Incorporés de force : Valère Scheckle à la recherche des camarades de son père, par Nicolas Mengus
Sous l’Annexion de fait de l’Alsace au IIIe Reich national-socialiste, Auguste Scheckle résidait à Nordhouse où il est né en 1912. Ayant refusé de payer une cotisation en faveur des Jeunesses hitlériennes, il s’est vu clairement menacé. Sachant que les Alliés étaient à Paris, il a envisagé de fuir en Suisse. Mais il a abandonné son projet pour éviter la déportation à sa famille. Il a donc été, le 11 septembre 1944, incorporé de force dans la 5e Artillerie-Ersatz-und-Ausbildungsabteilung, puis versé dans la Stab und Stabsbatterie du 411e Heeres-Artillerie-Korps – Regimentsstab u. Stabsbatterie Artillerie-Regiment Ulrich von Hütten (FPN 17878). Il a connu ensuite les affres de la captivité. Lorsque les Britanniques ont pris la direction du camp où il trouvait (2 juin 1945), parlant anglais, il a pu se faire connaître comme Français incorporé de force. A son retour, il a eu la joie de retrouver sa famille, mais il a aussi eu la douleur d’apprendre que sa mère avait été accidentellement écrasée par un char français au moment de la libération.
Auguste Scheckle a pris quotidiennement des notes et a relevé les noms de ses camarades alsaciens et allemands. Suite à la lecture et la traduction de son carnet de guerre, son fils Valère espère désormais retrouver les familles de ces personnes. Il s’agit d’Emile Dern (Strasbourg), NN Deschamps (Strasbourg-Neudorf), Charles Fath (Strasbourg), Henri Finkbohner (Mulhouse), Frédéric Koch (Souffelweyersheim), René Kubler (Plobsheim, FPN 17878), Nicolas Ostwald (Schiltigheim ou Rumersheim), Georges Richert (Alteckendorf, FPN 17878), Louis Rieffel (Strasbourg-Neudorf), Charles Roesch (Soultz-les-Bains), Albert Schmitt (Mulhouse) ; ses camarades allemands se nommaient M. Knittel (Gingen an der Fils, Bade-Wurtemberg), Friedrich Koch (Kornwerstheim, Bade-Wurtemberg), Ernst Stegel (Neu-Ulm, Bavière). En captivité, il a retrouvé Auguste Brandstetter (Sélestat), Aloïs Bucher (Osenbach), Eugène Fellrath (Bergieten), René Groetz (Wintzenheim, près de Colmar), Charles Hild (Strasbourg), Charles Imbs (Wasselonne), Pierre Kleinhens (La Walck), François Niedergang (Habsheim), Lucien Schubetzer (Biesheim).
Des contacts ont déjà été établis avec deux familles.
Nicolas Mengus
Page concernant la destruction de Dresde.
- Compléments envoyés par Claude Herold :
Artillerie-Regiment Ulrich von Hutten
Feldpostnummern ab dem 23. April 1945: Die Einheiten wurden als Teile vom Artillerie-Regiment Ulrich von Hutten in der Feldpostübersicht eingetragen. Die Einträge der II. und III. Abteilung erfolgten nur als Stab und Einheit, wodurch die genaue Gliederung unklar blieb. Eine I. Abteilung wurde dabei anscheinend nicht eingetragen.
