CONFERENCE-DEBAT A SAINT-AUBIN-SUR-MER : L’in­sou­mis­sion des incor­po­rés de force en Norman­die, par Jean Bézard

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Incor­po­rés de force : Valère Sche­ckle à la recherche des cama­rades de son père, par Nico­las Mengus

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Sous l’An­nexion de fait de l’Al­sace au IIIe Reich natio­nal-socia­liste, Auguste Sche­ckle rési­dait à Nord­house où il est né en 1912. Ayant refusé de payer une coti­sa­tion en faveur des Jeunesses hitlé­riennes, il s’est vu clai­re­ment menacé. Sachant que les Alliés étaient à Paris, il a envi­sagé de fuir en Suisse. Mais il a aban­donné son projet pour éviter la dépor­ta­tion à sa famille. Il a donc été, le 11 septembre 1944, incor­poré de force dans la 5e Artille­rie-Ersatz-und-Ausbil­dung­sab­tei­lung, puis versé dans la Stab und Stabs­bat­te­rie du 411e Heeres-Artille­rie-Korps – Regi­mentss­tab u. Stabs­bat­te­rie Artille­rie-Regi­ment Ulrich von Hütten (FPN 17878). Il a connu ensuite les affres de la capti­vité. Lorsque les Britan­niques ont pris la direc­tion du camp où il trou­vait (2 juin 1945), parlant anglais, il a pu se faire connaître comme Français incor­poré de force. A son retour, il a eu la joie de retrou­ver sa famille, mais il a aussi eu la douleur d’ap­prendre que sa mère avait été acci­den­tel­le­ment écra­sée par un char français au moment de la libé­ra­tion.

 

Auguste Sche­ckle a pris quoti­dien­ne­ment des notes et a relevé les noms de ses cama­rades alsa­ciens et alle­mands. Suite à la lecture et la traduc­tion de son carnet de guerre, son fils Valère espère désor­mais retrou­ver les familles de ces personnes. Il s’agit d’Emile Dern (Stras­bourg), NN Deschamps (Stras­bourg-Neudorf), Charles Fath (Stras­bourg), Henri Fink­boh­ner (Mulhouse), Frédé­ric Koch (Souf­fel­weyer­sheim), René Kubler (Plob­sheim, FPN 17878), Nico­las Ostwald (Schil­ti­gheim ou Rumer­sheim), Georges Richert (Alte­cken­dorf, FPN 17878), Louis Rief­fel (Stras­bourg-Neudorf), Charles Roesch (Soultz-les-Bains), Albert Schmitt (Mulhouse) ; ses cama­rades alle­mands se nommaient M. Knit­tel (Gingen an der Fils, Bade-Wurtem­berg), Frie­drich Koch (Korn­wers­theim, Bade-Wurtem­berg), Ernst Stegel (Neu-Ulm, Bavière). En capti­vité, il a retrouvé Auguste Brand­stet­ter (Séles­tat), Aloïs Bucher (Osen­bach), Eugène Fell­rath (Bergie­ten), René Groetz (Wint­zen­heim, près de Colmar), Charles Hild (Stras­bourg), Charles Imbs (Wasse­lonne), Pierre Klein­hens (La Walck), François Nieder­gang (Habsheim), Lucien Schu­bet­zer (Biesheim).

 

Des contacts ont déjà été établis avec deux familles.

 

Nico­las Mengus

 

Page concer­nant la destruc­tion de Dresde.

 

  • Complé­ments envoyés par Claude Herold :

Artille­rie-Regi­ment Ulrich von Hutten

Feld­post­num­mern ab dem 23. April 1945: Die Einhei­ten wurden als Teile vom Artille­rie-Regi­ment Ulrich von Hutten in der Feld­postü­ber­sicht einge­tra­gen. Die Einträge der II. und III. Abtei­lung erfolg­ten nur als Stab und Einheit, wodurch die genaue Glie­de­rung unklar blieb. Eine I. Abtei­lung wurde dabei anschei­nend nicht einge­tra­gen.

