LE MANIFESTE DES ORPHELINS DE « MALGRÉ-NOUS » ALSACIENS ET MOSELLANS vendredi 14 juillet 2023 : LE MANIFESTE DES ORPHELINS DE MALGRÉ NOUS ALSACIENS ET MOSELLANS vendredi 14 juillet 2023
Orphelins de « Malgré-Nous ». Question écrite posée par Madame la Députée Louise MOREL
Question écrite n° 9510 de Madame la Députée Louise MOREL (Démocrate (MoDem et Indépendants) – Bas-Rhin) publiée au JO le 04/07/2023
Madame Louise MOREL appelle l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre des armées, chargée des anciens combattants et de la mémoire, sur la reconnaissance de la tragédie vécue par les soldats incorporés de force durant la Seconde Guerre mondiale et leurs familles. Les incorporés de force regroupent 100 000 Alsaciens et 30 000 Mosellans enrôlés contre leur volonté dans la Wehrmacht, l’armée régulière allemande et d’autres organisations paramilitaires, suite au décret Wagner du 25 août 1942 pour les Alsaciens et au décret Bürckel du 29 août 1942 pour les Mosellans. Ces hommes ont été contraints d’affronter leur patrie, la France, et à se battre contre les Alliés. Près de 15 000 Alsaciennes et Mosellanes ont été également incorporées de force dans les organisations nazies. Au total, se sont plusieurs dizaines de milliers d’incorporés de force qui sont morts ou disparus sous l’uniforme allemand, quand des dizaines de milliers d’autres sont restés prisonniers pendant des années dans les camps russes. Il s’agit d’une tragédie qui a durablement marqué l’histoire de l’Alsace et de la Moselle, ses habitants et leurs descendants. Il faudra pourtant attendre 1979 pour que l’Allemagne accepte de débloquer les fonds nécessaires à l’indemnisation des intéressés. La Fondation Entente franco-allemande (FEFA), créée par un accord intergouvernemental du 31 mars 1981, a reçu pour mission de recevoir, gérer et répartir les fonds versés par l’Allemagne aux incorporés de force. Néanmoins, seuls les incorporés de force de la Wehrmacht ont pu bénéficier d’une indemnisation. Ainsi les personnes incorporées de force dans des organisations paramilitaires du régime nazi et les orphelins de guerre issus de ce drame n’ont eu aucune indemnisation pour la tragédie subie. De leur côté, les femmes n’ont pu bénéficier d’une indemnisation qu’en 2011, grâce à une convention d’indemnisation signée par l’ancien ministre Jean-Marie Bockel. Plus de 80 ans après les faits et alors que le nombre de témoins vivants de ce drame ne cesse de diminuer, il est urgent que la France participe à sa reconnaissance symbolique dans sa globalité, afin d’assurer la transmission de la mémoire des incorporés de force. Alors que la FEFA a aujourd’hui été dissoute, elle lui demande ce qu’elle entend mettre en œuvre pour assurer l’indemnisation dans le temps de tous les incorporés de force sans exception et des orphelins de guerre. Elle lui demande également sa position quant à une renégociation éventuelle avec l’Allemagne pour parvenir à une telle convention d’indemnisation.
Document transmis par Serge Amorich, délégué national de l’Association des anciens incorporés de force dans le RAD et KHD d’Alsace et de Moselle
Hommage aux déportés du camp de Dora – Article de Marie Goerg-Lieby paru dans « L’Ami hebdo » du...
Lampertsloch : Inauguration de la place des Malgré-Nous le 25 août 2022
Hommage aux Malgré-Nous de Lampertsloch (avec liste des incorporés de force) paru dans « L’Outre-Forêt » n°195 : Hommage aux Malgré-Nous Outre-Forêt
Dossier composé par Dany Walter
BASTIAN Lucien
Je travaille sur le parcours de mon oncle Lucien Bastian, né le 22 08 1921 à Mertzwiller (Bas-Rhin). Il est décédé dans un hôpital de Vienne le 15.05.1945, suite à une blessure à la tête.
Je suis à la recherche du lieu de sa tombe, que je suppose à Vienne.
Avec mes remerciements anticipés pour toute aide ou renseignements.
Dany WALTER – walter.dany@orange.fr
FICHE DE LA REGION ALSACE :
Nom BASTIAN
- CAEN – Fichier des Incorporés De Force (IDF) « Morts Pour La France » (BAVCC-Caen) – version de 2005
- CAEN3 – Fichier des Incorporés De Force (IDF) « Morts Pour La France » (BAVCC-Caen) – version de 2007
Octavie Schmitz et Joseph Meisse, tués dans l’Ain
Il existait, dans les bois des Ecuets (Attignat) « Ain », une sépulture où un homme et une femme avaient été enterrés. Il s’agissait d’Octavie Schmitz, née le 27 janvier 1904 à Surbourg (Bas-Rhin), et de Joseph Meisse, né le 30 décembre 1906 à Walscheid (Moselle).
Les corps ont été récupérés par leurs familles respectives en juillet 1946. La relevée des corps s’est faite le 9 mai 1946 à 10 h 40. La mort de tous deux remontait à août 1944. Ces deux personnes ont été fusillées par le maquis.
Je cherche à savoir qui étaient ces personnes pour tenter de comprendre pourquoi elles ont été exécutées.
Avec remerciements anticipés,
Fabien Tenand – fabien.tenand@free.fr
- Précisions d’Arthur Allera :
Joseph Meisse est mon arrière-grand-père, mais je n’ai que peu d’informations sur lui et sur les circonstances de sa mort. C’est un personnage qui suscite de nombreuses rumeurs dans ma famille et dans son village natal. Je suis donc un peu dans le même cas que vous et j’aimerais en savoir plus sur les raisons de son exécution. Si vous le voulez bien je peux vous partager les informations que j’ai pu glaner jusque là.
