FISCHBACH Georges

Commentaires (3) Les incorporés de force face à leur destin

SURVIVRE À DEUX BOMBARDEMENTS EN PLEINE MER

Georges Fisch­bach est né en 1926 à Offwiller (Bas-Rhin). Après le RAD, il accepte d’être incor­poré dans la Krieg­sma­rine pour ne pas être versé dans la Waffen-SS. Il survit à deux attaques aériennes en pleine mer. Le 1er mai 1945, il quitte Swinemünde pour échap­per aux Sovié­tiques. Il est fina­le­ment fait prison­nier par les Anglais à Flens­burg.

 

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Comprendre l’in­cor­po­ra­tion de force

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Ce numéro hors-série de L’Ami hebdo de 80 pages veut rendre hommage aux 130 000 Alsa­ciens et Mosel­lans, incor­po­rés de force dans l’Ar­mée alle­mande pendant la Seconde Guerre mondiale.

S’ap­puyant sur les archives de « l’Ami du Peuple » / “Der Volks­freund” et de l’ADEIF, complé­tées par plusieurs dizaines d’en­tre­tiens et de docu­ments privés, sa présen­ta­tion veut permettre à chacun de mieux « Comprendre l’in­cor­po­ra­tion de force », trop souvent igno­rée dans sa réalité.

Parce que le drame des Malgré-Nous ne peut être compris sans qu’il soit replacé dans son contexte histo­rique, le dossier rappelle les débuts de la guerre et la manière dont l’Al­sace et la Moselle furent annexées illé­ga­le­ment par l’Al­le­magne nazie. Il revient égale­ment sur l’après-guerre des Malgré-Nous avec le procès de Bordeaux (1953) et les longues années de négo­cia­tions qui ont amené à la recon­nais­sance de cette caté­go­rie parti­cu­lière d’an­ciens combat­tants.

Cette troi­sième édition, revue, enri­chie de nouvelles illus­tra­tions et mise à jour, porte notam­ment l’ac­cent sur la Sippen­haft, loi de respon­sa­bi­lité collec­tive qui a dissuadé bon nombre d’in­cor­po­rés de force à déser­ter, et sur le statut, rapi­de­ment oublié, de « dépor­tés mili­taires » dont jouis­saient les Malgré-Nous. Enfin, un chapitre est consa­cré à l’opé­ra­tion « Nord­wind«  qui fut une mauvaise surprise pour les incor­po­rés de force qui avaient déserté et se cachaient en Alsace du Nord.

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Au sommaire de cette nouvelle édition :

Le contexte histo­rique (par Nico­las Mengus)

Le Gaulei­ter Wagner et l’in­cor­po­ra­tion de force (par Nico­las Mengus)

L’in­cor­po­ra­tion de force des Alsa­ciens et des Mosel­lans dans la Wehr­macht. L’at­ti­tude des Parle­men­taires en 1942 (par Nico­las Mengus)

Le procès du Gaulei­ter Wagner et l’in­cor­po­ra­tion de force (par Nico­las Mengus)

Devoir endos­ser l’uni­forme de l’en­nemi (par Nico­las Mengus)

La Sippen­haft, loi de respon­sa­bi­lité collec­tive (par Nico­las Mengus)

« Allge­meine-SS » et Waffen-SS (1925–1940) (par Nico­las Mengus)

Des incor­po­rés de force dans les Waffen-SS (par Nico­las Mengus)

La libé­ra­tion de l’Al­sace et de la Moselle en quelques dates (1944–1945) (par Nico­las Mengus)

Vers la recon­nais­sance (par Nico­las Mengus)

Le « Siche­rung­sla­ger Vorbruck b./Schir­meck i. Elsass » (par Nico­las Mengus)

Tambov, le camp de la honte (par Nico­las Mengus)

La grande souf­france de l’Al­sace (par Nico­las Mengus)

L’après-guerre des Malgré-Nous (1953–1996). Vers la recon­nais­sance des victimes d’un crime de guerre ? (par André Kief­fer)

A propos des « dépor­tés mili­taires » (par Nico­las Mengus)

Les cinquan­te­naires (par André Kief­fer)

Les parias (par André Weck­mann)

Annexe : L’Opé­ra­tion « Nord­wind« , la dernière offen­sive alle­mande à l’Ouest (par Lise Pommois)

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Fils des Tués du Haut-Rhin (Les)

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Asso­cia­tion « Les Fils des tués du Haut-Rhin »

12 rue de Kinger­sheim

68200 MULHOUSE

Tél. 03.89.53.53.10

Fax 03.89.57.41.87

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Asso­cia­tion « Malgré-Nous »

Commentaire (1) Contacts et liens

Malgré-Nous

57, rue Cham­bière

BP 60232

57005 METZ CEDEX 1

Tél 03 87 30 46 82

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Orphe­lins de Pères « Malgré-Nous » d’Al­sace-Moselle

Commentaires (4) Contacts et liens

Orphe­lins de Pères « Malgré-Nous » d’Al­sace-Moselle

orphe­lins­peres.malgre-nous@­wa­na­doo.fr

Président :

Gérard Michel

51, rue du Laegert

67117 HANDSCHUHEIM

Tél. 03 88 69 03 84

[->gege.michel@­wa­na­doo.fr]

Délé­ga­tion Alsace-Moselle :

Fernand Foeglé

31, rue Vauban

57230 BITCHE

03 87 96 07 94

fernand.foegle@­wa­na­doo.fr

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ANPNOGD

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ANPNOGD – Asso­cia­tion Natio­nale des Pupilles de la Nation, Orphe­lins de Guerre ou du Devoir

