HUCK Raymond

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Mon grand père a fait partie des incor­po­rés de force. Mort il y a
quelques années, il n’a pas eu le temps et la force de parta­ger ses
souve­nirs avec moi étant donné mon assez jeune âge lors de sa mort, j’ai­me­rais trou­ver des personnes qui l’ont peut être connu et partagé son vécu pendant la guerre.

Son nom était Raymond Huck, il a habité à Stras­bourg et à
(67510) Lembach (dernière demeure), il était de profes­sion maître
impri­meur typo­graphe. D’après le peu que connaisse ma mère de son
histoire, il a été envoyé jusque sur le front de l’Est en Pologne d’où
il s’est enfui après avoir entendu des rumeurs sur la défaite de
l’Al­le­magne à la fin de la guerre (il se serait déba­rassé de son
uniforme de la Wehr­macht et aurait récu­péré des habits et de quoi se
faire passer pour un réfu­gié).

Florence BUCHER

6 rue Schut­zen­ber­ger

67300 Schil­ti­gheim

Adresse élec­tro­nique : antheaz_dem@­hot­mail.com

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Asso­cia­tion des anciens incor­po­rés de force dans les RAD/KHD d’Al­sace-Moselle

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Personne à contac­ter : Serge Amorich, secré­taire : serge.amori­ch@­wa­na­doo.fr

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L’ap­pel de Schir­meck

Commentaire (0) Mémoire

Le samedi 7 avril 2007, au Mémo­rial d’Al­sace-Moselle à Schir­meck, l’as­so­cia­tion des Orphe­lins de Pères  » Malgré–Nous  » d’Al­sace-Moselle a lancé un « Appel » concer­nant l’ac­tuel statut contro­versé des enfants d’in­cor­po­rés de force tombés ou dispa­rus sous l’uni­forme ennemi.

Ont égale­ment été évoqués les projets de recen­se­ment et de « Mur des Noms » commun à l’Al­sace et à la Moselle, mais aussi le statut de « déporté mili­taire » qui avait été reconnu aux incor­po­rés de force par le Gouver­ne­ment français en 1945 et large­ment « oublié » depuis.

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Souve­nir Français (Le)

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Delé­ga­tion du Bas-Rhin

42, rue Lauth

67000 STRASBOURG

Tel. (avec répon­deur): 03 88 36 19 52

E-mail provi­soire : mireille.hincker@­wa­na­doo.fr

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Vers un recen­se­ment des Alsa­ciens et Mosel­lans incor­po­rés de force dans l’Ar­mée alle­mande

Commentaires (2) Actualité

Dans le cadre de la sauve­garde de la Mémoire des dépar­te­ments de la Moselle, du Bas et du Haut-Rhin, le jour­nal L’Ami hebdo parti­cipe acti­ve­ment au projet de recen­se­ment de Français et Françaises incor­po­rés de force dans l’Ar­mée alle­mande au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Comme annoncé dans notre édition du 10.12.2006 (p.14), L’Ami hebdo se propose de parti­ci­per au recen­se­ment des « Malgré-Nous » et des « Malgré-Elles » lancé par les dépar­te­ments de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, en diffu­sant auprès de ses lecteurs et de leurs parents et amis des fiches de recen­se­ment.

Un recen­se­ment, pourquoi ?

En premier lieu, ce travail a une dimen­sion histo­rique indé­niable : le nombre exact de personnes ayant le statut de « dépor­tés mili­taires » (ou d’« incor­po­rés de force ») n’est toujours pas connu. L’es­ti­ma­tion géné­ra­le­ment rete­nue est de 130.000 Incor­po­rés de force alsa­ciens et mosel­lans ; le chiffre total pour­rait dépas­ser les 140.000 indi­vi­dus (certains avancent des esti­ma­tions supé­rieures). De ce fait, il y a aussi une incer­ti­tude sur le nombre réel de veuves et d’or­phe­lins.
En second lieu, ce recen­se­ment se veut aussi être un acteur de la Mémoire. Dans ce cadre précis, une première appli­ca­tion, d’ores et déjà program­mée, est la réali­sa­tion, au Mémo­rial d’Al­sace-Moselle de Schir­meck, d’un « Mur des Noms » en hommage aux incor­po­rés de force morts au front ou portés dispa­rus. En l’ab­sence d’une liste fiable, leur nombre est estimé à 40.000 indi­vi­dus.