Einheit Feldpostnummer
Regimentsstab 17878
Stabsbatterie 17878 A
Stab II. Abteilung 66864 A
4. Batterie 66864 B
5. Batterie 66864 C
6. Batterie 66864 D
Stab III. Abteilung 24716 A
7. Batterie 24716 B
8. Batterie 24716 C
9. Batterie 24716 D
Stab IV. Abteilung 25968 A
10. Batterie 25968 B
11. Batterie 25968 C
Das Artillerie-Regiment Ulrich von Hutten wurde ab Ende März 1945 bei Wittenberg, im Wehrkreis IV, aufgestellt. Das Regiment wurde durch Personal vom Wehrkreis IV mit drei Abteilungen aufgestellt. Der Regimentsstab vom Regiment wurde dabei aus dem Stab des Heeres-Artillerie-Korps 411 gebildet. Zur Aufstellung der III. Abteilung wurden auch Teile der V. Abteilung des Heeres-Artillerie-Korps 412 herangezogen, welche Anfang April 1945 bei Wittenberg eintrafen. Die IV. Abteilung vom Regiment wurde aus der IV. Abteilung vom Heeres-Artillerie-Korps 411 gebildet. Das Regiment wurde mit der Aufstellung der Infanterie-Division Ulrich von Hutten unterstellt. Noch während der Aufstellung wurde das Regiment wurde das Regiment mit der Division vorzeitig zum Einsatz bei Bitterfeld, ebenfalls Wehrkreis IV, gebracht. Danach kam das Regiment weiter nördlich beim Entsatzversuch auf Berlin zum Einsatz.
Die Ersatzgestellung des Regiments ist unklar.
Réparer l’injustice faite aux incorporés de force, par Marie Goerg-Lieby
Pour la deuxième fois, l’ADEIF du Bas-Rhin représentant les incorporés de force ainsi que l’OPMNAM (Orphelins de Père Malgré-nous d’Alsace-Moselle) ont tenu un séminaire à Strasbourg au FEC sur le thème : comment légalement réparer l’iniquité faite aux Français d’Alsace et de Moselle incorporés de force dans l’armée allemande et à leurs proches ?
Une salle remplie et attentive et des organisateurs, contents d’être rejoints par des associations comme les « Fils des tués » du Bas-Rhin, la FNAPOG-Moselle (fédération nationale autonome des pupilles et orphelins de guerre et l’APOGA, association des pupilles de la nation orphelins de guerre d’Alsace. Le temps passe mais les cicatrices sont toujours à vif. Un monsieur demande avec émotion, image pieuse nécrologique en mains, qui peut lui donner des informations sur son oncle, Joseph A., châtié pour avoir refusé d’endosser l’uniforme allemand et décédé en mars 1943 (mais où exactement?) dans son transfert vers un camp…mais lequel? Ce qui est sûr, c’est que le père de Joseph est mort à 68 ans au camp de Natzweiler-Struthof et la mère à 55 ans, en janvier 1945 au camp de Ravensbrück. Roland Schmitthaeusler, orphelin d’incorporé de force, cita les monstrueuses pertes humaines entraînées par l’incorporation de force de 130 000 Alsaciens-Mosellans, suite aux morts et disparus (autour de 35 000) mais aussi aux familles que ces hommes dans la force de l’âge, n’ont jamais fondées, avec des enfants jamais nés, une forme de génocide, un « crime contre l’humanité ». Que faire donc aujourd’hui de ces souffrances exacerbées par le « déficit de connaissances » et donc de reconnaissance en France, ce qu’ont constaté tous les intervenants ?
Procès en janvier
L’ADEIF et l’OPMNAM mènent depuis des années un combat juridique sur plusieurs fronts. Il y a le procès avec le réalisateur d’un film-documentaire sur le division Das Reich dont les chiffres du nombre d’Alsaciens dans les Waffen SS sont loin de la vérité : nouvelle audience en janvier.
Il y a aussi les démarches en cours avec l’avocat allemand Andreas Scheulen qui s’est déjà appuyé sur une loi de 1997 afin d’indemniser des victimes du IIIe Reich jusqu’ici non prises en compte. Ce qui pourrait être le cas des incorporés de force sous lesquels pesait la contrainte de la Sippenhaft (loi de la responsabilité de la parenté) et le poids de la répression, avec les exécutions dans les prisons militaires de 500 d’entre eux.
Malgré ceci après 1945, les incorporés de force se virent refuser (de la part de la France) le statut de déportés militaires avec ses conséquences pécuniaires notamment pour les veuves et les orphelins. « Notre indemnisation doit venir de la RFA » affirme Gérard Michel, président de l’OPMNAM. Qui a reçu cet été une réponse de l’ONAC confirmant bien qu’ il « n’existe pas de dispositif permettant une indemnisation spécifique des orphelins d’incorporés de force ». Cela facilitera t-il l’accès aux dispositifs allemands de réparation ?
