Liste des prisonniers de guerre allemands en France 1946–1947
Liste des prisonniers de guerre allemands en France 1946–1947 :
Staatsarchiv Freiburg C 15/1 Nr. 511
« Délivrance » – Récit
Charles, Alsacien de naissance, est issu d’une union entre l’Alsace et le Lot-et-Garonne. Sa jeunesse va être bousculée entre trois visions plus ou moins réalistes du mot patrie. La première celle de son père, ce Tonneinquais, ancien combattant attaché à sa France, un héros de la Résistance. La seconde celle de sa mère strasbourgeoise garante d’une Alsace traditionnelle. La troisième celle sa tante mariée à un Allemand de Cologne et membre du parti nazi. Son regard d’enfant découvrit cette France profonde, celle des champs de tabac, de la valeur de la terre, mais aussi les fractures au sein de la famille. De cette période où la haine de l’autre se bâtissait, il en fut le témoin, mais également l’acteur. De la photo loisir, il fit son métier. Après plus d’un an comme réfugié, de 1939 à 1940, il retrouva l’Alsace sous la croix gammée. Son père conserva son emploi grâce à son beau-frère. En 1941, Charles devient membre du bataillon de réserve de police de Cologne. Durant toute la guerre il sera photographe auprès des armées. Il intégra l’Einstzatgrouppen B, se transformant en exécuteur mêlant l’image aux tueries. En découvrant l’horreur des ghettos, la haine du juif, il se fit reporter tout en conservant son statut de soldat. En 1943, le voilà Waffen SS, blessé il servit différentes institutions liées à la politique raciale. En 1944 il connut l’enfer des camps et les exécutions suite à l’attentat du 20 juillet de cette même année. Les bombardements furent son quotidien. En 1945, avec la victoire des Alliés sur l’Allemagne nazie, il fit le choix de la fuite. La croix aidant le diable dans sa déroute, il rejoignit l’Espagne. Il ne cherchait pas le pardon encore moins l’oubli, mais simplement la délivrance.
Charles Bohnert
SANDROCK Marcel, par Matteo d’Angella
I tried to translate that important battle, seeing a malgré nous missing on the 22nd July 1943 at Leonforte, 10. Kompanie, Panzergrenadier Regiment 104.
Le 20 juillet 1943, les Canadiens de la 2e brigade entrent à Leonforte par le sud, combattant les Allemands à porta Crocifisso, via Garibaldi et via Pescheria et piazza Branciforti, des dizaines de morts gisaient au sol et de blessés, mais l’issue de la bataille était encore incertaine. La nuit passa avec une ville vide, dans le silence. Alors que les Allemands se retiraient dans la vieille ville le 21 juillet, les Canadiens près du cimetière de Leonforte se sont retrouvés derrière l’ennemi, mais malgré la surprise ils ont opposé une résistance acharnée, mais à la fin ils ont été vaincus et massacrés. Les Allemands à bord d’un Panzer Tiger, en fuite, sont bloqués et personne n’est fait prisonnier. Aux premières lueurs du jour du 22 juillet, il y avait des morts en décomposition au coin des rues, des décombres, des maisons abandonnées, des portes forcées, des chars détruits, des bombes non explosées et même des chacals qui pillaient les cadavres. Sandrock a probablement été dépouillé de ses vêtements et laissé sans aucun signe d’identification.








