 

Einheit Feld­post­num­mer

Regi­mentss­tab 17878

Stabs­bat­te­rie 17878 A

Stab II. Abtei­lung 66864 A

4. Batte­rie 66864 B

5. Batte­rie 66864 C

6. Batte­rie 66864 D

Stab III. Abtei­lung 24716 A

7. Batte­rie 24716 B

8. Batte­rie 24716 C

9. Batte­rie 24716 D

Stab IV. Abtei­lung 25968 A

10. Batte­rie 25968 B

11. Batte­rie 25968 C

Das Artille­rie-Regi­ment Ulrich von Hutten wurde ab Ende März 1945 bei Witten­berg, im Wehr­kreis IV, aufges­tellt. Das Regi­ment wurde durch Perso­nal vom Wehr­kreis IV mit drei Abtei­lun­gen aufges­tellt. Der Regi­mentss­tab vom Regi­ment wurde dabei aus dem Stab des Heeres-Artille­rie-Korps 411 gebil­det. Zur Aufstel­lung der III. Abtei­lung wurden auch Teile der V. Abtei­lung des Heeres-Artille­rie-Korps 412 heran­ge­zo­gen, welche Anfang April 1945 bei Witten­berg eintra­fen. Die IV. Abtei­lung vom Regi­ment wurde aus der IV. Abtei­lung vom Heeres-Artille­rie-Korps 411 gebil­det. Das Regi­ment wurde mit der Aufstel­lung der Infan­te­rie-Divi­sion Ulrich von Hutten unters­tellt. Noch während der Aufstel­lung wurde das Regi­ment wurde das Regi­ment mit der Divi­sion vorzei­tig zum Einsatz bei Bitter­feld, eben­falls Wehr­kreis IV, gebracht. Danach kam das Regi­ment weiter nörd­lich beim Entsatz­ver­such auf Berlin zum Einsatz.

 Die Ersatz­ges­tel­lung des Regi­ments ist unklar.

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Répa­rer l’injus­tice faite aux incor­po­rés de force, par Marie Goerg-Lieby

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Pour la deuxième fois, l’ADEIF du Bas-Rhin repré­sen­tant les incor­po­rés de force ainsi que l’OPMNAM (Orphe­lins de Père Malgré-nous d’Al­sace-Moselle) ont tenu un sémi­naire à Stras­bourg au FEC sur le thème : comment léga­le­ment répa­rer l’iniquité faite aux Français d’Al­sace et de Moselle incor­po­rés de force dans l’ar­mée alle­mande et à leurs proches ?

 

Une salle remplie et atten­tive et des orga­ni­sa­teurs, contents d’être rejoints par des asso­cia­tions comme les « Fils des tués » du Bas-Rhin, la FNAPOG-Moselle (fédé­ra­tion natio­nale auto­nome des pupilles et orphe­lins de guerre et l’APOGA, asso­cia­tion des pupilles de la nation orphe­lins de guerre d’Al­sace. Le temps passe mais les cica­trices sont toujours à vif. Un monsieur demande avec émotion, image pieuse nécro­lo­gique en mains, qui peut lui donner des infor­ma­tions sur son oncle, Joseph A., châtié pour avoir refusé d’en­dos­ser l’uni­forme alle­mand et décédé en mars 1943 (mais où exac­te­ment?) dans son trans­fert vers un camp…­mais lequel? Ce qui est sûr, c’est que le père de Joseph est mort à 68 ans au camp de Natz­wei­ler-Stru­thof et la mère à 55 ans, en janvier 1945 au camp de Ravens­brück. Roland Schmit­thaeus­ler, orphe­lin d’in­cor­poré de force, cita les mons­trueuses pertes humaines entraî­nées par l’in­cor­po­ra­tion de force de 130 000 Alsa­ciens-Mosel­lans, suite aux morts et dispa­rus (autour de 35 000) mais aussi aux familles que ces hommes dans la force de l’âge, n’ont jamais fondées, avec des enfants jamais nés, une forme de géno­cide, un « crime contre l’hu­ma­nité ». Que faire donc aujourd’­hui de ces souf­frances exacer­bées par le « défi­cit  de connais­sances » et donc de recon­nais­sance en France, ce qu’ont constaté tous les inter­ve­nants ?

