Gamelle et boîte à ciga­rettes

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Photos de la gamelle de mon père à Lenin­grad ainsi qu’une boîte à ciga­rettes, souve­nirs de son incor­po­ra­tion de force et de sa capti­vité.

Michel DeLuz

 

Mon père, né en 1921, a été versé dans un régi­ment de chas­seurs alpins. Classes en Autriche où il a apprit à skier sur des épines de sapins. Puis en Russie démi­neur a pied avec sa baillon­nette devant les chars. Prison­nier dans un campe­ment russe, maltraité . Lors de l’ap­pel pour être libéré, suite à une erreur d’or­tho­graphe, il a failli y rester et un offi­cier hongrois parlant français l’a aidé. Puis un train pour être envoyé vers les troupes française dont De Gaulle avait besoin (je ne sais plus si c’était pour l’Afrique ou l’In­do­chine). Arrive à la Mer Noire : contre ordre et retour en France.

 

Voici la bous­sole que mon père a gardé sur lui en capti­vité, dans l’es­poir de s’éva­der.

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FUCHS René Jules

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Je fais des recherches sur le parcours de René Jules Fuchs (enre­gis­tré sous le prénom de Josef au VDK). Il est né le 5.3.1925 à Mulhouse.

Je cherche à complé­ter les données du VDK ci-dessus.

 

Merci pour toute aide.

 

Valé­rie Holweg

vale­rie.holweg@­free.fr

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« Mur des Noms » de Schir­meck – Article paru dans « L’Ami hebdo » du 11.3.18

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La « guerre des Noms », un nouvel espoir

 

 

Après des années de recherches, d’enquêtes et de réunions, un consen­sus s’était fait sur la liste des victimes de la Seconde Guerre mondiale qui figu­re­raient sur le « Mur des Noms » de Schir­meck. Des voix se sont élevées – bien tardi­ve­ment – pour remettre en cause les travaux menés par le comité scien­ti­fique d’alors, mettant un coup de frein à l’en­semble du projet. Le Grand Est relance aujourd’­hui la réflexion.

 

Si l’on remon­tait dans le temps, on se souvien­drait que le « Mur des Noms » de Schir­meck était, à l’ori­gine, un projet de l’as­so­cia­tion des Orphe­lins de pères « Malgré-Nous » d’Al­sace et de Moselle (OPMNAM) alors prési­dée par feu Bernard Erne­wein. C’était en 2007. Depuis, le projet a évolué, pris de l’am­pleur. Aux incor­po­rés de force morts ou dispa­rus initia­le­ment prévus se sont ajou­tés l’en­semble des victimes alsa­ciennes et mosel­lanes de la Seconde Guerre mondiale. De cette liste de victimes ont toute­fois été exclus les enga­gés volon­taires (quels qu’aient été les motifs et les condi­tions de leur enga­ge­ment), c’est-à-dire ceux qui n’ont pas obtenu la fameuse mention « mort pour la France » (MPLF).

Le projet était bien avancé quand, en 2017, quelques voix se sont fait entendre, très émues de « décou­vrir » que des soldats, des dépor­tés ou des résis­tants pouvaient côtoyer des incor­po­rés de force dans la Wehr­macht mais, surtout, dans la Waffen-SS (même recon­nus « MPLF »). Une ques­tion stérile montée en épingle qui n’a fina­le­ment pas provoqué l’aban­don pur et simple du projet. Aujourd’­hui, c’est dans un contexte apaisé qu’est né un nouveau comité scien­ti­fique chargé de reprendre le dossier et de propo­ser un monu­ment qui n’aura peut-être plus l’as­pect d’un mur. Malgré un profond renou­vel­le­ment des membres du comité, ceux-ci repren­dront les travaux de leurs prédé­ces­seurs. Notons toute­fois que certaines objec­tions ont été émises. Ainsi, par exemple, la légi­ti­mité de l’at­tri­bu­tion du statut « MPLF » a été remise en ques­tion par certains (attri­bu­tion trop facile, erreurs). Or, même si des erreurs sont possibles, une remise en cause est très déli­cate et relève de l’Etat. De plus, l’at­tri­bu­tion « MPLF » figure en marge de l’Etat-Civil, ce qui relève du Tribu­nal de Grande Instance. Et qui peut dire si un collabo, un membre du parti ou un Kapo ne se trouve pas parmi les victimes rete­nues pour le Mur ? Au total, même si il a été souli­gné que les survi­vants de la guerre en ont tous été les victimes, seuls figu­re­ront les morts et les dispa­rus comme cela avait été précé­dem­ment décidé.

