Annonces de décès parues dans les « Strassburger Neueste Nachrichten » transmises par Claude Herold
GAMS Alfred, GASTINGER Raymond, GEBHARDT Ferdinand, GERBER Robert, GOMBERT Pierre, GREINER Erwin, GREINER Marcel, GRIESBAUM Frédéric, GROLL Louis, GROSS Gérard, GUTHINGER Eugène, HAHN Michael, HEITZ Antoine, HEITZ Antoine, HESS Charles, HEYER Marcel, HOEHNLE Jean, HOF, HORNECKER Charles, HORNY Oscar, Eugène, HUCK Auguste, SOMMER-GERBER Jean.
WEYLAND Victor
Je fais des recherches sur le parcours d’incorporé de force de mon grand-père Victor Weyland (1924–2002).
Plaque à Cognac au nom de Juan Luzano et de Pierre Weyland, morts pour la France le 30.8.1944, lors d’une embuscade tendue par les Allemands.
RECIT DE L’EVASION de Joseph WEYLAND, né le 28 octobre1921, à KERBACH (Moselle).
L’Armée allemande, après quatre ans de guerre, a estimé ses effectifs insuffisants pour se battre simultanément sur deux fronts, à l’Est et à l’Ouest.
Les Allemands ont décidé de mobiliser dix classes en Alsace et en Moselle, de 1914 à 1924.
Né en 1921, j’étais donc touché par cette décision d’incorporation et j’ai reçu un ordre d’appel à la fin du mois de septembre 1943 pour me présenter à Sarreguemines.
Avec, Rémy Meyer, un ami du village voisin qui se trouvait dans la même situation que moi, nous avons décidé de nous évader deux jours avant la date de notre convocation.
J’avais un cousin , Philippe, fermier qui habitait à Foulgres, à la frontière de la Meurthe et Moselle.
Avec Rémy, nous sommes allés chez lui quelques jours afin de préparer notre évasion. Philippe suivait les relèves des douaniers allemands et se renseignait pour trouver la possibilité de nous faire passer la frontière. Il simulait une sortie avec son chariot pour se rendre dans ses champs;
nous étions allongés dans le chariot et recouverts de serpillères avec une planche de chaque coté.
Arrivés à la frontière, il nous a indiqué la route à suivre. Le clocher de Bannoncourt, qui était en vue, nous servait de repère.
Pendant le trajet nous avons aperçu deux gendarmes français qui circulaient à vélo; n’ayant aucun papier d’identité, nous nous sommes cachés derrière une haie qui bordait la route.
Plus loin, nous avons rencontré un cultivateur qui rentrait des champs; nous lui avons demandé s’il voulait bien nous emmener jusqu’à Bannoncourt. Arrivés dans le village que nous découvrions pour la première fois, il nous a déposé devant la maison de Paul Flaus, un cousin de ma mère.
Le père de Paul s’était aussi évadé en 1870 de Kerbach afin de ne pas se faire enroler dans l’armée allemande.
Le cousin très inquiet de voir débarquer deux réfractaires chez lui, nous a fait coucher par précaution dans un hangar près de sa maison.
Le lendemain matin, il nous a accompagné à pieds à Arracourt où nous avons pris un bus pour Nancy. Nous devions nous rendre chez son ami, monsieur Paul Michel, ingénieur des Eaux et Forêts; il supervisait le chantier forestier de Bezange-la Petite qui se situait à cheval sur la frontière.
Pendant le trajet Arracourt-Nancy, notre bus a été arrêté par deux Feldgendarm (gendarmes allemands); nous avons eu très peur; je me souviens des paroles adressées au chauffeur « alles in Ordum ». Le béret que j’avais sur la tête s’est soulevé de peur et Ouf! le car est reparti; nous avons échappé de justesse à un contrôle.