Le public a regretté l’absence au séminaire de l’ancien ministre Daniel Hoeffel qui y avait été invité afin « d’être un médiateur entre le Limousin et l’Alsace », les associations ayant aussi engagé un procès en réaction aux écrits d’un survivant du massacre d’Oradour-sur-Glane. Par contre sur le Mur des Noms, véritable serpent de mer, Alphonse Troestler, ancien délégué à la mémoire de l’Alsace, pense que « c’était une idée généreuse d’y mettre les noms de toutes les victimes alsaciennes et mosellanes toutes catégories confondues. Mais finalement c’est une fausse bonne idée », estime t-il aujourd’hui, « car toutes les catégories de victimes n’ont à ce jour pas été entièrement recensées. Il faut donner la priorité à la recherche historique, comme ce travail sur les Waffen SS incorporés de force qui sortira bientôt ».
Que la recherche historique concernant le sort spécifique de l’Alsace-Moselle annexée de fait ait été négligée par les chercheurs est une évidence. Ainsi une stèle a fini par être inaugurée récemment à La Broque sur le site de l’ancien camp (« Sicherungslager Vorbrück-Schirmeck ») où plus de 15 000 détenus, majoritairement des Alsaciens-Mosellans opposés à l’annexion de fait et à l’incorporation de force, furent humiliés, brutalisés et où plus de 100 laissèrent leur vie, d’autres mourant une fois « libérés ». Comme Marthe Haller, mention « Mort pour la France » qualité de sergent, membre d’une filière d’évasion, arrêtée à Brunstatt, internée à Schirmeck en février 1944 et décédée à 20 ans en mars de la même année à l’hôpital de Mulhouse des suites des mauvais traitements. Combien de temps faudra-t-il, 75 ans après l’évacuation de ce camp en Allemagne, encore attendre pour qu’il y ait une étude universitaire?
Marie Goerg Lieby
Article des DNA de Colmar du 21.11.19 transmis par Claude Herold.
COMPTE RENDU DU SEMINAIRE AU FEC du 16 nov 2019
NON IL NE FAUT PAS REFERMER LE LIVRE DE L’INCORPORATION DE FORCE
NOS PERES NOUS LE PARDONNERAIENT JAMAIS
Il faut se rendre compte que l’Allemagne Nazie avait plus d’un objectif en forçant les Alsaciens et les Mosellans à revêtir l’uniforme de la Wehrmacht. D’une part le recrutement illégal leur permettait d’étoffer les unités combattantes dont certaines avaient déjà perdu plus de 50% des effectifs en 1942. D’autre part la mise au pas par le « Drill » permettait aux nazis de casser toutes velléités et toutes résistances chez de jeunes garçons. De surcroît les incorporations massives se faisaient dans les classes des jeunes gens de 18 à 23 ans, avec une majorité de célibataires susceptibles de former une résistance organisée et téméraire. Pour limiter les désertions ils furent majoritairement envoyés sur le « Front de l’Est » là où les Allemands de souche étaient envoyés en punition. L’incorporation forcée des gens de l’Est de la France n’est pas due au hasard, c’est une action mûrement réfléchie, FONDAMENTALEMENT ILLEGALE mais largement débattue dans les plus hautes instances Nazies. Une constatation s’impose les Alsaciens et les Mosellans ont servi de pions disposés sur les lignes de front les plus exposées, ILS SONT MORTS EN LIEU ET PLACE DES ALLEMANDS DE SOUCHE.
L’exposé de notre ami Eric SANDER eût le mérite de clarifier les choses en affirmant l’illégalité des actes de clôture des conflits mondiaux, l’absence de traités de paix est qualifiée de FICTION JURIDIQUE. Seuls les accords commerciaux permettaient une relance des circulations de marchandises et de minerais. L’Allemagne elle-même en la personne du Auswärtiges Amt a qualifié l’incorporation de force de UNRECHT WIDRIG, un acte illégal.
