FENDENHEIM René

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René FENDENHEIM, né le 25/03/1921 à Oben­heim. Il est incor­poré de force dans l’ar­mée alle­mande et envoyé sur le front de l’est.
Il figure sur la « Liste d’Al­sa­ciens-Lorrains ayant servi dans les armées alle­mandes et actuel­le­ment (1945) prison­niers de guerre » (lien) datant du 7/11/1945.
La date exacte de son retour à Oben­heim demeure incer­taine, mais celle-ci se situe néces­sai­re­ment entre la publi­ca­tion de cette liste, le 7 novembre 1945, et le 14 février 1946 (mention dans un jour­nal local).
Son absence dans les mois qui suivent la fin de la guerre laisse toute­fois suppo­ser qu’il a pu être détenu plusieurs mois dans un camp de prison­niers de guerre avant de rega­gner Oben­heim.

Portrait dressé grâce aux docu­­ments aima­­ble­­ment trans­­mis par Manon Caillard.

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FENDENHEIM Geof­froi Raymond

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 Geof­froi Raymond FENDENHEIM, né le 09/09/1919 à Oben­heim. Incor­poré de force dans l’ar­mée alle­mande et envoyé sur le front de l’est, il déserte le 13 septembre 1944 et retourne dans son village natal, ou il restera caché jusqu’à sa libé­ra­tion en janvier 1945.
Après la guerre, il devient titu­laire de la carte du combat­tant et de la carte de réfrac­taire.

 


Portrait dressé grâce aux docu­­ments aima­­ble­­ment trans­­mis par Manon Caillard.

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Robert FENDENHEIM

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 Robert FENDENHEIM est né à Gers­theim le 24/04/1916 et mort à Tarno­grod (Pologne) le 29/02/1944.
Robert fut affecté à la 3e compa­gnie du 1er Bataillon de Gendar­me­rie moto­ri­sée, et combattu en Pologne de l’est. Il avait le rang de Gendar­me­rie-Ober­wacht­meis­ter (adju­dant-chef de la Gendar­me­rie).
Il meurt le 29/02/1944 à Tarno­grod, dans le district de Lublin, dans un combat contre un groupe bolche­vique. Son corps ne fut pas retrouvé durant les opéra­tions de réin­hu­ma­tion d’après-guerre. Son nom est inscrit dans le livre commé­mo­ra­tif du cime­tière mili­taire de Prze­mysl en Pologne.
La mention « Mort pour la France » lui a été  attri­buée le 3/11/1949.

Portrait dressé grâce aux docu­ments aima­ble­ment trans­mis par Manon Caillard.

 


Docu­ment complé­men­taire trans­mis par Claude Herold :

 

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25 août 2026 – Une commé­mo­ra­tion origi­nale au Fort de Schoe­nen­bourg

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Photo parue dans « L’Ami hebdo » du 6.9.2026

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« Malgré-Nous » – Hommage rendu à Hohat­zen­heim

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L’église de Hohat­zen­heim, dans le Kochers­berg, abrite plus de 800 ex-voto rassem­blant plus de 1200 noms. Nombre d’entre eux datent de la fin de 1945 et ont été offerts par des incor­po­rés de force heureux d’être reve­nus vivants de la guerre. Ce 25 août 2026, le comité du Souve­nir Français de Hoch­fel­den (composé de P. Kautz­mann, G. Spen­gler, M. Dervieux, J.-G. Kraft, G. Groe­ner, J. Roos) a été accueilli par le Père M.-J. Krie­gel et le maire J.-L. Jost pour commé­mo­rer, pour la première fois en ce lieu de prière et de mémoire, le 84e anni­ver­saire des décrets instau­rant le service mili­taire pour les Français d’Al­sace et de Moselle annexés de fait au IIIe Reich. Envi­ron 142.500 hommes et femmes ont été victimes, entre 1942 et 1945, de ce crime nazi de dimen­sion inter­na­tio­nale. En hommage à leurs souf­frances, une gerbe de fleurs a été dépo­sée devant la piéta. Puis 30 bougies ont été allu­mées et les noms des 30 villages du canton de Hoch­fel­den ont été lus en indiquant, pour chacun, le nombre d’in­cor­po­rés de force non rentrés.