 

Procès en janvier

L’ADEIF et l’OPMNAM mènent depuis des années un combat juri­dique sur plusieurs fronts. Il y a le procès avec le réali­sa­teur d’un film-docu­men­taire sur le divi­sion Das Reich dont les chiffres du nombre d’Al­sa­ciens dans les Waffen SS sont loin de la vérité : nouvelle audience en janvier.

Il y a aussi les démarches en cours avec l’avo­cat alle­mand Andreas Scheu­len qui s’est déjà appuyé sur une loi de 1997 afin d’in­dem­ni­ser des victimes du IIIe Reich jusqu’ici non prises en compte. Ce qui pour­rait être le cas des incor­po­rés de force sous lesquels pesait la contrainte de la Sippen­haft (loi de la respon­sa­bi­lité de la parenté) et le poids de la répres­sion, avec les exécu­tions dans les prisons mili­taires de 500 d’entre eux.

Malgré ceci après 1945, les incor­po­rés de force se virent refu­ser (de la part de la France) le statut de dépor­tés mili­taires avec ses consé­quences pécu­niaires notam­ment pour les veuves et les orphe­lins. « Notre indem­ni­sa­tion doit venir de la RFA » affirme Gérard Michel, président de l’OPMNAM. Qui a reçu cet été une réponse de l’ONAC confir­mant bien qu’ il « n’existe pas de dispo­si­tif permet­tant une indem­ni­sa­tion spéci­fique des orphe­lins d’in­cor­po­rés de force ». Cela faci­li­tera t-il l’ac­cès aux dispo­si­tifs alle­mands de répa­ra­tion ?

Le public a regretté l’ab­sence au sémi­naire de l’an­cien ministre Daniel Hoef­fel qui y avait été invité afin « d’être un média­teur entre le Limou­sin et l’Al­sace », les asso­cia­tions ayant aussi engagé un procès en réac­tion aux écrits d’un survi­vant du massacre d’Ora­dour-sur-Glane. Par contre sur le Mur des Noms, véri­table serpent de mer, Alphonse Troest­ler, ancien délé­gué à la mémoire de l’Al­sace, pense que « c’était une idée géné­reuse d’y mettre les noms de toutes les victimes alsa­ciennes et mosel­lanes toutes caté­go­ries confon­dues. Mais fina­le­ment c’est une fausse bonne idée », estime t-il aujourd’­hui, « car toutes les caté­go­ries de victimes n’ont à ce jour pas été entiè­re­ment recen­sées. Il faut donner la prio­rité à la recherche histo­rique, comme ce travail sur les Waffen SS incor­po­rés de force qui sortira bien­tôt ».

Que la recherche histo­rique concer­nant le sort spéci­fique de l’Al­sace-Moselle annexée de fait ait été  négli­gée par les cher­cheurs est une évidence. Ainsi une stèle a fini par être inau­gu­rée récem­ment à La Broque sur le site de l’an­cien camp (« Siche­rung­sla­ger Vorbrück-Schir­meck ») où plus de 15 000 déte­nus, majo­ri­tai­re­ment des Alsa­ciens-Mosel­lans oppo­sés à l’an­nexion de fait et à l’in­cor­po­ra­tion de force, furent humi­liés, bruta­li­sés et où plus de 100 lais­sèrent leur vie, d’autres mourant une fois « libé­rés ». Comme Marthe Haller, mention « Mort pour la France » qualité de sergent, membre d’une filière d’éva­sion, arrê­tée à Bruns­tatt, inter­née à Schir­meck en février 1944 et décé­dée à 20 ans en mars de la même année à l’hô­pi­tal de Mulhouse des suites des mauvais trai­te­ments. Combien de temps faudra-t-il, 75 ans après l’éva­cua­tion de ce camp en Alle­magne,  encore attendre pour qu’il y ait une étude univer­si­taire?

 

Marie Goerg Lieby

 

Article des DNA de Colmar du 21.11.19 trans­mis par Claude Herold.

