KOENIG Frédé­ric (Fritz)

Commentaire (0) Portraits d'incorporés de force/déportés militaires

jpg_Koenig_frederic.jpg boucher-char­cu­tier (* Volks­berg, Bas-Rhin, 16.1.1914). Marié à Margue­rite Grall (+ 8.3.1974, rema­riée Spiel­den­ner) ; 1 fils : Jean-Louis (* 22.5.1941). Il intègre le 62e Régi­ment d’ar­tille­rie en Tuni­sie (29.4.1935–15.10.1936). Le 24.8.1939, il est mobi­lisé au 150e Régi­ment d’ar­tille­rie des Forts au Simse­rhof (Moselle). Fait prison­nier par les Alle­mands le 1.7.1940, il est libéré comme Alsa­cien-Lorrain le 12.7.1940. Il réside à Petite-Rosselle (Moselle) au moment de son incor­po­ra­tion de force, le 29.8.1943 au 2/5e Marine Ersat­zab­tei­lung à List (Sylt). Il est ensuite versé à la Marine Artille­rieab­tei­lung 531 – Ust Luga – FP 08614 C. Engagé en Russie, Narva Front, Kras­noje Selo, il dispa­raît le 25.1.1944 à Wolgovo. Après la guerre, il est déclaré « mort pour la France » (acte 4/1954).

Avec lui se trou­vaient d’autres incor­po­rés de force :

 Nico­las Fischer (List – Ust Luga – Kras­noje Selo)

 René Will­rich (List – Ust Luga)

 Jean Metz (Ust Luga – Kras­noje Selo)

Rensei­gne­ments trans­mis par Jean-Louis Koenig, fils du disparu (jlkoe­nig@sfr.fr), d’après les archives WAST, la Deutsches Rote Kreuz et le Deustsche Krieg­sgrä­berfür­sorge (Geden­ken 1876380).

 Voir égale­ment sous Avis de recherche

* Fiches du Volks­bund (aima­ble­ment commu­niquées par Claude Herold)  :

 Nach­name: Koenig

 Vorname: Frie­drich

 Dienst­grad: Marine-Artille­rist

 Geburts­da­tum: 16.01.1914
Geburt­sort: Volks­berg

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 25.01.1944

 Todes-/Vermiss­te­nort: Wolchow Fluss U Front

 Nach den uns vorlie­gen­den Infor­ma­tio­nen ist die o. g. Person seit 25.01.1944 vermißt.

 Nach­name: Koenig

 Vorname: Frie­drich

 Dienst­grad: Matrose

 Geburts­da­tum: 16.01.1914

 Geburt­sort:

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 01.1944

 Todes-/Vermiss­te­nort:

jpg_50999_fhansicht_Kiel-Moltenort.jpgAls gefal­le­ner Mari­nean­gehö­ri­ger ist sein Name entwe­der in dem U-Boot-Ehren­mal Mölte­nort bei Kiel an Wand­ta­feln oder im Mari­neeh­ren­mal in Laboe in einem dort auslie­gen­den Gedenk­buch verzeich­net (photo Volks­bund).

Koenig_Frederic_Fritz.jpg– Lien vers Mémo­rial GenWeb et photo trans­mis par Gérard Schutz : http://www.memo­rial-genweb.org/~memo­rial2/html/fr/result­com­mune.php?pays=France&idsource=53098&insee=57019&dpt=57&table=bp08

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HOONAKKER Adrien

Commentaire (1) Liste des avis de recherche

Je fais des recherches sur le parcours de mon père Adrien Hoonak­ker, né le 03/06/1923 à Stras­bourg. Il a été enrolé de force dans l’ar­mée alle­mande et fait prison­nier par les Russes. J’ai souvent entendu parler de Tambov, donc je pense qu’il y était prison­nier. Il disait qu’il n’y avait pas de nour­ri­ture, de l’eau sale, un croû­ton de pain. Il parlait de coups et de violence, de travail, du terme « davaï ». Lorsqu’il est revenu, il était malade et ne pesait que 35 kg. Il avait plein de boutons sur la peau.
Il dit inlas­sa­ble­ment « je n’ai tué personne », mais ne veux plus reve­nir sur ce passé.

J’ai quelques papiers en ma posses­sion :

 Centre de Libé­ra­tion de Stras­bourg;
Présent au centre du 16/1/45 au 30/11/45 N° d’ins­crip­tion 27593/4
Classe de recru­te­ment 43 Stras­bourg
DECLARATION : à sous­crire par tout mili­taire à solde jour­na­lière rentrant de capti­vité 2330284
Il est précisé « n’a pas droit à la prime d’éva­sion »
Fait à Stras­bourg le 15/11/45

 ATTESTATION -Sauf conduit avec entête : Région mili­taire – Etat Major 5 bureau / Contrôle des Rapa­triés et des réfu­giés
« M. HOONAKKER Adrien de Stras­bourg – Oberhaus­ber­gen évacué de son domi­cile par suite de circons­tances de guerre a été entendu par un offi­cier du 2ème Bureau de la ? Région Mili­taire le 6/11/45 »
Signé à Châlon /Saône par le Capi­taine Cerf