QUI DOIT ASSUMER LES CONSEQUENCES DE L’INCORPORATION DE FORCE
Ala fin de la seconde guerre mondiale une série d’ordonnances furent édictées pour créer des secours urgents aux plus démunis et aux personnes en détresse absolue. C’est ainsi que l’Ordonnance du xxx aout 1945 stipule que les Incorporés de Force Alsaciens et Mosellans peuvent prétendre aux mêmes secours que les anciens combattants (français de l’intérieur).
Un tour de force qui a permis de DISSIMULER LE DRAME VECU PAR LES ALSACIENS ET LES MOSELLANS. En intégrant les incorporés de force dans l’armée allemande dans le dispositif français, le ministère leur refusait le statut de VICTIMES DEPORTEES MILITAIRES. Or la responsabilité incombait entièrement à l’Allemagne Nazie. Par cette turpitude nos pères et leurs camarades furent spoliés de leurs droits et des indemnités versées aux victimes en Allemagne par les services allemands.
En 1950 furent créés les dispositifs allemands se secours :
1 – LE BUNDESENTSCHÄDIGUNGSGESETZ – Loi d’indemnisation des victimes de la guerre 1939 – 1945
2 – LE BUNDESFUHRSORGUEGESETZ – Loi d’assistance aux victimes de la guerre 1939 – 1945
Ces dispositifs qui indemnisent encore aujourd’hui certaines victimes allemandes, mais aussi belges italiennes, françaises, etc, en raison des « services rendus » à l’Allemagne devraient légalement nous concerner. Or les services allemands nous opposent l’ordonnance de 1945 qui aurait dû nous indemniser en tant qu’orphelins ?
Notre surprise fut grande en apprenant que nous aurions dû bénéficier d’un secours français par les ONAC ! Sachant que tous nos camarades savent de quelle misère leur jeunesse fut témoin et qu’aucune indemnité ni pension ne leur fut jamais versée par les ONAC, nous avons écrit le xx juillet 2019 au Ministère des Anciens Combattants pour clarifier cette situation ubuesque. Le xx novembre la réponse de la Secrétaire d’Etat fut précise et claire : « aucune disposition en faveur des orphelins des incorporés de force ne fut prévue ».
Voilà où nous en sommes à l’heure actuelle, notre avocat Maître Scheulen s’est empressé de redéposer nos doléances aux services concernés, attendons la réponse après examen de notre requête.
Maître Scheulen dans son exposé en allemand nous a expliquer comment fonctionnent les mécanismes des différentes indemnisations prévues par les lois votées dans les années 50, il est regrettable qu’ici en Alsace Moselle elles ne furent jamais appliquées. Très sommairement il a détaillé deux dispositifs soit l’indemnisation versée aux veuves et aux orphelins pour la perte du père, une allocation unique et la pension allouée aux veuves et aux orphelins, avec toutefois une précision pour les orphelins, versée jusqu’à la 18e année et jusqu’à la 27e année pour les étudiants.
Un deuxième écueil nous attend, sachant que le récipiendaire doit posséder la nationalité allemande où habiter sur le territoire allemand. Notre argumentation pour revendiquer le bénéfice de plein droit s’articule sur la constatation suivante : Sachant que seuls les individus de SANG ALLEMAND, ou les VOLKSDEUTCHE étaient éligibles pour être intégrés dans la Wehrmacht, Himmler et Wagner ont convenu que la nationalité Allemande était attribuée de plein droit aux Alsaciens Mosellans le jour où ils ont revêtu l’uniforme « Feldgrau ».
Nous posons la question suivante : Nos pères qui ne sont pas rentrés en France, qui sont morts sous uniforme allemand, qui sont enterrés quelque part dans des fosses communes, sont-ils morts de nationalité Allemande où Française ? Qui peut avancer que leur mort devrait effacer cette qualification d’éligibilité à un secours destiné aux victimes de cette guerre doublées d’un crime contre l’humanité ?
