GROSS Georges

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Gross_Georges.jpgNotre père, Georges Gross, agri­cul­teur, est né le 25.12.1920 à Brumath où il rési­dait.

Il effec­tue le RAD du 9.10.1942 au 29.12.1942 en Autriche. Du 30.12 au 20.5.1943, il se trouve à Brumath : il a obtenu un report d’in­cor­po­ra­tion suite à une inter­ven­tion chirur­gi­cale.

Il est incor­poré de force dans la Wehr­macht le 21 mai 1943. Il est affecté à l’Infan­te­rie-Geschütz-Ers. Komp. 58 Schles­wig (Schles­wig Holstein), puis il a été muté le 1er juin à l’Infan­te­rie Geschütz-Ausbil­dung­skom­pa­nie à Rode­kro (Dane­mark) – secteur postal 230 46 D.
Le 28 septembre 1943, il est muté au Marsch-Bat. 739D et affecté à la 7. Komp. Gren. Reg. (Mot 8) à Lubeck.
Le 1er décembre 1943, c’est le départ pour Rome, Bras­ciano, puis Ladis­poli. Il est affecté au 3. Panzer­gre­na­dier­re­gi­ment I Mot. 8, 3. Bat., 7. Komp.. Il parti­cipe à la campagne d’Ita­lie (Monte Cassino, Monte Cavallo, Anzio, Nettuno, Apri­lia, envi­rons de Florence sur l’Arno), puis, à la fin du mois d’août 1944, il se retrouve en Lorraine, dans le secteur de Metz. Il est blessé par une balle explo­sive à la jambe gauche le 10 septembre 1944 à Vitton­ville, près de Pagny-sur-Moselle (54).

Hospi­ta­lisé au Feld­la­za­rett de Gross­blie­ders­troff (57), puis, le 15.9, au Reserve-Laza­rett de Geisen­heim, près de Rüde­sheim (Hesse). Du 26 au 29.11, il est trans­féré au Reserve-Laza­rett de Bad Schwal­bach (Hesse), puis à celui de Bern­burg/Saale le 28.12.1944.

Le 12.4.1945, il est libéré par les troupes améri­caines à Bern­burg. Le 19.5, il sort de l’hô­pi­tal et placé dans un camp améri­cain de prison­niers de guerre. Le 18.7, il est déclaré inapte au service mili­taire à sa sortie d’hô­pi­tal, il est trans­féré dans un nouveau camp de prison­niers de guerre. Le 31.7.1945 est la date offi­cielle de sa démo­bi­li­sa­tion de la Wehr­macht. Il est rapa­trié par le Centre de rapa­trie­ment du Wacken à Stras­bourg le 31.8.1945.

* Rensei­gne­ments sur des cama­rades incor­po­rés de force et lieux de rencontre :

 AMBS René, de Hagua­nau, en Alle­magne (avril/mai 1945).

 BAUER, de Biet­len­heim, en Italie.

 BERNARD Hubert.

 HEYER, de Melsheim, en Italie.

 LANG, de Brumath, en Italie.

 MALLO Albert, en Italie.

 PAULUS, d’It­ten­heim, en Italie.

 ROSER, en Italie.

 SCHLEIFFER Georges, de Brumath.

 WEBER René, d’Ars-sur-Moselle, en Alle­magne, à Bad Schwal­bach ou à Bern­burg/Saale (vers mai 1945)

* Nous sommes à la recherche de tout témoi­gnage de personnes ou d’en­fants dont les pères auraient effec­tué leur incor­po­ra­tion de force dans ces secteurs ou auraient été amenés à le rencon­trer.
Merci !

Elisa­beth Klein et Chris­tian Gross, ses enfants

Cour­riel : ccjgross@­wa­na­doo.fr ou elisa­beth-marie.klein@o­range.fr

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HORR Charles et Marcel

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CH._HORR.jpgJe cherche à recons­ti­tuer le parcours de mon père, Charles Horr (photo de gauche), né le 7 avril 1913 à Stras­bourg (Bas-Rhin). Il est parti au front russe le 21 avril 1944, comme grena­dier dans la Wehr­macht : Stamm-Kp./Gren.Ers.Btl. 89, puis dans la 4. Kp./Div. Füs.Btl. (Aufklä­rung-Abtei­lung) 7 (28.10.1944). Il est déclaré « mort pour la France » en 2002. J’ai 63 ans et je n’ar­rive pas à faire le deuil d’un père et d’une mère dispa­rus dans la nature.

