Adam Marius

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SAINT-AVOLD : Septembre 1939-août 1940. Un exil inté­rieur : l’éva­cua­tion des mineurs dans le bassin houiller lorrain

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SAINT-AVOLD
Jusqu’au 28.8 : « Septembre 1939-août 1940. Un exil inté­rieur : l’éva­cua­tion des mineurs dans le bassin houiller lorrain » – Centre des archives indus­trielles et tech­niques de la Moselle – entrée libre – du lun. au vend. de 8h30 à 16h45 ou sur rdv – 03 87 78 06 78

En perma­nence : Cime­tière mili­taire améri­cain – tlj – 9h-17h

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Charles KIRSTETTER

Commentaire (0) Avis de recherche, Liste des avis de recherche, Liste des non rentrés

Dans le cadre de mes recherches et en consul­tant les fichiers des « Malgré-Nous » non rentrés, je me suis aperçue que mon oncle Charles KIRSTETTER, né le 20.08.1923 à Munch­house (Haut-Rhin), Alsa­cien incor­poré de force le 5 octobre 1942 et décédé le 19.05.1944 à Pugo­rani (Bessa­ra­bie), ne figure pas sur la liste. D’après ses corres­pon­dances, mon oncle Charles s’est beau­coup déplacé avec sa compa­gnie. Les cour­riers que j’ai retrou­vés émanaient de Krem­sier (14.10.1943) – de Bamberg (1.12.1943) – de Russie (23.02.1944) – de l’Est (1.05.1944).
Un cour­rier daté du 3.06.1944, que mes grands-parents ont reçu des instances alle­mandes, leur annonçant le décès de leur fils, mentionne lieu d’in­hu­ma­tion « Pugo­rani en Bessa­ra­bie », dans une tombe indi­vi­duelle,  mais sans toute­fois y joindre de photo, en prétex­tant qu’elle était impos­sible à faire en raison du départ immi­nent de la compa­gnie (FPN 06483 D : 13e compa­gnie du 204e Jäger-Regi­ment).

Est-il possible d’avoir une confir­ma­tion de ce lieu d’in­hu­ma­tion ? Est-il possible de savoir s’il existe encore une tombe à son nom ?

Je vous remer­cie sincè­re­ment pour les réponses qu’il vous sera possible de m’ap­por­ter.

 

Jacque­line Blondé line.b68@­free.fr

 

Fiches du DRK et de Mémoires des Hommes trans­mises par Claude Herold

Nach­name:Kirs­tet­ter

Vorname:Karl

Dienst­grad:Gefrei­ter

Geburts­da­tum:20.08.1923

Geburt­sort:Münch­hau­sen

Todes-/Vermiss­ten­da­tum:19.05.1944

Todes-/Vermiss­te­nort:Pugo­ceni

Karl Kirs­tet­ter konnte im Rahmen unse­rer Umbet­tungs­ar­bei­ten nicht gebor­gen werden. Die vorge­se­hene Überfüh­rung zum Sammel­fried­hof in Chisi­nau war somit leider nicht möglich. Sein Name wird im Gedenk­buch des Fried­hofes verzeich­net.

Charles Antoine KIRSTETTER

Mort pour la France le 19–05–1944 (Rugo­zeni, Rouma­nie)

Né(e) le/en 20–08–1923 à Munch­house (68 – Haut-Rhin, France)

20 ans, 8 mois et 29 jours

Carrière

Statut­mi­li­taire

MentionMort pour la France

Lieu de trans­crip­tion du décèsMun­ch­house (68 – Haut-Rhin, France)

Sour­cesSer­vice histo­rique de la Défense, Caen

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L’im­pos­sible retour de Tambov

Commentaire (0) 2019-2029, Actualité, Bibliographie Complète, Compte-rendus

Un livre des éditions des Paraiges paru dans la collec­tion Terre d’entre-deux retrace le parcours infer­nal d’un malgré-nous du pays de Sarre­bourg sur le front russe et en capti­vité sovié­tique.

 

Il y a soixante-quinze ans, lorsqu’est procla­mée la fin de la guerre le 8 mai 45, le malheur des prison­niers malgré-nous alsa­ciens-lorrains crou­pis­sant dans les condi­tions indes­crip­tibles des camps d’URSS comme celui de Tambov allait rester inchangé pour encore trois mois concer­nant les plus ‘chan­ceux’. Le dernier Alsa­cien, oublié dans un camp de prison­niers de guerre alle­mands, ne rentrera qu’en 1955. Beau­coup ne revien­dront pas. Diplômé de lettres et d’his­toire, ancien profes­seur du collège Pierre-Mess­mer de Sarre­bourg, Michel-F. Henry a raconté dans un ouvrage inti­tulé « L’im­pos­sible retour de Tambov » édité aux Paraiges l’his­toire de Bernard Scher­rer, ancien malgré-nous décédé le 28 mai 2015. A partir des souve­nirs de Bernard Scher­rer, complété par ceux d’un compa­gnon d’in­for­tune, l’au­teur a recons­ti­tué fidè­le­ment dans un récit écrit à la première personne le drame vécu de manière semblable par des milliers de Mosel­lans.