Si l’Allemagne a le soin de verser des secours à ses affidés de la LVF, de la Légion Azul, de la Légion Condor, où toutes autres formations de volontaires étrangers « elle se doit d’indemniser au minimum à égalité les victimes de l’incorporation de force, dont nous sommes les tristes héritiers ». On ne peut pas ériger une règle un jour et la défaire le lendemain, QUE L’ALLEMAGNE ASSUME SES TURPITUDES !
L’assemblée s’est interrogée sur les qualifications des bénéficiaires des décrets 2000 et 2004, il faut préciser que le Ministère nous oppose la notion d’EXTREME BARBARIE NAZIE dont nous serions exclus on ne sait pour quels critères ? En effet cette argumentation nous a régulièrement choquée, mais en réfléchissant un peu plus en avant on est obligé de comprendre le désarroi des services ministériels pour qualifier les crimes contre l’humanité commis par le gouvernement français de Vichy. Les services de police et de gendarmerie, la Milice française, aux ordres de René BOUSQUET, Darquier de Pellepoix, Maurice PAPON, LAVAL et PETAIN ont organisé et procédé aux rafles des juifs étrangers à Paris et dans toute la France, il s’agit d’un CRIME FRANÇAIS. Nul doute que sous la pression d’avocats Américains la France a lâché un geste en faveur des survivants et des descendants des juifs français livrés aux Nazis allemands. D’autant plus que pendant de longues années certains hauts responsables de ce crime ont pu échapper aux tribunaux et même d’occuper des postes de hauts fonctionnaires et de dirigeants dans la finance ?
UNE RAISON DE PLUS POUR QUE NOTRE INDEMNISATION PROVIENNE DE LA RFA
500 jeunes gens Alsaciens et Mosellans réfractaires, évadés ou résistants ont été jugés, condamnés et exécutés par les tribunaux d’exception Militaires ou Civils Nazis. 35 000 morts nous interrogent du fond de leur fosses communes, la terreur Nazie en Alsace Moselle n’est pas un vain mot, toutes les familles ont de près ou de loin vu partir un fils un mari un père, pour ne jamais le revoir. Ce crime ne doit pas rester impunis, nous revendiquons haut et fort que les orphelins des Malgré Nous ont été oubliés, on nous a volé nos pères sans jamais le reconnaître et sans en assumer la réparation !
LE DEBAT CONCERNANT LE MUR DES NOMS
Une fois de plus le débat su le Mur des Noms a fait monter la température de la salle, MM TROESTLER et WAHL ont pu nous donner quelques précisions sur le travail de la commission d’enquête qui fut nommée par la Région Grand Est pour redéfinir les objectifs et la réalisation d’un monument mémoriel qui ne sera plus un Mur des Noms. En effet il est fortement question d’une conception architecturale à définir et à concevoir, une commission d’enquête a été nommée attendons les résultats de ses travaux. Inutile de préciser que la majorité des personnes présentes ne comprend pas pour quelle raison la notion d’un mur avec tous les noms est abandonnée.
LES ACTIONS EN JUSTICE DE L’ADEIF
Maître Simonnet nous a informé de l’état des recours en justice, à savoir la nouvelle procédure ADEIF contre PRAZAN qui est prévue au calendrier des plaidoiries le 09 janvier 2020 au TGI de Strasbourg.
Concernant le recours à la Cour Européenne des Droits de L’homme dans la procédure ADEIF contre M. Hebras, nous nous posons la question à savoir : Faut-il poursuivre la procédure contre M. Hebras ? D’une petite affaire où les ADEIF avaient réclamé le Franc symbolique, nous nous retrouvons devant un imbroglio juridique qui peut nous coûter (ou à M. Hebras) plus de 25000 Euros, Ne faut-il pas savoir arrêter les frais en acceptant la condamnation en 1ere instance, une réconciliation entre le Limousin et l’Alsace ne serait-elle pas possible en nous serrant la main ?