Mon père a égale­ment perdu un frère, Marcel, sur le front russe.

jpg_Marcel_Horr.jpg Né le 31 décembre 1910 à Stras­bourg, il habi­tait le quar­tier du Neuhof. Sa dernière adresse connue est Magde­burg (d’après le Recueil des dispa­rus du Bas-Rhin, 1948, n°2252B).

Merci à tous ceux qui pour­ront m’ai­der.

Chris­telle Horr

Cour­riel : horr­chris­tel­le@ya­hoo.fr

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HEROLD Ernest, Albert et René

Commentaire (0) Portraits d'incorporés de force/déportés militaires

HEROLD Ernest (Ernst)

Herold_Ernest.jpgcomp­table (*Kolb­sheim, Bas-Rhin, 3.11.1917). En 1939, au début des hosti­li­tés, il effec­tuait son service mili­taire au sein du 61e Bataillon de Chars de Combat en Tuni­sie. Après la signa­ture de l’Ar­mis­tice, le comman­dant Des Rieux, chef du 61e BCC, lui conseilla de rester en Tuni­sie et lui proposa même un poste de gérance dans une ferme. Mais, n’ayant pas revu sa famille depuis 1938, il décida néan­moins de rentrer en France. Il fut démo­bi­lisé le 17.9.1940 au Centre de démo­bi­li­sa­tion du dépôt à Avignon.
Il rentra en Alsace le 30.9.1940 et reprit la vie civile.
Le 5.2.1943, il fut convoqué par les auto­ri­tés Alle­mandes. Incor­poré dans la Wehr­macht, il fut affecté à la Stamm Kompa­gnie du Grena­dier Ersatz Bataillon 478 en tant que Pionier (Génie).
Le 13 octobre 1943, il fut muté à la 3e compa­gnie du Grena­dier Ausbil­dungs Bataillon 478, puis, le 2 novembre 1943, il fut muté à la 12e compa­gnie du Feldaus­bil­dungs Regi­ment 640.
D’après les indi­ca­tions mention­nées dans son Wehr­pass (renvoyé a la famille après son déces), il eut à combattre contre des bandes de parti­sans russes.
Chose éton­nante ou prémo­ni­tion, lors de sa derniere permis­sion, début 1944, il a dit discre­te­ment à son père que la situa­tion mili­taire sur la partie du front sur laquelle se trouve son bataillon est telle qu’il ne revien­dra sûre­ment plus.
Le 9 mars 1944 en début d’après midi, appar­te­nant à la 3e compa­gnie du Sperr­ver­band « Fischer », il fut touché par l’ar­tille­rie Russe et meurt sur le coup.
Son chef de Compa­gnie, l’Oberst­leut­nant Laemm­ler, indiqua dans sa lettre que son corps n’avait pû être récu­péré etant donné que la troupe avait battu en retraite et que les Russes occu­paient le terrain.

Sa derniere lettre à sa famille datait du 28 février 1944 avec, natu­rel­le­ment, quelque bana­li­tés telles que pouvaient les écrire les soldats de crainte que les lettres ne soient ouvertes par la censure.

Jusqu’à présent, les services d’ex­hu­ma­tions du Volks­bund n’ont pû récu­pe­rer son corps.
Il repose à un endroit inconu près du Village d’Obi­sha, au nord de la ville de Ples­kau(Pskov), à quelques kilo­mètres de la fron­tière avec la Letto­nie.

* Fiche du Volks­bund :

Ernst Herold wurde noch nicht auf einen vom Volks­bund errich­te­ten Solda­ten­fried­hof überführt.

Nach den uns vorlie­gen­den Infor­ma­tio­nen befin­det sich sein Grab derzeit noch an folgen­dem Ort: nicht verzeich­net