Nico­las Mengus

 

Photos © Souve­nir Français – Comité de Hoch­fel­den

 

 

 

 


Article paru dans L‘Ami hebdo du 6.9.2026

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La déci­sion – Une nouvelle d’Isa­belle Lespin­gal

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LA DECISION

 

Le vent glacé balaie en rafales de poudre blanche, le paysage morne et gris de ce matin de novembre.

Par la fenêtre de sa chambre, Marcel observe cette éten­due si triste, aux nuances de gris et de beige, traver­sée par le ruban argenté de la Moselle.

Son cœur est lourd, sa tête lui fait mal.

Il a à peine dormi cette nuit. Par moments, le sommeil l’a terrassé, quand il n’en pouvait plus de ressas­ser sans fin ses ques­tions, mais aucune réponse n’a surgi en ce matin blême.

Son regard toujours au loin, il imagine une longue file de soldats en uniformes kaki, il entend les cris, les coups de feu, les ordres, sa vue se brouille, ce sont peut-être des larmes.

« – Marcel, mon fils, descends ! »

Sa mère l’ap­pelle, il va devoir affron­ter son déses­poir, qu’elle tentera de cacher sous la norma­lité des gestes du quoti­dien.

Ils n’en ont pas parlé.

L’ordre de réqui­si­tion est arrivé hier matin. C’est Germain le facteur qui lui a tendu le rectangle vert, avec l’aigle noir dans le coin gauche. Marcel n’a pas été surpris.

Tout le monde l’at­ten­dait dans le village, tous les jeunes valides, en état de partir, mais chacun espé­rait qu’il serait oublié.

 

Personne n’au­rait imaginé la possi­bi­lité d’un tel cauche­mar.

Comme si ce n’était pas déjà assez, de vivre avec les Boches, d’ap­prendre l’al­le­mand, de faire comme si on était content d’être un Schleu, alors qu’on les détes­tait jusqu’au plus profond de soi. Les voir para­der dans leur uniforme si laid, si sûrs d’eux et semblant rire de notre humi­lia­tion. L’hu­mi­lia­tion d’avoir perdu, l’hor­reur d’être envahi, dépos­sédé de son iden­tité, de sa culture, de ses valeurs.

Qui ne l’a pas vécu, ne peut le comprendre.

Ils avaient été vendus, aban­don­nés, délais­sés.

Les poings de Marcel se serrent, la rage se répand dans son ventre. Et à quelques kilo­mètres de là, les villages voisins ont eu la chance de rester français, fruit d’un arbi­trage géogra­phique aussi dément qu’injuste.

On a disposé des âmes comme des objets qu’on se partage.

Les larmes de honte le brûlent.

Et main­te­nant, comme si cette horreur n’était pas suffi­sante, les Boches veulent qu’on se batte avec eux. Contre les nôtres. Ceux de l’in­té­rieur.

Plutôt crever.

C’est une évidence pour Marcel. Il en a discuté avec ses copains. Il préfère crever.

Jamais il ne tirera sur les siens.

Quel cerveau dément et sadique peut deman­der cela ?

 

Sa mère lui a préparé son bol de chicoré. Il n’a pas faim, il joue avec son pain, cela lui donne une conte­nance.

« – Va pleu­voir tout le jour, pour sûr, dit sa mère

-Oui, pour sûr, répond-il. »

Les Lorrains ont toujours été taiseux.

Peut-être que leur histoire doulou­reuse explique cette avarice de mots. L’ha­bi­tude de la souf­france fait tout garder à l’in­té­rieur. Qui sait ce qu’il se passe­rait, si cela sortait ?

 

Marcel sait qu’ils n’en parle­ront pas.

Sa mère accep­tera sa déci­sion, quelle qu’elle soit. Et elle en paiera le prix, quel qu’il soit, avec courage, la bouche fermée et le dos courbé, telle une vieille mule habi­tuée aux coups, qui pren­dra la mort comme elle vient.

 

S’il déserte, comme il en a si furieu­se­ment envie, comme tout son jeune corps plein d’éner­gie le lui hurle, c’est elle qui y passera.

Ils l’ont clai­re­ment annoncé.

Et ça n’est pas envi­sa­geable.

Alors quel choix a-t-il ?