 

 

COMPTE RENDU DU SEMINAIRE AU FEC du 16 nov 2019

NON IL NE FAUT PAS REFERMER LE LIVRE DE L’INCORPORATION DE FORCE

NOS PERES NOUS LE PARDONNERAIENT JAMAIS

Il faut se rendre compte que l’Al­le­magne Nazie avait plus d’un objec­tif en forçant les Alsa­ciens et les Mosel­lans à revê­tir l’uni­forme de la Wehr­macht. D’une part le recru­te­ment illé­gal leur permet­tait d’étof­fer les unités combat­tantes dont certaines avaient déjà perdu plus de 50% des effec­tifs en 1942. D’autre part la mise au pas par le « Drill » permet­tait aux nazis de casser toutes velléi­tés et toutes résis­tances chez de jeunes garçons. De surcroît les incor­po­ra­tions massives se faisaient dans les classes des jeunes gens de 18 à 23 ans, avec une majo­rité de céli­ba­taires suscep­tibles de former une résis­tance orga­ni­sée et témé­raire. Pour limi­ter les déser­tions ils furent majo­ri­tai­re­ment envoyés sur le « Front de l’Est » là où les Alle­mands de souche étaient envoyés en puni­tion. L’in­cor­po­ra­tion forcée des gens de l’Est de la France n’est pas due au hasard, c’est une action mûre­ment réflé­chie, FONDAMENTALEMENT ILLEGALE mais large­ment débat­tue dans les plus hautes instances Nazies. Une consta­ta­tion s’im­pose les Alsa­ciens et les Mosel­lans ont servi de pions dispo­sés sur les lignes de front les plus expo­sées, ILS SONT MORTS EN LIEU ET PLACE DES ALLEMANDS DE SOUCHE.

L’ex­posé de notre ami Eric SANDER eût le mérite de clari­fier les choses en affir­mant l’illé­ga­lité des actes de clôture des conflits mondiaux, l’ab­sence de trai­tés de paix est quali­fiée de FICTION JURIDIQUE. Seuls les accords commer­ciaux permet­taient une relance des circu­la­tions de marchan­dises et de mine­rais. L’Al­le­magne elle-même en la personne du Auswär­tiges Amt a quali­fié l’in­cor­po­ra­tion de force de UNRECHT WIDRIG, un acte illé­gal.

 

QUI DOIT ASSUMER LES CONSEQUENCES DE L’INCORPORATION DE FORCE

Ala fin de la seconde guerre mondiale une série d’or­don­nances furent édic­tées pour créer des secours urgents aux plus dému­nis et aux personnes en détresse abso­lue. C’est ainsi que l’Or­don­nance du xxx aout 1945 stipule que les Incor­po­rés de Force Alsa­ciens et Mosel­lans peuvent prétendre aux mêmes secours que les anciens combat­tants (français de l’in­té­rieur).

Un tour de force qui a permis de DISSIMULER LE DRAME VECU PAR LES ALSACIENS ET LES MOSELLANS. En inté­grant les incor­po­rés de force dans l’ar­mée alle­mande dans le dispo­si­tif français, le minis­tère leur refu­sait le statut de VICTIMES DEPORTEES MILITAIRES. Or la respon­sa­bi­lité incom­bait entiè­re­ment à l’Al­le­magne Nazie. Par cette turpi­tude nos pères et leurs cama­rades furent spoliés de leurs droits et des indem­ni­tés versées aux victimes en Alle­magne par les services alle­mands.

En 1950 furent créés les dispo­si­tifs alle­mands se secours :

1 – LE BUNDESENTSCHÄDIGUNGSGESETZ – Loi d’in­dem­ni­sa­tion des victimes de la guerre 1939 – 1945

2 – LE BUNDESFUHRSORGUEGESETZ – Loi d’as­sis­tance aux victimes de la guerre 1939 – 1945

Ces dispo­si­tifs qui indem­nisent encore aujourd’­hui certaines victimes alle­mandes, mais aussi belges italiennes, françaises, etc, en raison des « services rendus » à l’Al­le­magne devraient léga­le­ment nous concer­ner. Or les services alle­mands nous opposent l’or­don­nance de 1945 qui aurait dû nous indem­ni­ser en tant qu’or­phe­lins ?

Notre surprise fut grande en appre­nant que nous aurions dû béné­fi­cier d’un secours français par les ONAC ! Sachant que tous nos cama­rades savent de quelle misère leur jeunesse fut témoin et qu’au­cune indem­nité ni pension ne leur fut jamais versée par les ONAC, nous avons écrit le xx juillet 2019 au Minis­tère des Anciens Combat­tants pour clari­fier cette situa­tion ubuesque. Le xx novembre la réponse de la Secré­taire d’Etat fut précise et claire : « aucune dispo­si­tion en faveur des orphe­lins des incor­po­rés de force ne fut prévue ».