Un appel est lancé

Les personnes dési­reuses de contri­buer à cette grande œuvre de Mémoire trou­ve­ront en fichier pdf joint un exem­plaire de la fiche diffu­sée par L’Ami hebdo. Elle comporte des infor­ma­tions histo­riques (armée d’in­cor­po­ra­tion forcée, pays d’en­ga­ge­ment, lieux d’hos­pi­ta­li­sa­tion et de capti­vité, etc.) qui permet­tront la rédac­tion de notices biogra­phiques, si possible illus­trées d’un portrait d’époque ou de quelques docu­ments.
Une fois rensei­gnées et renvoyées au jour­nal (les réponses peuvent aussi se faire sur papier libre), ces fiches servi­ront ensuite à rédi­ger un « Portrait » et mis en ligne sur le site Inter­net de L’Ami hebdo. Une fois sur Inter­net, ces infor­ma­tions seront aisé­ment acces­sibles aux parti­cu­liers, aux histo­riens, aux étudiants ou aux cher­cheurs, mais aussi au futur organe de travail commun à l’Al­sace et à la Moselle. La contri­bu­tion de L’Ami hebdo se veut aussi être un outil de travail.

Nico­las Mengus
L’Ami hebdo
30, rue Thomann
67082 STRASBOURG cedex

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Inter­ne­ment des classes 22 à 24 mosel­lanes à Trèves (1942)

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A la recherche de docu­ments pour la période des 15–16–17 décembre 1942
durant laquelle des centaines de Mosel­lans des années de nais­sances
1922–23–24 furent inter­nés à Trèves en vue de passer un conseil de
révi­sion (laco­nique) avant incor­po­ra­tion le 18 décembre 1942, je
voudrais loca­li­ser des Mosel­lans de ces classes d’âges ayant été
inter­nés en même temps que moi. Je cherche égale­ment des infor­ma­tions
concer­nant l’ordre d’in­ter­ne­ment: malgré mes recherches dans les archives
alle­mandes et les archives Speyer, je n’ai pas trouvé la prove­nance de cet
ordre dont il n’y a appa­rem­ment plus aucune trace. Quelqu’un aurait-il des
infor­ma­tions à ce sujet ? Merci beau­coup de votre coopé­ra­tion.

Arthur Breit (nanar­tis­te57@ya­hoo.fr)

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Une recon­nais­sance enfin offi­cielle ?

Commentaire (1) Mémoire

Le 14 mars 2007, Maître Richard Lux – un des défen­seurs des incor­po­rés de force au procès d’Ora­dour-sur-Glane en 1953 – a adressé à Jacques Chirac, président de la Répu­blique, une lettre dans laquelle il demande que l’Etat français recon­naisse offi­ciel­le­ment sa respon­sa­bi­lité dans l’aban­don de l’Al­sace-Moselle en juin 1940 et dans l’in­cor­po­ra­tion forcée des Alsa­ciens-Mosel­lans dans l’Ar­mée alle­mande à comp­ter de 1942.

Pour appuyer sa demande, cette lettre s’ac­com­pagne d’un « Mani­feste en réha­bi­lité des Alsa­ciens et Mosel­lans incor­po­rés de force dans les armées du IIIe Reich natio­nal-socia­liste alle­mand ». Celui-ci est cosi­gné par le géné­ral Jean-Paul Bailliard, président de l’ADEIF du Bas-Rhin, le séna­teur hono­raire Louis Jung, président hono­raire de l’As­sem­blée parle­men­taire du Conseil de l’Eu­rope, le député Armand Jung et l’his­to­rien Jean-Laurent Vonau, vice-président du Conseil géné­ral du Bas-Rhin.

