Mosbach Charles

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KLIPFEL Joseph

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MOSSER René

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KLOTZ Valen­tin

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Moog André et Georges, habi­tant à Ober­see­bach

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MERLE Georges

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MERSY Marcel

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RAPP Georges

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Je souhaite recons­ti­tuer le parcours de mon grand-oncle Georges Rapp, né le 12 avril 1915 à Metz. Par ordon­nance du 16 février 1943 furent appe­lées sous les drapeaux les classes de 1914 à 1919. Ces classes sont incor­po­rées dans la Wehr­macht en juin 1943.

Voici ce que les archives alle­mandes permettent de savoir sur son parcours :

24.6.1943 : Stamm-Kompa­nie-Flugab­wehr-Ersatz-Bataillon (moto­ri­siert) 31 à Heili­gen­beil.

26.2.1944 : Ober­schütze dans la Flugab­wehr-Kompa­nie 246.

12.6.1944 : date de sa dernière lettre envoyée de Witebsk. 

Georges fût envoyé vers le front russe, où les « Malgré-Nous » étaient envoyés en prio­rité afin d’évi­ter les déser­tions. Décédé le 28 février 1945 à 29 ans, 10 mois et 7 jours, au camp 188 de Tambow, au sud de Moscou. J’ai aussi trouvé une date de décès au 10 septembre 1945 dans les archives alle­mandes.

Merci pour tout rensei­gne­ment complé­men­taire.

Stephane Franiatte stephane.franiat­te@g­mail.com

 

  • Fiche du VDK trans­mise par Claude Herold qui signale que M. Rapp n’est pas réper­to­rié au DRK.

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Lothaire Kübel, le héros d’Ar­gen­ton-sur-Creuse – Article paru dans « La Nouvelle Répu­blique » du 28.11.2020

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Si Lothaire Kübel a grandi bien loin d’Ar­gen­ton avant de rejoindre la ville, l’âme héroïque du person­nage flotte encore fière­ment au-dessus de la Venise du Berry. Ses actes de bravoure font de lui le héros de ce triste 9 juin 1944.

C’est en 1942 que l’homme fuit l’Al­sace pour éviter d’in­cor­po­rer l’ar­mée alle­mande. Quand il arrive dans le Berry, ce profes­seur rejoint le collège pour y ensei­gner l’al­le­mand. Pour échap­per à l’ar­res­ta­tion, la direc­trice du collège lui suggère forte­ment d’ac­qué­rir une nouvelle iden­tité. Il devient donc Jean-Marie Cubel.
Soixante-sept civils tués
Le profes­seur s’in­tègre rapi­de­ment, déci­dant même de rejoindre le club de foot­ball après avoir rencon­tré le gardien de l’équipe, lui-même alsa­cien. Mais si Lothaire Kübel reste aujourd’­hui dans les têtes de chaque Argen­ton­nais, c’est pour son héroïsme, le 9 juin 1944.
Une jour­née d’une mons­truo­sité indi­cible. Les résis­tants mènent des opéra­tions dans la région, pour barrer la route aux Alle­mands, le matin même. Une compa­gnie de la divi­sion SS « Das Reich » arrive, en fin d’après-midi, en repré­sailles. Furieux de l’at­taque d’un de leur train conte­nant des muni­tions et de l’es­sence dans le quar­tier du Petit-Nice, le groupe alle­mand inves­tit sauva­ge­ment la ville. Certains entrent dans plusieurs maisons, assas­si­nant de sang-froid des familles entières. D’autres s’oc­cupent de rassem­bler 174 otages qu’ils diri­ge­ront au Petit-Nice, dans l’op­tique de les fusiller.
Lors de ce rassem­ble­ment, Lothaire Kübel jouera un rôle déter­mi­nant, malgré ses faux papiers. Les mili­taires nazis sont surpris par sa maîtrise de la langue alle­mande. Le profes­seur gagne peu à peu leur confiance en servant d‘in­ter­prète. Les otages passe­ront la nuit dehors sans pouvoir dormir alors que Lothaire Kübel conti­nue de négo­cier. Le lende­main, la compa­gnie rassemble les otages en contrô­lant scru­pu­leu­se­ment chaque iden­tité.
Durant ce contrôle, le profes­seur sauvera un grand nombre d’entre eux, dont ceux ne déte­nant pas de papiers. L’Ar­gen­ton­nais présente certains otages comme amis, joueurs de foot, anciens élèves ou commerçants. Au final, les otages sont libé­rés et seuls une quin­zaine d’entre eux sont embarqués pour rejoindre Limoges. Deux d’entre eux arrivent à fuir, les SS abat­tront les autres.
Cette attaque fera 67 civils assas­si­nés. Un triste bilan consi­dé­ra­ble­ment allégé par l’ac­tion de Lothaire Kübel. Le héros rece­vra une lettre de féli­ci­ta­tions du ministre de l’Édu­ca­tion, le 22 juillet 1944. S’il retourne ensuite en Alsace, le profes­seur revien­dra en visite à Argen­ton chaque été. Il reçoit en 1990 les insignes de la Légion d’hon­neur lors d’une céré­mo­nie sur les lieux de la prise d’otages. Il s’éteint en 2010, à Stras­bourg, mais conti­nue, aujourd’­hui encore, de vivre en héros, à Argen­ton.

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LUX René et LANG Claire, épouse LUX

Commentaire (0) Portraits d'incorporés de force/déportés militaires

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