Géné­ra­tion sacri­fiée

 Bernard Scher­rer était origi­naire du village de Voyer, près d’Abres­ch­vil­ler. Les chapitres intro­duc­tifs décrivent les souve­nirs d’une enfance et d’une adoles­cence insou­ciante dans une campagne lorraine paisible où l’his­toire fera bruta­le­ment irrup­tion : « Nous ne possé­dions pas la radio et les événe­ments qui s’em­bal­laient en Europe ne nous inté­res­saient pas. Notre infor­ma­tion venait essen­tiel­le­ment des adultes autour de la table fami­liale. Nous enten­dions parler de Hitler et d’évé­ne­ments qui nous semblaient bien loin­tains. Nous igno­rions que ces événe­ments allaient nous broyer et que notre vie, nos pensées, notre avenir allaient nous échap­per : rien ne nous avait prépa­rés aux horreurs que nous allions vivre et auxquelles, malgré-nous, nous allions parti­ci­per au risque de perdre notre âme » En septembre 1942 Bernard est d’abord envoyé au Reich­sar­beits­dienst (RAD, service du travail obli­ga­toire) pour trois mois. Près de Fulda il vissera des déto­na­teurs sur des obus. Incor­poré de force dans la Wehr­macht le 15 janvier 43, et après un mois de classes à Ingol­stadt, il est envoyé sur le front orien­tal en Ukraine. Il sera affecté au génie, qui était chargé notam­ment de faire sauter les ponts et de poser des mines. Un job dange­reux. Mais qui semblait donner plus de chances de survie que dans l’in­fan­te­rie.

Sur le front

Là-bas, « le plus horrible était ces vagues de soldats mongols que les Sovié­tiques envoyaient à l’as­saut de nos posi­tions dans le but unique de faire sauter les mines qui auraient pu détruire leurs chars. Leurs offi­ciers leur promet­taient toutes exac­tions possibles sur les vain­cus : butin, vols et viols, droit au meurtre, etc. Cela nous terro­ri­sait et nous pous­sait alors à résis­ter pour ne pas tomber dans leurs mains. Mais les premières vagues de Mongols dispa­rais­saient très vite, massa­crées par les mines anti-person­nel que nous avions placées sur le parcours. » Là-bas « nous nous sentions aban­don­nés de Dieu. Mais la foi qui m’avait été donnée par ma famille repre­nait le dessus et, lorsque le doute s’in­si­nuait en moi je me surpre­nais à prier et je me sentais mieux. Oui, c’est en Russie que j’ai appris à prier. »

En capti­vité

Les Sovié­tiques connais­saient la situa­tion des Alsa­ciens-Lorrains puisqu’ils larguaient des tracts (repro­duits dans le livre) adres­sés à ces « Français, fils de la belle Alsace » les inci­tant à déser­ter en leur faisant miroi­ter un trans­fert vers les forces de De Gaulle. Un leurre ! Les déser­teurs furent trai­tés de la même manière que les prison­niers de guerre. Quand Bernard fut pris en juin 1944, et après une longue marche vers Moscou où l’on exhibe les prison­niers sous les quoli­bets de la popu­la­tion, s’en­sui­vit « un effroyable voyage (en wagons à bestiaux) qui dura cinq jours pendant lesquels nous n’eûmes à manger que du pain dur et du lard; nous avions cru que le tonneau d’eau serait de temps en temps rempli à l’oc­ca­sion des arrêts du train: ce ne fut jamais le cas et nous mour­rions de soif dans des wagons surchauf­fés ». Les besoins étaient faits comme on pouvait. Les wagons n’étaient ouverts aux arrêts que pour en extraire les cadavres que les gardiens jetaient sur le quai. On trans­fère Bernard dans divers camps du sud de l’URSS. Dysen­te­rie, pneu­mo­nie, typhus, tuber­cu­lose, palu­disme sont fréquents. Para­doxa­le­ment, c’est une tuber­cu­lose qui sauvera la vie de Bernard. Il est envoyé dans un sana­to­rium pour prison­niers en Géor­gie. Une femme méde­cin élevée dans la sainte Russie d’avant, heureuse d’avoir l’oc­ca­sion de parler la langue de Molière, cachera « le petit Français » et veillera sur lui jusqu’à la fin de la guerre. Alors qu’a­vec d’autres Alsa­ciens-Lorrains il se croyait dans le train du retour vers la liberté, une terrible décep­tion l’at­tend : à Rada on les fait descendre. Direc­tion le sinistre camp de Tambov. Là-bas, c’est l’en­fer. « La nour­ri­ture était insuf­fi­sante et infecte : une soupe claire et un hareng pour quatre. Il fallait rester les quatre mêmes ensemble, car celui qui avait eu la tête du hareng ne tenait pas à l’avoir quatre jours de suite s’il chan­geait de groupe. » Au bout de trois, quatre mois, on l’au­to­rise enfin à rentrer. Même durant l’in­ter­mi­nable voyage de rapa­trie­ment jusqu’à l’en­trée en zone britan­nique en Alle­magne occu­pée les Lorrains ne furent guère mieux trai­tés qu’en capti­vité, si ce n’est qu’ils étaient libres de sortir des wagons aux arrêts pour se dégour­dir les jambes. Le 11 septembre 1945 Bernard retrouve enfin les siens, amai­gri, épuisé, malade, déses­péré, à peine recon­nais­sable.