Arrivés à Nancy, nous nous sommes rendus au 35 de la rue Stanislas, chez Mr Paul Michel qui nous a placé dans le chantier forestier jusqu’à Noel 1943. Mr Michel nous a établi des faux papiers avec carte d’alimentation. Mon nom était désormais Souara Lucien et, celui de Rémy, Pierson René.
Nous faisions des stères de bois dans la forêt domaniale; nous mangions sur place; les collègues étaient tous des réfractaires, soit des STO (service obligatoire du travail), ou comme nous, des insoumis de l’armée.
La nourriture était acceptable mais ce qui nous manquait le plus était le pain rationné à 200 gr.
Heureusement que nous avons pu nous procurer du lait chez les cultivateurs. Le travail était faisable, mais nous avons énormément souffert de gerçures aux mains à cause du froid.
Le chantier forestier était très surveillé par la Gestapo et le chef avait souvent des visites pour lui demander s’il n’y avait pas de réfractaires parmi les effectifs. Un jour, il nous a convoqués et nous a invités à quitter le chantier par précaution.
Mr Paul Michel a été arrêté par la Gestapo et déporté à Dachau d’où il est revenu , comme un squelette, en 1945.
Anciens réfugiés de la Moselle en Charente où nous avons tous les deux des attaches, lui un cousin qui avait une ferme et moi un frère dont les beaux parents avaient également une ferme. Nous sommes partis, la veille de Noël 1943, de Nancy à destination de Cognac, munis de nouveaux faux papiers en règle avec un congé pour les fêtes. Durant le trajet, nous avons vu des policiers allemands, mais nous n’avons pas été contrôlés. Après notre arrivée à Cognac, nous avons rejoint les fermes respectives où nous avons mené une vie de réfractaires durant l’occupation jusqu’au 30 septembre 1944.
Mon frère était dans le maquis de Saint André; il a été mortellement bléssé à la libération de Cognac. Quant à mon ami Rémy, il est entré à l’Ecole Interarmes de Coëtquidan et en est sorti avec le grade de Sous Lieutement; volontaire pour servir en Indochine, il a été tué en 1952 à Tonqué au Laos.
Moi, je suis entré dans l’Armée de l’Air où j’ai fait carrière; j’ai quitté l’armée pour prendre ma retraite en 1969 avec le grade d’adjudant chef.
Nous avons retrouvé notre Patrie qui nous a tant manqué et que nous avons choisi de servir.
J’ai pu retrouver ma famille en 1945 après la libération.
Je suis titulaire de :
-la médaille des évadés de guerre
-la médaille militaire
-l’Ordre National du mérite
-la médaille des combattants volontaires
-la médaille des combattants
-la médaille du volontariat
-la médaille d’engagé volontaire
-la médaille reconnaissance de la Nation avec agraffes Maroc-Algérie
J’ai été adhérent à l’Union Nationale des Evadés de Guerre de la Charente de 1968 jusqu’à sa dissolution en novembre 2005.
Document réalisé par Joseph WEYLAND en décembre 2005 et transmis au Musée de la Résistance à ANGOULEME.
Article paru dans « Sud-Ouest » :
HARTHEISER Alphonse
Alphonse Hartheiser, né le 14.4.1912 à La Walck (Bas-Rhin), est incorporé de force comme Panzer-Grenadier le 2.10.44 à la Stamm-Kp./Panzer-Grenadier-Ersatz-Bataillon 12.
Plaque d’identité : 7597-St. Kp./Pz. GEB 12
Kaserne Hindenburg, Coburg.
2.11.44 : appartenant à la 2e compagne du Pz. Gren. Ers. u. Ausb. Btl. 12, il est hospitalisé au Reservelazarett de Coburg (perte de l’annulaire gauche).
16.11.44 : sort de l’hôpital, déclaré apte au service en campagne.
10.2.45 : départ pour le front vers Stettin.
Porté disparu et déclaré « mort pour la France ».
Il est le n°1896 dans le Recueil photographique des disparus du Bas-Rhin (1948).
