B 8 – 20 – 22
Kuznezkij Most n°18/7
MOZKWA K 31
RUSSIE
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G. M., né en 1910, combat dans l’Armée française en 1939–1940. Après une courte captivité au Donon, puis à Strasbourg, il est libéré en tant qu’Alsacien-Lorrain. Il retrouve son épouse et ses deux enfants en Alsace, mais il est incorporé de force en 1944. Blessé sur le front de l’Est, il est hospitalisé à Freudenstadt (Forêt Noire) jusqu’à la libération de la ville par les troupes françaises.
A Holtzwihr (Haut-Rhin), une « Fontaine des incorporés de force » rappelle le souvenir des 130.000 Français enrôlés illégalement dans l’Armée allemande entre 1942 et 1945.
Elle est aussi érigée à la mémoire des 69 « Malgré-Nous » de la commune dont 19 ont été tués ou portés disparus.
(Photo Matthieu Hilbert) 
Voir également : http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?insee=68143&dpt=68&idsource=31603&table=bp05
M. Jean Bézard, de Saint-Aubin-sur-Mer, aimerait retrouver la trace d’un incorporé de force. Il écrit : « Enfant, ici, en Normandie, à Gouville-sur-Mer, dans le département de la Manche, fin juillet 1944, il m’est arrivé de parler plusieurs fois avec deux soldats sous l’uniforme allemand.
Un jour, ils me questionnèrent sur l’école et les programmes. Je crois me souvenir que nous connaissions les mêmes contes.
Mon père me vit. Il avait dû, lui aussi, parler avec eux, car il me dit : « Ils sont plus français que nous ». Bientôt, il raconta à table le drame des « Malgré-Nous ».
Dans ma mémoire reste gravé à jamais le souvenir d’un de ces deux soldats. Il se tenait assis devant l’âtre, le casque pendu au bras, son fusil était appuyé sur le mur. Ce soldat, les yeux remplis de larmes, chantait Sérénade sans espoir.
A la nuit tombante, il est parti en camion vers le front situé dans la région de Lessay ou de La Haye-du-Puits. Jamais nous ne le revîmes.
Nous ne connaissions ni son prénom, ni son nom!
Nous avons été libérés le 27 juillet 1944. Hélas, je ne puis donner la date du jour où cette émouvante scène eut lieu.
Si je connaissais son unité, pourrais-je savoir ce qui peut-être il devint ? Et si il a encore de la famille? ».
M. Jean Bézard
6, boulevard Maritime
14750 Saint-Aubin-sur-Mer
02 31 96 33 03
Je recherche des personnes qui auraient connu Eugène WOLFF, né le 02 mars 1915 à Still (Bas-Rhin). Incorpore de force dans la Wehrmacht, il a été affecté à la Stamm-Kp. Ers. Btl. 58 en 1943 (sa plaque d’identité porte le numéro 7221-st./inf.ers.btl.58). Le Grenadier Eugène Wolff est muté le 29 avril 1943 à la Schützen-Ers.Pk.Blt. 58, puis, à une date inconnue, à la 14 (Panzer-jäger)Kp./Gren.Rgt. 166. Le 30 novembre 1943, il est dirigé sur le Marsch-Btl. 82/2. D’après les archives WAST de Berlin, il serait décédé en octobre 1944 en Hongrie.
Par avance merci.
Mon adresse : fluck.anne@estvideo.fr
C’est sous ce titre que Georges Federmann, docteur en psychiatrie et président du Cercle Menachem Taffel, a publié une étude sur les séquelles psychiques dont souffrent les incorporés de force et, plus particulièrement, ceux qui ont été engagés sur le front de l’Est et incarcérés dans le camp de concentration soviétique de Tambow.
Merci à M. Federmann pour nous avoir autorisés à reproduire l’intégralité de son article paru dans la revue Psychiatrie française, XXVII, septembre 1996, p. 104–109.
Monsieur Charles Salch, aujourd’hui décédé, a toujours recherché son frère disparu : René né le 20 janvier 1924 à Schiltigheim (Bas-Rhin).
Porté disparu le 27 juin 1944 avec l’ensemble de son unité engagée près de Moguilew (Biélorussie), il a été reconnu incorporé de force par certificat du 14/10/1985.
René Salch était dans la 7. Kp/Gren.Rgt. Feldherrnhalle.
Aucune des recherches de son frère n’a permis de retrouver sa trace , tant auprès des autorités françaises que russes.
La famille est persuadée que, pour des raisons qui lui sont personnelles, il est un disparu volontaire ayant choisi, après sa capture, de rester en URSS. Or, pour l’aider à se manifester, M. Charles Salch a souhaité diffuser sa photo, car, aux dizaines de « malgré-nous » ayant opté pour l’exil en ex-URSS a été imposé par les autorités d’accueil une nouvelle identité russe. Ils sont en exil et dans l’anonymat.
La Feldpostnummer 12248D correspond bien à la 7. Kompagnie duGrenadier Regiment Feldherrnhalle de la Waffen-SS.
Merci de votre aide.
Les renseignements peuvent être adressés à : Gleizes.Pierre@wanadoo.fr
Claude Herold nous a aimablement transmis la fiche du Volksbund :
Nachname: Salch
Vorname: René
Dienstgrad: Obergrenadier
Geburtsdatum: 20.01.1924
Geburtsort: Strasbourg-Schiltigheim
Todes-/Vermisstendatum: 27.06.1944
Todes-/Vermisstenort: Mogilew
Nach den uns vorliegenden Informationen ist die o. g. Person seit 27.06.1944 vermißt.