Voilà où nous en sommes à l’heure actuelle, notre avocat Maître Scheu­len s’est empressé de redé­po­ser nos doléances aux services concer­nés, atten­dons la réponse après examen de notre requête.

Maître Scheu­len dans son exposé en alle­mand nous a expliquer comment fonc­tionnent les méca­nismes des diffé­rentes indem­ni­sa­tions prévues par les lois votées dans les années 50, il est regret­table qu’ici en Alsace Moselle elles ne furent jamais appliquées. Très sommai­re­ment il a détaillé deux dispo­si­tifs soit l’in­dem­ni­sa­tion versée aux veuves et aux orphe­lins pour la perte du père, une allo­ca­tion unique et la pension allouée aux veuves et aux orphe­lins, avec toute­fois une préci­sion pour les orphe­lins, versée jusqu’à la 18e année et jusqu’à la 27e année pour les étudiants.

Un deuxième écueil nous attend, sachant que le réci­pien­daire doit possé­der la natio­na­lité alle­mande où habi­ter sur le terri­toire alle­mand. Notre argu­men­ta­tion pour reven­diquer le béné­fice de plein droit s’ar­ti­cule sur la consta­ta­tion suivante : Sachant que seuls les indi­vi­dus de SANG ALLEMAND, ou les VOLKSDEUTCHE étaient éligibles pour être inté­grés dans la Wehr­macht, Himm­ler et Wagner ont convenu que la natio­na­lité Alle­mande était attri­buée de plein droit aux Alsa­ciens Mosel­lans le jour où ils ont revêtu l’uni­forme « Feld­grau ».

Nous posons la ques­tion suivante : Nos pères qui ne sont pas rentrés en France, qui sont morts sous uniforme alle­mand, qui sont enter­rés quelque part dans des fosses communes, sont-ils morts de natio­na­lité Alle­mande où Française ? Qui peut avan­cer que leur mort devrait effa­cer cette quali­fi­ca­tion d’éli­gi­bi­lité à un secours destiné aux victimes de cette guerre doublées d’un crime contre l’hu­ma­nité ?

Si l’Al­le­magne a le soin de verser des secours à ses affi­dés de la LVF, de la Légion Azul, de la Légion Condor, où toutes autres forma­tions de volon­taires étran­gers « elle se doit d’in­dem­ni­ser au mini­mum à égalité les victimes de l’in­cor­po­ra­tion de force, dont nous sommes les tristes héri­tiers ». On ne peut pas ériger une règle un jour et la défaire le lende­main, QUE L’ALLEMAGNE ASSUME SES TURPITUDES !

L’as­sem­blée s’est inter­ro­gée sur les quali­fi­ca­tions des béné­fi­ciaires des décrets 2000 et 2004, il faut préci­ser que le Minis­tère nous oppose la notion d’EXTREME BARBARIE NAZIE dont nous serions exclus on ne sait pour quels critères ? En effet cette argu­men­ta­tion nous a régu­liè­re­ment choquée, mais en réflé­chis­sant un peu plus en avant on est obligé de comprendre le désar­roi des services minis­té­riels pour quali­fier les crimes contre l’hu­ma­nité commis par le gouver­ne­ment français de Vichy. Les services de police et de gendar­me­rie, la Milice française, aux ordres de René BOUSQUET, Darquier de Pelle­poix, Maurice PAPON, LAVAL et PETAIN ont orga­nisé et procédé aux rafles des juifs étran­gers à Paris et dans toute la France, il s’agit d’un CRIME FRANÇAIS. Nul doute que sous la pres­sion d’avo­cats Améri­cains la France a lâché un geste en faveur des survi­vants et des descen­dants des juifs français livrés aux Nazis alle­mands. D’au­tant plus que pendant de longues années certains hauts respon­sables de ce crime ont pu échap­per aux tribu­naux et même d’oc­cu­per des postes de hauts fonc­tion­naires et de diri­geants dans la finance ?

