Orphe­lins de Pères « Malgré-Nous » d’Al­sace-Moselle

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Orphe­lins de Pères « Malgré-Nous » d’Al­sace-Moselle

orphe­lins­peres.malgre-nous@­wa­na­doo.fr

Président :

Gérard Michel

51, rue du Laegert

67117 HANDSCHUHEIM

Tél. 03 88 69 03 84

[->gege.michel@­wa­na­doo.fr]

Délé­ga­tion Alsace-Moselle :

Fernand Foeglé

31, rue Vauban

57230 BITCHE

03 87 96 07 94

fernand.foegle@­wa­na­doo.fr

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ANPNOGD

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ANPNOGD – Asso­cia­tion Natio­nale des Pupilles de la Nation, Orphe­lins de Guerre ou du Devoir

435 route de Nomeny

54690 EULMONT

Tél/Fax 03 83 22 84 72

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ASCOMEMO 39–45

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ASCOMEMO 39–45 – ASso­cia­tion COnser­va­tion MÉmoire MOselle

5 rue du Dr Viville

57300 HAGONDANGE

Tél. 03 87 72 08 65

asco­me­mo@­wa­na­doo.fr

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Asso­cia­tion « Péle­ri­nage Tambov »

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Asso­cia­tion « Péle­ri­nage Tambov »

Régions Alsace-Moselle

 Marlène DIETRICH

 Prési­dente

 21, rue des Vignes

 67110 REICHSHOFFEN

 03 88 09 09 07

 energy.dietri­ch@g­mail.com

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160. Malgré la nuit et le brouillard

Commentaire (0) 2006

WEISS Charles-Eugène, Malgré la nuit et le brouillard, Arfuyen, 2006.

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Mady Fehl­mann-Black­burn : Malgré-nous !

Commentaires (3) À lire…

Fille de Stras­bour­geois,
épouse d’un
Améri­cain, Mady
Fehl­mann-Black­burn a
eu une riche idée : recueillir
les témoi­gnages
de ses parents et de leurs
amis pour propo­ser un
regard croisé de sept jeunes Alsa­ciens et Alsa­ciennes
confron­tés aux
tour­ments de la Seconde
Guerre mondiale.

Alfred Fehl­mann, incor­poré de force, tente de
s’en sortir au mieux, ce qui lui a parfois valu
d’être traité de fayot, voire de collabo par ses
cama­rades alsa­ciens. Sur le front russe, son but
est d’échap­per, coûte que coûte, à la capti­vité
en URSS.

malgre-nous.jpgGermaine Reichardt est, en 1941, inter­née au
camp de Schir­meck pour une chan­son anti­na­zie.
De retour chez elle, elle est terro­ri­sée : « Une
peur terrible, qui ne me lâchait jamais… Je ne
voulais pas parler de Schir­meck, et la terreur
d’être arrê­tée à nouveau me hantait en perma­nence.
La tech­nique des nazis avait marché:
pour le moment, ils m’avaient bien dres­sée…
 ».
Par la suite, elle va animer, avec René
Cheva­lier et d’autres amis, le jour­nal Heimat­gruss
à desti­na­tion des incor­po­rés de force.

Sa sœur, Made­leine est veuve de guerre et maman
à 19 ans. Il lui a fallu subve­nir à ses besoins et à
ceux de son enfant.

Leur propre père, né en 1898 et qui avait donc fait son service mili­taire
dans l’Ar­mée alle­mande, s’est engagé en 1939
dans la Légion Etran­gère, car il était toujours offi­ciel­le­ment
de natio­na­lité alle­mande ! Âgé de
44 ans, il est incor­poré de force dans la Krieg­sma­rine à Toulon. Déser­teur, il est dénoncé, arrêté
et fusillé en août 1944.

