Bernard Malischewsky est né le 12 11 1917 à Strasbourg. Il est le fils d’un sous-officier prussien Bernhard Malischewsky en service en Alsace et d’une mère alsacienne, Marie Louise Roeschwein.
En 1936, il change de nationalité et s’engage dans la Coloniale et part en Tunisie en 36. Il subit la défaite de 1940 où lui et ses camarades doivent se rendre sans tirer un coup de feu !
Rengagé pour 3 ans en 1941, il rejoint l’armée anglaise en Lybie, puis les FFL de De Gaulle. Il débarque en Sicile, puis à Naples libère l’Italie dont le mont Cassino, puis c’est le débarquement en Provence et la libération de l’Alsace par le Sud. Il est libéré de ses obligations militaire en août 1945 et retourne en Algérie rejoindre sa femme.
Entre temps, il avait été condamné à mort par contumace par le tribunal de Strasbourg où il doit se justifier en 1962, à son retour d’Algérie. C’était le sort de tous les Alsaciens qui refusaient l’uniforme allemand…
En conclusion, remercions l’Europe pour la paix et vive l’entente franco-allemande !
Tunisie 1939. Bernard Malischewsky (à droite) et son camarade Lutmann, de Strasbourg.


« Après l’expérience de quelques pionniers qui ont consenti à se livrer pour la rédaction du tome premier de Orphelins de guerre – Enfin des mots, d’autres parmi nous ont osé faire le pas. Ils et elles ont écrit ou raconté. C’est l’objet de ce tome 2.
Je fais des recherches pour un voisin de Bischwiller qui n’a jamais connu son père qui a disparu sur le front de l’Est, incorporé de force dans l’armée allemande.
– Feldpostnummer 34532 E = 4e compagnie du Grenadier Regiment 464 de la 253. Infanterie-Division. Cette division se trouve dans le secteur de Kowel d’avril à juin 1944, puis dans le secteur de Cholm. Elle se retire ensuite jusque sur la Weichsel et combat au Sud de Pulawy jusqu’en octobre 1944, puis dans les Beskides, chaîne de montagne des Carpates à cheval sur la Pologne, l’Ukraine, la République Tchèque et la Slovaquie. Elle est en Silésie en février 1945, à Mähren en avril 1945 et elle entre en captivité chez les Russes à Deutsch-Brod.