UNE RAISON DE PLUS POUR QUE NOTRE INDEMNISATION PROVIENNE DE LA RFA

500 jeunes gens Alsa­ciens et Mosel­lans réfrac­taires, évadés ou résis­tants ont été jugés, condam­nés et exécu­tés par les tribu­naux d’ex­cep­tion Mili­taires ou Civils Nazis. 35 000 morts nous inter­rogent du fond de leur fosses communes, la terreur Nazie en Alsace Moselle n’est pas un vain mot, toutes les familles ont de près ou de loin vu partir un fils un mari un père, pour ne jamais le revoir. Ce crime ne doit pas rester impu­nis, nous reven­diquons haut et fort que les orphe­lins des Malgré Nous ont été oubliés, on nous a volé nos pères sans jamais le recon­naître et sans en assu­mer la répa­ra­tion !

LE DEBAT CONCERNANT LE MUR DES NOMS

Une fois de plus le débat su le Mur des Noms a fait monter la tempé­ra­ture de la salle, MM TROESTLER et WAHL ont pu nous donner quelques préci­sions sur le travail de la commis­sion d’enquête qui fut nommée par la Région Grand Est pour redé­fi­nir les objec­tifs et la réali­sa­tion d’un monu­ment mémo­riel qui ne sera plus un Mur des Noms. En effet il est forte­ment ques­tion d’une concep­tion archi­tec­tu­rale à défi­nir et à conce­voir, une commis­sion d’enquête a été nommée atten­dons les résul­tats de ses travaux. Inutile de préci­ser que la majo­rité des personnes présentes ne comprend pas pour quelle raison la notion d’un mur avec tous les noms est aban­don­née.

LES ACTIONS EN JUSTICE DE L’ADEIF

Maître Simon­net nous a informé de l’état des recours en justice, à savoir la nouvelle procé­dure ADEIF contre PRAZAN qui est prévue au calen­drier des plai­doi­ries le 09 janvier 2020 au TGI de Stras­bourg.

Concer­nant le recours à la Cour Euro­péenne des Droits de L’homme dans la procé­dure ADEIF contre M. Hebras, nous nous posons la ques­tion à savoir : Faut-il pour­suivre la procé­dure contre M. Hebras ?     D’une petite affaire où les ADEIF avaient réclamé le Franc symbo­lique, nous nous retrou­vons devant un imbro­glio juri­dique qui peut nous coûter (ou à M. Hebras) plus de 25000 Euros, Ne faut-il pas savoir arrê­ter les frais en accep­tant la condam­na­tion en 1ere instance, une récon­ci­lia­tion entre le Limou­sin et l’Al­sace ne serait-elle pas possible en nous serrant la main ?

Gérard MICHEL

Président de l’OPMNAM

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L’ALSACE ENFIN LIBEREE, par Pierre Blaes

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Le dossier de Pierre Blaes :

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Qui peut donner des rensei­gne­ments sur le parcours de Georges Goer­gens ?

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Fiche du DRK trans­mise par Claude Herold. 

 

Merci pour tout rensei­gne­ment : info@­malgre-nous.eu

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QUAND LES VAINCUS SE MUENT EN JUSTICIERS, par Renée Baudot

Commentaires (3) Billet d'humeur

Par la presse (Figaro du 20.10.2019), nous avons appris que l’Al­le­magne veut juger pour crime contre l’hu­ma­nité deux Syriens, incon­nus du grand public, arrê­tés sur son terri­toire.

 

Cette nouvelle est surpre­nante. Comment l’Al­le­magne, qui n’a pas apuré son passé – le passé nazi ne passe pas -, peut-elle envi­sa­ger de juger les crimi­nels de guerre d’un autre pays ?

Aux lende­mains de la Deuxième Guerre mondiale, le Tribu­nal mili­taire inter­na­tio­nal de Nurem­beg a jugé les prin­ci­paux crimi­nels de guerre nazis, douze d’entre eux furent condam­nés à mort et exécu­tés. Certains préve­nus réus­sirent à échap­per à la peine capi­tale, par exemple :

  • Baldur von Schi­rach avait mis son talent au service du nazisme pour perver­tir la jeunesse  à la direc­tion des Jeunesses hitlé­riennes. Sa mère étant issue d’une riche et puis­sante famille améri­caine, les Améri­cains le proté­gèrent et le sauvèrent.
  • Franz von Papen, ancien chan­ce­lier du Reich, ancien président du parti du Zentrum, a béné­fi­cié de la protec­tion du Vati­can.

