De la captivité britannique à la captivité américaine, par Lucien Moszberger. Texte établi par Nicolas Mengus : De la captivité britannique à la captivité américaine
Sarreguemines : conférence autour du livre « A chacun sa guerre »
Le conférencier, Christophe Viller, exposera les témoignages de certains « Malgré-Nous », dont un d’une personne de Sarreguemines. Il est l’auteur d’un ouvrage labellisé « 80e anniversaire de la Libération », regroupant plusieurs dizaines d’entretiens qu’il a eu avec des incorporés de force. A la fin de son exposé suivi d’entretiens avec le public, il vous proposera la dédicace de son livre abondamment illustré (388 pages – 45€).
Organisée par l’Association Confluence
Entrée libre (dans la limite des places disponibles : 50).
Informations pratiques : https://www.sarreguemines-tourisme.com/fiches/947004773-conference-a-chacun-sa-guerre/
Vendredi 20 février 2026 à 20h
Archives Municipales
10 rue du Parc
57200 SARREGUEMINES
LANDWERLIN Pierre
Je souhaite reconstituer le parcours de Pierre Roger LANDWERLIN. Il est né le 29 août 1924 à Mulhouse, et il est décédé le mercredi 31 mai 1944 à 20 ans. La photo ci-contre aurait été prise en Sicile. Incorporé de force, il aurait été sous-marinier, puis déserteur, envoyé sur le front russe afin de déminer certaines zones et apparemment il aurait sauté sur une mine. Pierre dessinait très bien, et jouait du violon. Il a été reconnu « Mort pour la France ». Ses parents étaient Charles LANDWERLIN et Olga Frédérique STENZEL.
En vous remerciant d’avance pour toute aide dans mes recherches.
Eric BOETSCH – eric.boetsch399@orange.fr
Compléments transmis par Claude Herold
Alfred Wochner
Alfred Wochner est né le 6.3.1928 à Sondernach. Ses dernières nouvelles datent du 19.11.1944. Enrôlé dans la RAD-Abteilung 1/15 à Leunenburg bei Korschen (Prusse orientale), il est admis à l’hôpital de campagne 665, puis, le 18.2.1945, au Reserve-Lazarett de Glöwen-Westprignitz (Allemagne) pour les pieds gelés au 3e degré, la main droite gelée et pour dysenterie. En 1946, André Robach, né en 1928 à Strasbourg, témoigne avoir vu Alfred à Leunenburg entre le 16 et le 23.1.1945. Lui-même a été blessé et hosptialisé. Démobilisé, il apprend à son retour à Molsheim où il réside que l’unité d’André avait été dirigée en zone américaine. En 1947, Paul Zinglé, de Sondernach, dira qu’il l’a vu pour la dernière fois « sur la route menant de Preussisch Eylau à Zinten, fin janvier 1945. Il se trouvait dans une ambulance en direction de Zinten et (…) déclarait avoir les membres partiellement gelés et être transporté dans un hôpital militaire à Zinten ». Alfred meurt le 22.2.1945 et a été inhumé à Glöwen. Déporté militaire. Mort pour la France.
Doc. Division des Archives des Victimes des Conflits Contemporains, Caen
Enseignement : l’intégration des Françai(se)s incorporé(e)s de force
Serge AMORICH, délégué national de l’Association des anciens incorporés de force dans le RAD–KHD d’Alsace et de Moselle, nous transmet la réponse ministérielle à une question écrite relative à l’intégration de l’histoire des « Malgré-Nous » et des « Malgré-Elles » alsaciens et mosellans.
Question de Mme Elsa Schalck (Bas-Rhin – Les Républicains) publiée le 31/07/2025
Mme Elsa Schalck attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur l’intégration de l’histoire des Malgré-Nous et Malgré-Elles alsaciens et mosellans.
L’Histoire de l’Alsace-Moselle présente une singularité marquée, notamment en raison de l’incorporation de force de nombreux alsaciens et mosellans dans l’armée allemande durant la seconde guerre mondiale.
La transmission de cette mémoire spécifique constitue un enjeu majeur pour les jeunes générations. À ce titre, le Président de la République a affirmé, lors du 80e anniversaire de la libération de Strasbourg, que « la tragédie des Malgré-Nous doit être nommée, reconnue et enseignée » Cette déclaration a suscité une satisfaction et une attente forte parmi les familles concernées, les acteurs de la mémoire, ainsi que dans la population alsacienne.
Dès lors, elle souhaiterait connaître les mesures déjà engagées par le ministère pour intégrer cette page singulière de l’histoire nationale dans les enseignements scolaires, ainsi que les actions restant à mettre en oeuvre pour concrétiser pleinement cet engagement présidentiel.