Réser­viste HOONAKKER Adrien classe 1943 n° matri­cule : 43 670 04792

Fasci­cule de Mobi­li­sa­tion (format carte postale)
Lettre carac­té­ris­tique : Z ; Classe de Mobi­li­sa­tion 1939 ; Région mobi­li­sa­trice 6 X
Direc­tion – Recru­te­ment : Stras­bourg
Classe de recru­te­ment : 2ème classe

 ATTESTATION avec entête « Gouver­ne­ment de la Répu­blique Française Xe Région
Etablie à Stras­bourg le 15/11/1945
Le dénommé HOONAKKER A. …., Alsa­cien incor­poré dans l’ar­mée alle­mande et évadé de cette armée, s’est présenté aux auto­ri­tés Françaises le 15/11/45 et est auto­risé à rési­der à l’adresse ci-dessous….

 ATTESTATION de la Mairie de Oberhaus­ber­gen du 18 février 1946
« Le sous­si­gné, Maire de la commune d’Obe­rhaus­ber­gen,certi­fie par la présente que M. HOONAKKER Adrien, né le 8 juin 1923, a été incor­poré dans la Wermacht. Il a été libéré par les Russes le 6/11/45

 CARTE DE RAPATRIEMENT
Date d’ar­ri­vée en alle­magne : 17/10/42
Le papier est illi­sible. je peux rele­ver deux numé­ros, mais je ne sais pas à quoi ils corres­pondent :
En bas à droite : 43062138
En basz à gauche : 2330284

Voici les infor­ma­tions que j’ai pu trou­ver. J’ai­me­rais savoir où il a combattu, combien de temps, quand il a été fait prison­nier et combien de temps ? A t-il tenté de s’éva­der ? Y aurait -il quelqu’un de survi­vant qui l’au­rait connu ?

Merci pour toute aide.

Michèle Broux

 cour­riel : broux.miche­le@g­mail.com

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Biblio­gra­phie Complète

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HECKENDORN Albert

Commentaire (0) Portraits d'incorporés de force/déportés militaires

employé d’as­su­rance (* Mulhouse, Haut-Rhin, 24.9.1912). Marié; 1 fils, André. Il effec­tue son service mili­taire dans l’ar­mée française du 17.10.1930 au 17.10.1931 (capo­ral-chef). Mobi­lisé le 5.9.1939, il est fait prison­nier par les Alle­mands et libéré le 26.8.1940. Incor­poré de force le 10.1.1944 à Mulhouse, il est envoyé sur le front sud de la Pologne, près de la fron­tière tchèque. Blessé, il est hospi­ta­lisé en septembre 1944 à Hinden­burg (actuel­le­ment Zabrze), puis il dispa­raît dans cette région le 12.10.1944.

Rensei­gne­ments commu­niqués par son fils, André Hecken­dorn.

* Fiche du Volks­bund (commu­niquée par Claude Herold)

 Nach­name: Hecken­dorn

 Vorname: Albert

 Dienst­grad: Grena­dier

 Geburts­da­tum: 24.09.1912

 Geburt­sort: Mulhouse

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 12.10.1944

 Todes-/Vermiss­te­nort: Dukla Pass

 Nach den uns vorlie­gen­den Infor­ma­tio­nen ist die o. g. Person seit 12.10.1944 vermißt.

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Le 10 juin 1944, Oradour-sur-Glane et les Malgré-Nous

Commentaire (0) Revue de presse

 

Il y a 65 ans était perpé­tré le massacre d’Ora­dour-sur-Glane par des hommes de la 2e divi­sion blin­dée Waffen-SS « Das Reich ». Ce triste anni­ver­saire nous permet d’évoquer ce drame atroce, mais surtout de reve­nir sur les faits qui ont conduit des Alsa­ciens présents ce jour-là à en être présen­tés comme les prin­ci­paux respon­sables.

Du 12 janvier au 13 février 1953 s’est tenu au Tribu­nal mili­taire de Bordeaux un des procès les plus média­tisé de l’après-guerre, car des Alsa­ciens figu­raient sur le banc des accu­sés : celui de la destruc­tion du village d’Ora­dour-sur-Glane et de l’anéan­tis­se­ment de la presque tota­lité de ses habi­tants, du plus atroce crime de guerre perpé­tré sur le sol français.

jpg_Oradour_eglise.jpgL’église d’Ora­dour en 1944. (Coll. V. Meyer)

 

Oradour, une tragé­die franco-alle­mande

 