Il y eut un total de 3356 condam­na­tions. Au plus fort de la guerre, il y avait plus de mille géné­raux. Combien d’entre eux ont respecté les us et coutumes de la guerre ? Il est diffi­cile de le savoir, mais il est permis de s’in­ter­ro­ger.  Si le Tribu­nal de Nurem­berg a eu ses lacunes et ses zones d’ombre, il a eu le mérite d’exis­ter.

 

Soixante-quinze ans ont passé. L’Al­le­magne vain­cue et réduite en cendres en 1945 a reconquis sa place au soleil. Elle domine l’Eu­rope par sa puis­sance écono­mique et impose son point de vue à la poli­tique euro­péenne. Nos prési­dents de la Répu­blique vont se faire adou­ber à Berlin. Si, à l’Ouest, les diri­geants des autres pays acceptent cette situa­tion, il n’en est pas de même dans les pays de l’Est euro­péen qui n’ont pas oublié que les nazis ont mis l’Eu­rope à feu et à sang. 

 

Juger et répri­mer les crimes de guerre et les crimes contre l’hu­ma­nité commis dans d’autres pays relève de la compé­tence de la Cour pénale inter­na­tio­nale de La Haye. 

En revanche, l’Al­le­magne possède le tribu­nal de Ludwig­sburg dédié à la pour­suite des crimes du nazisme. Ce tribu­nal est connu du grand public pour traduire en justice les anciens gardiens des camps de l’Est, souvent des Ukrai­niens, des vieillards nona­gé­naires et graba­taires. Plutôt que de s’oc­cu­per des crimes commis dans un autre pays, le gouver­ne­ment de la RFA a le devoir moral de recon­naître le crime contre l’hu­ma­nité commis par les nazis à l’en­contre des incor­po­rés de force. 

L’Al­le­magne doit faire son « COMING-OUT JUDICIAIRE » sinon elle perdra toute crédi­bi­lité sur le plan euro­péen et inter­na­tio­nal. 

 En conclu­sion, je rappel­le­rai un proverbe oublié, ce qui n’en­lève rien à sa perti­nence : « Quand le diable vieillit, il se fait capu­cin ». 

Je signale égale­ment à l’at­ten­tion des lecteurs la dernière page du récent numéro de la revue Frie­den (02/2019) édité par le Volks­bund inti­tu­lée : « Frie­den braucht Mut ». Il est certain que le courage fait défaut aux respon­sables du gouver­ne­ment de la RFA pour assu­mer leur histoire et en tirer les consé­quences qui s’im­posent.

 

Renée Baudot 

 

 

 

 

 

 

 

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SPRINGER René

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 Je cherche à retrou­ver l’iti­né­raire de mon beau-père, René Sprin­ger (* Stras­bourg 20.3.1920+ Stras­bourg 23.6.1979). Soldat français en 1940, il est incor­poré de force dans l’ar­mée alle­mande le 26.6.1943.

A la mi-décembre 1943 et jusqu’au 8.11.44 (date de son dernier cour­rier), sa FPN est le 07370 E = 8e compa­gnie du Division-Gruppe 299, puis, à comp­ter du 7.11.1944, 8e compa­gnie du Grena­dier-Regi­ment 529.

 

De sa capti­vité, il note :

10 Avril 1945 

Koenig­sberg tombe 

Je suis prison­nier et en même temps très malade 

14 Avril 1945

Après avoir été plusieurs fois dépouillés , marche de 40 Km à Stablag 

A  Stablag je retrouve les copains 

Un camp de 40 000 personnes 

Rien que du pain et de l’eau chaude 

Sommes de nouveau embarqués pour un long voyage en Russie 

40 hommes dans le wagon , presque rien à manger 

20 juin 1945

Arri­vons dans l’Ou­ral après grande route 

La nour­ri­ture est un peu meilleure , mais les travaux forcés commencent 

01 Juillet 1945 

Je tombe malade (grippe) ce n’est pas la grippe mais la mala­ria 

11 Juillet 1945 

Je sors du laza­ret

13 Juillet 1945 

Je retombe malade ( angine )

