La liste des incorporés de force de Waldighoffen, dans le Sundgau, a été établie par M. René Minéry, historien, et nous a été transmise par Madame Francine Hoff. Qu’ils en soient ici sincèrement remerciés.
Les tués et portés disparus de Marlenheim
Monsieur Georges Bernard Krantz, de l’Union Nationale des Combattants de Marlenheim, a recensé les incorporés de force tués ou portés disparus de la commune de Marlenheim (Bas-Rhin).
Merci à lui pour nous avoir communiqué le fruit de ses patientes recherches.
M. Claude Herold nous a communiqué ces précisions provenant de la banque de données du Volksbund (Merci !) :
BRINSTER Enterré a Szegard/Marx Platz Spital en Hongrie.
BUETSCHA Enterré à Dagneux au cimetiere Militaire Allemand Blok 31 Grab 244.
DANGELSER Disparu à Küstrin/Kostrzyn en Pologne.
FISCHER Disparu à Pomorze/Kujawy en Pologne.
FISCHER Disparu à Pomorze/Kujawy en Pologne.
FRITSCH Enterré au cimetiere militaire Allemand de Mlawka en Pologne Blok 6 Reihe 35 Grab 2812.
HORNECKER Disparu à Modlin/Jablona en Pologne.
KIRCHER Disparu dans le secteur de Jehateriowka/Jelenov en Pologne.
SCHWENK enterré au cimetiere militaire Allemand de Riga Beberbeki en Lettonie Blok 2 Reihe 2 Grab 19.
SPENGLER Disparu Hospital Grudziady en Pologne.
WIPF Disparu Hauptverbandsplatz San.Komp.1/142 Smela en Ukraine.

Ci-contre : tombe de Robert Schwenk à Beberbecki (Photo Christine Meyer)
TORRELBA
J’essaie de reconstituer le parcours de mon oncle qui a séjourné à Tambow en 1945. Je recherche le nom de Torrelba qui figure sur sa carte de rapatrié délivrée à Paris le 20/10/45. Il est mentionné sur cette carte « dernier lieu de détention ou de travail en Allemagne : Torrelba ».
Malgré toutes mes recherches, je n’ai trouvé ce nom nulle part. Quelqu’un peut-il m’aider à identifier ce lieu ? Merci d’avance pour toute réponse.
Monique LUDWIG, Weyersheim
Courriel : moniqueetcharles@yahoo.fr
Disparu/Vermisst
HAUBENESTEL Jean, Disparu/Vermisst. Familles d’Alsace et de Moselle dans l’attente et l’anxiété de 1945 à nos jours, chez l’auteur, Strasbourg, 2008.
Entre deux fronts. Les incorporés de force alsaciens dans la Waffen-SS, volume 2
MENGUS Nicolas, HUGEL André, Entre deux fronts. Les incorporés de force alsaciens dans la Waffen-SS, 2e tome, Editions Pierron, Paris-Sarreguemines, 2008, 581 pages.
« Disparu/Vermisst » & « Entre deux fronts » II
Jean Haubenestel revient sur la tragédie des non rentrés, de ceux qui sont toujours portés disparus et dont la parenté espère encore, plus de 60 ans après la fin de la guerre, avoir des nouvelles, ne serait-ce que la localisation d’une sépulture.
Jean Haubenestel, Disparu/Vermisst. Familles d’Alsace et de Moselle dans l’attente et l’anxiété de 1945 à nos jours, chez l’auteur, 2008.
Contact : jean.haubenestel@wanadoo.fr
Après avoir retracé, dans le premier volume, le contexte historique de l’incorporation de force des Alsaciens dans la Waffen-SS – non sans évoquer le cas des Mosellans -, André Hugel et Nicolas Mengus laissent la parole à une soixantaine de témoins qui relatent leur vécu sur les fronts de Normandie, d’Italie ou encore de Hongrie.