Publiée dans le JO Sénat du 31/07/2025 – page 4333
Réponse du Ministère de l’éducation nationale publiée le 05/02/2026
Le destin des « malgré nous » est un épisode singulier et important de l’histoire de la France durant la Seconde Guerre mondiale, qui permet de rendre compte des conséquences lourdes de la défaite et de l’armistice de juin 1940, ainsi que de la complexité des parcours individuels en temps de guerre. Les programmes scolaires sont rédigés avec un niveau de généralité important, leur principe de rédaction consistant à fixer de grands objets d’enseignement que tous les élèves de la nation doivent étudier. Dans le cadre de leur liberté pédagogique, les professeurs peuvent tout à fait choisir d’évoquer le sort des incorporés de force alsaciens et mosellans. Ainsi, en classe de 3e, les incorporés de force peuvent être abordés dans le cadre du thème consacré à « L’Europe, un théâtre majeur des guerres totales (1914–1945) ». En CAP, l’évocation de la défaite de 1940 permet également aux enseignants d’aborder s’ils le souhaitent la question des « malgré nous ». Enfin, l’étude de la Seconde Guerre mondiale est approfondie dans les classes du cycle terminal : en première professionnelle, l’étude des deux guerres mondiales inclut le sort de la France ; en terminales générale et technologique, les enseignants peuvent traiter du sort des incorporés de force dans le cadre d’un cours sur la France dans la guerre ou d’un autre sur le front de l’Est. En terminale, en spécialité « histoire, géographie, géopolitique et sciences politiques », les élèves peuvent travailler dans le cadre du thème « Histoire et mémoires » sur le cas de la mémoire des incorporés de force d’Alsace-Lorraine. En complément, le ministère de l’éducation nationale a publié sur le site éduscol une ressource visant à inciter les professeurs à aborder le cas des incorporés de force dans leurs enseignements, en identifiant les entrées possibles dans différents programmes et en proposant des pistes pédagogiques.
Publiée dans le JO Sénat du 05/02/2026 – page 651
« Le Malgré-Nous alsacien Joseph Stephan » – Article écrit et communiqué par Jean-Marie Stephan
Lire l’article :
De trois résistants et déportés haut-rhinois : Camille KRIMM, Joseph KROPP et Eugène SCHWARTZ – Portraits réalisés...
« J’ai été arrêté pour avoir déclaré à un Allemand (directeur du centre de la Hitlerjugend de la FuchsfermeThannenkirch) que son pays perdra la guerre ». Cette « attitude provocante à l’égard d’un fonctionnaire du parti » au cours d’une altercation a valu à Camille Krimm (1892–1960) un internement à Colmar, puis aux camps de Vorbruck-Schirmeck et de Gaggenau (Allemagne), d’août 1944 à avril 1945 et l’attribution posthume – après un premier refus pour avoir été membre de l’Ortsgruppe de Thannenkirch et de la NSDAP à compter du 1eroctobre 1941 – du titre de « déporté politique » (1964).
Le bûcheron Joseph Kropp, né en 1893 à Thannenkirch, est arrêté à Echery le 14 octobre 1942, par la Feldgendarmerie. En fait, au moment de l’arrestation de son épouse, Rosalie Marceline née Antoine à Saint-Dié-des-Vosges, il avait fui par une fenêtre et s’est justement réfugié à Saint-Dié. Deux jours plus tard, il s’est constitué prisonnier, espérant ainsi obtenir la libération de sa femme. Interné à Strasbourg, il est condamné à 8 mois de prison par le Sondergericht (Tribunal d’exception) le 20.5.1943 et, ayant purgé sa peine, libéré le même jour. Son crime est d’avoir favorisé la fuite de prisonniers et d’Alsaciens réfractaires. L’acte d’accusation du 8 janvier 1943 mentionne notamment qu’il a ravitaillé, en 1941, deux Alsaciens réfractaires au RAD et qu’il les fait passer la frontière avec l’aide d’Auguste Peyer. Après la guerre, il est reconnu « interné politique » et « déporté résistant ». Il est détenteur de la Médaille de la Résistance.
Toujours dans le secteur de Thannenkirch, citons encore Eugène Frédéric Schwartz, qui y est né en 1886. Bûcheron de profession, père de famille nombreuse, il réside depuis 1921 à Wisembach (Vosges). Il est arrêté – ainsi que le curé Marchand – par la Feldgendarmerie le 28.10.1942 pour avoir hébergé et ravitaillé trois prisonniers français évadés. Le 4 décembre, le tribunal allemand « FK 622 Epinal » le condamne à une peine de prison à Epinal. Le 22 décembre suivant, il est condamné par le Tribunal de Saarbrücken à 2 ans et 9 mois d’emprisonnement. Il est interné jusqu’au 29.12.1942, il est déporté politique en Allemagne jusqu’au 14.5.1945.
Il est reconnu « déporté résistant » après la guerre.
Doc. Division des Archives des Victimes des Conflits Contemporains, Caen
KLINGLER Georges
Je voudrais reconstituer le parcours de mon grand-père Georges KLINGLER. Il est né le 12/08/1925 à Plobsheim où il résidait au moment de incorporation de force. Je précise qu’il est revenu vivant.