Gérard MICHEL
Président de l’OPMNAM
L’ALSACE ENFIN LIBEREE, par Pierre Blaes
Le dossier de Pierre Blaes :
QUAND LES VAINCUS SE MUENT EN JUSTICIERS, par Renée Baudot
Par la presse (Figaro du 20.10.2019), nous avons appris que l’Allemagne veut juger pour crime contre
l’humanité deux Syriens, inconnus du grand public, arrêtés sur son territoire.
Cette nouvelle est surprenante. Comment l’Allemagne, qui n’a pas apuré son passé – le passé nazi ne passe pas -, peut-elle envisager de juger les criminels de guerre d’un autre pays ?
Aux lendemains de la Deuxième Guerre mondiale, le Tribunal militaire international de Nurembeg a jugé les principaux criminels de guerre nazis, douze d’entre eux furent condamnés à mort et exécutés. Certains prévenus réussirent à échapper à la peine capitale, par exemple :
- Baldur von Schirach avait mis son talent au service du nazisme pour pervertir la jeunesse à la direction des Jeunesses hitlériennes. Sa mère étant issue d’une riche et puissante famille américaine, les Américains le protégèrent et le sauvèrent.
- Franz von Papen, ancien chancelier du Reich, ancien président du parti du Zentrum, a bénéficié de la protection du Vatican.
Il y eut un total de 3356 condamnations. Au plus fort de la guerre, il y avait plus de mille généraux. Combien d’entre eux ont respecté les us et coutumes de la guerre ? Il est difficile de le savoir, mais il est permis de s’interroger. Si le Tribunal de Nuremberg a eu ses lacunes et ses zones d’ombre, il a eu le mérite d’exister.
Soixante-quinze ans ont passé. L’Allemagne vaincue et réduite en cendres en 1945 a reconquis sa place au soleil. Elle domine l’Europe par sa puissance économique et impose son point de vue à la politique européenne. Nos présidents de la République vont se faire adouber à Berlin. Si, à l’Ouest, les dirigeants des autres pays acceptent cette situation, il n’en est pas de même dans les pays de l’Est européen qui n’ont pas oublié que les nazis ont mis l’Europe à feu et à sang.
Juger et réprimer les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis dans d’autres pays relève de la compétence de la Cour pénale internationale de La Haye.
En revanche, l’Allemagne possède le tribunal de Ludwigsburg dédié à la poursuite des crimes du nazisme. Ce tribunal est connu du grand public pour traduire en justice les anciens gardiens des camps de l’Est, souvent des Ukrainiens, des vieillards nonagénaires et grabataires. Plutôt que de s’occuper des crimes commis dans un autre pays, le gouvernement de la RFA a le devoir moral de reconnaître le crime contre l’humanité commis par les nazis à l’encontre des incorporés de force.
L’Allemagne doit faire son « COMING-OUT JUDICIAIRE » sinon elle perdra toute crédibilité sur le plan européen et international.
En conclusion, je rappellerai un proverbe oublié, ce qui n’enlève rien à sa pertinence : « Quand le diable vieillit, il se fait capucin ».
Je signale également à l’attention des lecteurs la dernière page du récent numéro de la revue Frieden (02/2019) édité par le Volksbund intitulée : « Frieden braucht Mut ». Il est certain que le courage fait défaut aux responsables du gouvernement de la RFA pour assumer leur histoire et en tirer les conséquences qui s’imposent.
Renée Baudot
SPRINGER René
Je cherche à retrouver l’itinéraire de mon beau-père, René Springer (* Strasbourg 20.3.1920+ Strasbourg 23.6.1979). Soldat français en 1940, il est incorporé de force dans l’armée allemande le 26.6.1943.
A la mi-décembre 1943 et jusqu’au 8.11.44 (date de son dernier courrier), sa FPN est le 07370 E = 8e compagnie du Division-Gruppe 299, puis, à compter du 7.11.1944, 8e compagnie du Grenadier-Regiment 529.