 

Si les orphe­lins de « Malgré-Nous » se réjouissent que la construc­tion d’un monu­ment commé­mo­ra­tif soit toujours d’ac­tua­lité, ils apportent toute­fois un bémol à leur satis­fac­tion. Leur président, Gérard Michel, constate : « Le précé­dent conseil scien­ti­fique était gardé secret, nous n’avions pas été infor­més de sa compo­si­tion… Le nouveau conseil scien­ti­fique exclu d’en­trée les familles des incor­po­rés de force concer­nées et les asso­cia­tions  ». Il sera parti­cu­liè­re­ment atten­tif à la bonne mise en avant de la Sippen­haft­ge­setz (loi de respon­sa­bi­lité collec­tive) dans le nouveau projet et, si cela n’était pas fait, il pour­rait même s’op­po­ser à ce que les noms de son père et de son oncle figurent sur le futur monu­ment.

Que sera ce monu­ment mémo­riel des 54000 Alsa­ciens-Mosel­lans morts ou dispa­rus pendant la dernière guerre (chiffre approxi­ma­tif car les dépouille­ments ne sont pas tota­le­ment ache­vés concer­nant les victimes civiles mosel­lanes), dont 30400 à 31 000 incor­po­rés de force ? La prési­dente du nouveau conseil scien­ti­fique Frédé­rique Neau-Dufour, histo­rienne et direc­trice du centre euro­péen du résis­tant déporté du Stru­thof, précise que « ce monu­ment évolu­tif, en prise étroite avec les travaux des histo­riens, donnera sa place parti­cu­lière à chacune des caté­go­ries de morts et dispa­rus alsa­ciens-mosel­lans. Il ne s’agit pas de hiérar­chi­ser les souf­frances, mais de rendre percep­tible la complexité d’une histoire marquée par l’an­nexion, et de la trans­mettre dans une optique péda­go­gique reven­diquée  ». La solu­tion d’un monu­ment numé­rique, plus souple et plus évolu­tif qu’un monu­ment clas­sique, n’est donc pas à exclure. Mais ce n’est qu’une possi­bi­lité envi­sa­gée parmi d’autres. Par contre, aucune échéance n’a été fixée. Se pose alors la ques­tion suivante : un tel monu­ment aura-t-il encore du sens si celui-ci est érigé après la dispa­ri­tion de tous les témoins de cette époque ?

 

Nico­las Mengus

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Claude Herold – cher­cheur de tombes

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Article paru dans les DNA du 14.3.2018 trans­mis par Yves Scheeg et Walter Oster.

 

Toute cette histoire a démarré à cause d’une photo clouée au mur du salon fami­lial. Claude Herold l’a d’ailleurs récu­pé­rée et elle trône désor­mais dans son bureau. On y voit ses trois oncles – Ernest, Albert et René – qu’il n’a jamais connus. Les trois Alsa­ciens origi­naires de Hangen­bie­ten, incor­po­rés de force dans l’ar­mée alle­mande, ne sont jamais reve­nus en Alsace.

Le premier est tombé en mars 1944 à Abisha en Russie, lors de combats face à l’Ar­mée rouge. Né en 1917, c’était l’aîné de la fratrie. René, lui, a été condamné à mort après une tenta­tive d’éva­sion courant 45 en Italie. Et puis il y a Albert, le plus jeune, né en 1921, porté disparu sur le front de l’Est, en Pologne. « Juste après la guerre, ma grand-mère allait chaque semaine à la gare de Stras­bourg lorsque les convois reve­naient du front avec les prison­niers. Elle espé­rait retrou­ver son fils ».

