MACK Josefa Maria Imma, Un ange à Dachau

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jpg_Dachau.jpgEn mai 1944, sœur Josefa Mack est une jeune Alle­mande de 20 ans. Un jour, elle fut envoyée à la plan­ta­tion du camp de concen­tra­tion de Dachau pour y cher­cher des plantes et des légumes pour la commu­nauté des Sœurs des Ecoles de Frei­sing. En même temps qu’elle décou­vrait l’exis­tence de ce camp, elle fut confron­tée à la détresse des prison­niers – presque exclu­si­ve­ment des dépor­tés poli­tiques – alle­mands, polo­nais ou russes. Parmi eux, il y a Ferdi­nand Schönwäl­der, un jeune prêtre origi­naire des Sudètes respon­sable du « point de vente » de la plan­ta­tion. Pour les dépor­tés, elle brava le danger et la mort pour leur appor­ter des hosties, du vin de messe (pour célé­brer des messes clan­des­tines), mais aussi les objets néces­saires pour l’or­di­na­tion du diacre Karl Leis­ner, du cour­rier et des paquets, de la nour­ri­ture (en parti­cu­lier du pain) et des médi­ca­ments (notam­ment contre le typhus). Sœur Josefa le fit jusqu’à la libé­ra­tion du camp par les Améri­cains à la fin du mois d’avril 1945.
Ce livre dévoile tout un pan de la résis­tance de l’Eglise catho­lique alle­mande face au nazisme et sa barba­rie.

Nico­las Mengus

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SCHUNCK Cathe­rine et François, D’Al­sace en Péri­gord. Histoire de l’Eva­cua­tion

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jpg_schunck.jpgCe livre offre une vision croi­sée de Péri­gour­dins et d’Al­sa­ciens qui ont été amenés à coha­bi­ter dans la préci­pi­ta­tion entre 1939 et 1940. Entre les autoch­tones et les évacués, la coha­bi­ta­tion ne sera pas facile. Outre l’as­pect tech­nique (héber­ge­ment, ravi­taille­ment, scola­ri­sa­tion des jeunes…), le choc va venir prin­ci­pa­le­ment des modes de vie radi­ca­le­ment diffé­rents d’une région à l’autre. En outre, la barrière de la langue est un des éléments le plus marquant de cette tranche d’his­toire : si le Français est la langue commune qui rassemble, l’usage cour­rant du patois péri­gour­din et du dialecte alsa­cien est source de malen­ten­dus, voire de méfiance ; l’al­sa­cien semble telle­ment proche de l’al­le­mand, la langue de l’en­nemi. Mais, en-dehors de quelques excep­tions, la soli­da­rité joue à plein régime et des échanges, cultu­rels et culi­naires, par exemple, se font entre deux régions françaises que tout semble sépa­rer de prime abord. Mais pour les jeunes, qui n’ont pas les mêmes soucis que les adultes, l’amour est parfois au rendez-vous…
C’est au travers de multiples témoi­gnages que les divers aspects de l’éva­cua­tion des Alsa­ciens en Péri­gord sont expo­sés dans cet ouvrage dont on ne peut que recom­man­der la lecture.

Nico­las Mengus

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GERARD Oscar, De Viom­bois à Berch­tes­ga­den

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jpg_GERARD.jpg Oscar Gérard, natif de Walscheid, est un de ces jeunes Mosel­lans appelé d’of­fice au Reich­sar­beits­dienst (juin 1943). Grâce à des compli­ci­tés, il fuit « en France » par les forêts autour du Donon. A Badon­vil­ler, la Résis­tance lui donne une nouvelle iden­tité et, pour qu’il ne se fasse pas repé­rer par les Alle­mands, le fait entrer au camp des Jeunes Requis de cette ville. Ce n’est que le début d’une vie aven­tu­reuse et périlleuse au sein du GMA-Vosges, grou­pe­ment de résis­tance créé par Paul Dungler (notam­ment marquée par la bataille de Viom­bois du 4 septembre 1944). Après avoir quitté le maquis – dans lequel, de son propre aveu, se mêlaient « burlesque et tragique, ignoble et héroïque », il rejoint la Divi­sion Leclerc (décembre 1944) avec laquelle il parti­cipe aux combats de la Libé­ra­tion de l’Al­sace jusqu’à Berch­tes­ga­den. Après avoir retracé son parcours, Oscar Gérard dénonce dans un long chapitre l’amal­game fait, encore de nos jours, entre le nazisme et le chris­tia­nisme.
Un ouvrage vivant, docu­menté et sans conces­sions.