26 Juillet 1945

Je devrais partir pour être libéré , mais parce que je suis Français je reste  

02 Août 1945 

Je suis guéri , je me porte mieux , beau­coup d’es­poir pour une libé­ra­tion prochaine 

Les mois d’Août et de Septembre passent

Je passe caté­go­rie de travaille II 

Du départ on n’en parle plus 

La chose impor­tante est les °/° . On nous triche à tort et à travers 

Je travaille aux bâti­ments et la nour­ri­ture est peu , tandis que ceux qui travaillent le moins sont les mieux nour­ris 

Mais le temps passe 

5 Octobre 1945 

On nous réveille à 4 H Départ pour la libé­ra­tion , restons 5 jours sans partir 

Je tombe malade en cours de route . Le voyage dure 23 jours 

Mauvaise nour­ri­ture , beau­coup de mort 

28 Octobre 1945 

Arri­vons à Franc­fort Oder 

Le camps est meilleur 

Premier autres Français 

Je souhaite en parti­cu­lier recons­ti­tuer sa période de capti­vité en URSS. Merci d’avance pour toute aide.

Jacques Weber

webjac@o­range.fr

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Roman : « Secret enfoui. Le livre de Pierre à Léa »

Commentaire (0) 2019-2029, À lire…, Bibliographie

« Ma chère Clara,

Pourquoi n’ai-je pas eu le courage de te dire la vérité ? Pourquoi ai-je gardé ce secret enfoui au fond de moi ? Ce secret m’a accom­pa­gné toute ma vie et m’a taraudé le corps. J’étais jeune, très jeune, l’amour que j’ai rencon­tré était trop fort et je l’ai perdu si vite ». Ainsi débute le récit d’une vie alsa­cienne qui a été, comme tant d’autres, boule­ver­sée par la « drôle de guerre », puis par l’in­cor­po­ra­tion de force dans l’ar­mée alle­man­de… Clara, en prenant connais­sance des révé­la­tions de sa mère, s’en­gage sur les pas de Léa et Pierre, vers un secret enfoui…

 

Nico­las Mengus

 

René STEFFAN, Secret enfoui. Le livre de Pierre à Léa, Yveli­né­di­tion, Mercu­rol, 2019, 133 pages, 8 €

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F : Les dispa­­rus des trois dépar­­te­­ments français annexés au IIIe Reich d’après les fiches du DRK, par...

Commentaire (0) Liste des non rentrés

Ce fichier des dispa­rus du Haut-Rhin, Bas-Rhin et de la Moselle, se fondant sur les fiches du DRK, va se complé­ter progres­si­ve­ment au fil des livrai­sons. Au total, cette liste comp­tera envi­ron 12000 noms.

Nous serions très recon­nais­sants aux familles, histo­riens ou collec­tion­neurs de bien vouloir nous trans­mettre les portraits des dispa­rus dont les fiches du DRK sont dépour­vues : info@­malgre-nous.eu

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Qui peut donner des rensei­gne­ments sur le parcours de Victor Doppler, Joseph Erhard et Henri Frey ?

Commentaire (0) Avis de recherche, Liste des avis de recherche

Fiches de la Région Alsace et du DRK :

Nom DOPPLER
PrénomVictor
Date de nais­sance04/08/1910
Lieu de nais­sanceOltingue (Haut-Rhin) – France
Lieu de rési­denceOltingue (Haut-Rhin) – France
Incor­poré de force dans la Wehr­macht
Date de dispa­ri­tion31/12/1945
Circons­tances de décèsInconnu
  • CAEN – Fichier des Incor­po­rés De Force (IDF) « Morts Pour La France » (BAVCC-Caen) – version de 2005
  • CAEN3 – Fichier des Incor­po­rés De Force (IDF) « Morts Pour La France » (BAVCC-Caen) – version de 2007
  • REP-1946 – Registre des non-rentrés en 1946

 

Infor­ma­tions à adres­ser à info@­malgre-nous.eu, merci !

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