Le 10 juin 1944, la 3e Compa­gnie du régi­ment « Der Führer » de la 2e Divi­sion blin­dée Waffen-SS « Das Reich » quitta son canton­ne­ment pour rejoindre un village, Oradour-sur-Glane, qui se trouve sur la voie de tram­way Limoges – Saint-Junien, deux centres impor­tants de la Résis­tance en Limou­sin. Pourquoi les Alle­mands choi­sirent-ils préci­sé­ment de se rendre à Oradour, une bour­gade répu­tée paisible ? Ce sont mani­fes­te­ment la dépo­si­tion de l’Obers­turmfüh­rer Karl Gerlach – qui avait été capturé la veille par le maquis et avait réussi à s’échap­per – et les indi­ca­tions de la Milice et du Siche­rheits­dient qui ont amené les offi­ciers de la « Das Reich » à envoyer le Sturm­bannfüh­rer Adolf Diek­mann et ses hommes à Oradour. Le but offi­ciel de sa mission : véri­fier si le Sturm­bannfüh­rer Helmut Kämpfe – enlevé lui aussi la veille par les résis­tants – y était retenu prison­nier par le maquis et, sinon, en rame­ner une cinquan­taine d’otages pour négo­cier la libé­ra­tion dudit offi­cier avec le « préfet du maquis », Georges Guin­gouin.
Malheu­reu­se­ment, la situa­tion dégé­néra rapi­de­ment et, en quelques heures, abouti à la destruc­tion du village et à la mort des civils qui s’y trou­vaient ce jour-là (le nombre exact des victimes n’a pas pu être évalué avec exac­ti­tude et a été arrêté à 642 par déci­sion de justice, soit le nombre de morts iden­ti­fiés).
Adolf Diek­mann fut tué en Norman­die (inhumé à Banne­ville, puis à La Cambe en 1957) et échappa ainsi au conseil de guerre devant lequel il aurait dû compa­raître : ses supé­rieurs esti­maient qu’il n’avait pas rempli sa mission et était, en tant qu’of­fi­cier, respon­sable de la mort de centaines de civils.

1948 : premiers non-lieux et un piège

Dès la fin 1944, les auto­ri­tés alliées savaient que des Alsa­ciens, incor­po­rés de force (pour l’af­faire d’Ora­dour, on ne connaît qu’un engagé volon­taire alsa­cien, Georges René Boos), étaient présents, car ceux qui avaient réussi à déser­ter, une fois sur le front, avaient aussi­tôt fait des dépo­si­tions sur ce qu’ils avaient vu et fait à Oradour-sur-Glane.
Le 17 février 1948, quatre des Malgré-Nous (futurs accu­sés lors du procès) – Joseph Busch, Auguste Lohner, René Grie­nen­ber­ger, Fernand Giedin­ger – obtinrent un non-lieu pour cette affaire, car le Tribu­nal mili­taire de Bordeaux jugea qu’il leur était impos­sible de résis­ter aux Alle­mands et reconnu qu’ils avaient tout de même sauvé des vies de civils à Oradour, « des personnes qui, sans leur inter­ven­tion, n’au­raient pas échap­pées aux massacres » (archives ADEIF 67). Avec neuf de leurs cama­rades, ils se retrou­vèrent sur le banc des accu­sés en 1953, à cause d’une loi, dite « loi Oradour », qui avait été votée le 15 septembre 1948 pour intro­duire dans le Droit français la notion de culpa­bi­lité collec­tive – fina­le­ment déjà présente dans la Sippen­haft­ge­setz, cette loi natio­nale-socia­liste qui rendait la parenté cores­pon­sable des actes de leurs fils et qui punis­sait de dépor­ta­tion les familles des Malgré-Nous insou­mis – et de rétro­ac­ti­vité ; ce fut un véri­table piège qui se refer­mait sur les Français incor­po­rés de force.

 

1951 : De vrais Malgré-Nous et une libé­ra­tion

 

Le 25 janvier 1951, un rapport des Rensei­gne­ments géné­raux concer­nant « le cas des Alsa­ciens incul­pés dans l’af­faire d’Ora­dour-sur-Glane » (archives ADEIF 67) concluait qu’on ne pouvait soupçon­ner les 12 incul­pés d’être des volon­taires. Seul Paul Graff n’y est pas cité, car il avait été arrêté le 1er novembre 1945 et incar­céré depuis. Pour­tant, aux yeux de la justice française, il est incon­tes­table qu’il avait été, lui aussi, incor­poré de force. A son sujet, une propo­si­tion d’am­nis­tie fut trans­mise au garde des Sceaux en janvier 1949, mais les auto­ri­tés s’inquié­tèrent de l’opi­nion publique, quitte à s’ac­com­mo­der de quelques entorses envers le Droit. Et la parade fut trou­vée le 1er septembre 1949 : Paul Graff pouvait être jugé par le Tribu­nal mili­taire de Bordeaux en vertu de l’ar­ticle 3 de la « loi Oradour ». Tout comme les béné­fi­ciaires du non-lieu de 1948, Paul Graff, proposé pour l’am­nis­tie, ne pouvait plus échap­per au procès qui fit de lui un « monstre » et un « assas­sin » pour long­temps.

jpg_Lohner.jpgDécoré de la croix de Guerre en 1940, l’an­cien soldat français Auguste Lohner est incor­poré de force en 1944. Malgré un non-lieu en 1948, il se trouve sur le banc des accu­sés en 1953. (Coll. P. A. Lohner)

A l’in­verse, le 19 juin 1951, le Tribu­nal mili­taire inno­centa l’an­cien lieu­te­nant-colo­nel de la « Das Reich » Otto Weidin­ger de l’ac­cu­sa­tion d’être un crimi­nel de guerre ! Tout comme Lammer­ding, il ne fut pas convoqué au procès d’Ora­dour. En pleine Guerre froide, les Malgré-Nous furent à nouveau pris entre deux feux : d’un côté les Alliés qui proté­geaient les anciens offi­ciers de la Waffen-SS (au cas où les Sovié­tiques attaque­raient l’Eu­rope de l’Ouest) et le PCF qui utili­sait le procès pour dénon­cer la créa­tion d’une nouvelle « Wehr­macht » en Répu­blique Fédé­rale d’Al­le­magne (qui mena­ce­rait l’Eu­rope de l’Est commu­niste).

