Les incorporés de force non-rentrés d’Italie – Une liste par Claude Herold : Italie Liste de Claude Herold
– Eugène FAIGLE (*06/06/1925 à Danne-et-Quatre-Vents + 25/04/1944 près de Thigina, en Roumanie).
– Charles DEMANGE (*19/03/1922 à Bois-de-Chênes (57 Phalsbourg) +21/05/1944 à Syajno, en Hongrie).
– Hubert MOUZARD (*09/01/1913 à Danne-et-quatre-Vents +09/05/1945 à Danne-et-Quatre-Vents). Il n’est pas certain que sa mort résulte du conflit.
Documents aimablement transmis par Christian Kiefer
Précisions de Philippe Wilmouth, président d’Ascomémo 39–45
Seuls Eugène Faigle et Charles Demange ont été reconnus « Mort pour la France ». Hubert Mouzard n’est sans doute pas mort des suites de la guerre.
Compléments de Claude Herold
Eugène Faigle (*6.6.1925 à Danne-et- Quatre-Vents, disp. Bowissowka 25.4.1944) était Grenadier. Son corps a probablement été transféré au cimetière militaire de Chisinau en tant que soldat inconnu.
Charles Demange (*19/03/1922 à Phalsbourg-Bois-de-Chênes disp. 21/05/1944 à Szajno). Gefreiter. Il a probablement été transféré au cimetière militaire de Potelytsch (Pologne) en tant que soldat inconnu.
Précision de Patrick Kautzmann : Demange n’est pas tombé en Hongrie, mais plutôt en Pologne, ce qui correspondrait à l’évolution du front à la date de sa disparition. Claude Herold ajoute qu’il y a SZAJNO en Ukraine (comme l’indique le VDK) et SYAJNO en Hongrie (d’après Google).
Aucun renseignement n’a été trouvé sur Hubert Mouzard qui n’est pas décédé en tant que militaire ou victime civile.
Dans le cadre de la mission du 80e anniversaire de la Libération, nous avons le plaisir de vous informer de l’évènement labelisé suivant :
L’intervention d’Igor Futterer au Club de la Presse du Limousin, le lundi 27 mai à 10h00.
Il présentera le Masterclass « d’histoire contemporaine & vivante » sur le texte de théâtre « La cigogne n’a qu’une tête » qui se tiendra auprès de deux classes du lycée professionnel Edouard Vaillant de St. Junien le 27 & 28 mai 2024.
Le Club de la Presse du Limousin
Hôtel de Région
27, boulevard de la Corderie
87031 Limoges cedex
Téléphone : 05 55 45 18 03 ou 05 55 32 70 01
Mail : clubpresselim@gmail.com
Dans le cadre de mes recherches sur les combats autour de Salerne, je souhaite recueillir des informations sur les Alsaciens :
GOLLING Paul Pierre (je ne suis pas sûr de son prénom) est porté disparu à Salerne le 15.9.1943. J’ignore malheureusement quelle fut son unité. Il a été déclaré « mort pour la France ».
A l’automne 2021, j’ai écrit à Caen que Golling avait été retrouvé parce que beaucoup d’autres avaient été trouvés, y compris un équipage de char sur la même route, le Panzer IV de la division Hermann Göring. Il existe une photo bien connue montrant exactement une semaine après, le 22 septembre, des Anglais avançant sur cette route au sud de Filetta (Salerne).
Pierre Paul Golling a été tué au combat avec d’autres soldats. Certains membres de sa compagnie ont été retrouvés avec des plaques d’identité et un autre inconnu. Peut-être repose-t-il maintenant comme soldat inconnu dans le bloc 18 à Cassino.
Cet après-midi du 15 septembre 1943, les tirs d’artillerie, les tirs MG et les tirs navals ouvrirent des brèches dans la colonne d’attaque allemande. Toute la 167e brigade britannique concentrait ce feu puissant.
J’ai également dit au bureau de Caen que ma grand-mère, qui vivait à proximité, m’a raconté que dans les années 1950, il n’y avait pas de panzers ni de morts. Et Golling a été laissé sans sépulture sur la route ! On l’a donc enlevé de là !
Après cette bataille, pendant ces quelques jours, le secteur était calme, malgré d’autres villes sur le front de Salerne. Même les Allemands ont eu le temps de voir avec des jumelles les ennemis près de la maison de ma grand-mère et de retourner vers le nord. En fait, ma grand-mère se souvient de l’explosion d’obus d’artillerie, mais ni les Allemands ni les Britanniques ne se sont inquiétés et la seule bataille qui s’est déroulée a eu lieu sur cette route. Toute la région a ensuite été abandonnée et la principale ligne de résistance (Widerstandlinie dans les documents) se trouvait sur le col de l’Acerno !