Nach­name:
Herold

Vorname:
Ernst

Dienst­grad:
Pionier

Geburts­da­tum:
03.11.1917

Geburt­sort:
Kolb­sheim

Todes-/Vermiss­ten­da­tum:
09.03.1944

Todes-/Vermiss­te­nort:
Obisha

HEROLD Albert

Herold_Albert.jpgAgri­cu­leur (* Hangen­bie­ten, Bas-Rhin, 26.8.1921). Céli­ba­taire. Après un passage au RAD, il a été incor­poré de force en janvier 1943 dans la Wehr­macht. Il a été affecté à la Stamm­kom­pa­gnie du Grena­dier Ersatz Bataillon 475, puis à la Reserve Kompa­gnie für Infan­te­rie Reiterzüge 4.
Le 28 janvier 1943, il est muté à la 2e compa­gnie du Reserve Grena­dier Bataillon 475. Le 16 juillet 1943, il est muté au Marsch Bataillon zur beson­de­ren Verwen­dung der Infan­te­rie 178. à Radom, en Pologne. Le 21 juillet 1943, il est muté à la 7e compa­gnie du Panzer Grena­dier Regi­ment 25. Le 28 septembre 1943, il est blessé par une balle de fusil au cou et est évacué sur le Feld­la­za­rett le plus proche.
Le 10 décembre 1943, il est mis au repos à l’ar­riere du front à la 3e compa­gnie du Landes­schüt­zen Bataillon 260.
Le 25 janvier 1944, il est muté à la Marsch Kompa­gnie du Panzer Grena­dier Ersatz Bataillon 5.
Le 28 mai 1944, il est muté à la 8e compa­gnie du Panzer Grena­dier Regi­ment 25.
Le 13 juillet 1944, il est blessé et évacué sur le poste de secours. D’après les archives du Kran­ken­bu­chla­ger de Berlin, il a pris un éclat d’obus dans la cuisse droite.
Le 26 juillet 1944, il est hospi­ta­lisé au Reserve Laza­rett de Braun­sch­weig, puis il est trans­féré, le 20 septembre 1944, à celui de Neins­tadt dans la Harz.
Le 29 septembre, il sort de l’ho­pi­tal et est déclaré apte au service pour une durée de 1 mois.
Il est muté au Panzer Ersatz Bataillon 5 à Stet­tin.

Sa derniere lettre qui nous est parve­nue est datée du 5 novembre 1944. Il y précise qu’il est dans un hôpi­tal de Stet­tin suite à une bles­sure au genoux et qu’il ne lui est pas possible d’avoir de permis­sion. Il était alors Gefrei­ter.

Le 21 juillet 1960, l’Etat français l’a déclaré mort en date du 5 novembre 1944, date de sa derniere lettre. Mais, en 1945, son père a fait passer un message sur Radio Stras­bourg avec pour objet : Nouvelles d’un absent.
De la Maison du Prison­nier et du Déporté du Bas-Rhin, il a reçu une nouvelle suite à cette demande. En effet, un certain Matthis André, de Stras­bourg, est certain d’avoir apperçu Herold Albert le 24 janvier 1945 à Schnei­demühl, près de Stet­tin. Son unité était alors encer­clée par les Russes et qu’il était donc possible qu’il ait été fait prison­nier.
Mes recherches dans ce domaine n’ont rien donné.

Le Volks­bund déclare Albert Herold disparu aux envi­rons de Stet­tin.

* Fiche du Volks­bund :

Nach­name: Herold

Vorname: Albert

Dienst­grad:

Geburts­da­tum: 26.08.1921

Geburt­sort: Hangen­bie­ten

Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 29.09.1944

Todes-/Vermiss­te­nort: Stet­tin / Finken­walde bei Stet­tin / Gross Ziege­nort / Stol­zen­ha­gen /

Nach den uns vorlie­gen­den Infor­ma­tio­nen ist die o. g. Person seit 29.09.1944 vermißt.

In einem Gedenk­buch haben wir den Namen und die persön­li­chen Daten des Oben­ge­nann­ten verzeich­net. Sie können gern einen Auszug bei uns bestel­len.

HEROLD René

Herold_Rene_.jpgboulan­ger (* Stras­bourg, Bas-Rhin, 21.6.1921). Après le RAD, il a été incor­poré de force dans la Wehr­macht en novembre 1943.
Il a été affecté à la Flak Ersatz Abtei­lung 25 en Pologne.
En automne, après de sévères combats, la Flak Ersatz Abtei­lung 25 a été dissoute. Les resca­pés ont alors tous été mutés dans les Fall­schirmjä­ger (para­chu­tistes).
Le 24 novembre 1944 il a donc été muté dans la Stabs­kom­pa­nie de la Fall­schirm Aufklä­rung­sab­tei­lung 11 en Italie du Nord.
Il a reçu une nouvelle plaque matri­cule avec le numero :210346/85 (tous les para­chu­tistes avaient une plaque codée).
A partir de ce moment, nous n’avons plus reçu de cour­rier person­nel étant donné que l’Al­sace était déjà zone de combat et que les lettres ne passaient plus.

