Les années Vichy du général d’aviation STEHLIN. Texte aimablement communiqué par Jean-Claude Streicher : Portrait du général Stehlin par J-C Streicher
KIRMANN Roger
Né en 1926, Roger Kirmann est un de ces jeunes Alsaciens qui, à l’âge de 17 ans, va être incorporé de force dans la Waffen-SS. En février 1944, il est versé d’office dans le régiment « Der Führer » de la 2e division blindée « Das Reich ». En France, il aide comme il peut ses compatriotes. Il est également présent au moment de la disparition du Major Helmut Kämpfe, disparition que d’aucuns mettent en relation avec le drame d’Oradour-sur-Glane. Il parvient à s’évader en Normandie et connaît la captivité en Angleterre, puis aux Etats-Unis. Il retrouve son Alsace natale en juin 1946. Christine Kirmann, sa fille, et Alphonse Troestler publient ici le parcours détaillé de Roger Kirmann, illustré de nombreux documents. L’ouvrage peut être commandé auprès des Amis de Rosheim par mail (amisderosheim@gmail.com) ou par courrier (1E, rue de Bischoffsheim 67560 Rosheim).
Nicolas Mengus
KIRMANN Christine, TROESTLER Alphonse, Mémoires de Roger Kirmann. Incorporé de force dans la 2e division blindée SS « Das Reich », évadé et prisonnier aux Etats-Unis (1943–1946), Les Amis de Rosheim, 2023, 32 pages, 10€ (+ 5 euros de frais de port).
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Jean-Laurent VONAU, Nicolas MENGUS, Marie GOERG-LIEBY, Eric LE NORMAND, Jean BEZARD, Joseph TRITZ, Igor FUTTERER, Gérard MICHEL, Philippe WILMOUTH, Claude HEROLD, Alphonse TROESTLER & Marcel SPISSER
Commandez le livre : 35€ (port compris) en nous retournant le bulletin ci-dessous complété.
Règlement par chèque à l’ordre de :
LES AMIS DU MEMORIAL DE CAEN
Jean-François Morlay
133, rue Jean Moulin
14880 Hermanville s/Mer
Pour plus d’informations : amismemorialcaen@gmail.com
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LENTZY Félicien
Je fais des recherches sur le parcours de mon grand-père Félicien louis Paul Lentzy, né a Mulhouse en 1919.
Sur cette photo, voir aussi : https://www.malgre-nous.eu/justin-heyer-felicien-lentzy-les-mosellans-regiani-et-schlosser-ainsi-que-9-luxembourgeois-vivement-la-fuite/
Pierre Monges, caporal dans la division « Brandenburg »
Je suis à la recherche d’éléments qui me permettraient de reconstituer le parcours de Pierre Monges, né à Nice le 20.2.1925 et caporal dans la division « Brandenburg ».
Il est mort le 30.3.1944 à Allan, près de Montélimar
Merci pour toute aide.
Claude Herold – claude.herold1956@orange.fr
SEEZ Joseph Louis – D’après son dossier du PAVCC transmis par Sylvain Balys
SEEZ Joseph Louis
Son nom est parfois orthographié par erreur « Seetz ».
Né à Thannenkirch le 1.2.1917.
Epoux de Eugénie Charlotte Klingler.
Unité : Artl. Schulschiff « Hektor ».
Condamné à mort et fusillé à 10h le 17.12.1944 près de Wittomin (parfois orthographié Witlonien), en Pologne, et inhumé à Wittomin. L’acte de décès allemand mentionne qu’il est mort le 17.11.1944 et que le lieu et l’heure de décès sont inconnus.
Mort pour la France.
COMPLEMENTS TRANSMIS PAR CLAUDE HEROLD
CLAUDOT (KLOT) Charles Isidore – D’après son dossier du PAVCC transmis par Sylvain Balys
CLAUDOT Charles Isidore
Né à Thannenkirch le 22.10.1925.
Nationalité française.
Incorporé de force le 14.8.1943.
Caporal.
FPN 57296.
N’a pas reparu à son domicile depuis janvier 1944.
Dernières nouvelles : 29.7.1944.
Tué le 1.8.1944 et inhumé à l’ouest Sambor (Pologne). Son acte de décès allemand indique : « ist am 1. August 1944 zu unbekannter Stunde in Felsztyn/Galizien gefallen ».
Mort pour la France.
COMPLEMENTS TRANSMIS PAR CLAUDE HEROLD
Un mur commémore les « malgré-nous » français, incorporés de force dans la Wehrmacht – Article AFP paru...
La perspective de voir sur un même monument les noms de victimes civiles dont des juifs déportés et de « malgré-nous », parmi lesquels certains ont pu participer à des crimes de guerre, avait suscité une vive polémique mémorielle.
« Ça m’a pris quatre ans de travail »: entouré de lourds classeurs, Claude Herold, un historien amateur, désigne les noms et visages de 12 000 « malgré-nous » portés disparus, dont le douloureux souvenir ressurgit 80 ans jour pour jour après l’incorporation de force d’une génération d’Alsaciens-Mosellans dans les troupes d’Hitler.