En 1953, il était notoire que des Alsa­ciens avaient été convoqués au Tribu­nal mili­taire de Bordeaux. Ce n’est qu’à partir de ce procès que les Malgré-Nous (ils avaient pour la plupart 17–18 ans au moment des faits et auraient dû béné­fi­cier de l’ex­cuse de mino­rité, tout comme le volon­taire né le 25.8.1923) furent présen­tés à l’opi­nion publique française comme les prin­ci­paux respon­sables de ce crime de guerre, relé­guant au second plan le volon­taire alsa­cien, les soldats alle­mands et, surtout, les véri­tables déci­deurs.

jpg_Niess.jpgJean Niess n’a tiré aucun coup de feu à Oradour. En 1953, il est condamné à 5 ans de travaux forcés avant d’être amnis­tié. (Coll. M. Mart­zolf)

 

Oradour, une tragé­die franco-française

 

Les Malgré-Nous – dont la majo­rité était en posi­tion à l’ex­té­rieur du bourg le 10 juin 1944 – dépo­sèrent spon­ta­né­ment et certains d’entre eux avouèrent avoir tiré à Oradour : sur des hommes dans les granges, en jurant n’avoir pas visé (Joseph Busch, Auguste Lohner et, semble-t-il, René Grie­nen­ber­ger), ou sur une femme cachée dans un champ, dans un moment d’af­fo­le­ment (Paul Graff). Mais ils sauvèrent égale­ment des vies (Albert Daul, Jean-Pierre Elsaes­ser, Auguste Lohner, Louis Pres­tel). Et rappe­lons que la plupart des hommes cités ci-dessus obtinrent un non-lieu pour ces mêmes faits en 1948 ou auraient dû en obte­nir (Paul Graff).
Tout au long des audiences, il fut bien mis en évidence que les incor­po­rés de force n’étaient que des soldats de seconde classe qui profi­tèrent de la moindre et rare occa­sion qui se présen­tait pour épar­gner leurs compa­triotes. On peut donc dire que le procès d’Ora­dour a été le procès de lampistes, accu­sés alle­mands compris (seul l’an­cien Obers­turmfüh­rer Heinz Barth passa, en 1983, devant un tribu­nal de la DDR à Berlin ; Albert Daul y fut convoqué en tant que témoin). Les Alsa­ciens consti­tuaient des coupables idéaux, tant pour une partie de l’opi­nion publique française que pour la justice mili­taire. En les acca­blant, on pensait éviter toute remise en ques­tion, répon­dant à l’émoi de l’opi­nion publique. Les Alsa­ciens étaient donc, même avant le début du procès, des coupables, parce qu’ils étaient coupables pour une majo­rité de l’opi­nion. Et puis, à cette époque, on ne pouvait trop acca­bler les Alle­mands, deve­nus des alliés précieux en cas de conflit avec l’URSS. Par contre, que pouvait-on redou­ter des Alsa­ciens ? Les condam­na­tions furent lourdes, mais il faut souli­gner qu’à une voix près, les « 13 » auraient été acquit­tés : le juge­ment fut prononcé sur la culpa­bi­lité à 5 voix contre 2 ; à 4 voix contre 3, c’était l’ac­quit­te­ment à la mino­rité de faveur. Le verdict souleva une vague de mobi­li­sa­tion sans précé­dent : toute l’Al­sace – y compris les auto­ri­tés poli­tiques (excepté le parti commu­niste, mino­ri­taire dans la région) et reli­gieuses -, soute­nue par des compa­triotes de « l’In­té­rieur », prit la défense des 13 incor­po­rés de force.
L’Etat français, redou­tant une nouvelle vague d’au­to­no­misme, œuvra pour que les Malgré-Nous soient amnis­tiés, susci­tant fort logique­ment la colère et le ressen­ti­ment du Limou­sin (20.2.1953). A l’is­sue du procès, un panneau fut affi­ché à l’en­trée des ruines d’Ora­dour-sur-Glane. Seuls les noms (parfois écor­chés) des incor­po­rés de force alsa­ciens y figu­raient, comme s’ils étaient les seuls « monstres » présents à Oradour le 10 juin 1944. Aucun nom d’Al­le­mands, ni même celui du volon­taire alsa­cien, n’y fut mentionné !

jpg_oster.jpgLe Malgré-Nous Emile Oster, mort le 28.6.1944 en Norman­die, aurait sauvé une jeune fille à Oradour. (Coll. W. Oster)

 

Une histoire sans fin ?