Félix Wach­tel
s’est aussi investi dans la publi­ca­tion
du Heimat­gruss avant d’être enrôlé de force.
Ayant eu la faiblesse de croire à la propa­gande
l’in­ci­tant à rejoindre les alliés sovié­tiques, il
échappe de justesse à la mort dans le camp de
Tambow. Son récit a telle­ment ébranlé son
grand-père, pour­tant commu­niste convaincu,
que celui-ci est devenu un anti-commu­niste fervent
 ! De retour en Alsace, Félix a eu la surprise
de décou­vrir que sa déser­tion et sa condam­na­tion
à mort par les Alle­mands « pour indi­gnité
mili­taire » lui valait d’avoir un casier judi­ciai­re…
en France !

Margue­rite Fehl­mann, elle, pour­suit ses études
pour deve­nir profes­seur d’édu­ca­tion physique.
Pour avoir le droit d’en­sei­gner, elle doit prou­ver
qu’elle n’a pas d’an­cêtres juifs. Ayant parmi ses
élèves des enfants de respon­sables du parti, elle
doit compo­ser avec les exigences des nazis.

Jean-Pierre Apprill, incor­poré de force, a connu
les terribles condi­tions de déten­tion dans les
camps de prison­niers améri­cains : « Le régime
auquel nous étions soumis ressem­blait davan­tage
à celui d’un camp d’ex­ter­mi­na­tion
qu’à celui d’un camp de prison­niers de guerre

 ».

Raymond Hutt, lui, est envoyé sur le front de
l’Est, face aux parti­sans de Tito « qui ne faisaient
pas de prison­niers: ils ache­vaient tous
les bles­sés, à coups de crosse ou de pierre
 ».
Même en tant qu’in­cor­poré de force, il se refuse
à déser­ter et à rejoindre ces derniers : d’autres
Alsa­ciens ont disparu en tentant l’aven­ture et
certains se trouvent peut-être dans les char­niers
d’Agram, au nord de Zagreb, où plus de 10000
civils et prison­niers de guerre ont été assas­si­nés
en juin 1945 ! Mais Raymond a constaté que
cette cruauté n’était pas l’apa­nage des troupes
de Tito : les Usta­chis – volon­taires croates alliés
aux Alle­mands – ont égale­ment eu un compor­te­ment
barbare vis-à-vis de leurs compa­triotes
serbes. Il en convient volon­tiers : si il a pu survivre,
c’est grâce à la cama­ra­de­rie qui soudait
les hommes de son unité.

En somme, ce sont des récits d’ami­tié, d’amour,
de tris­tesse et de mort qui sont rassem­blés
dans ce volume. Un pan d’his­toire(s) du XXe
siècle dont on ne saurait que recom­man­der la
lecture.

Nico­las Mengus

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Jean Jux : Lorsque meurt la liberté

Commentaire (0) À lire…

En cette année où
l’on commé­more
l’es­cla­vage, le formi­dable
livre de Jean
Jux nous parle d’une
autre forme d’as­ser­vis­se­ment.

lorsquemeutlaliberte.jpgL’en­fance de Jean Jux
va, comme celle de tous
les Français d’Al­sace et
de Moselle, être boule­ver­sée
par la guerre et
l’An­nexion de ces deux
régions au IIIe Reich
nazi. Il se souvient de ces soldats français de 39–
40 qui pensaient être en « Bochie » une fois les
Vosges traver­sées ; l’ap­pel du 18 juin entendu à
la radio ; l’An­nexion où régnait la peur et la méfiance
 ; Pétain appe­lant la France à colla­bo­rer ;
l’obli­ga­tion pour son père, fonc­tion­naire, d’adhé­rer
au parti ou – c’était un moindre mal – d’adhé­rer
à l’Opfer­ring ; le défilé, dans les rues de
Mulhouse en 1942, des volon­taires français de
la divi­sion « Char­le­magne » (« Et dire que les
Français nous traitent, nous, Alsa­ciens, de
Boches!
 » murmura un des spec­ta­teurs).
Il se souvient aussi de ses cama­rades René, de
Danne­ma­rie, André, de Retz­willer, Marcel, de
Boll­willer (premier incor­poré de force de ce village
tué sur le front russe), ou encore de François,
de Ballers­dorf. André et René ont été exécu­tés
pour tenta­tive de fuite vers la Suisse afin
d’échap­per à l’in­cor­po­ra­tion de force (tragé­die
de Ballers­dorf, février 1943). Quant à son cousin
Alfred, Malgré-Nous lui aussi , il fut déclaré
mort « pour le Führer, le peuple et la patrie »
(décembre 1943), puis, après guerre, « pour la
France ».
Vient le RAD (juin 1943): « Si déjà nous étions
vendus, troqués à l’en­nemi (…), nous nous
voulions libres de pensées et de senti­ments;
ce n’étaient que nos corps qui allaient à l’es­cla­va­ge…