WITH Charles. Il est mort le 15.9.43 (selon le VDK) lors d’une contre-attaque allemande, probablement dans les environs de cimetière de Salerne (et non à Monte Cassino le 13.9 comme l’indique la source française). Il faisait partie du 129e Panzergrenadier-Regiment. Il est inhumé à Cassino : bloc 19, tombe 241. Il est répertorié par la Région Alsace :
Je poursuis mes recherches sur BACH Jean (ou Joseph ?), né le 12.3.1922 et tué le 14.9.1943 à Fiocche, dans le secteur d’Eboli, lors d’une attaque lancée par les Allemands, en même temps que le Major Guldenpfenning. Ils faisaient partie du 9e Panzegrenadier-Regiment (26e Panzerdivision).
Ce qui me pose problème c’est :
1) pas de morts sauf 1 d’une autre compagnie du I/9 (le II/9 a attaqué, le I/9 en réserve Olevano/Battipaglia les 13/14.9.43).
2) un seul mort du I/9 ce jour là mais aussi un Major car les camions ont été attaqués par des avions, aujourd’hui enterré comme « inconnu » à Cassino.
3) Bach a donc disparu de cette façon ou a été tué par des obus autour d’Olevano ou la troisième hypothèse est que la 4e compagnie était une schwere Kompanie et qu’il servait au II/9 avec un mortier ou un canon de campagne.
Bach n’est pas répertorié à la Région Alsace. Retrouver sa sépulture nécessite de nouvelles recherches. En effet, les Allemands avaient plusieurs cimetières militaires et beaucoup ont même été transférés dans le cimetière américain de Soprano (section geemna) et le cimetière de guerre allemand de Salerno (où With, Golling et Philipps ont été enterrés).
DOCUMENT TRANSMIS PAR CLAUDE HEROLD :
Question écrite de M. Charles Sitzenstuhl (Renaissance – Bas-Rhin) et réponse ministérielle. – Document transmis par Serge Amorich, délégué national de l’Association des anciens incorporés de force dans le RAD et KHD d’Alsace et de Moselle : Question écrite de M. Charles Sitzenstuhl (Renaissance – Bas-Rhin) et réponse ministérielle
Monsieur Olivier BITZ attire l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre des armées, chargée des anciens combattants et de la mémoire sur la reconnaissance des pupilles de la Nation.
Le décret n° 2000–657 du 13 juillet 2000 prévoit le droit à l’indemnisation des orphelins dont les parents ont été victimes de persécutions antisémites et racistes durant la guerre de 1939–1945. Ce droit a été élargi aux orphelins de parents victimes de la barbarie nazie, morts en déportation, fusillés ou massacrés pour actes de résistance ou pour des faits politiques conformément aux dispositions fixées par le décret n° 2004–751 du 27 juillet 2004.
Néanmoins, il apparait que ces dispositions ne prévoient aucune reconnaissance et indemnisation pour les pupilles de la Nation du fait de la guerre de 1939–1945, d’Indochine, d’Algérie, et des combats du Maroc et de Tunisie. L’état actuel de notre droit ne couvre ainsi pas toutes les mémoires. Cela représente une souffrance pour les familles concernées, d’autant que celles-ci demeurent très attachées au devoir de mémoire. Elles sont en effet engagées dans cette quête de reconnaissance depuis de nombreuses décennies.
A la veille du 80ème anniversaire de la Libération, notre pays ne doit pas abandonner les enfants de ceux qui sont morts pour défendre les principes et valeurs de la République. Défiant le temps qui passe, le souvenir de ces hommes perdure. Ces enfants de soldats ne cessent de prolonger leur combat contre l’oubli et en faveur de la reconnaissance pleine et entière de leur statut de pupille de la Nation. Ils portent un message républicain auquel il est sensible.
Cette revendication concerne tout au plus 20 000 orphelins d’après l’association nationale des pupilles de la Nation et des orphelins de guerre. Il s’agit de personnes aux âges avancés, généralement supérieurs à 80 ans.
Il sollicite donc son attention afin que lui soit précisé les intentions du Gouvernement quant à la demande de reconnaissance de tous les pupilles de la Nation.
Texte transmis par Serge AMORICH, délégué national de l’Association des anciens incorporés de force dans le RAD et KHD d’Alsace et de Moselle