Dépor­ta­tion mili­taire : ce n’est plus le problème du gouver­ne­ment alle­mand

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Article paru dans « L’Al­sace » du 22.8.17 trans­mis par Gérard Michel et Raymond Cronen­ber­ger

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WALKER François

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 Je suis à la recherche de compa­gnons de dépor­ta­tion de mon grand-père ou même de leurs descen­dants.
Mon grand-père s’ap­pe­lait François WALKER.
Il était né en 1920 à Reyers­vil­ler.
D’après son dossier de demande d’at­tri­bu­tion du titre de Patriote Résis­tant à l’Oc­cu­pa­tion des dépar­te­ments du Rhin et de la Moselle, il aurait été arrêté en janvier 1943 à Rombas pour refus de servir dans l’ar­mée alle­mande.
Lors de son inter­pel­la­tion, il était en compa­gnie de son frère Richard et d’un ami Joseph HERSBACH qui habi­tait Bisch­willer.
Dans ce dossier figure le témoi­gnage de deux personnes ayant été dépor­tés en même temps que mon grand-père.
Il s’agit de Pierre BARBIAU et de Léa SILVA née BARBIAU habi­tant à Rombas.
Les lieux de dépor­ta­tion de mon grand-père sont les suivants:
– Arres­ta­tion le 24 janvier 1943
– Camp de Leubus du 27 janvier 1943 à mars 1943
– Camp de Bunz­lau de mars 1943 à décembre 1943
– Camp de Wies­sau de décembre 1943 à la libé­ra­tion du camp le 10 mars 1945
– Rapa­trié en juillet 1945 en France

Je joins la photo de mariage de mon grand-père en 1948 ainsi qu’une photo prise dans les années 1980/90.
Andy Walker
0647633727

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STRASBOURG : MESSES AUX INCORPORES DE FORCE

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Vendredi 25 août

 

9h, chapitre des chanoines de la cathé­drale, messe dite à l’in­ten­tion des défunts incor­po­rés de force et de leurs familles.

 

15h, église Saint-Pierre-le-Vieux, messe pour les incor­po­rés de force prési­dée par le chanoine Jean-Luc Liénard, vicaire géné­ral.

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Les « Malgré-Nous », page publiée dans « L’Al­sace » du 20.8.2017 trans­mise par Raymond Cronen­ber­ger

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KROPP Jean-Pierre

Commentaires (6) Portraits d'incorporés de force/déportés militaires

 Mon oncle Jean–Pierre Kropp, né le 25 mars 1927 à Martin­court, de natio­na­lité française, habi­tant ferme de Kalt­willer, commune de Monte­nach – Sierk-les-Bains, a été enrôlé de force par les Alle­mands en 1944. Son dernier cour­rier daté du 1.1.1945 et envoyé le 2 janvier 1945, avait comme adresse « Gren. Kropp / Gren. Ers. Batl. 385 / 1. Schut­zen Ausbl. Komp. Bömisch Leipa« . Il écrit que ça fait déjà 5 semaines qu’il se trouve à Leipa. Il y est avec des cama­rades du RAD et il a appris qu’un dénommé Schee est tombé. La mairie de Martin­court a complè­te­ment brûlé et il ne reste aucune archives. Depuis 1988 j’ai contacté diffé­rents orga­nismes, Croix-Rouge, ambas­sades, sans aucun résul­tat posi­tif. Ainsi, l’am­bas­sade d’URSS à Luxem­bourg nous a informé qu’il ne figure pas parmi les prison­niers de guerre vivants et mariés en URSS.

Données figu­rant dans son dossier de Caen :

Kropp Jean-Pierre (* Martin­court, Meurthe-et-Moselle, 26.3.1927). NB : le jour de sa nais­sance est variable selon les docu­ments : on trouve égale­ment le 26 ou le 27 mars.

Culti­va­teur.

Famille rési­dant à Kalt­willer à comp­ter du 26 mai 1941. Ils habi­taient aupa­ra­vant à Merk­willer-Peche­bronn (67).

11 ou 14.6.1944 : incor­poré au RAD dans la région de Trèves. Il n’est plus rentré depuis. Adresse : Arbeits­mann P. Kropp, RAD Abtei­lung I/244, 22 Bergen­hau­sen-Simmern (Hunsrück).

Hospi­ta­lisé deux mois à Coblence, puis incor­poré dans la Wehr­macht le fin 1944.

Dernière lettre datée de février 1945. Il se trou­vait sur le front en Pologne.

Se trou­vait à Bömisch Leipa en mars 1945.

