
Article paru dans « L’Alsace » du 22.8.17 transmis par Gérard Michel et Raymond Cronenberger

Article paru dans « L’Alsace » du 22.8.17 transmis par Gérard Michel et Raymond Cronenberger
Je suis à la recherche de compagnons de déportation de mon grand-père ou même de leurs descendants.
Vendredi 25 août
9h, chapitre des chanoines de la cathédrale, messe dite à l’intention des défunts incorporés de force et de leurs familles.
15h, église Saint-Pierre-le-Vieux, messe pour les incorporés de force présidée par le chanoine Jean-Luc Liénard, vicaire général.
Mon oncle Jean–Pierre Kropp, né le 25 mars 1927 à Martincourt, de nationalité française, habitant ferme de Kaltwiller, commune de Montenach – Sierk-les-Bains, a été enrôlé de force par les Allemands en 1944. Son dernier courrier daté du 1.1.1945 et envoyé le 2 janvier 1945, avait comme adresse « Gren. Kropp / Gren. Ers. Batl. 385 / 1. Schutzen Ausbl. Komp. Bömisch Leipa« . Il écrit que ça fait déjà 5 semaines qu’il se trouve à Leipa. Il y est avec des camarades du RAD et il a appris qu’un dénommé Schee est tombé. La mairie de Martincourt a complètement brûlé et il ne reste aucune archives. Depuis 1988 j’ai contacté différents organismes, Croix-Rouge, ambassades, sans aucun résultat positif. Ainsi, l’ambassade d’URSS à Luxembourg nous a informé qu’il ne figure pas parmi les prisonniers de guerre vivants et mariés en URSS.

Données figurant dans son dossier de Caen :
Kropp Jean-Pierre (* Martincourt, Meurthe-et-Moselle, 26.3.1927). NB : le jour de sa naissance est variable selon les documents : on trouve également le 26 ou le 27 mars.
Cultivateur.
Famille résidant à Kaltwiller à compter du 26 mai 1941. Ils habitaient auparavant à Merkwiller-Pechebronn (67).
11 ou 14.6.1944 : incorporé au RAD dans la région de Trèves. Il n’est plus rentré depuis. Adresse : Arbeitsmann P. Kropp, RAD Abteilung I/244, 22 Bergenhausen-Simmern (Hunsrück).
Hospitalisé deux mois à Coblence, puis incorporé dans la Wehrmacht le fin 1944.
Dernière lettre datée de février 1945. Il se trouvait sur le front en Pologne.
Se trouvait à Bömisch Leipa en mars 1945.
Appartenait 1) 1. Schutzen Ausbl. Komp. Bömisch Leipa/ Gren. Ers. Batl. 385 – 2) Kampfgruppe « Ide » à Francfort/Oder. Mais il ne figure pas sur les listes-matricules de la WASt. D’après une déposition de son père, sa dernière adresse était Gren. Ers. Batl. 385 / 1. Schutzen Ausbl. Komp. Bömisch-Leipa Kampfgruppe « Ide » bei Frankfurt/Oder.
Jugé mort en mars 1945 à Bömisch Leipa, Tchécoslovaquie.
Déclaré mort pour la France le 26.9.1958. Certains avaient pourtant prétendu à tort qu’il s’était engagé volontairement (document du 24.6.58 et refus de la mention « mort pour la France » le 3.7.1958). Cela provient d’une confusion avec Gérard Kropp (* Freyming 22.6.1925), RAD à Berlin-Lichtenfeld (8.10.1942–31.12.1942), engagé volontaire dans la Waffen-SS (21.1.1943), tombé le 13.4.1944 à Slabodka, près de Tarnopol.
On se demande comment l’enquête s’est poursuivie : une lettre de la Préfecture qui reconnait tout bonnement qu’il ne leur a pas été possible de trouver des renseignements sur le disparu parce que la commune de Kaltwiller n’existe pas et qu’ils n’ont rien trouvé à Altwiller (29.7.58 et rapport de Gendarmerie du 16.7.58).
Son frère Charles a également été incorporé de force en mars 1943, à l’âge de 20 ans. « Fin mars 1945, mon frère se trouvait à l’adresse suivante : Grenadier Kropp Jean Pierre, 1ère compagnie d’instruction, bataillon de réserve 385, à Bömisch-Leipa – W – Lager. ne me trouvant pas très loin de là, je suis parti pour le voir fin mars 1945, mais lorsque je me suis présenté au camp, mon frère était parti le matin même avec sa compagnie. Je n’ai pu savoir pour quelle destination. J’ai appris qu’ils étaient partis avec des chevaux et qu’ils pouvaient s’être dirigés sur Dresde, mais ce n’était pas un renseignement sûr. Depuis, je n’ai plus eu aucune nouvelle de mon frère et je ne sais pas ce qu’il est devenu » (1.3.1958).
Sylvette Kropp