 

D’après les minutes du procès, il n’a pas été prouvé que les incor­po­rés de force étaient respon­sables de la mort des femmes et des enfants dans l’église, summum de l’hor­reur lors cette jour­née du 10 juin 1944. Pour­tant, à partir de 1953, ce sont eux qui vont être dési­gnés comme les prin­ci­paux coupables, faisant ainsi fi du non-lieu qui aurait pu s’ap­pliquer à l’en­semble des « 13 ». On peut aussi s’in­ter­ro­ger sur le petit nombre de personnes sur le banc des accu­sés : 21 personnes dont sept Alle­mands et 14 Alsa­ciens (13 Malgré-Nous et un volon­taire), soit très préci­sé­ment le double. Fruit du hasard ou volonté déli­bé­rée ? Du fait de la dimen­sion poli­tique de ce procès (telle­ment impor­tante qu’elle va étouf­fer les débats) et de l’ab­sence au procès des offi­ciers de la « Das Reich » – que ce soit Lammer­ding, jamais arrêté, ou Weidin­ger, relâ­ché par le Tribu­nal mili­taire de Bordeaux en 1951 -, on peut dire que le procès du crime de guerre du 10 juin 1944 perpé­tré à Oradour n’a pas eu lieu. Et tant que la tota­lité des archives de cette drama­tique affaire ne seront pas acces­sibles aux histo­riens, il n’aura pas vrai­ment lieu. Oradour, malgré tous les louables efforts faits pour ressou­der le Limou­sin et l’Al­sace (puisque l’im­mense part de respon­sa­bi­lité de l’Al­le­magne nazie semble s’être dissoute dans le temps), restera une déchi­rure, une bles­sure qui ne guérit pas.

Nico­las Mengus

jpg_OradourVxd_Alsace53.jpgLe panneau affi­ché à l’en­trée des ruines d’Ora­dour-sur-Glane à l’is­sue du procès. Photo parue dans le jour­nal « La voix d’Al­sace » en 1953. (Coll. ADEIF du Bas-Rhin)

 

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Motion du 10 mai 2009

Commentaire (0) Actualité

Motion adop­tée par les membres de l’A.D.E.I.F. du Bas-Rhin réunis en Assem­blée Géné­rake à Stras­bourg, le 10 mai 2009.

jpg_MotionADEIF67.jpg

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FELDEN Nico­las & HIRLIMANN Lucien

Commentaire (0) Les incorporés de force

Nico­las Felden, de Wiwer­sheim (Bas-Rhin) et Lucien Hirli­mann, de Rhinau (Bas-Rhin), ont disparu à Woro­beika, dans la région de Nowgo­rod. Ils faisaient partie de la 1ère compa­gnie du Grena­dier Regi­ment n°503.

jpg_Felden_Nicolas.jpg* Fiche du Volks­bund :

 Nach­name: Felden

 Vorname: Niko­laus

 Dienst­grad: Grena­dier

 Geburts­da­tum: 15.01.1923

 Geburt­sort: Winger­sheim

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 21.01.1944

 Todes-/Vermiss­te­nort: Russ­land

 Nach den uns vorlie­gen­den Infor­ma­tio­nen ist die o. g. Person seit 21.01.1944 vermißt.

jpg_Hirliman_Lucien.jpg* Fiche du Volks­bund :

 Nach­name: Hirli­man

 Vorname: Luzian

 Dienst­grad:

 Geburts­da­tum: 15.03.1924

 Geburt­sort:

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 01.01.1944

 Todes-/Vermiss­te­nort: Russ­land

 Nach den uns vorlie­gen­den Infor­ma­tio­nen ist die o. g. Person seit 01.01.1944 vermißt.

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Oradour. Le verdict final

Commentaire (0) 2009

Douglas W. HAWES, Oradour. Le verdict final , Paris, 2009 (traduc­tion de Oradour. The Final Verdict, 2007).

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Liste de Malgré-Nous morts à Tambov-Kirsa­nov (8)

Commentaire (0) Les incorporés de force

Mulhouse (1ère liste)

 Nach­name: Ansel

 Vorname: Robert

 Dienst­grad: Gefrei­ter

 Geburts­da­tum: 10.03.1919

 Geburt­sort: Mulhouse

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 19.04.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: I.d.Kgf.in Tambow

 Nach­name: Blind

 Vorname: Ferdi­nand Frede­ric Fernand

 Dienst­grad: Gefrei­ter

 Geburts­da­tum: 09.11.1924

 Geburt­sort: Mulhouse

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 11.03.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: I.d.Kgf.in Tambow

 Nach­name: Braun

 Vorname: Alphonse

 Dienst­grad: Grena­dier

 Geburts­da­tum: 16.05.1921

 Geburt­sort: Mulhouse

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 14.04.1945 – 14.06.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: I.d.Kgf.in Tambow

 Nach­name: Bren­gard

 Vorname: Joseph

 Dienst­grad: Ober­ka­no­nier

 Geburts­da­tum: 11.05.1923

 Geburt­sort: Mulhouse

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 02.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: Russ.Kgf.Lg.Tambow

 Nach­name: Brisin­ger

 Vorname: Eugene

 Dienst­grad: Gefrei­ter

 Geburts­da­tum: 31.03.1922

 Geburt­sort: Mulhouse

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 15.09.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: Kgf.Lag. in Tambow