Nicolas Mengus, André Hugel, Entre deux fronts. Les incorporés de force alsaciens dans la Waffen-SS, vol. 2, Editions Pierron, Paris-Sarreguemines, 2008.
Contact: Editions Pierron 70, boulevard de Sébastopol, 75003 Paris / 2, rue Gutemberg 57206 Sarreguemines
Étiez-vous à Strasbourg le 3 septembre 1939 quand la guerre fut déclarée ?
APPEL A TEMOINS
POUR FILM DOCUMENTAIRE
Étiez-vous à Strasbourg le 3 septembre 1939 quand la guerre fut déclarée ?
La réalisatrice Martina Hall réalise un documentaire sur ce jour précis avec le soutien de France 3, et la chaine de télévision anglaise ITV, en partenariat avec l’Imperial War Museum de Londres. Martina Hall souhaite rencontrer ceux qui ont vécu cette journée, et qui veulent partager souvenirs, anecdotes, photos ou films amateurs.
Pour tout contact avec la chaîne ITV, veuillez contacter Stéphanie Pochet par email : stephanie.pochet@itv.com ou par téléphone au 00 44 207 157 3305 ;
ou par courrier à l’adresse suivante : Stéphanie Pochet, ITV, London Television Centre, Upper Ground, SE1 9LT, Londres, Grande Bretagne.
FELDPOSTNUMMER
Si vous cherchez à identifier un secteur postal de l’armée allemande (Feldpostnummer), M. Claude Herold se propose de vous y aider.
Vous pouvez le contacter à l’adresse suivante : claude.herold@wanadoo.fr
Stalag IIIB de Fürstenberg sur Oder
Nombreux sont les incorporé(e)s de force ayant côtoyé des prisonniers de guerre français de 1940 lorsqu’ils étaient Malgré-Nous. Il nous a donc paru intéressant de faire connaître le site suivant :
Stalag IIIB de Fürstenberg sur Oder – Histoire et localisation du Stalag IIIB et des arbeit-kommandos rattachés http://stalag3b.free.fr/
Depuis la Normandie, une recherche de familles de Malgré-Nous
Dans le département de la Manche, à Gouville-sur-Mer – commune située à 12km de Coutances -, entre le 20 et le 28 juillet 1944 sur le chemin de mon domicile, j’ai conversé avec deux soldats. Ils étaient sous l’uniforme allemand. J’avais 9 ans. Voici ce dont je me souviens très approximativement.
C’est un des deux soldats qui m’adressa la parole en me disant, dans un français, qui, si je ne m’abuse était sans accent :
– Tu n’es pas à l’école ?
– Non, il n’y a plus d’école depuis le 6 juin, car les Américains sont débarqués.
– Ça, on le sait bien, mais travailles-tu bien en classe… ? Et de me poser l’un et l’autre et sans accent, des questions sur ce que j’avais appris.
Ils connaissaient, les mêmes chansons que moi, les mêmes contes, les mêmes récitations… !
Je ne puis dire combien cette rencontre dura ! Ce dont je me souviens, c’est mon étonnement et aussi d’avoir couru jusqu’à mon domicile en imaginant mille choses.
En arrivant à la maison, remplie de réfugiés venus du nord de notre département, je racontais à mon père la rencontre que je venais de faire avec ces soldats parlant si bien le français…. ! Et sachant surtout les mêmes choses que moi…. ?!?!
Probablement pour être entendu de toutes les personnes présentes dans la pièce commune, mon père éleva la voix et dit : « Ce ne sont pas des Allemands, ce sont des Alsaciens. Des pauvres gars, ils sont plus français que nous. Ils ont été mis dans les pattes des Boches par Pétain et Laval » !! Il parla aussi des collaborateurs, du marché noir et aussi de différents faits auxquels je n’entendais pas grand chose.
Dominé par les effets que les propos de mon père eurent sur moi, je repartis chez Jean-Baptiste Ybert, au village du Hamelet, où les deux soldats en limite de sa cour m’avaient parlé.