Nico­las Mengus

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STROH Frédé­ric, Les Malgré-Nous de Torgau

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jpg_Stroh.jpgLa forte­resse de Torgau, près de Leip­zig, est notam­ment devenu le siège du Reichs­krieg­sge­richt à partir d’août 1943. Y sont défé­rés les défai­tistes, les insou­mis, les réfrac­taires et les déser­teurs de l’Ar­mée alle­mande. Parmi eux figurent, bien entendu, des incor­po­rés de force – ex « dépor­tés mili­taires » (voir p. 270) – alsa­ciens et mosel­lans. Face à leurs juges, ces derniers sont trai­tés comme les autres déte­nus : n’étaient-ils pas consi­dé­rés (illé­ga­le­ment) par les nazis comme des Alle­mands ? Il s’agit, pour la justice natio­nale-socia­liste, de faire des exemples pour dissua­der d’autres soldats de se rebel­ler : les peines vont de la muta­tion dans un bataillon disci­pli­naire, la dépor­ta­tion en camp de concen­tra­tion, jusqu’à la peine de mort (le pelo­ton, la guillo­tine et, le plus désho­no­rant pour un mili­taire, la corde).
C’est donc un aspect peu connu de l’his­toire commune de la France et de l’Al­le­magne que Frédé­ric Stroh nous dévoile avec brio. Il dresse notam­ment le portrait de « Malgré-Nous », en reve­nant sur leurs condi­tions de déten­tion et en montrant qu’il n’était pas évident de s’op­po­ser à son incor­po­ra­tion, de refu­ser de servir dans l’ar­mée de l’en­nemi : « ceux qui se sont pliés aux lois alors en vigueur ne sont abso­lu­ment pas à déni­grer, car si tout homme aspire à la liberté, à l’hé­roïsme nul n’est tenu ».

Nico­las Mengus

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HUGEL André (et allii), Wir waren Feinde

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jpg_Hugel_Feinde.jpg« Nous étions enne­mis ». Tel est le titre de ce livre qui retrace l’his­toire d’une contre-offen­sive alle­mande mal connue. Il y a deux raisons majeures à cela. La première est que cette attaque, lancée au mois de décembre 1944 autour de Rique­wihr (Haut-Rhin), est englo­bée dans les terribles combats de la « Poche de Colmar ». La seconde est qu’il y a peu de sources la concer­nant. Il est vrai qu’elle était peu impor­tante au regard de la situa­tion désas­treuse de l’Al­le­magne sur tous les fronts à cette époque. Peu impor­tante ? Sauf pour ceux qui étaient au cœur de cette bataille. Et cet ouvrage le montre bien, notam­ment grâce aux regards croi­sés d’un jeune Alsa­cien, André Hugel (né en 1929), et de deux soldats alle­mands, Wolf­gang Krebs et Eberhard Neher (tous deux nés en1926). C’est le 12 décembre 1944 qu’est lancée l’Opé­ra­tion « Habicht » depuis Kaysers­berg, Kientz­heim et Sigol­sheim. Par la montagne, les Alle­mands prennent à revers les troupes alliées. Tandis qu’une partie attaque Rique­wihr (libé­rée quelques jours plutôt par les Améri­cains), une autre atteint, plus au Nord, la route reliant Sainte-Marie et Ribeau­villé. Pendant ce temps, la progres­sion alle­mande est stop­pée sur les hauteurs au Nord de Sigol­sheim. Les combats vont faire rage dans toute cette région. Les pertes seront élevées. Le Mont de Sigol­sheim (où se trouve l’ac­tuelle nécro­pole) sera surnommé Blut­berg, la « montagne ensan­glan­tée » ; un incor­poré de force alsa­cien, Raymond Peter­sch­mitt (né en 1927) témoigne égale­ment de ce qu’il a vécu dans cet enfer.
Les trois enne­mis de jadis se sont réunis pour nous rela­ter ces terribles moments de la Libé­ra­tion de l’Al­sace. Malheu­reu­se­ment, il n’est pas prévu de traduc­tion française de cet ouvrage plus que recom­man­dable.

