M. D. est une de ces nombreuses Alsaciennes envoyées en Allemagne dans le cadre du RAD. Travaux des champs, tâches ménagères chez des particuliers et travail en usine constituent son quotidien jusqu’à la libération par les troupes américaines.
M. D. – LIBÉRÉE PAR LES AMÉRICAINS
Paul DIBLING – INFIRMIER SUR LE FRONT RUSSE
Alors étudiant à l’École Normale, Paul Dibling est muté, après avoir effectué le RAD, dans un service de médecine de la Wehrmacht. C’est en tant qu’infirmier qu’il vit les horreurs du front de l’Est.
Charles Buch – UN FRANZOSENKOPF DANS LA “DAS REICH”
L’attitude de « Tête de Français » a failli valoir à Charles Buch un emprisonnement au camp de Schirmeck. Il est enrôlé de force dans la division “Das Reich”, division avec laquelle il passe par Tulle avant de rejoindre la Normandie. Au front, il s’évade et se rend aux Américains.
CLAUS André Gaston
Artilleur dans l’Armée française en 1939–1940, André Claus est rapidement libéré en tant qu’Alsacien. Avant de fuir pour ne pas être incorporé dans l’Armée allemande, il cache sa famille jusqu’à l’arrivée des Américains.
Son témoignage est largement illustré par des documents, photographies et dessins d’époque.
BRUNNER Victor
Après avoir survécu au front russe, grande a été la désillusion de Victor Brunner en découvrant le sort réservé aux prisonniers – même français déserteurs de l’Armée allemande – par les Russes au camp de Tambow.
BASLER Martin
C’est au cours du RAD que Martin Basler épouse une jeune femme de Karlsruhe dont il attend un fils. Enrôlé dans la Wehrmacht en 1943, il ne reviendra pas du front de l’Est.
BALDENSPERGER Lisette
Lisette Baldensperger est incorporée dans le Reichsarbeitsdienst en avril 1943, puis, au mois de septembre, elle est versée dans la Luftwaffe. Télégraphiste, elle capte le code ultra-secret annonçant le Débarquement en Normandie. Le 17 avril 1945, elle obtient la permission de la dernière chance, celle qui lui permettra de gagner la Suisse, puis l’Alsace. En 1989, elle obtient la qualité d’incorporée de force dans l’Armée allemande et, en 1993, la carte du Combattant.
Lire le parcours de Lisette Baldensperger – PDF, 904,8 ko
Documents divers concernant Lisette Baldensperger : BALDENSPERGER Lisette Documents divers
Mater la francophilie (Mai 1941)
Ce texte, adressé aux responsables de Quartiers et aux Chefs de groupe du district, dresse la liste des mesures prises pour l’action « anti-mœurs françaises>. Parmi elles, on trouve l’interdiction de porter un béret, de parler français, etc.
Sans titre
Les témoignages se divisent en trois parties. La première partie comprend des récits permettant de replacer l’incorporation de force dans le contexte de l’Annexion. La seconde partie rassemble des témoignages de Malgré-Nous et de Malgré-Elles qui mettent en lumière la diversité de leurs vécus respectifs. La dernière partie réunit des témoignages de déportés et révèle les risques encourus par ceux qui refusaient de se soumettre à l’ordre imposé par les Nazis. Ils expliquent pourquoi de nombreux jeunes n’ont pas été en mesure de s’opposer à leur incorporation dans l’Armée allemande.
A. Marcel
Soldat de l’Armée française en 1939–1940, puis époux d’une jeune Allemande, Marcel A. est incorporé d’office dans les SS et envoyé sur le front russe. De retour en Alsace, il est condamné à six ans de prison.
Marcel A. est né le 10.8.1917. Engagé volontaire dans les Chasseurs à Saverne, il est fait prisonnier par les Allemands en Belgique. Il est transféré dans le Sudetengau, à Mereditzklösterle. En tant qu’Alsacien, il sert de traducteur, mais participe également au creusement de tranchées de canalisation. Un jour, lors d’un éboulement, il est enseveli avec quatre autres camarades.
Un prisonnier français incorporé chez les SS
Pris en charge par le directeur d’une fabrique de liège, il fait la connaissance des deux filles de ce dernier. La première est infirmière, la seconde est secrétaire de l’usine ; c’est elle qu’il va épouser. C’est à partir de ce mariage
qu’il va intéresser les autorités allemandes. Beau jeune homme d’1m75, il est enrôlé de force dans les SS et suit une formation à Dachau, avant d’être envoyé en Ukraine. Il y est blessé par un partisan – un gosse d’une douzaine d’années. Une fois guéri, il est envoyé sur le front russe. Il perd son bras
droit en 1943.
Il est toujours hospitalisé quand les Russes investissent l’hôpital. Pour échapper à une mort certaine, il parvient à se cacher, puis à traverser, sous le tir des Russes, le fleuve tout proche. De l’autre côté, il est récupéré par les Américains qui le soignent. Il est renvoyé chez ses parents en 1946.
« Un SS est rentré! »
Au village, la nouvelle se répand rapidement : « Un SS est rentré ! ». Les gendarmes sont donc venus chercher Marcel A. et l’ont incarcéré à Saverne pendant près d’un an. A l’issue de son jugement, il a été condamné à 6 ans
de prison. Durant cette période, il était plus souvent à l’hôpital qu’en prison. Comme il lui était interdit de revenir en Alsace avant dix ans, il est allé à Stuttgart pour retrouver sa femme. Hélas! Celle-ci avait un nouveau compagnon, car elle ne voulait pas d’un manchot.
Ce sont les Anciens Combattants de Stuttgart qui l’ont aidé à trouver une place à la poste de cette ville. Il s’est ensuite remarié.
