MARTIN Albert

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Albert Martin est né le 9 décembre 1926. Avec l’en­semble de sa classe, il est incor­poré de force dans la Waffen-SS le 12 avril 1943. Soldat dans la divi­sion Toten­kopf, puis Reichsfüh­rer-SS, il déserte, sur le front de Toscane, le 10 novembre 1944. Son épouse a composé le poème suivant pour rendre hommage aux souf­frances des Alsa­ciens incor­po­rés dans cette divi­sion.

An d’Mal­gré-Nous, Clàssa 1926

So jung hàsch dini Haïmet verloh

S’Mia­terla en Trana gloh

Unerfàra unschul­dig noch

Fàscht zamma­bro­cha untrem Joch

Wurum han er traït dàs griana Kleid ?

Wurm dàs Zaïcha vo Gràïsàm­keit ?

Dr Stamp­fel àls SS a Ehrver­lu­scht

Da besch no merb hàsch Lawes­lucht

Met sebzeh Johr liabsch d’Rosa em Gàrta

Kaï Blüama düt der Tota­kopf tràga

Em Schrett en dr Divi­sion Tota­kopf

Schlàht a junges Harz wu liabt un hofft

Mini Haimet esch so scheen un witt

S’Mia­terla wàrtet… dert bata oï Litt

Küm hàn i Kender­schua verloh

Stànd i em Fald wurum un wo?

Unschul­dig Biawla hàsch kaï Fend

Müasch schiassa müasch teeta s’esch kaï Send

A fremda kugla hàt scho troffa

Dr Brüder dr kàme­rad esch zamma­bro­cha

Umasun­scht, esch àlles gse

Umasun­scht kàsch net vers­teh

Umasun­scht stehn velle Kritzla em Fald

Umasun­scht s’esch no Hàss uf dr Walt

Freda Freda besch so dir

Freda Freda s’brennt weder Fir

Ja d’Màcht un s’Gald düat regiara

Armer Mensch düasch s’Gfühl verliara

En eiera Harzer soll jetz Freda see

Eier Lawen­sowa no gmiat­lig see

Er han gsaït ja gsaït „dia Lawes­lu­scht “

En da kenderwà­gla kumma Resala uff

S’esch unsri Fraïd s’esch unser Blüat

Em Kend si Làcha brengt Gleck un Müat

O Herr, wurum jetz no dia Ràssa­kriaga !

Loss unsera Kenderla tràïma un liawa

Fer mi Mànn un sina Krieg­skà­meràda

Elisa­beth Martin – Octobre 2001

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LINTZ Joseph

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UN VISAGE DÉSORMAIS CÉLÈBRE

Joseph Lintz, enrôlé de force, est cantonné en Alsace, à Schir­rhein, au début de l’an­née 1945. N’ayant pas eu l’op­por­tu­nité de s’éva­der, il se retrouve sur le front de l’Est où il est capturé par les Russes lors de la bataille de Berlin. Il n’est rentré qu’en 1951.


Témoi­gnage de René Schott

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LETZELTER Bernard

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ENTRE BITCHE ET WALDECK (MOSELLE)

Combat­tant de l’Ar­mée française en 1939–1940, Bernard Letzel­ter entre ensuite dans l’ad­mi­nis­tra­tion fores­tière. À partir d’avril 1943, il lui faut trou­ver des solu­tions pour retar­der son incor­po­ra­tion dans la Wehr­macht. À la quatrième convo­ca­tion, il se réfu­gie à Waldeck, dans les Vosges du Nord. C’est un endroit peu fréquenté où se cachent de nombreux déser­teurs et insou­mis avant de rejoindre la France occu­pée.

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LAUFENBUCHLER Xavier

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À TRAVERS LES MAILLES DU FILET

Entre juin 1943 et juin 1944, Xavier Laufen­bu­chler passe à trois reprises devant le conseil de révi­sion. Un nouvel avis de convo­ca­tion reçu en décembre 1944 le décide à se cacher jusqu’à l’ar­ri­vée des Améri­cains.

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LALEVEE Yvonne

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UNE FLACKHELFERIN EN FUITE

Yvonne Lale­vée, épouse Calme­let

Yvonne Calme­let est incor­po­rée comme Flack­hel­fe­rin en novembre 1944. Avec d’autres cama­rades et la compli­cité d’une Alle­mande, elle parvient à quit­ter leur camp et à rejoindre l’Al­sace du Nord. Elle y vit cachée jusqu’à la Libé­ra­tion, avant de retrou­ver ses foyers le 24 décembre 1944.


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KOENIG Jean

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Un chauf­feur de camion en cavale

Jean Kœnig est, en février 1943, chauf­feur de camion en Ukraine. Après avoir été traduit en conseil de Guerre en août 1943 et avoir purgé sa peine, il est blessé acci­den­tel­le­ment. Il déserte en août 1944, au volant de son véhi­cule, puis à pied. De retour chez lui, il se cache jusqu’à la Libé­ra­tion. Jean Kœnig a été pendant de longues années président de l’ADEIF du Haut-Rhin et secré­taire géné­ral de la Fonda­tion « Entente Franco-Alle­mande ».


Ce texte est un résumé des mémoires que Jean Koenig a publié sous le titre : « Toute une vie… Jean Koenig se raconte », Meyen­heim, 2003 (en parti­cu­lier p. 31–47).

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KIEFFER Hubert

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Envoyé dans la région de Minsk en juin 1944, Hubert Kief­fer est hospi­ta­lisé à Craco­vie suite à une bles­sure au bras. Grâce à une jeune femme, il parvient à déser­ter. Il est conduit dans un camp avec des prison­niers améri­cains, britan­niques ou français évadés. C’est à Marseille qu’il retrouve la France.

 


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KIEFFER André

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RESCAPÉ DE L’OPÉRATION “OPERNBALL”

Incor­poré dans la Wehr­macht en mai 1943, André Kief­fer se trouve dans la région de Minsk et des maré­cages du Pripet, avant de subir la grande offen­sive russe dite “Opern­ball”. Après avoir déserté, André Kief­fer est envoyé par les Sovié­tiques au camp de Tambow.


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KANNEMACHER Henri

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En juillet 1944, Henri Kanne­ma­cher se trouve sur le front de Litua­nie. Griè­ve­ment blessé, il échappe de justesse à la mort au prix de grandes souf­frances, mais aussi grâce à sa propre initia­tive.


Témoi­gnage recueilli par François Fennin­ger.

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JAEG André

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UN SÉMINARISTE INCORPORÉ DANS LA WEHRMACHT

Après des études au Grand Sémi­naire de Cler­mond-Ferrand, puis de Fribourg-en-Bris­gau, André Jaeg effec­tue le RAD à Augsbourg où il assiste aux essais des premiers avions à réac­tion. Il est ensuite versé dans la Luft­waffe et envoyé sur le front d’Ita­lie. Après s’être évadé, il connaît la dure condi­tion de prison­nier de guerre. Il intègre ensuite le QG du géné­ral Juin, puis celui de De Lattre de Tassi­gny à Naples. Il est démo­bi­lisé à la fin du mois de mai 1945 et reprend ses études. Il est ordonné prêtre en 1946.

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