435 route de Nomeny

54690 EULMONT

Tél/Fax 03 83 22 84 72

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ASCOMEMO 39–45

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ASCOMEMO 39–45 – ASso­cia­tion COnser­va­tion MÉmoire MOselle

5 rue du Dr Viville

57300 HAGONDANGE

Tél. 03 87 72 08 65

asco­me­mo@­wa­na­doo.fr

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Asso­cia­tion « Péle­ri­nage Tambov »

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Asso­cia­tion « Péle­ri­nage Tambov »

Régions Alsace-Moselle

 Marlène DIETRICH

 Prési­dente

 21, rue des Vignes

 67110 REICHSHOFFEN

 03 88 09 09 07

 energy.dietri­ch@g­mail.com

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160. Malgré la nuit et le brouillard

Commentaire (0) 2006

WEISS Charles-Eugène, Malgré la nuit et le brouillard, Arfuyen, 2006.

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Mady Fehl­mann-Black­burn : Malgré-nous !

Commentaires (3) À lire…

Fille de Stras­bour­geois,
épouse d’un
Améri­cain, Mady
Fehl­mann-Black­burn a
eu une riche idée : recueillir
les témoi­gnages
de ses parents et de leurs
amis pour propo­ser un
regard croisé de sept jeunes Alsa­ciens et Alsa­ciennes
confron­tés aux
tour­ments de la Seconde
Guerre mondiale.

Alfred Fehl­mann, incor­poré de force, tente de
s’en sortir au mieux, ce qui lui a parfois valu
d’être traité de fayot, voire de collabo par ses
cama­rades alsa­ciens. Sur le front russe, son but
est d’échap­per, coûte que coûte, à la capti­vité
en URSS.

malgre-nous.jpgGermaine Reichardt est, en 1941, inter­née au
camp de Schir­meck pour une chan­son anti­na­zie.
De retour chez elle, elle est terro­ri­sée : « Une
peur terrible, qui ne me lâchait jamais… Je ne
voulais pas parler de Schir­meck, et la terreur
d’être arrê­tée à nouveau me hantait en perma­nence.
La tech­nique des nazis avait marché:
pour le moment, ils m’avaient bien dres­sée…
 ».
Par la suite, elle va animer, avec René
Cheva­lier et d’autres amis, le jour­nal Heimat­gruss
à desti­na­tion des incor­po­rés de force.

Sa sœur, Made­leine est veuve de guerre et maman
à 19 ans. Il lui a fallu subve­nir à ses besoins et à
ceux de son enfant.

Leur propre père, né en 1898 et qui avait donc fait son service mili­taire
dans l’Ar­mée alle­mande, s’est engagé en 1939
dans la Légion Etran­gère, car il était toujours offi­ciel­le­ment
de natio­na­lité alle­mande ! Âgé de
44 ans, il est incor­poré de force dans la Krieg­sma­rine à Toulon. Déser­teur, il est dénoncé, arrêté
et fusillé en août 1944.

Félix Wach­tel
s’est aussi investi dans la publi­ca­tion
du Heimat­gruss avant d’être enrôlé de force.
Ayant eu la faiblesse de croire à la propa­gande
l’in­ci­tant à rejoindre les alliés sovié­tiques, il
échappe de justesse à la mort dans le camp de
Tambow. Son récit a telle­ment ébranlé son
grand-père, pour­tant commu­niste convaincu,
que celui-ci est devenu un anti-commu­niste fervent
 ! De retour en Alsace, Félix a eu la surprise
de décou­vrir que sa déser­tion et sa condam­na­tion
à mort par les Alle­mands « pour indi­gnité
mili­taire » lui valait d’avoir un casier judi­ciai­re…
en France !

Margue­rite Fehl­mann, elle, pour­suit ses études
pour deve­nir profes­seur d’édu­ca­tion physique.
Pour avoir le droit d’en­sei­gner, elle doit prou­ver
qu’elle n’a pas d’an­cêtres juifs. Ayant parmi ses
élèves des enfants de respon­sables du parti, elle
doit compo­ser avec les exigences des nazis.

Jean-Pierre Apprill, incor­poré de force, a connu
les terribles condi­tions de déten­tion dans les
camps de prison­niers améri­cains : « Le régime
auquel nous étions soumis ressem­blait davan­tage
à celui d’un camp d’ex­ter­mi­na­tion
qu’à celui d’un camp de prison­niers de guerre

 ».

Raymond Hutt, lui, est envoyé sur le front de
l’Est, face aux parti­sans de Tito « qui ne faisaient
pas de prison­niers: ils ache­vaient tous
les bles­sés, à coups de crosse ou de pierre
 ».
Même en tant qu’in­cor­poré de force, il se refuse
à déser­ter et à rejoindre ces derniers : d’autres
Alsa­ciens ont disparu en tentant l’aven­ture et
certains se trouvent peut-être dans les char­niers
d’Agram, au nord de Zagreb, où plus de 10000
civils et prison­niers de guerre ont été assas­si­nés
en juin 1945 ! Mais Raymond a constaté que
cette cruauté n’était pas l’apa­nage des troupes
de Tito : les Usta­chis – volon­taires croates alliés
aux Alle­mands – ont égale­ment eu un compor­te­ment
barbare vis-à-vis de leurs compa­triotes
serbes. Il en convient volon­tiers : si il a pu survivre,
c’est grâce à la cama­ra­de­rie qui soudait
les hommes de son unité.

En somme, ce sont des récits d’ami­tié, d’amour,
de tris­tesse et de mort qui sont rassem­blés
dans ce volume. Un pan d’his­toire(s) du XXe
siècle dont on ne saurait que recom­man­der la
lecture.

Nico­las Mengus

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