Nico­las Mengus

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STRIEBEL Raymond

Commentaire (0) Portraits d'incorporés de force/déportés militaires

(* Stras­bourg 19.3.1926). Il est incor­poré de force le 11.7.1944 et est engagé à l’Est. Il s’évade le 14.11.1944 et vit dans la clan­des­ti­nité jusqu’au 23.11.1944. Il sert ensuite dans les FFI à Reichs­tett. Il fait son service dans l’Ar­mée française du 28.8 au 17.9.1950.

Ses cama­rades incor­po­rés de force étaient L. Stadel­wie­ser et Georges Hugel.

D’après les rensei­gne­ments commu­niqués par son épouse.

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GRAF Jean Georges

Commentaire (0) Les incorporés de force face à leur destin

jpg_Graf_Georges.jpg boure­lier/sellier (* Stras­bourg, Bas-Rhin, 4.9.1916). Briga­dier dans l’Ar­mée française (29.11.1935–28.11.1938). Il rési­dait à Rohr­willer au moment de son incor­po­ra­tion de force, le 19.4.1943, au Stammbtl/Schw. Artl. Ers. Abt. 231. Il est engagé dans les Pays Baltes et en Russie. Il est blessé à Kolberg le 15.3.1944. Après son évasion, le 4.12, il est prison­nier des Améri­cains et connaît la capti­vité à Marseille.

Ses cama­rades incor­po­rés de force étaient Antoine Acker, de Batzen­dorf, et Guillaume Gles­ser, d’Obe­rhof­fen/Moder.

Rensei­gne­ments de son fils Romain Graf, d’après des docu­ments écrits.

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Chan­sons d’éva­cués 1939/1940

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jpg_Flajolet_Charles.jpgLors de mes recherches généa­lo­giques, j’ai retrouvé dans ma famille, manus­crits sur une feuille de cahier, des vers qui expriment le moral d’un évacué de 39/40 (Flücht­ling­slos), ainsi que les couplets d’une chan­son nostal­gique à notre province aban­don­née à son sort (Flücht­ling­slied).
Il m’in­té­resse de connaître si quelqu’un se souvient de la mélo­die de la complainte ou si ce n’était qu’une compo­si­tion anonyme. Le rédac­teur de la page d’éco­lier était Charles Flajo­let (* Natz­willer, Bas-Rhin, 18.12.1880 + Rosheim, Bas-Rhin, 1.6.1967).

Eugène Maechler

 Cour­riel : eugene.maechler@est­vi­deo.fr

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KREUTZER Joseph

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(* 1925 + Hoen­heim, Bas-Rhin, 31.12.2007). Incor­poré de force, il a été prison­nier dans le camp d’Ala­païeusk, en Russie.

Faire-part de décès, DNA du 4.1.2008.

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TERRISSE Henri

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Élec­tri­cien (* Stras­bourg, Bas-Rhin, 14.1.1922). Il effec­tue le RAD à Chalms (?) en janvier ou février 1943. En juillet ou août 1943, il est versé au 2. Marsch Btl. zbv 206 à Mielec über Krakau. Engagé en Pologne et en Russie, il se trouve à Lenin­grad en août 1943. Il est hospi­ta­lisé au Reserve-Laza­rett de Blan­ken­berg (Thürin­ger­wald) de janvier à (au moins) août 1944. Le Gefrei­ter Henri Terrisse meurt le 3.3.1945 à Lauter­bach Kr. Heili­gen­beil (Ostpreus­sen) ; il y est inhumé.

Rensei­gne­ments de son neveu Gérard Jost d’après des lettres à la famille.

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