Appar­te­nait 1) 1. Schut­zen Ausbl. Komp. Bömisch Leipa/ Gren. Ers. Batl. 385 – 2) Kampf­gruppe « Ide » à Franc­fort/Oder. Mais il ne figure pas sur les listes-matri­cules de la WASt. D’après une dépo­si­tion de son père, sa dernière adresse était Gren. Ers. Batl. 385 / 1. Schut­zen Ausbl. Komp. Bömisch-Leipa Kampf­gruppe « Ide » bei Frank­furt/Oder. 

Jugé mort en mars 1945 à Bömisch Leipa, Tché­co­slo­vaquie.

Déclaré mort pour la France le 26.9.1958. Certains avaient pour­tant prétendu à tort qu’il s’était engagé volon­tai­re­ment  (docu­ment du 24.6.58 et refus de la mention « mort pour la France » le 3.7.1958). Cela provient d’une confu­sion avec Gérard Kropp (* Frey­ming 22.6.1925), RAD à Berlin-Lich­ten­feld (8.10.1942–31.12.1942), engagé volon­taire dans la Waffen-SS (21.1.1943), tombé le 13.4.1944 à Slabodka, près de Tarno­pol.

On se demande comment l’enquête s’est pour­sui­vie : une lettre de la Préfec­ture qui recon­nait tout bonne­ment qu’il ne leur a pas été possible de trou­ver des rensei­gne­ments sur le disparu parce que la commune de Kalt­willer  n’existe pas et qu’ils n’ont rien trouvé à Altwiller (29.7.58 et rapport de Gendar­me­rie du 16.7.58).

Son frère Charles a égale­ment été incor­poré de force en mars 1943, à l’âge de 20 ans. « Fin mars 1945, mon frère se trou­vait à l’adresse suivante : Grena­dier Kropp Jean Pierre, 1ère compa­gnie d’ins­truc­tion, bataillon de réserve 385, à Bömisch-Leipa – W – Lager. ne me trou­vant pas très loin de là, je suis parti pour le voir fin mars 1945, mais lorsque je me suis présenté au camp, mon frère était parti le matin même avec sa compa­gnie. Je n’ai pu savoir pour quelle desti­na­tion. J’ai appris qu’ils étaient partis avec des chevaux et qu’ils pouvaient s’être diri­gés sur Dresde, mais ce n’était pas un rensei­gne­ment sûr.  Depuis, je n’ai plus eu aucune nouvelle de mon frère et je ne sais pas ce qu’il est devenu » (1.3.1958).

Sylvette Kropp

 

  • Claude Herold précise qu’il n’est pas réper­to­rié au VDK, mais qu’il l’est au DRK :

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Wehr­machts­sol­da­ten wider Willen. Article de B. Nückles paru dans la « Badische Zeitung » du 17.8.17 (trans­mis par R....

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LOEFFLER Alfred

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 Nous sommes à la recherche d’in­fos au sujet de mon oncle Alfred Loef­fler, incor­poré de force dans l’ar­mée alle­mande.

Il est né le 28 juillet 1921 à Multhal-Baeren­thal (57230).  Il rési­dait là jusqu’à ce que la famille quitte la maison, car elle a était bombar­dée. La famille est partie s’ins­tal­ler à Ober­mo­dern (67), mais il semble­rait qu’Al­fred rési­dait encore à Baeren­thal au moment de son incor­po­ra­tion (Réper­toire des Français incor­po­rés dans les forma­tions mili­taires alle­mandes – Dépar­te­ment de la Moselle, 1946, n°6590).

Il est mort (d’après cour­rier à ma grand-mère) le 13 janvier 1944 à Kobylschst­schina, à 25 km de Parit­schi, au sud de la Béré­sina. C’est le secteur où était enga­gée sa divi­sion, la 134e Infan­te­rie-Divi­sion (22.12–1943 – mars 1944).  . Le décès a été déclaré par le Stab­sartz Schroe­der. Alfred était Pionier. La FPN est le 22418 qui corres­pond à la Sanitäts-Kompa­nie 203.

Il serait dans un cime­tière mili­taire à Polesje. Mais nous ne loca­li­sons pas ce cime­tière.

betty.de57@g­mail.com

Merci pour toute aide.

Betty Demerle

VDK

  • Fiche du VDK trans­mise par Claude Herold :

Alfred Löffler

Alfred Löffler wurde noch nicht auf einen vom Volks­bund errich­te­ten Solda­ten­fried­hof überführt.

Nach den uns vorlie­gen­den Infor­ma­tio­nen befin­det sich sein Grab derzeit noch an folgen­dem Ort: Polesje – Bela­rus

 

Name und die persön­li­chen Daten von Alfred Löffler sind auch im Gedenk­buch der Krieg­sgrä­berstätte verzeich­net. 

Nach­name: Löffler

Vorname:Alfred

Dienst­grad:Pionier

Geburts­da­tum:28.07.1921

Geburt­sort:Bären­tal

Todes-/Vermiss­ten­da­tum:13.01.1944

Todes-/Vermiss­te­nort: Sanko. 1/134 H.V.Pl. vermut­lich 

 

Kobyl­scht­schina

 

 * H V Pl :  Centre de secours prin­ci­pal.