Les signa­taires invitent chacun – poli­tiques, asso­cia­tions et parti­cu­liers – à soute­nir et à se joindre à la présente action. Pour tous rensei­gne­ments :
Me Richard Lux
25 quai Rouget de Lisle
67000 Stras­bourg
Tel. 03 88 36 40 57
Fax. 03 88 24 24 08

Nico­las Mengus

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JUX Jean

Commentaire (0) Portraits d'incorporés de force/déportés militaires

jux_jean.jpg Etudiant (* Danne­ma­rie, Haut-Rhin, 19.3.1925). Il fréquente le collège d’Alt­kirch de la 6e (1936) jusqu’à la 3e (1940). Suite à un démé­na­ge­ment, il s’ins­crit en classe de 1ère (« 7. Klasse« ) au « Albert Leo Schla­ge­ter Gymna­sium » (ancien­ne­ment Lycée) de Mulhouse. Le 18 juin 1943, il obtient l’Abitur avec mention. Il est incor­poré de force au RAD le 22 juin suivant. Déporté dans la Wehr­macht le 30 octobre 1943, il est fait prison­nier le 10 avril 1945 à König­sberg (aujourd’­hui Kali­nin­grad) par les troupes sovié­tiques. Sa capti­vité débute à Inster­burg, Moscou, Novo­si­birsk (Sibé­rie) et s’achève à Tambow. Il est rapa­trié le 30 octobre 1945 (tout habillé, il ne pèse plus que 35 kilos). en décembre 1945, il s’ins­crit à la Faculté de Droit à Stras­bourg. Il est licen­cié en Droit en octobre 1947. A la fin de l’an­née 1948, il débute une carrière profes­sion­nelle dans le commerce de vins et spiri­tueux.

Lorsqu’on l’in­ter­roge sur son passé de « déporté mili­taire » (sa Carte de Rapa­trié porte les tampons « Alsa­ciens-Lorrains dépor­tés dans la Wehr­macht » et « Prime de déporté »), Jean Jux répond :

« Voilà plus de 63 ans que la France, dite Répu­blique française, dite patrie des Droits de l’Homme, a laissé accroire au peuple français par son silence, son mutisme, que les 130.000 Alsa­ciens et Mosel­lans dépor­tés dans l’Ar­mée alle­mande étaient des consen­tants, voire des volon­taires quali­fiés, de ce fait, de Boches, de rené­gats, de parias, de traî­tres… comme si les Incor­po­rés de force – ou plutôt dépor­tés mili­taires – s’étaient salis les les mains avec les Nazis, alors qu’ils vivaient sous la menace perma­nente de leur exécu­tion (pelo­ton d’exé­cu­tion, pendai­son, déca­pi­ta­tion) en cas de refus d’obéis­sance ou de tenta­tive de déser­tion !

Pour­tant, l’in­cor­po­ra­tion de force est un crime de guerre carac­té­risé nette­ment défini par l’ar­ticle 6b-1er des statuts du Tribu­nal de Nurem­berg. De plus, l’Al­sace et la Moselle avaient été aban­don­nées par la France de Vichy – consé­quence de la défaite de 1940 – à l’Al­le­magne hitlé­rienne, permet­tant ainsi leur annexion, illé­gale, au IIIe Reich.

Cette désas­treuse situa­tion a débou­ché sur la forte hosti­lité, sinon la haine du Limou­sin à l’égard de l’Al­sace à cause de la tragé­die d’Ora­dour-sur-Glane (autre crime de guerre carac­té­risé) – forte­ment atti­sée par le procès de 1953 – alors que nos deux provinces ont été, l’une comme l’autre, victime de la terreur et de la barba­rie nazie.