 Nach­name: Broglie

 Vorname: Robert

 Dienst­grad:

 Geburts­da­tum: 23.04.1923

 Geburt­sort: Mulhouse

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 30.03.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: Kgf. in Kirsa­now Gebiet Tambow

 Nach­name: Bulach

 Vorname: Jean

 Dienst­grad:

 Geburts­da­tum: 04.01.1925

 Geburt­sort: Mulhouse

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 11.04.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: Kgf.Lag. in Tambow

 Nach­name: Chris­ten

 Vorname: Louis

 Dienst­grad: Grena­dier

 Geburts­da­tum: 12.06.1925

 Geburt­sort: Mulhouse

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 09.04.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: Kgf. in Kirsa­now Gebiet Tambow

 Nach­name: Diebold

 Vorname: Lucien

 Dienst­grad: Grena­dier

 Geburts­da­tum: 23.11.1926

 Geburt­sort: Mulhouse

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 20.03.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: I.d.Kgf.in Tambow

 Nach­name: Drom­san

 Vorname: Jean Pierre

 Dienst­grad: Gefrei­ter

 Geburts­da­tum: 20.04.1920

 Geburt­sort: Mulhouse

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 27.04.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: I.d.Kgf.in Tambow

 Nach­name: Flick

 Vorname: Emile

 Dienst­grad:

 Geburts­da­tum: 23.12.1923

 Geburt­sort: Mulhouse

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 01.05.1944

 Todes-/Vermiss­te­nort: Im Lag. v. Kirsa­now Gebiet Tambow

 Nach­name: Frei

 Vorname: Lucien

 Dienst­grad: Füsi­lier

 Geburts­da­tum: 14.06.1921

 Geburt­sort: Mulhouse

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 17.01.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: Kgf. in Kirsa­now

 Nach­name: Fricker

 Vorname: Louis

 Dienst­grad:

 Geburts­da­tum: 20.03.1910

 Geburt­sort: Mulhouse

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: Kirsa­now

 Nach­name: Haby

 Vorname: René

 Dienst­grad: Gefrei­ter

 Geburts­da­tum: 09.07.1921

 Geburt­sort: Mulhouse

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 28.08.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: I.d.Kgf.i.Tambow

 Nach­name: Hanser

 Vorname: Pierre Georges

 Dienst­grad: Kano­nier

 Geburts­da­tum: 27.10.1924

 Geburt­sort: Mulhouse

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 10.10.1944

 Todes-/Vermiss­te­nort: Tambow-Kirsa­now

 Nach­name: Hirsch

 Vorname: Paul

 Dienst­grad:

 Geburts­da­tum: 25.02.1922

 Geburt­sort: Mulhouse

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 14.03.1945 – 15.03.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: Kgf.Lag. in Tambow

 Nach­name: Hoffart

 Vorname: Eugène

 Dienst­grad: Reiter

 Geburts­da­tum: 28.07.1925

 Geburt­sort: Mulhouse

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 14.04.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: Tambow

 Nach­name: Imbach

 Vorname: Marcel

 Dienst­grad: Grena­dier

 Geburts­da­tum: 14.12.1919

 Geburt­sort: Mulhouse

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 05.01.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: I.d.Kgf.i.Tambow

 Nach­name: Iselin

 Vorname: Louis Joseph

 Dienst­grad: Grena­dier

 Geburts­da­tum: 06.09.1919

 Geburt­sort: Mulhouse

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 03.05.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: I.d.Kgf.in Tambow


 Nach­name: Klei­ber

 Vorname: Antoine

 Dienst­grad: Gefrei­ter

 Geburts­da­tum: 01.09.1922

 Geburt­sort: Mulhouse

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 02.02.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: Kgf.Lg.Tambow

 Nach­name: Klein­hans

 Vorname: Robert

 Dienst­grad: Grena­dier

 Geburts­da­tum: 19.07.1925

 Geburt­sort: Mulhouse

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 24.12.1944

 Todes-/Vermiss­te­nort: Kgf. in Kirsa­now

 Nach­name: Kupfer

 Vorname: Pierre

 Dienst­grad: Soldat

 Geburts­da­tum: 01.09.1925

 Geburt­sort: Mulhouse

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 08.03.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: I.d.Kgf.in Tambow

 Nach­name: Martin

 Vorname: Robert

 Dienst­grad: Grena­dier

 Geburts­da­tum: 29.01.1925

 Geburt­sort: Mulhouse

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 14.01.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: Kgf. in Tambow

 Nach­name: Martz

 Vorname: Fran­cois

 Dienst­grad: Grena­dier

 Geburts­da­tum: 04.05.1924

 Geburt­sort: Mulhouse

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 02.06.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: Kgf. in Kirsa­now


 Nach­name: Meyer

 Vorname: Charles

 Dienst­grad: Grena­dier

 Geburts­da­tum: 05.08.1920

 Geburt­sort: Mulhouse

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 22.05.1944

 Todes-/Vermiss­te­nort: Kgf. in Kirsa­now


 Nach­name: Meyer

 Vorname: Marz­cel

 Dienst­grad: Grena­dier

 Geburts­da­tum: 20.08.1919

 Geburt­sort: Mulhouse

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 18.03.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: Bei Tambow