Marcel termine son café.

« Je vais prépa­rer mes affaires. »

Il se lève lour­de­ment, ses yeux croisent ceux de sa mère, une douleur impen­sable qu’elle voile immé­dia­te­ment de ses paupières fati­guées.

Il monte les esca­liers en bois qui grincent, pour la dernière fois.

Regarde sa pauvre chambre glacée, rassemble ses quelques bricoles, le briquet de son père…

Qu’au­rait-il dit, lui, mort bien trop tôt ?

Marcel secoue la tête. Tous les hommes de sa lignée auraient pris la même déci­sion que lui.

Il le sait dans toutes ces cellules.

 

Il serre sa mère dans ses bras pour la dernière fois.

Un peu trop long­temps. Il faut qu’il garde son courage.

Déjà ses copains l’at­tendent, il leur fait signe.

 

Il ne se retourne pas. Il sait que sa mère le regar­dera, jusqu’à ce qu’il ne soit plus qu’une silhouette floue à travers ses larmes.

Elle a compris.

 

Il ne combat­tra pas.

Il se lancera vers la première balle.

 

Isabelle LESPINGAL

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Anne Fleck – Recherches en Esto­nie et Géor­gie – Mur des Noms – Charles Kohser

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Articles parus dans les Dernières Nouvelles d’Al­sace (août 2026) aima­ble­ment trans­mis par Freddy Meyer.

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25 août et « Malgré-Nous » dans « L’Ami hebdo » du 30.8.2026

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25 août 2026 au cime­tière de La Cambe – Un dossier composé par Soazic et Jean-Pierre Thiry

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Cette année, jour de « Fleur du Souve­nir MN », au cime­tière de La Cambe, nous étions 14 « ambas­sa­deurs-fleu­ris­seurs », dont :
  • Le repré­sen­tant de Jérôme Segouin, maire de La Cambe ( Absent pour raison de santé ).
  • La repré­sen­tante du Souve­nir Français, Cathe­rien Dupuy ( Alsa­cienne de son état ).
  • Le repré­sen­tant de Mémoire Vivante, Michel Erhel.
  • 2 porte-drapeaux.
  • Un offi­cier Belge.
  • Un offi­cier Britan­nique.
  • Le corres­pon­dant de « La Manche Libre », Michel Soupez. ( Son article sortira mercredi prochain ).
Nous avons rappelé que ces « martyrs » avaient combattu :
  • Avec un uniforme qui n’était pas le leur.
  • Sur une terre qui n’était pas la leur.
  • Pour une cause qui n’était pas la leur.
  • Et qu’ils reposent dans des cime­tières qui ne sont pas les leurs.
Nous avons égale­ment rappelé que le Géné­ral de Gaulle a quali­fié les Malgré-Nous de martyrs et qu’ils étaient « Morts pour la France ».
Nous avons déposé 3 gerbes au pied du mauso­lée du cime­tière de La Cambe : « A nos Malgré-Nous » ; « Le Souve­nir Français » ; Les Anciens Combat­tants »,
Ainsi que les fleurs blanches sur chaque tombe.
Nous avons lu, sur chaque tombe, « Nous avions 18 ans…et un peu plus ».
Après la minute de silence, nous avons chanté La Marseillaise ( au grand éton­ne­ment des visi­teurs…)
Nous avons rappelé que nos objec­tifs – outre que le 25 août soit célé­bré chaque année dans tous les cime­tières alle­mands – qu’une plaque en 2 langues soit appo­sée à l’en­trée de tous les cime­tières alle­mands ( pour expliquer ce qu’est un Incor­poré de Force ) et que ce drame natio­nal figure dans les manuels scolaires.
Après un repas convi­vial, nous sommes tous conve­nus d’être encore plus nombreux l’an­née prochaine, symbole d’un cercle qui se forme autour de nous, les ambas­sa­deurs des Malgré-Nous !

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ZERR Armand

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Armand Zerr (* Mulhouse-Bourtz­willer 28.1.1919). Décédé en capti­vité à Woro­nesch. Docu­ment aima­ble­ment trans­mis par Mme Myriam Neumann.

 

 

 

 

 

 


  • Docu­ments trans­mis par Claude Herold :

 

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