 ». Au cours de cette période, la popu­la­tion
était domi­née par la peur d’être dénoncé,
souf­frait de la perte de sa liberté, de la mort ou
de la dispa­ri­tion de ses enfants lors des bombar­de­ments
des villes ou sur le front.

À la fin du mois d’oc­tobre 1943, la classe 1925
de Boll­willer apprend sa prochaine incor­po­ra­tion
dans la Wehr­macht; les trois quarts ne survi­vront
pas à la guerre. Les jeunes Alsa­ciens, jusqu’ici
consi­dé­rés par les nazis comme
« Volks­deut­scher Elsäs­ser » (« Alsa­ciens de
souche popu­laire alle­mande ») deve­naient, du
fait de leur enrô­le­ment dans l’Ar­mée alle­mande,
des « Reichs­deutsche », des « Alle­mands du
Reich ». Cette distinc­tion pouvait mener les récal­ci­trants,
en cas de rébel­lion, direc­te­ment au
pelo­ton d’exé­cu­tion. Cepen­dant, « l’aigle alle­mand
étrei­gnant avec ses griffes la croix gammée,
n’était pas le guide de nos pensées,
mais le rappel constant de notre servi­tude
 ».

Rencon­trant à la fois des fana­tiques et des Alle­mands
très humains, Jean Jux se fait de précieux
et sincères cama­rades, dont Rudi avec qui
il fait équipe pour conduire des voitures hippo­mo­biles
sur le front Est. Après un passage dans
une compa­gnie disci­pli­naire, ce qu’il voit lors
d’une course effré­née pour échap­per aux Sovié­tiques
lui vaudra de remarquer : « Il est des moments
où la source des larmes se tarit ; il est
des moments où l’on ne peut même plus être
écoeuré
 ». Et pour­tant… Au début de l’an­née
1945, il échappe à l’en­cer­cle­ment dans la poche
de Fisch­hau­sen. C’est là, dans un village à mi-chemin
entre Fisch­hau­sen et Kœnig­sberg (peut-être
Gros­shei­de­krug), qu’il a vu ce que les Sovié­tiques
firent subir à des civils en repré­sailles
d’une contre-attaque alle­mande pour débloquer
l’ac­cès à Kœnig­sberg : « Il y avait aussi
des cadavres de femmes (…) qui traî­naient un
peu partout comme des objets sans valeur
qu’on avait jetés là…
 ». Le spec­tacle qu’il décou­vrit
ensuite dans une maison pillée lui retourna
l’es­to­mac.

Puis Jean Jux se retrouve coincé dans Kœnig­sberg assié­gée. C’est l’en­fer qui se déchaîne et la
mort des derniers cama­rades. Le 10 avril 1945,
tout est fini… ou presque. Jean Jux était alors
loin d’ima­gi­ner ce qu’al­laient lui réser­ver les Sovié­tiques.
Inster­bourg, Novo-Sibirsk, Tambow…
des noms symboles d’as­ser­vis­se­ment, d’injus­tices,
de souf­frances et de milliers de morts. Il
ne retrouva ses foyers que le 27 octobre 1945.