Nous sommes à la recherche d’infos au sujet de mon oncle Alfred Loeffler, incorporé de force dans l’armée allemande.
Il est né le 28 juillet 1921 à Multhal-Baerenthal (57230). Il résidait là jusqu’à ce que la famille quitte la maison, car elle a était bombardée. La famille est partie s’installer à Obermodern (67), mais il semblerait qu’Alfred résidait encore à Baerenthal au moment de son incorporation (Répertoire des Français incorporés dans les formations militaires allemandes – Département de la Moselle, 1946, n°6590).
Il est mort (d’après courrier à ma grand-mère) le 13 janvier 1944 à Kobylschstschina, à 25 km de Paritschi, au sud de la Bérésina. C’est le secteur où était engagée sa division, la 134e Infanterie-Division (22.12–1943 – mars 1944). . Le décès a été déclaré par le Stabsartz Schroeder. Alfred était Pionier. La FPN est le 22418 qui correspond à la Sanitäts-Kompanie 203.
Il serait dans un cimetière militaire à Polesje. Mais nous ne localisons pas ce cimetière.
Merci pour toute aide.
Betty Demerle
VDK
Alfred Löffler
Alfred Löffler wurde noch nicht auf einen vom Volksbund errichteten Soldatenfriedhof überführt.
Nach den uns vorliegenden Informationen befindet sich sein Grab derzeit noch an folgendem Ort: Polesje – Belarus
Name und die persönlichen Daten von Alfred Löffler sind auch im Gedenkbuch der Kriegsgräberstätte verzeichnet.
Nachname: Löffler
Vorname:Alfred
Dienstgrad:Pionier
Geburtsdatum:28.07.1921
Geburtsort:Bärental
Todes-/Vermisstendatum:13.01.1944
Todes-/Vermisstenort: Sanko. 1/134 H.V.Pl. vermutlich
Kobylschtschina
* H V Pl : Centre de secours principal.
* Précision de Richard Klein : L’endroit s’appelle actuellement Palessie.


Mgr Luc Ravel, archevêque de Strasbourg, a demandé à tous les curés de paroisses de faire sonner le glas dans les églises vendredi 25 août à 18h pour commémorer le triste anniversaire de la parution du décret Robert Wagner.
Voici le communiqué de presse précisant le sens de cette décision :
Vendredi prochain marquera le 75ème anniversaire (25 août 1942) du décret du Gauleiter Robert Wagner instaurant, suite à l’échec des campagnes de recrutement de volontaires, l’incorporation de force des Alsaciens dans la Wehrmacht, voire dans la Waffen SS.
21 classes d’âge ont été concernées (de 1908 à 1928) soit environ 100 000 Alsaciens. 35 000 ont été tués ou portés disparus (13 000 sur le front de l’Est). Plus de 30 000 ont été blessés, dont 10 000 grièvement.
Pour la rendre incontournable, Le Gauleiter décide également de graves représailles à l’encontre des familles et des amis de ceux qui auraient pris la fuite, décidé la désertion ou la dissimulation. Malgré les risques, environ un quart des effectifs concernés s’est soustrait à cette incorporation forcée, notamment en désertant sur le front Est.
La singularité de leur situation n’est pas comprise et, comme les autres prisonniers, ils se retrouvent confrontés à la dure réalité des camps soviétiques (Tambow par exemple). Sur le front occidental, certains « Malgré-nous » se rendirent à l’armée américaine après avoir déserté. Ils comprirent rapidement qu’ils étaient considérés par la puissance amie non comme des insoumis, mais comme des déserteurs de l’armée allemande.
Ils furent envoyés dans des camps dans l’ouest de la France, aux côtés de prisonniers allemands qui ne cachaient pas leur mépris pour ces « traîtres à la patrie ». À l’humiliation de la double défaite, celle de la France et celle de l’Allemagne, s’ajoutait l’humiliation de la double trahison supposée, celle de la France de De Gaulle et celle de l’Allemagne de Hitler.
Incompris, beaucoup ont subi des vexations, des mises à l’écart et ont été victimes d’épuration. Par ailleurs, les « malgré-nous » ont été durement attaqués par les militants du Parti communiste français, pour leurs dénonciations de la situation dans les camps d’internement soviétiques, et pour leurs témoignages sur les conditions de vie et de la guerre à l’Est.
L’Église catholique en Alsace s’associe à la commémoration de ce funeste évènement organisé le vendredi 25 août 2017, et demande à Messieurs les curés de faire sonner le glas ce même jour à 18 heures.
Aux messes dominicales des 19 et 20 août 2017, prévoir d’annoncer cette sonnerie de cloches.
On peut aussi faire une intention de prière à la prière universelle :
Les Malgré-nous sont partis de d’Alsace, ils ont été forcés de revêtir l’uniforme d’une armée étrangère, ils ont donné leur vie dans la fureur des combats ou dans l’horreur des camps.
Seigneur, reçois, dans ton Royaume, la vie de ces soldats. Qu’ils y trouvent la Paix dans la lumière de la Résurrection. Que les familles éprouvées par le deuil trouvent la consolation dans l’espérance de la vie éternelle.
Article paru dans « L’Ami hebdo » du 20.8.2017 :


FPN 39374 A : Compagnie d’état-major de l’Artillerie-Regiment 10.
FPN 57046 : (12.3.1943–7.9.1943) 3. Kompanie Pionier-Bataillon 50.