STAHL Jean Achille – D’après son dossier du PAVCC transmis par Sylvain Balys
STAHL Jean Achille
Né à Thannenkirch 24.6.1918.
Mort à Berislaw (Ukraine) le 3.11.1943. Inhumé au cimetière de Dremailowka, secteur E, tombe 7.
Mort pour la France.
COMPLEMENT DE CLAUDE HEROLD
Achille Stahl est décédé des suites d’une rafale de mitrailleuse qui l’a touché au côté droit de la tête :
RAD : le camp de Dingelstädt en Thuringe – Documents transmis par André Laborie
Série de photographies prises au camp du Reichsarbeitsdienst de Dingelstädt en Thuringe. A la fois souvenir et propagande, elle dépeint une vie idyllique des jeunes femmes au cours de ce service.
André Laborie aimerait que des parents des personnes citées entrent en contact avec lui : andre.laborie675@orange.fr
HALTER Armand – D’après son dossier du PAVCC transmis par Sylvain Balys
HALTER Armand Eugène
Né à Thannenkirch le 11.12.1915, demeurant à Mulhouse.
Coiffeur à Mulhouse.
Epoux de Françoise Louise Graff (* Antony, Seine, 3.12.1913) ; sans enfant.
Engagé volontaire. Extrait d’un rapport du Commissariat central de Mulhouse – Sûreté urbaine (20.6.1952) : « Au début de l’occupation (sic pour Annexion), le sieur Halter exploitait un salon de coiffure (…) de notre ville. Ce salon, vu la proximité d’un casernement de la Police était surtout fréquenté par les membres de cette unité, ce qui incita sa clientèle habituelle à aller ailleurs. Au printemps 1941, quand cette unité de police fut déplacée, Halter se trouva pratiquement sans clients. Sur le point d’être requis pour travailler Outre-Rhin, l’intéressé se laissa prendre à la propagande nazie, en donnant suite à un appel en faveur d’un recrutement de jeunes Alsaciens pour combler les effectifs de la Police locale. Le 23.6.1941, Halter signa son engagement dans la Hilfspolizei (Police auxiliaire). Il faut immédiatement affecté à l’Ecole de police de Karlsruhe, puis muté à Francfort et à Erfurt, d’où il fut versé au 2e Escadron de Police à Posen, puis au front russe.
Halter a été porté disparu le 22.1.1945 lors des combats qui se sont déroulés près de Kalisch (Pologne).
Bien que l’intéressé se soit engagé volontairement dans la Police allemande, il ne l’a pas fait dans l’intention réelle de coopérer à l’effort de guerre allemand. Son attitude nationale n’a pas autrement prêté à critique. Son épouse a eu une attitude correcte à l’égard de la France ». Voir aussi les documents ci-après, dont le témoignage de Georges Sieffert, de Mulhouse.
Polizei Reiter Ers. Abteilung, 2. Schwadron/Granattwerferzug.
Dernières nouvelles : 18.11.1944, Posen. Polizei Reiter Granattwerferzug –24/26.
Mention « mort pour la France » refusée (4.12.1952), malgré un avis favorable de la Commission départementale de Contrôle du Haut-Rhin (26.1.1953).
ENTZMANN Joseph Gilbert – D’après le dossier du PAVCC transmis par Sylvain Balys
ENTZMANN Joseph Gilbert
Né à Thannenkirch le 3.2.1923.
Incorporé de force.
Chasseur/Jäger.
Décède de ses blessures le 19.6.1943 à 10 km au sud de Schlüsselburg (Russie),dans le secteur du lac Ladoga.
Inhumé le même jour dans le cimetière militaire de Znigri, à 16 km au sud de Schlüsselburg.
Mort pour la France.
COMPLEMENTS TRANSMIS PAR CLAUDE HEROLD
GASSMANN Armand – D’après le dossier du PAVCC transmis par Sylvain Balys
(*Thannenkirch 16.3.1918). Bûcheron.
Incorporé de force le 19 avril 1943. N’a fait partie d’aucune organisation nazie.
Gren. Ausb. Bat. 4/478/2e cie Elbing
Caporal.
Dernière permission : septembre 1943.
Dernières nouvelles : 3.3.1944
Lettre du 21.6.1944- FPN 10186B : Blessé par un char à la cuisse et porté disparu lors de combats le 13.3.1944 près de Raspdorf (Ukraine).
Existe un témoignage de Joseph Fuchs, de Rodern (absent du dossier).
Déporté militaire.
Mort pour la France.
Les incorporés de force 1942–1945. Journées au Mémorial de Caen (2022)
Un colloque exceptionnel s’est tenu à Caen en septembre 2022 : pour la première fois, des journées d’études sur les Malgré-Nous » se sont tenues en Normandie. Pour l’occasion, l’association des Amis du Mémorial de Caen, en partenariat avec le Mémorial de Caen et la SNIFAM (Solidarité Normande aux Incorporés de Force d’Alsace-Moselle), a réuni douze historiens et spécialistes alsaciens et mosellans de l’incorporation de force. Leurs communications sont aujourd’hui réunies dans cet ouvrage bien illustré. Il s’agit de Jean-Laurent VONAU (la période 1870–1945 ; d’Oradour-sur-Glane à la vallée de la Saulx), Nicolas MENGUS (« Malgré-Nous » et « déportés militaires »), Marie GOERG-LIEBY (les « Malgré-Elles »), Eric LE NORMAND (la résistance des « Malgré-Nous »), Jean BEZARD (souvenirs d’enfance et actions de la SNIFAM), Joseph TRITZ (les prisonniers de guerre), Igor FUTTERER (Arts et Mémoire ; l’individu et la société), Gérard MICHEL (les veuves et orphelins), Philippe WILMOUTH (le silence des Mosellans après 1945), Claude HEROLD (la recherche des non-rentrés), Alphonse TROESTLER (le « Mur des noms »), Marcel SPISSER (le Mémorial de Schirmeck). Un bilan est dressé par Jean-Pierre THIRY qui estime que les incorporés de force devraient enfin être officiellement reconnus comme des « victimes françaises, et non régionales, de crime contre l’humanité ». Cette passionnante publication s’achève par le texte de la pièce de théâtre d’Igor FUTTERER, « La cigogne n’a qu’une tête ! » (1997) et son projet d’adaptation sous forme de storyboard par l’auteur et Nicolas MENGUS, en attendant une adaptation cinématographique.
Nicolas Mengus
Jean-François Morlay (dir.), Les incorporés de force 1942–1945. Journées au Mémorial de Caen, le mardi 27 et mercredi 28 septembre 2022, Les Amis du Mémorial de Caen, Caen, 2023, 175 pages. Vendu par correspondance par les Amis du Mémorial de Caen – Jean-François Morlay, 133 rue Jean Moulin, 14880 Hermanville s/Mer : 35€ (port compris).



























