Sa fille, ma grand-mère, le voit comme son héros. Elle le décrit comme un très bon mécanicien et m’a même dit qu’il avait été « Meilleur ouvrier de France » avant la guerre. Une de mes tantes a voulu retrouver cette information dans les archives de l’ONF (sa forge était liée à l’ONF) mais n’a trouvé aucune trace de Joseph Meisse. Ce qui est sûr c’est qu’il était transporteur, avait au moins un camion, la seule moto du village et il était bien le seul mécanicien de Walscheid, son village natal. De plus il avait quitté sa femme et avait une maîtresse sans avoir divorcé (peut-être était-ce Octavie Schmitz ?).
Voilà ce que je sais de sa situation avant la guerre. Ensuite ma grand-mère m’a montré une photo sur laquelle il est tankiste. Je ne sais pas de quand date cette photo, donc elle peut avoir été prise pendant son service et n’avoir aucun lien avec le début de la guerre. Ensuite je n’ai pas d’autres informations, sinon que le restaurant de sa femme (dont il était séparé mais pas divorcé) était le « QG » pour les officiers allemands de la région. C’est en tout cas ce que ma famille m’a dit. Je ne sais plus rien de lui jusqu’à sa mort en 44. Le seul document officiel que ma grand-mère a en sa possession est l’acte de décès révisé suite à un jugement rendu par le tribunal de première Instance de Bourg-en-Bresse.
Pour ce qui est des rumeurs, il m’a toujours été dit que Joseph, du temps qu’il était dans le maquis, se serait livré à un trafic de pneus de camion : il revendait les pneus des maquisards, ce qui aurait empêché ces derniers de fuir et aurait motivé son exécution. Ce qui est certain est qu’il avait, après la guerre, une très mauvaise réputation de « collabo » dans le village comme dans sa propre famille. Personne ne veut reparler de cette histoire. C’est un tabou, une blessure.
ADOLF Joseph Laurent, Georges, Alfred, Gustave, Jean, Maria Elisa et Jeanne
Georges Adolf né en 1915 (classe militaire 1935, matricule 235), Alfred Adolf (né en 1920), Gustave Adolf (né en 1924) et Jean Adolf (recherche en cours). Il y avait aussi des soeurs avec Maria Elisa Adolf (née en 1917) et Jeanne Adolf (née en 1922) qui ont pu être incorporées dans le RAD.
Les recherches s’avèrent compliquées et même si, de mon côté, j’ai pu obtenir quelques informations, tout nouveau renseignement sera le bienvenu.
Sandrine Adolf – sanadolf33@gmail.com
ADOLF Lucien et Victor, natifs de Bindernheim
- CAEN3 – Fichier des Incorporés De Force (IDF) « Morts Pour La France » (BAVCC-Caen) – version de 2007
- REP-1946 – Registre des non-rentrés en 1946
- CAEN3 – Fichier des Incorporés De Force (IDF) « Morts Pour La France » (BAVCC-Caen) – version de 2007
- REP-1946 – Registre des non-rentrés en 1946
- Correspondances possibles dans les archives russes
COMPLEMENTS TRANSMIS PAR CLAUDE HEROLD
Emile MACHI
Fiche de la Région Alsace
- CAEN – Fichier des Incorporés De Force (IDF) « Morts Pour La France » (BAVCC-Caen) – version de 2005
- CAEN3 – Fichier des Incorporés De Force (IDF) « Morts Pour La France » (BAVCC-Caen) – version de 2007
- REP-1946 – Registre des non-rentrés en 1946
MACHI René
Je suis à la recherche du lieu d’inhumation de MACHI René, né à Reichshoffen le 7.4.1920 où il résidait. Il a été incorporé de force. Il a été fait prisonnier des Russes et a été incarcéré a Tambov. J’ai retrouvé un courrier, qui a été adressé à mes grands-parents à son retour de captivité, où il dit qu’ils ne pouvaient l’emmener, car il avait une pneumonie. Il a ensuite été déclaré décédé.- CAEN – Fichier des Incorporés De Force (IDF) « Morts Pour La France » (BAVCC-Caen) – version de 2005
- CAEN3 – Fichier des Incorporés De Force (IDF) « Morts Pour La France » (BAVCC-Caen) – version de 2007
- REP-1946 – Registre des non-rentrés en 1946
J’ai trouvé deux MACHI de Reichshoffen dans les camps russes, mais pas nés en 1920 et rentrés tous les deux de captivité. En recherchant plus loin, je suis tombé sur un MAGSCHI (!) Julius (!) né en 1920, de Reichshoffen.
Il faudrait donc vérifier si René (Jean René) :
– était coiffeur (« Friseur »)
– habitait « Quellenstrasse 3 » à Reichshoffen
– s’il a été incorporé le 14/01/1943
Ce même « Julius MAGSCHI » est entré en captivité le 31/08/1944 à Jassy. Il a séjourné dans les camps 144, 125 et 6011. Le camp 144 est celui de Kadjevka, région de Vorochilovgrad (aujourd’hui Louhansk, en Ukraine occupée). Le camp 125 correspond à Werchneje, dans la même région du Donets (de Louhansk). Quant au camp 6011, c’est celui de Rubesnaja, toujours dans la même région occupée de l’Ukraine. C’est dans ce camp 6011 qu’il est décédé (de tuberculose) le 11/02/1946 (ce qui correspond à la fiche du répertoire de la Région…) et y a été enterré dans la tombe n°6–8.













