des conjurés du 20 juillet 1944 et d’autres dont j’ai oublié le nom. Il y eu un député CDU du nom de von Stauffenberg, mais la prudence proverbiale de la CDU ne le fit pas ministre !
Au contraire, je ne citerai qu’un exemple : celui d’ Ulrich de Maizières (descendant de huguenots lorrains), général nazi qui servit dans l’OKW (Haut commandement de l’armée de terre nazi). Il fut arrêté par les Britanniques à la fin de la guerre et emprisonné quelques années en Grande-Bretagne. A sa libération, l’habile chancelier Konrad Adenauer l’appela à ses côtés pour reconstituer l’armée allemande et il recommença une belle carrière dans la Bundeswehr. Son fils Thomas fut ministre à plusieurs reprises dans les gouvernements présidés par la chancelière Angela Merkel , et notamment de la Défense.
Après la guerre, les nazis titulaires des plus hautes fonctions du IIIe Reich furent jugés ou fuirent en Espagne, en Italie du Nord (dans l’ex-République de Salo), en Amérique latine ou dans les pays du Moyen-Orient.
Je ne reprocherai jamais à Madame Baerbock le passé de son grand-père, mais je lui reproche son manque de courage. Je vous rappelle qu’ en 2017, le groupe des Verts Allemands – dans l’opposition à cette date – m’avait soutenu dans ma demande de reconnaissance de l’incorporation de force comme crime contre l’humanité. Les Verts avaient interpellé avec fermeté la chancelière Merkel.
La réponse de la chancelière fut mensongère et minable : pour elle, tout avait été réglé avec les accords Schmidt-Giscard d’Estaing. Cela est faux. Ces accords indemnisèrent de la somme de 1385 euros les veuves, une somme dérisoire versée pour des « raisons humanitaires ».
Suite à mes diverses interventions, Madame Anna-Lena Baerbock a reconnu en sa qualité de Ministre des Affaires Etrangères : « que l’Incorporation de Force des jeunes Français dans la Wehrmacht constituait une grave infraction au droit pénal international, pour ceux qui avaient été obligés de combattre sur le sol de leur patrie » (je souligne). Autant dire que cela ne concerne qu’une minorité et non la totalité des 142 500 « déportés militaires » alsaciens et mosellans.
Je répète ce que j’ai déjà écrit : il n’y a qu’une seule communauté de Malgré-Nous, tous victimes du nazisme. ll est inutile de se cacher derrière des arguties juridiques, selon l’expression du député allemand Gregor Gysi, et d’essayer de nous diviser en créant différentes classes de combattants.
Les grandes marques allemandes – Mercedes-Bentz, BMW, Bayer, BASF, Hugo Boss, Thyssen-Krupp, Volkswagen, Allianz – furent toutes au service du régime hitlérien. Acheter français est un devoir civique envers nos concitoyens et un devoir moral envers les 40 000 Alsaciens et Mosellans morts revêtus de force de l’uniforme ennemi. La Wehrmacht, au plus fort des combats, ressemblait plus à un camp de concentration à ciel ouvert qu’à une armée d’après les écrits du correspondant de guerre allemand Theodor Pliever en Union soviétique. Les soldats devaient tenir « jusqu’à la victoire finale » dans le froid, la boue, la neige, le ventre vide ou presque.
Renée Baudot, le 21.2.2024
Dénazification. Formulaire que les troupes d’occupation françaises ont fait remplir aux allemands dans le secteur français. Document transmis par Claude Herold.
Agon-Coutainville : Inauguration de la place du Dr. Guillard – Un dossier composé par la SNIFAM
En 1944, à Agon-Coutainville, en Normandie, deux incorporés de force alsaciens, Armand Durlewanger et Joseph Meyer, parviennent à s’échapper de la Waffen-SS grâce au Docteur Guillard et ses camarades, dont Georges Hirondel, séminariste. Une place, inaugurée en présence de madame la Sous-Préfète, porte désormais le nom du courageux docteur grâce aux recherches et au dévouement de la SNIFAM.
Le parcours d’Armand Durlewanger : Armand Durlewanger



