Le retraité haut-rhinois de 66 ans a identifié dans les 198 volumes et 56 000 pages de registres de disparus constitués après-guerre par la Croix-Rouge allemande les portraits en noir et blanc de tous ceux portant la mention « E ». Un « E » pour Elsaß-Lothringen, l’Alsace-Lorraine en allemand.
« Le nombre réel de disparus tourne plutôt autour de 10 000 », précise-t-il, la sépulture de certains ayant été localisée après coup et quelques-uns ayant finalement été retrouvés.
« On voit qu’ils font la gueule », reprend M. Herold, en montrant les visages figés de ces jeunes hommes nés entre 1908 et 1928, dont les regards fixent l’objectif après avoir été contraints de revêtir l’uniforme de la Wehrmacht ou d’intégrer, pour certains, la Waffen SS.
Le 25 août 1942, une ordonnance imposa aux Alsaciens (le 29 août pour les Mosellans) de combattre pour l’Allemagne, envoyant souvent ces hommes sur le front russe, le plus meurtrier.
Avant le 80e anniversaire de ce « viol des consciences », quatre associations de « malgré-nous » et leurs descendants ont fait imprimer sur une banderole de 36 mètres de long les visages des disparus recensés par M. Herold et l’ont brièvement exposée à la mi-août à Turckheim, près de Colmar.
L’initiative, relayée par le quotidien régional les Dernières Nouvelles d’Alsace, a suscité un vif intérêt. « J’ai reçu plus de 150 mails et appels, beaucoup de familles veulent voir la banderole et en savoir plus sur un père, un cousin », affirme le retraité dont trois oncles sont morts sous l’uniforme allemand.
A Obernai, face au Mont Sainte-Odile, sainte patronne de l’Alsace, une partie de la banderole a été déployée en ce 25 août, au cours d’une commémoration organisée par l’Association des évadés et incorporés de force (ADEIF), qui finança elle même dans les années 50 la grande croix blanche tournée vers l’est qui domine la ville.
Roger Keck, 78 ans, se penche sur la banderole pour photographier le visage de son oncle, Alphonse Hartheiser, qui s’était amputé d’un doigt pour tenter d’échapper à l’incorporation à la fin 1944. « Sa famille n’a plus eu de nouvelles du jour au lendemain, on suppose qu’il a été fusillé, sans jugement, et que les Allemands ne s’en sont pas vantés ».
« C’était des gamins, certains n’avaient que 16–17 ans », s’émeut Gérard Michel, président de l’association des Orphelins de pères malgré-nous d’Alsace-Moselle (OPMNAM), dont le propre père a péri en Pologne.
« C’est le mur des noms que l’on a toujours souhaité, en plus il est mobile », savoure-t-il dans une allusion à un projet avorté en 2017 de la région Grand Est visant à honorer la mémoire des 52 000 Alsaciens et Mosellans morts au cours de la Seconde Guerre mondiale.
La perspective de voir se succéder par ordre alphabétique et sur le même monument les noms de victimes civiles dont des juifs déportés et de « malgré-nous », parmi lesquels certains ont pu participer à des crimes de guerre, avait suscité une vive polémique mémorielle.
Si aucun représentant de l’État n’a fait le déplacement à Obernai jeudi, le président de la Collectivité européenne d’Alsace (CEA) qui réunit depuis 2021 les conseils départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, avait appelé début août à honorer le souvenir du « destin tragique de ces Alsaciens qui se sont sacrifiés par amour de leur famille ».
« C’est une mémoire régionale qui malheureusement n’est pas partagée par la mémoire nationale, et donc elle interroge ‘comment n’ont-ils pas pu se sauver ? Désobéir ?’ Sans se rendre compte de la terreur qui régnait en Alsace », analyse le professeur de droit Jean-Laurent Vonau, auteur de l’Alsace annexée, 1940–1945 (éditions du Signe).
Sans nier l’existence d’environ 2 100 volontaires qui servirent de leur plein gré le régime nazi avant l’incorporation de forces, il estime que « l’affaire est réglée pour la France » depuis que Nicolas Sarkozy a affirmé en 2010 que « les malgré-nous ne furent pas des traîtres ».
« Il faudrait que les gens connaissent mieux ce qu’ont vécu les provinces de l’est », s’agace Aloyse Kieffer, 94 ans aujourd’hui, mobilisé quand il en avait 15. Même si ce prêtre à la retraite, qui finira la guerre prisonnier en Yougoslavie, admet que pour lui même le tabou n’a sauté que bien longtemps après la guerre : « je n’ai jamais raconté à mes parents ce qui m’était arrivé, on le taisait. Il n’était alors pas bon de se rappeler tout ça ».
Article transmis par Claude Herold.
Lien vers l’article : https://fr.timesofisrael.com/un-mur-commemore-les-malgre-nous-francais-incorpores-de-force-dans-la-wehrmacht/
Sur le travail de Claude Herold, voir également un enregistrement vidéo jamais monté et jamais diffusé :






