Odieux troc

Sur les 14000 Alsa­ciens-Lorrains qui séjour­nèrent à Tambov, deux mille périrent de mala­die, d’épui­se­ment et de faim. Que s’était-il passé entre le 8 mai et leur libé­ra­tion ? Un odieux marchan­dage. « Nous igno­rions que Staline nous avait lais­sés sortir d’URSS qu’à condi­tion que les Occi­den­taux lui livrent les Cosaques instal­lés à Lienz, en Autriche (ayant choisi de combattre au côté des Alle­mands par anti-bolche­visme, ndlr) et les prison­niers de guerre sovié­tiques. De nombreux prison­niers russes livrés aux Sovié­tiques furent exécu­tés ou enfer­més dans des camps : Staline avait déclaré qu’il n’exis­tait pas de prison­niers poli­tiques mais seule­ment des traitres. » Le livre est préfacé par le Dr. Feder­man, psychiatre à Stras­bourg, qui éclaire le lecteur sur le stress post-trau­ma­tique dont furent victimes les incor­po­rés de force et leurs familles. Tambov est « le symbole de l’en­fer­me­ment psycho­lo­gique de ces victimes de l’his­toire ». Un livre de 115 pages, illus­tré, de lecture facile et agréable, qui devrait figu­rer dans toutes les biblio­thèques de Moselle, vendu au prix de quinze euros. Les frais de port sont actuel­le­ment offerts par l’édi­teur. Chèque et commande à l’adresse des éditions des Paraiges, 4 rue Lançon 57000 Metz – contact@e­di­tions-des-paraiges.eu – 06 60 02 39 22.

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Les « Malgré-Nous ». Expo­si­tion à Metz

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METZ

Jusqu’au 29.11 : Visite de la caserne II/case­mate A du fort de Queu­leu – le dim. à 14h et 16h – de 14h à 17h + expo « Malgré eux dans l’ar­mée alle­mande. L’in­cor­po­ra­tion de force des Mosel­lans 1942–1945 ».

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HAAS Marie Antoi­nette – Fiches de la Région Alsace, de Mémoire des Hommes et du VDK trans­mises...

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Marie Antoi­nette HAAS

Nom: HAAS

Prénom: Marie Antoi­nette

Date de nais­sance: 15/08/1924

Lieu de nais­sance: Saint-Louis (Haut-Rhin) – France

Lieu de rési­dence: Mulhouse (Haut-Rhin) – France

Incor­po­rée de force dans la Wehr­macht

Date de décès: 19/04/1945

Lieu de décès: Leer – Alle­magne

Circons­tances de décès: Bombar­de­ment

Marie Antoi­nette HAAS

Morte pour la France le 19–04–1945 (Leer, Alle­magne)

Né(e) le/en 15–08–1924 à Bourg­fel­den (68 – Haut-Rhin, France)

20 ans, 8 mois et 3 jours

Statut: mili­taire

Mention: Mort pour la France

Cause du décès: bombar­de­ment

Lieu de trans­crip­tion du décès: Mulhouse (68 – Haut-Rhin, France)

Sources: Service histo­rique de la Défense, Caen

Susi Marie Anto­niette Suzanne Haas

Nach­name: Haas

Vorname: Susi Marie Anto­niette Suzanne

Dienst­grad: Marine-Helfe­rin

Geburts­da­tum: 15.08.1924

Geburt­sort: Burg­fel­den

Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 19.04.1945

Todes-/Vermiss­te­nort: nicht verzeich­net

Susi Marie Anto­niette Suzanne Haas ruht auf der Krieg­sgrä­berstätte in Leer, Ev.- luth. Fried­hof. Endgra­blage: Reihe 2re

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FAULHABER Frédé­ric et Willy, de Brumath

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GASSER Gérard

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Esch­bach Léon

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Hedt­mann Albert

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