 * Préci­sion de Richard Klein : L’en­droit s’ap­pelle actuel­le­ment Pales­sie.

 

 

 

 

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75ème anni­ver­saire de l’in­cor­po­ra­tion de force des Alsa­ciens dans la Wehr­macht

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Mgr Luc Ravel, arche­vêque de Stras­bourg, a demandé à tous les curés de paroisses de faire sonner le glas dans les églises vendredi 25 août à 18h pour commé­mo­rer le triste anni­ver­saire de la paru­tion du décret Robert Wagner.

Voici le commu­niqué de presse préci­sant le sens de cette déci­sion :

 

Vendredi prochain marquera le 75ème anni­ver­saire (25 août 1942) du décret du Gaulei­ter Robert Wagner instau­rant, suite à l’échec des campagnes de recru­te­ment de volon­taires, l’in­cor­po­ra­tion de force des Alsa­ciens dans la Wehr­macht, voire dans la Waffen SS.

 

21 classes d’âge ont été concer­nées (de 1908 à 1928) soit envi­ron 100 000 Alsa­ciens. 35 000 ont été tués ou portés dispa­rus (13 000 sur le front de l’Est). Plus de 30 000 ont été bles­sés, dont 10 000 griè­ve­ment.

Pour la rendre incon­tour­nable, Le Gaulei­ter décide égale­ment de graves repré­sailles à l’en­contre des familles et des amis de ceux qui auraient pris la fuite, décidé la déser­tion ou la dissi­mu­la­tion. Malgré les risques, envi­ron un quart des effec­tifs concer­nés s’est sous­trait à cette incor­po­ra­tion forcée, notam­ment en déser­tant sur le front Est.

La singu­la­rité de leur situa­tion n’est pas comprise et, comme les autres prison­niers, ils se retrouvent confron­tés à la dure réalité des camps sovié­tiques (Tambow par exemple). Sur le front occi­den­tal, certains « Malgré-nous » se rendirent à l’ar­mée améri­caine après avoir déserté. Ils comprirent rapi­de­ment qu’ils étaient consi­dé­rés par la puis­sance amie non comme des insou­mis, mais comme des déser­teurs de l’ar­mée alle­mande.

Ils furent envoyés dans des camps dans l’ouest de la France, aux côtés de prison­niers alle­mands qui ne cachaient pas leur mépris pour ces « traîtres à la patrie ». À l’hu­mi­lia­tion de la double défaite, celle de la France et celle de l’Al­le­magne, s’ajou­tait l’hu­mi­lia­tion de la double trahi­son suppo­sée, celle de la France de De Gaulle et celle de l’Al­le­magne de Hitler.

Incom­pris, beau­coup ont subi des vexa­tions, des mises à l’écart et ont été victimes d’épu­ra­tion. Par ailleurs, les « malgré-nous » ont été dure­ment attaqués par les mili­tants du Parti commu­niste français, pour leurs dénon­cia­tions de la situa­tion dans les camps d’in­ter­ne­ment sovié­tiques, et pour leurs témoi­gnages sur les condi­tions de vie et de la guerre à l’Est.

L’Église catho­lique en Alsace s’as­so­cie à la commé­mo­ra­tion de ce funeste évène­ment orga­nisé le vendredi 25 août 2017, et demande à Messieurs les curés de faire sonner le glas ce même jour à 18 heures.

Aux messes domi­ni­cales des 19 et 20 août 2017, prévoir d’an­non­cer cette sonne­rie de cloches.

On peut aussi faire une inten­tion de prière à la prière univer­selle :

Les Malgré-nous sont partis de d’Al­sace, ils ont été forcés de revê­tir l’uni­forme d’une armée étran­gère, ils ont donné leur vie dans la fureur des combats ou dans l’hor­reur des camps.

Seigneur, reçois, dans ton Royaume, la vie de ces soldats. Qu’ils y trouvent la Paix dans la lumière de la Résur­rec­tion. Que les familles éprou­vées par le deuil trouvent la conso­la­tion dans l’es­pé­rance de la vie éter­nelle.

 

 

Source : http://www.alsace.catho­lique.fr/actua­lites/328069–75eme-anni­ver­saire-de-lincor­po­ra­tion-de-force-alsa­ciens-wehr­macht/

 

Article paru dans « L’Ami hebdo » du 20.8.2017 :

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KAHL Georges et Philippe, de Buhl

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FPN 39374 A : Compa­gnie d’état-major de l’Artille­rie-Regi­ment 10.

FPN 57046 : (12.3.1943–7.9.1943) 3. Kompa­nie Pionier-Bataillon 50.

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KALK Victor

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