Infor­ma­tions parcel­laires

Et puis elle a contacté une radio locale qui diffu­sait l’émis­sion La voix des prison­niers et des dépor­tés. « Très vite, un certain André Mathis, Stras­bour­geois, a pris contact avec mes grands-parents. Il avait vu Albert en janvier 1945 à Pila, en Pologne. Il était assis, au sol, à l’en­trée d’un immeuble, une balle dans un genou. Ils étaient encer­clés par les Russes. Ce Mathis a pu s’en sortir. Mais pas Albert ».

Trois morts mais aucune sépul­ture. Il y a une ving­taine d’an­nées en lisant un article de presse, Claude découvre l’exis­tence du VDK (Volks­bund Deutsche Krieg­sgrä­berfür­sorge), l’or­ga­nisme chargé de l’en­tre­tien des sépul­tures alle­mandes. Il décide de les contac­ter pour en savoir plus sur les lieux où seraient enter­rés ses oncles. Le VDK trans­met sa demande à la Wast, service pour l’in­for­ma­tion des proches parents tués de l’an­cienne Wehr­macht.

« J’ai reçu en retour une fiche détaillée sur chacun de mes oncles ». Mais les infor­ma­tions sont parcel­laires. Pour René, Claude apprend qu’il a été inhumé « par les forces armées britan­niques en Italie » le 20 avril 1945. Le lieu reste inconnu. Persé­vé­rant, il mène l’enquête, arrive à déter­mi­ner le cime­tière où repose son oncle. Il s’agit d’un vaste espace mémo­riel (30 658 tombes), situé entre Bologne et Florence, sur l’Ap­pen­nino Tosco-Emiliano au point le plus élevé de la Futa Pass, à 952 mètres.

La Wast lui procure un docu­ment de l’ar­mée néo-zélan­daise préci­sant le numéro de plaque de René. Il aura moins de chance pour Albert et Ernest dont il ne sait toujours rien de leur lieu d’in­hu­ma­tion.

Claude raconte alors son histoire à ses collègues de boulot. Il s’aperçoit que certains souhai­te­raient enta­mer des démarches simi­laires, ayant des membres de leur famille égale­ment dispa­rus. « Avec l’ar­ri­vée d’in­ter­net au début des années 2000, je me suis aperçu que nous étions des milliers à cher­cher : des Français mais aussi des Alle­mands, des Suisses, des Autri­chiens… »

Plus de 500 dossiers…

Il se rapproche de l’his­to­rien Nico­las Mengus dont le site, spécia­lisé sur l’in­cor­po­ra­tion de force (*), est un média idéal pour lancer des avis de recherche. Et ça marche ! A ce jour, il a traité plus de 500 dossiers. Et dans le lot, il y a de belles histoires. Comme celle de Roland Gutle­ben qui a retrouvé la tombe de son père, à Sebesh, une bour­gade située à l’ex­trême ouest de la Russie.

Il a pu s’y rendre en 2012, un moment éprou­vant pour le Colma­rien. « Je me suis retrouvé là devant cette croix, tota­le­ment boule­versé, en pleurs ; j’ai même crié », témoi­gnait-il en 2012.

Il y a égale­ment des décep­tions. « On peut retrou­ver un lieu de sépul­ture mais que la végé­ta­tion ou l’ur­ba­ni­sa­tion a fait dispa­raître. C’est arrivé par exemple en Ukraine où un cime­tière a été rasé au profit de jardins fami­liaux ».

Et puis il y a des très mauvaises surpri­ses… « Je travaille avec les archives de Caen qui m’adressent les dossiers des soldats morts ou dispa­rus. Les familles tombent quelque­fois des nues quand je leur apprends que leur ancêtre n’a pas le droit à la mention “Mort pour la France” ». Cela veut dire qu’il était plutôt volon­taire qu’in­cor­poré de force… »

Celui qui vient de se lancer dans un fasti­dieux recen­se­ment des Haut-Rhinois dispa­rus n’ex­plique pas vrai­ment cette appé­tence pour ce type d’enquêtes si parti­cu­lières.