La WAST nous indique qu’il a été tué à une date incon­nue – il avait alors le grade de Feld­we­bel – et qu’il a été inhumé par les forces armées britan­niques le 20 avril 1945.

Après la guerre ma famille a pû apprendre par un témoin rentré de capti­vité qu’il avait essayé de déser­ter en avril 1945 (l’Al­sace libé­rée, la famille n’avait plus de repré­sailles à craindre), mais qu’il avait été repris et comdanné à mort avec d’autres déser­teurs.
Néan­moins, la grande attaque anglo-ameri­caine de la mi-janvier 1945 étant toute proche, tous les déser­teurs avaient été pous­sés en première ligne sur le front.
Les services du Volks­bund ont exhumé son corps après la guerre. Il repose au cime­tiere mili­taire Alle­mand de Futta Pass, en Italie, parmi les 31000 victimes de ce cime­tière.

Une derniere chose, ces trois frères habi­taient au 109 rue de l’église à Hangen­bie­ten. Chose éton­nante, le monu­ment aux Morts de ce village ne porte pas les noms de ses morts; pour­tant il y en avait une quin­zaine dans ce village, dont deux frères d’une autre famille.
Un cousin des trois frères Herold est égale­ment porté disparu sur le front de l’Est.

* Fiche du Volks­bund :

Rene Herold ruht auf der Krieg­sgrä­berstätte in Futa-Pass (I).

Grablage: Unter den Unbe­kann­ten

Bei den Umbet­tungs­ar­bei­ten in seinem ursprün­gli­chen Grabla­geort konnte er nicht zwei­fels­frei iden­ti­fi­ziert werden, so dass er als  »unbe­kann­ter Soldat » auf dem Fried­hof Futa-Pass bestat­tet worden ist.

Name und die persön­li­chen Daten des Oben­ge­nann­ten sind auch im Gedenk­buch der Krieg­sgrä­berstätte verzeich­net.

Nach­name:
Herold

Vorname:
Rene

Geburts­da­tum:
21.06.1920

Geburt­sort:
Stras­bourg

Todes-/Vermiss­ten­da­tum:
04.1945

Claude Herold, leur neveu.

jpg_photo_Rene_herold.jpgRené Herold en uniforme de la Luft­waffe. (Archives du Bureau des Archives des Victimes des Conflits Contem­po­rains, Caen)

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300. Split­ter

Commentaire (0) 2007

WECKMANN André, Split­ter ou Elle est toujours pas finie, ta guerre, Papy ?, Stras­bourg, 2007.

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Marcel Weinum et la Main Noire

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Affiche_Marcel_Weinum.jpgLes éditions Arfuyen docu­mentent le moment héroïque et tragique de la jeune Résis­tance alsa­cienne, autour de l’exem­plaire figure de Marcel Weinum et du groupe de la Main Noire.