De sa captivité, il note :
10 Avril 1945
Koenigsberg tombe
Je suis prisonnier et en même temps très malade
14 Avril 1945
Après avoir été plusieurs fois dépouillés , marche de 40 Km à Stablag
A Stablag je retrouve les copains
Un camp de 40 000 personnes
Rien que du pain et de l’eau chaude
Sommes de nouveau embarqués pour un long voyage en Russie
40 hommes dans le wagon , presque rien à manger
20 juin 1945
Arrivons dans l’Oural après grande route
La nourriture est un peu meilleure , mais les travaux forcés commencent
01 Juillet 1945
Je tombe malade (grippe) ce n’est pas la grippe mais la malaria
11 Juillet 1945
Je sors du lazaret
13 Juillet 1945
Je retombe malade ( angine )
26 Juillet 1945
Je devrais partir pour être libéré , mais parce que je suis Français je reste
02 Août 1945
Je suis guéri , je me porte mieux , beaucoup d’espoir pour une libération prochaine
Les mois d’Août et de Septembre passent
Je passe catégorie de travaille II
Du départ on n’en parle plus
La chose importante est les °/° . On nous triche à tort et à travers
Je travaille aux bâtiments et la nourriture est peu , tandis que ceux qui travaillent le moins sont les mieux nourris
Mais le temps passe
5 Octobre 1945
On nous réveille à 4 H Départ pour la libération , restons 5 jours sans partir
Je tombe malade en cours de route . Le voyage dure 23 jours
Mauvaise nourriture , beaucoup de mort
28 Octobre 1945
Arrivons à Francfort Oder
Le camps est meilleur
Premier autres Français
Je souhaite en particulier reconstituer sa période de captivité en URSS. Merci d’avance pour toute aide.
Jacques Weber
Roman : « Secret enfoui. Le livre de Pierre à Léa »
« Ma chère Clara,
Pourquoi n’ai-je pas eu le courage de te dire la vérité ? Pourquoi ai-je gardé ce secret enfoui au fond de moi ? Ce secret m’a accompagné toute ma vie et m’a taraudé le corps. J’étais jeune, très jeune, l’amour que j’ai rencontré était trop fort et je l’ai perdu si vite ». Ainsi débute le récit d’une vie alsacienne qui a été, comme tant d’autres, bouleversée par la « drôle de guerre », puis par l’incorporation de force dans l’armée allemande… Clara, en prenant connaissance des révélations de sa mère, s’engage sur les pas de Léa et Pierre, vers un secret enfoui…
Nicolas Mengus
René STEFFAN, Secret enfoui. Le livre de Pierre à Léa, Yvelinédition, Mercurol, 2019, 133 pages, 8 €
F : Les disparus des trois départements français annexés au IIIe Reich d’après les fiches du DRK, par...
Ce fichier des disparus du Haut-Rhin, Bas-Rhin et de la Moselle, se fondant sur les fiches du DRK, va se compléter progressivement au fil des livraisons. Au total, cette liste comptera environ 12000 noms.
Nous serions très reconnaissants aux familles, historiens ou collectionneurs de bien vouloir nous transmettre les portraits des disparus dont les fiches du DRK sont dépourvues : info@malgre-nous.eu
Nous serions très reconnaissants aux familles, historiens ou collectionneurs de bien vouloir nous transmettre les portraits des disparus dont les fiches du DRK sont dépourvues : info@malgre-nous.eu
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Qui peut donner des renseignements sur le parcours de Victor Doppler, Joseph Erhard et Henri Frey ?
Fiches de la Région Alsace et du DRK :
- CAEN – Fichier des Incorporés De Force (IDF) « Morts Pour La France » (BAVCC-Caen) – version de 2005
- CAEN3 – Fichier des Incorporés De Force (IDF) « Morts Pour La France » (BAVCC-Caen) – version de 2007
- REP-1946 – Registre des non-rentrés en 1946
Informations à adresser à info@malgre-nous.eu, merci !





























