Peut-être se recon­naît-il dans ces neveux, nièces, enfants et petits-enfants dési­reux d’en savoir plus sur cet ancêtre tombé sous uniforme alle­mand et dont le corps n’a jamais été retrouvé. « Il y a toujours une satis­fac­tion à voir ces familles heureuses de pouvoir enfin trou­ver une réponse à leur ques­tion ».

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L’as­so­cia­tion « Pèle­ri­nage Tambow » est née en 1994 à l’ini­tia­tive de Charles Gant­zer, ancien détenu, de Henri Stoe­cklé et de Charles Klein. Le premier voyage se déroule l’an­née suivante avec le secré­taire d’Etat Jean-Pierre Masse­ret, qui évoque le projet d’une enclave française dans la forêt de Rada. Sur place, la nature a repris ses droits. « Dans cette forêt se trouvent 53 fosses communes où sont enter­rés 1 136 Alsa­ciens et Mosel­lans mais aussi des Hongrois, des Italiens et même des Japo­nais ! », note Claude Herold, membre de l’as­so­cia­tion.

En 1996, le groupe des jeunes est créé. C’est eux qui vont aména­ger cet espace dédié aux Français. Le 8 août 1998, un mémo­rial est inau­guré : il s’agit d’une croix monu­men­tale de 4,5 m de haut, de deux stèles et de 20 urnes scel­lées et remplies de terre préle­vée au pied des monu­ments aux morts des 20 arron­dis­se­ments d’Al­sace et de Moselle. Tous les deux ans, l’as­so­cia­tion orga­nise un voyage dont le but est de nettoyer ce site. Mais pas que. « Nous voulons égale­ment permettre aux orphe­lins dont le papa repose en cette terre russe de se recueillir », ajoute Claude Herold. Le prochain voyage aura lieu du 22 au 30 août.

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QUESTION AU SUJET DES PRO – Trans­mise par Serge Amorich

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Ques­tion écrite n° 03556 de Monsieur Jean-Marie Mizzon (Moselle – UC) publiée dans le JO Sénat du 01/03/2018 – page 904

M. Jean-Marie Mizzon appelle l’at­ten­tion de Mme la ministre des armées sur la situa­tion des « patriotes résis­tant à l’Oc­cu­pa­tion » de Moselle et d’Al­sace. Durant la Seconde Guerre mondiale, pour la seule Moselle, 8 576 personnes, hommes, femmes et enfants confon­dus, ont été « dépor­tées » et inter­nées dans des camps spéciaux pour s’être réso­lu­ment oppo­sées à l’oc­cu­pant alle­mand. Nombre d’entre eux ont, notam­ment, refusé l’in­cor­po­ra­tion dans la wehr­marcht. Soumis à des condi­tions de vie et de travail parti­cu­liè­re­ment dures sinon atroces, les survi­vants, par décret n° 59–1015 du 29 août 1959, se verront attri­buer le titre de « patriotes résis­tant à l’oc­cu­pa­tion des dépar­te­ments du Rhin et de la Moselle incar­cé­rés en camps spéciaux ». Or, la recon­nais­sance – essen­tiel­le­ment symbo­lique – par l’État d’un statut de « dépor­tés » leur semble­rait plus juste. D’ailleurs, le Grand-Duché de Luxem­bourg leur recon­naît, comme l’y invi­tait la Cour de justice de l’Union euro­péenne, un statut de déporté poli­tique. Aussi, il demande qu’un nouvel examen, atten­tif et bien­veillant, soit apporté à ce dossier aujourd’­hui encore très doulou­reux pour nombre de Mosel­lans.

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RAD, malgré eux

Commentaire (0) 2009, Bibliographie

 FISCHBACH Bernard, RAD, malgré eux, 2009.