 Nach­name: Roess

 Vorname: Charles

 Dienst­grad: Unte­rof­fi­zier

 Geburts­da­tum: 20.05.1922

 Geburt­sort: Mulhouse

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 27.09.1944

 Todes-/Vermiss­te­nort: Tambow


 Nach­name: Schaff­hau­ser

 Vorname: Henry Jules

 Dienst­grad: Gefrei­ter

 Geburts­da­tum: 18.04.1920

 Geburt­sort: Mulhouse

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 28.11.1944

 Todes-/Vermiss­te­nort: Kgf. in Kirsa­now

 Nach­name: Schlien­ger

 Vorname: Camille

 Dienst­grad: Pionier

 Geburts­da­tum: 21.05.1925

 Geburt­sort: Mulhouse

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 14.04.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: Tambow

 Nach­name: Schorr

 Vorname: Fernand

 Dienst­grad: Gefrei­ter

 Geburts­da­tum: 02.11.1924

 Geburt­sort: Mulhouse

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 18.03.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: In der Kgf. in Kirsa­now


 Nach­name: Schreck

 Vorname: René

 Dienst­grad: Grena­dier

 Geburts­da­tum: 11.10.1923

 Geburt­sort: Mulhouse

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 30.01.1944

 Todes-/Vermiss­te­nort: Kgf. in Kirsa­now

 Nach­name: Schul­ler

 Vorname: Marcel Ernest

 Dienst­grad: Kano­nier

 Geburts­da­tum: 19.07.1922

 Geburt­sort: Mulhouse

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 27.04.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: I.d.Kgf.in Tambow

 Nach­name: Spiess

 Vorname: Marcel

 Dienst­grad: Ober­ge­frei­ter

 Geburts­da­tum: 01.06.1913

 Geburt­sort: Mulhouse

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 19.05.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: Kgf. in Kirsa­now bei Tambow

 Nach­name: Strei­cher

 Vorname: Paul

 Dienst­grad: Grena­dier

 Geburts­da­tum: 20.12.1919

 Geburt­sort: Mulhouse

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 22.02.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: In d. Kgf. in Tambow


 Nach­name: Sutter­lin

 Vorname: Fernand

 Dienst­grad: Gefrei­ter

 Geburts­da­tum: 14.11.1920

 Geburt­sort: Mulhouse

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 04.08.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: Kgf. in Kirsa­now


 Nach­name: Wass­mer

 Vorname: Pierre Jean

 Dienst­grad: Soldat

 Geburts­da­tum: 08.03.1920

 Geburt­sort: Mulhouse

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 15.02.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: I.d.Kgf.in Tambow

 Nach­name: Wernoth

 Vorname: Roger

 Dienst­grad: Grena­dier

 Geburts­da­tum: 27.04.1925

 Geburt­sort: Mulhouse

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 13.08.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: I.d.Kgf.in Tambow

 Nach­name: Wetter­wald

 Vorname: Leon

 Dienst­grad: Gefrei­ter

 Geburts­da­tum: 22.12.1919

 Geburt­sort: Mulhouse

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 16.12.1944

 Todes-/Vermiss­te­nort: Kgf. in Kirsa­now b.Tambow

 Nach­name: Winck­ler

 Vorname: Charles

 Dienst­grad: Gefrei­ter

 Geburts­da­tum: 06.08.1920

 Geburt­sort: Mulhouse

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 03.06.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: I.d.Kgf.in Tambow

Mulhouse (2e liste)

 Nach­name: Beck

 Vorname: Marcel

 Dienst­grad: Ober­ge­frei­ter

 Geburts­da­tum: 14.01.1922

 Geburt­sort: Mülhau­sen

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: Tambow

 Nach­name: Biechert

 Vorname: Robert

 Dienst­grad: Reiter

 Geburts­da­tum: 11.12.1921

 Geburt­sort: Mülhau­sen

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum:

 Todes-/Vermiss­te­nort: Tambow russ.Kgf.Lg.

 Nach­name: Bour­geois

 Vorname: Gustav

 Dienst­grad: Ober­ge­frei­ter

 Geburts­da­tum: 23.01.1914

 Geburt­sort: Mülhau­sen

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 01.01.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: Kgf. in Kirsa­now Gebiet Tambow

 Nach­name: Bürger

 Vorname: Albert

 Dienst­grad: Kano­nier

 Geburts­da­tum: 23.12.1918

 Geburt­sort: Mülhau­sen

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 13.02.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: Kgf. in Kirsa­now

 Nach­name: Dirin­ger

 Vorname: Paul

 Dienst­grad: Ober­gre­na­dier

 Geburts­da­tum: 17.07.1917

 Geburt­sort: Mülhau­sen

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 30.04.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: I.d.Kgf.in Tambow

 Nach­name: Grie­geois

 Vorname: Albert

 Dienst­grad: Unte­rof­fi­zier

 Geburts­da­tum: 20.03.1914

 Geburt­sort: Mülhau­sen

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 03.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: Kgf.Lg. Tambow

 Nach­name: Grol­len­mund

 Vorname: Andre

 Dienst­grad:

 Geburts­da­tum: 08.12.1913

 Geburt­sort: Mülhau­sen/Elsaß

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 01.05.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: Krg. Lz. Tambow

 Nach­name: Jean­nin

 Vorname: Hein­rich

 Dienst­grad: Ober­ge­frei­ter

 Geburts­da­tum: 21.11.1914

 Geburt­sort: Mülhau­sen

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 20.04.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: I.d.Kgf.in Tambow

 Nach­name: Kaspar

 Vorname: Karl

 Dienst­grad: Ober­ka­no­nier

 Geburts­da­tum: 02.10.1914

 Geburt­sort: Mülhau­sen

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 25.02.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: I.d.Kgf.in Tambow

 Nach­name: Kirmann

 Vorname: Eugen

 Dienst­grad: Soldat

 Geburts­da­tum: 06.10.1913

 Geburt­sort: Mülhau­sen

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 04.01.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: I.d.Kgf.in Tambow

 Nach­name: Meny

 Vorname: Paul

 Dienst­grad: Gefrei­ter

 Geburts­da­tum: 05.05.1915

 Geburt­sort: Mülhau­sen

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 12.05.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: Kgf. in Kirsa­now


 Nach­name: Schien­gert

 Vorname: August

 Dienst­grad: Pionier

 Geburts­da­tum: 04.08.1912

 Geburt­sort: Mülhau­sen

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 14.05.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: I.d.Kgf.in Tambow

 Nach­name: Schnei­der

 Vorname: Rene Louis

 Dienst­grad: Grena­dier

 Geburts­da­tum: 26.10.1911

 Geburt­sort: Mülhau­sen

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 01.03.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: Kgf. in Kirsa­now

 Nach­name: Schö­nig

 Vorname: Josef

 Dienst­grad: Grena­dier

 Geburts­da­tum: 28.01.1915

 Geburt­sort: Mülhau­sen

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 24.03.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: Kgf. in Kirsa­now

 Nach­name: Simon

 Vorname: Paul

 Dienst­grad: Grena­dier

 Geburts­da­tum: 16.12.1913

 Geburt­sort: Mülhau­sen

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 24.05.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: Kgf.Lg.Tambow

 Nach­name: Spin­ner

 Vorname: Peter

 Dienst­grad: Grena­dier

 Geburts­da­tum: 19.03.1925

 Geburt­sort: Mülhau­sen

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 25.11.1944

 Todes-/Vermiss­te­nort: Kirsa­now b. Tambow, i.d.Kgf.

 Nach­name: Stehle

 Vorname: Anton

 Dienst­grad: Grena­dier

 Geburts­da­tum: 16.05.1913

 Geburt­sort: Mülhau­sen

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 10.02.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: Kgf. in Kirsa­now Gebiet Tambow

 Nach­name: Stoe­ckli

 Vorname: Joseph

 Dienst­grad: Grena­dier

 Geburts­da­tum: 23.08.1909

 Geburt­sort: Mülhau­sen

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 30.01.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: I.d.Kgf.in Tambow

 Nach­name: Stritt­mat­ter

 Vorname: Albert

 Dienst­grad: Grena­dier

 Geburts­da­tum: 31.05.1913

 Geburt­sort: Mülhau­sen

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 18.05.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: Kgf.Lg.Tambow

 Nach­name: Welter

 Vorname: Hein­rich

 Dienst­grad: Grena­dier

 Geburts­da­tum: 04.09.1912

 Geburt­sort: Mülhau­sen

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 05.12.1944

 Todes-/Vermiss­te­nort: I.d.Kgf.in Tambow

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Liste de Malgré-Nous morts à Tambov-Kirsa­nov (7)

Commentaire (0) Les incorporés de force

Stras­bourg (3e liste)

 Nach­name: Becker

 Vorname: Joseph

 Dienst­grad: Gefrei­ter

 Geburts­da­tum: 23.10.1924

 Geburt­sort: Straß­bourg

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 22.03.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: Kgf.Lag. in Tambor

 Nach­name: Hemmerle

 Vorname: Marcel

 Dienst­grad:

 Geburts­da­tum: 08.08.1921

 Geburt­sort: Straß­bourg

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 06.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: Im Kgf.Lg.Tambow

 Nach­name: Karcher

 Vorname: Lucien

 Dienst­grad: Gefrei­ter

 Geburts­da­tum: 30.01.1921

 Geburt­sort: Straß­bourg

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 07.04.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: Kgf. in Tambow

 Nach­name: Mury

 Vorname: Anto­nio

 Dienst­grad:

 Geburts­da­tum: 26.08.1923

 Geburt­sort: Straß­bourg

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 11.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: Kgf.Lg.Tambow

 Nach­name: Schalck

 Vorname: Emil

 Dienst­grad: Matrose

 Geburts­da­tum: 07.07.1916

 Geburt­sort: Strass­bourg

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 11.04.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: In Krgf.Lg. Tambow

 Nach­name: Schoch

 Vorname: Gustave

 Dienst­grad:

 Geburts­da­tum: 30.09.1921

 Geburt­sort: Strass­bourg

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 02.05.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort: Kgf.Lg.Tambow

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