Quelques mois après la publi­ca­tion du très beau mémo­rial d’Etty Hille­sum, jeune juive d’Am­ster­dam, morte à 29 ans à Ausch­witz, dans la paix d’une foi vivante gagnée sur la terreur, les éditions Arfuyen arrachent à l’ou­bli et à l’igno­rance Marcel Weinum, un destin dans sa jeunesse lui-aussi sacri­fié, mort pour la France, pour la patrie, pour son pays.
Marcel Weinum avait un âge de presque enfant quand sa tête est tombée sous la guillo­tine nazie, en avril 1942, à Stutt­gart. Marcel Weinum avait 18 ans et payait de sa jeune vie des mois d’ac­tive résis­tance en Alsace, à la tête du réseau clan­des­tin de la Main noire, fédéré à son appel en septembre 1940, qui enga­gea avec une témé­rité folle une tren­taine de garçons de 14 à 16 ans, dans la lutte contre Hitler et le nazisme. « Main active, main mysté­rieuse et inquié­tante, main diri­gée contre les Alle­mands », dit René Klein­mann, qui en fut l’un des premiers membres.
En ces pages du livre d’Ar­fuyen, auxquelles intro­duit notre consoeur Marie Bras­sart-Goerg, Klein­mann et d’autres témoins fouillent la mémoire de ce jeune réseau d’ap­pren­tis et d’étu­diants, qui habillèrent parfois leur combat clan­des­tin dans l’uni­forme détesté des Hitlerju­gend. Ils se souviennent : des opéra­tions d’es­pion­nage et de rensei­gne­ment ; du sabo­tage des lignes élec­triques et du réseau ferré ; des vitrines brisées où trônaient des bustes de Hitler ; des tracts de propa­gande pour la France ; des croix de Lorraine et inscrip­tions patrio­tiques dont ils recou­vraient les murs de Stras­bourg ; de la lutte armée et des atten­tats, dont celui qui visa le plus haut repré­sen­tant d’Hit­ler en Alsace, le Gaulei­ter Wagner, sur la voiture duquel furent jetées deux grenades.
Moment héroïque et tragé­die. Car ces témoins font le récit, aussi, de la chute du réseau de la Main Noire, après l’ar­res­ta­tion, sur le chemin d’un retour de Bâle, de Weinum et de son ami polo­nais Ceslav Sieradzki, de qui un codé­tenu complice du régime nazi extorque par la ruse des rensei­gne­ments. Ils racontent les arres­ta­tions, les inter­ro­ga­toires par la Gestapo, les sévices, la torture mentale. Et la prison, et le camp d’in­ter­ne­ment de Schir­meck, où périt le cama­rade Sieradzki, en décembre 1941. Jean-Jacques Bastian a vu les kapos armés de gour­dins, pour­chas­sant « une loque humaine ensan­glan­tée, la tête rasée, piéti­née sur le gravier. Mais la frêle silhouette se relève, étend les bras et crie « Vive la France ». Quelques heures plus tard, le haut-parleur du camp annonce que le détenu Sieradzki a été fusillé pour cause de résis­tance.
Weinum n’aura pas cette mort sans procès; il meurt jugé, après un procès dont le long acte d’ac­cu­sa­tion résume bien l’ac­ti­visme de la Main Noire. Le procès révèle une âme droite et forte, qui ne renie aucun enga­ge­ment ou convic­tion et accueille sans faillir sa condam­na­tion à mort. « Courage, Papa, garde la tête haute », souffle-t-il à son père, dans les couloirs du tribu­nal de Stras­bourg.
Avec les quelques lettres du jeune homme prison­nier à sa famille, Arfuyen ajoute à la docu­men­ta­tion de l’his­toire de cette jeunesse résis­tante un émou­vant portrait de Weinum, qui part « joyeux à la mort », dans le senti­ment serein du devoir poli­tique accom­pli et la croyance en la rédemp­tion éter­nelle accor­dée par Dieu. « Je meurs avec un coeur pur. »

Natha­lie Chif­flet

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Malgré eux, malgré elles et écoliers soldats

Commentaire (0) 2007

LAUFS Paul, Malgré eux, lakgré elles et écoliers soldats (Alsace Moselle 1940–1944), Le Rota­rien, juillet 2007, p.32–39.

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Wissem­bourg (Bas-Rhin) et le Sud du Pala­ti­nat (1946)

Commentaire (0) L'après-guerre

Le 20 avril 1946, la mairie de Wissem­bourg envoie au préfet du Haut-Rhin un rapport légi­ti­mant, selon elle, le réta­blis­se­ment des fron­tières de 1814 et le ratta­che­ment du Sud du Pala­ti­nat au Bas-Rhin.

Coll. parti­cu­lière

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FOESSER Albert

Commentaire (0) Portraits d'incorporés de force/déportés militaires

Incor­poré de force décédé le 21 septembre 2007 à l’âge de 84 ans.

Avis de décès, Dernières Nouvelles d’Al­sace du 25.9.2007.

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Les tribu­la­tions d’une famille lorraine du Bitcher­land

Commentaire (0) 2007

SPRUNCK Joseph Antoine, Les tribu­la­tions d’une famille lorraine du Bitcher­land pendant et après-guerre, Alma­nach St-Joseph 2008, 2007, p. 67–78.

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MUTSCHLER François

Commentaire (0) Les incorporés de force face à leur destin

Un Oradour évité

jpg_Mutschler.jpgFrançois Mutschler, né le 8 décembre 1922 à Delle (Terri­toire de Belfort), est enrôlé de force dans l’Ar­mée alle­mande en 1943, alors qu’il travaillait comme ouvrier boulan­ger à Bruns­tatt (Haut-Rhin). Il réus­sit, avant d’échap­per aux Alle­mands et de rejoindre les rangs de l’ar­mée française, à sauver, par sa présence d’es­prit, la vie de treize otages mena­cés de mort par les “repré­sailles” alle­mandes, en ce village normand de Pontau­bault qui faillit être un autre Oradour-sur-Glane.

Témoi­gnage trans­mis par Jean-Louis et Marie Bour­geois.

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