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Années de jeunesse volées

Commentaire (0) 2001, Bibliographie

 NACHBAUER Simon, Années de jeunesse volées, 2001.

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Confé­rence : Adélaïde Haut­val et la méde­cine nazie

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LE PROJET DE « MUR DES NOMS » EST RELANCE

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Ce projet de « monu­ment mémo­riel pour les morts et dispa­rus alsa­ciens et mosel­lans » avait été suspendu après une polé­mique autour de certains noms devant figu­rer sur ce mur. Un nouvelle réflexion a été lancée, menée par un conseil scien­ti­fique.

Ce conseil, composé d’une ving­taine d’uni­ver­si­taires et de person­na­li­tés recon­nues pour leurs travaux sur les ques­tions mémo­rielles, est placé sous la prési­dence de Frédé­rique Neau-Dufour, histo­rienne et direc­trice du centre euro­péen du résis­tant déporté.

Jean Rott­ner s’est déclaré « très atta­ché à la possi­bi­lité pour les familles des morts et dispa­rus de dispo­ser d’un lieu de recueille­ment comme à la pour­suite du travail de connais­sance et d’ex­pli­ca­tion de l’his­toire de l’Al­sace-Moselle afin que nous puis­sions mieux comprendre le besoin de construc­tion euro­péenne ».

Frédé­rique Neau-Dufour a souli­gné que « ce monu­ment évolu­tif, en prise étroite avec les travaux des histo­riens, donnera sa place parti­cu­lière à chacune des caté­go­ries de morts et dispa­rus alsa­ciens-mosel­lans. Il ne s’agit pas de hiérar­chi­ser les souf­frances, mais de rendre percep­tible la complexité d’une histoire marquée par l’an­nexion, et de la trans­mettre dans une optique péda­go­gique reven­diquée ».

En quoi un tel projet est-il utile ?

Frédé­rique Neau-Dufour : « c’est utile car il permet­tra aux familles d’avoir un lieu pour se recueillir. La présence des noms reste très impor­tante, cela permet de créer un lien avec les dispa­rus. Ce projet comble une forme de vide. Il permet­tra aussi de faire avan­cer la recherche histo­rique.

Quelle forme pour­rait prendre ce monu­ment ?

C’est un peu préma­turé. Pour l’ins­tant, nous travaillons sur la consti­tu­tion des listes de noms. Il y aura un lieu de recueille­ment. Plusieurs hypo­thèses sont évoquées. Les noms ne seront sans doute pas gravés, une liste n’est jamais défi­ni­tive. Diffé­rents supports sont possibles : le numé­rique, des projec­tions des noms sur des murs, une scéno­gra­phie, une instal­la­tion…

Quand sera-t-il érigé ?

Aucun calen­drier précis n’est fixé. Il n’y a pas de pres­sion sur le travail des histo­riens. On a le temps de réflé­chir, ça peut avan­cer rapi­de­ment.

Compre­nez-vous la polé­mique par rapport à l’in­clu­sion des noms des « Malgré-nous » enrô­lés dans la Wehr­macht et la Waffen-SS.

Oui, et c’est très sain qu’il puisse y avoir un débat. Cela prouve qu’on reste un grand pays capable de penser l’His­toire. A condi­tion de trou­ver une porte de sortie, un compro­mis. Il y a unani­mité dans le conseil scien­ti­fique pour spéci­fier qu’on ne peut pas mettre sur le même plan tous les morts, les dispa­rus. Mais cela ne veut pas dire qu’il y a une hiérar­chie. Il y aura aussi une démarche péda­go­gique pour resi­tuer le contexte.

 

Source : France 3 Alsace

 

 

 

Source : DNA et L’Al­sace du 21.2.18

 

Source : L’Al­sace du 22.2.18

 

 

 

Articles et docu­ments trans­mis par Serge Amorich, Raymond Cronen­ber­ger, Richard Klein.

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MAGYAROSY René – Fiche du VDK trans­mise par Claude Herold

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