L’après-guerre a été marquée par le procès
d’Ora­dour, à Bordeaux en 1953. Jean Jux se
souvient d’un des 13 Malgré-Nous accu­sés qui
préféra quit­ter ce monde « à peine deux ans
après ce procès, ne pouvant suppor­ter la
honte et le poids énorme de ce crime qu’on
lui avait injus­te­ment fait porter… ».

N.M.

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Charles-Eugène Weiss, Malgré la nuit et le brouillard

Commentaire (1) À lire…

Incor­poré de
force à 21
ans, Charles-
Eugène Weiss a
partagé le destin
tragique de
140 000 autres
jeunes Alsa­ciens-
Mosel­lans
durant le dernier
conflit mondial.

c-e.weiss.jpgComme eux, ce
jeune Colma­rien
aspi­rait à
vivre ses rêves, à parta­ger ses espoirs
avant que les ambi­tions tyran­niques
d’autres ne les brisent à jamais sur l’au­tel
de la folie humaine et de la barba­rie.
Comme tant d’autres, il a su résis­ter à
l’épreuve de force de la rupture fami­liale,
comme eux, l’épui­se­ment physique
et la faim, la peur et l’hor­reur ont fait
partie de son quoti­dien les derniers mois
de sa courte vie. Pour eux et avec eux, ce
jeune étudiant en théo­lo­gie protes­tante
n’a eu de cesse d’es­pé­rer, se réfé­rant inlas­sa­ble­ment
à l’Amour de Dieu pour
chacun des siens. Car Charles-Eugène
Weiss, dans des pages émou­vantes de
séré­nité et d’es­pé­rance, publi­ca­tion des
lettres adres­sées aux siens durant ces
mois tragiques par la maison d’édi­tion
Arfuyen, ne doute jamais de la bonté du
Christ. « Comme il est bon d’avoir auprès
de soi cet ami vrai, fidèle et misé­ri­cor­dieux,
dans la soli­tude, dans l’obs­cu­rité,
loin de chez soi ! et il est là,
même lorsque nous ne sentons pas sa
présence
 » écrit-il notam­ment. Tout au
long de ce témoi­gnage de vie, le lecteur
ne peut qu’être frappé par la portée spiri­tuelle
des mots écrits pour sa famille
par ce jeune incor­poré de force qui, à 21
ans, lais­sera sa vie sur un front, non sans
avoir toujours cru et espéré en la conta­gion
de l’amour du Père. Dix mois après
son incor­po­ra­tion de force, Chares-Eugène
Weiss est atteint d’une balle dans la
tête. Son corps repose à Pskov, entre
Russie et Esto­nie. Quelques heures avant
sa fin tragique, il a rédigé une dernière
lettre à sa mère empreinte de tendresse,
un merveilleux témoi­gnage d’hu­mi­lité et
de foi : « Nous devons rester coura­geux,
prêts au pardon, patients et déli­cats
 ; porter le fardeau d’au­trui, c’est
aussi accep­ter le fardeau que son atti­tude
nous impose. Et alors il faut attendre.
Dieu auquel nous remet­tons
tout et qui, si infi­ni­ment riche et bon,
veut s’oc­cu­per de chacun de nous, saura
inter­ve­nir au moment propice
 ».

Chris­tine Nonnen­ma­cher

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150. Un audit du village martyr d’Ora­dour-sur-Glane

Commentaire (0) 2006

Un audit du village martyr d’Ora­dour-sur-Glane, Aven­tures et dossiers secrets de L’His­toire n°35, 2006, p. 100–101.

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Les parias de l’his­toire de France se rassemblent

Commentaire (0) 2006

MENGUS Nico­las, Les « Parias » de l’His­toire de France se rassemblent, L’Ami hebdo du 26.2.2006.

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