Compléments de Claude Herold dont fiche du DRK (ci-dessus) :
La page du DRK indique que le bataillon de formation n’avait pas de FPN (secteur postal). Une partie de cette unité est allée au front en Pologne et l’autre a dû rester sur le lieu de formation comme en atteste, pour plusieurs disparus, les dernieres nouvelles de Coburg.
Selon la Région Alsace et le site Mémoire des Hommes :
Nom: HARTHEISER
Prénom:Alphonse
Date de naissance:14/04/1912
Lieu de naissance:Walck (Bas-Rhin) – France
Lieu de résidence:Walck (Bas-Rhin) – France
Incorporé de force dans la Wehrmacht
Disparition
Dernière adresse connue:Coburg
Date de disparition:15/11/1944
Lieu de disparition:Aux armées
Circonstances de décès:Inconnu
Alphonse HARTHEISER
Mort pour la France le 15–11–1944 (Indéterminé)
Né(e) le/en 14–04–1912 à La Walck (67 – Bas-Rhin, France)
32 ans, 7 mois et 1 jours
Carrière
Statut:militaire
Mention:Mort pour la France
Lieu de transcription du décès:La Walck (67 – Bas-Rhin, France)
Sources:Service historique de la Défense, Caen
D’après le DRK, un autre Alsacien ou Mosellan faisait partie de cette troupe : J. Auguste Kissienne dont on ne connait que la date de naissance.
D’après le site Mémoire des Hommes et le VDK, Claude Herold précise :
KISSIENNE Auguste Jean (* Metz 14.10.1924) est mort pour la France le 30 juin 1944 à Coburg (Allemagne). Le VDK indique comme date de décès ou de disparition le 20 novembre 1944. Il repose au cimetière militaire allemand d’Andilly (Meurthe-et-Moselle), bloc 14, rangée 5 tombe 374.
BAUER Joseph et Robert, LETZELTER Auguste
Je fais des recherches afin de reconstituer les parcours de trois personnes de ma famille originaires de Reichshoffen :
Décédés en Normandie : BUCHEL Roger, DIEMER Philippe, JOB François, MEYER Frédéric, STURNI Louis – par Claude Herold
BUCHEL Richard (* Heming 18.11.1921 + Château Neuilly-le-Malherbe, Calvados, 15.6.1944).
DIEMER Philippe (* Erckartswiller 9.6.1921 + Normandie 18.9.1944).
JOB François Jean Louis (* Strasbourg 19.2.1924 + près Caux, Calvados, 8.8.1944).
MEYER Frédéric Georges (* Langensoultzbach 17.6.1920 + Raids, 8.7.1944). Caporal-chef.
STURNI Louis (* Wingersheim 4.7.1909 + Vire, Calvados, 6.8.1944).
ININGER Eugène Charles
Né à Strasbourg le 2.10.1908.
Mort au combat aux environs de Bart, Hongrie.
N’a pas été reconnu « mort pour la France ».
Qui peut donner des précisions sur son parcours ?
Merci d’avance ! info@malgre-nous.eu
HUMAY Joseph et MULLER René, fusillés près de Colmar – par Claude Herold
HUMAY Joseph
Né à Méricourt (Pas-de-Calais) le 8.8.1923.
Résidant à Pulversheim.
Incorporé de force.
Mort fusillé le 16.11.1944 dans la forêt du Fronholz, près de Colmar.
MULLER René
Né à Basse-Yutz le 2.4.1926.
Marin.
Mort fusillé le 16.11.1944 dans la forêt du Fronholz, près de Colmar. (NB :
Le 16/11/1944, les Alliés n’étaient pas encore près de Colmar donc cela ne peuvent être que des Allemands qui l’ont fusillé. Quelques semaines plus tard, les Américains fusillaient également dans cette forêt).
N’a pas été reconnu « mort pour la France ».
Il n’est pas répertorié au DRK.
Fiche du VDK :