Certes, le président de la Répu­blique a effec­tué un dépla­ce­ment au Mémo­rial d’Al­sace-Moselle de Schir­meck, mais je dois dire, avec tout le respect que je dois à sa personne, que c’était pour admi­rer le magni­fique pano­ra­ma… du moins est-ce l’im­pres­sion infi­ni­ment regret­table que cette viste a lais­sée.

Osera-t-on – et là je m’adresse à l’en­semble de la classe poli­tique alsa­cienne – lais­ser étouf­fer et jeter dans les oubliettes de l’His­toire cette tragé­die meur­trière? Osera-t-on oublier les quelques 42.000 morts et dispa­rus dont les dépouilles sont épar­pillées sur tous les fronts et, plus parti­cu­liè­re­ment à l’Est et dans les char­niers de Tambow? Osera-t-on oublier les muti­lés et autres grands bles­sés? Osera-t-on oublier les déser­teurs, les insou­mis et les réfrac­taires qui ont bravé la menace d’être exécu­tés et la dépor­ta­tion pour leurs familles? Osera-t-on lais­ser jeter l’op­probre sur cette malheu­reuse jeunesse alsa­cienne et mosel­lane préci­pi­tée de force dans les massacres et la bouche­rie? Osera-t-on lais­ser étouf­fer les atroces souf­frances de ces milliers de familles alsa­ciennes et mosel­lanes ayant depuis, pour la plupart, emmené leur chagrin dans la tombe? Osera-t-on deve­nir les acteurs de la néga­tion de cette tragé­die? Osera-t-on enfin deve­nir les acteurs de la trahi­son des Alsa­ciens-Mosel­lans par les Alsa­ciens-Mosel­lans eux-mêmes en se réfu­giant toujours et encore dans le Redr’­mer nem davon (N’en parlons plus) ?? »

NM

Jean Jux est l’au­teur de Lorsque meurt la Liberté, éditions Serpe­noise, 2005.

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ZUNKER Henri

Commentaire (1) Liste des avis de recherche

Née le 3 juin 1944, je n’ai pas connu mon père et je voudrais savoir ce qu’il lui est arrivé et où il repose.
Voici les éléments dont je dispose :

Nom : Hein­rich (Henri) ZUNKER ;
Né le 14 Janvier 1914 à Metz (Moselle) ;
Grade : capo­ral ;
Régi­ment : I. Kolonne/Flak-Régi­ment 36 Mot. ;
Porté disparu le 26 juin 1944 à ORSCHA, sur le front russe.

D’après une réponse du Krieg­sgrä­berfür­sorge et après rensei­gne­ments pris auprès du bureau de la Wehr­macht, ils n’ont trouvé aucun acte de décès ou d’em­pri­son­ne­ment. Il reste une plaque qui porte son nom à l’Ecole d’Ins­ti­tu­teurs de Metz.

Margue­rite ZUNKER-SCHOLLER peut-être contac­tée à l’adresse suivante : mschol­ler@­hot­mail.fr

Claude Herold nous a aima­ble­ment commu­niqué la fiche du Volks­bund :

 Nach­name: Zunker

 Vorname: Hein­rich

 Dienst­grad: Gefrei­ter

 Geburts­da­tum: 09.01.1914

 Geburt­sort: Metz

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 26.06.1944

 Todes-/Vermiss­te­nort: Orscha

Nach den uns vorlie­gen­den Infor­ma­tio­nen ist die o. g. Person seit 26.06.1944 vermißt.

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140. Le jour­nal d’une « Malgré-Elle »

Commentaire (0) 2007

SCHAUBER-LEFEBVRE Marthe, Le jour­nal d’une « Malgré-Elle » de Herbitz­heim, Pays d’Al­sace n°218, 2007, p. 39–47.

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