J’entrais ; personne de la famille Ybert. C’était, je suppose, l’heure de la traite. Mais dans la pièce, située à droite en entrant, devant l’âtre, assis comme pour se chauffer les pieds, était un de ces soldats. Il était en tenue de guerre (comme nous disions). Son fusil était appuyé sur le jambage de la cheminée. Son casque était pendu à son bras gauche. Je voyais le soldat de dos.
L’été au bord de la mer, nous marchions toujours pieds-nus. Il ne dut pas m’entendre, mais moi je l’entendis fredonner une chanson « Sérénade sans espoir » que Rina Ketty avait fait connaître. Cette chanson, mon frère la chantait aussi. Agé de 21 ans, mon frère, le 17 juillet 1944, partit avec cinq compagnons, sur une barque de pêche, rejoindre par la mer les Américains. Ils débarquèrent en un lieu, situé au dessus de la ligne de front, dans la presqu’île du Cotentin.
Je m’approchais du soldat. Je vis qu’il avait les yeux inondés de larmes alors qu’il fredonnait toujours.
Me suis-je approché ? Je ne puis me le rappeler. Ce dont je me souviens, c’est qu’il me pressa contre lui et aussi que j’avais la main gauche dans son casque. Au fond du casque, était quelque chose de moelleux, des gants de laine peut-être ?
Combien durèrent ces instants ? Quelques minutes, il me semble ! Un camion s’arrêta devant la cour. Le soldat se précipita et monta à l’arrière.
Le camion allait en direction du front situé depuis plusieurs jours entre Lessay et La Haye-du-Puits, soit à 15 ou 20 km de Gouville-sur-Mer.
Jamais nous ne revîmes les deux soldats. Mon père disait : « Ils ont été changés de secteur, ils parlaient avec les gens ». Leur absence m’affectait. J’ai toujours pensé qu’ils avaient été tués et aussi que mon père ne voulait pas me voir en peine.
Le soldat qui m’étreignit, était, il me semble, plus jeune que mon frère. Donc, il ne pouvait avoir un fils de mon âge. Quelques années plus tard, et surtout au moment et après le procès de Bordeaux, j’ai pensé et je pense encore que cet incorporé de force avait un petit frère de mon âge, et qu’il l’avait vu en moi. Alors, si je pense juste, ce petit frère est aussi le mien, c’est donc lui ou sa famille que je recherche.
Nous ne connaissions ni le prénom, ni le nom, ni l’unité à laquelle appartenaient ces soldats, cependant je caresse l’espoir d’avoir un jour – et ce n’est pas un rêve de gosse – une rencontre avec la ou les familles de ces deux Malgré-Nous et donc de satisfaire un désir vieux de 55 ans : faire la connaissance de mon « frère Alsacien ».
Mon père savait beaucoup sur l’Alsace, non parce qu’en 1917–1918 il avait été face à des « Français d’Alsace » disait-il, mais parce que d’une tranchée à une autre ils parlaient et échangeaient.
De plus, à Gouville-sur-Mer était un épicier : Monsieur HARTMANN, un Alsacien. Il rendit d’immenses services pendant l’Occupation. Ne parlait-il pas le français, l’alsacien et l’allemand? Après la guerre et jusqu’à la fin des années 50, Monsieur HARTMANN était aussi taxi. Il est probablement allé terminer sa vie en Alsace. Avait-il des enfants ?
En 1945 ou 1946, en été, Madame HARTMANN me demanda d’amener son neveu à la plage. Son neveu avait à peu près mon âge. Il ne parlait pas un mot de français. Ce dont je me souviens c’est qu’il riait facilement de nos facéties. Nous sommes allés plusieurs fois à la plage. Nous y retrouvions les autres enfants de nos âges et restions de longs moments à jouer.
Et si, ce neveu de Monsieur et Madame HARTMANN lisait ces lignes …… ?!?!
Jean BÉZARD
Courriel : aubertn@wanadoo.fr
