Roman jeunesse : « Le retour du soldat malgré lui »

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 Le héros de ce roman à desti­na­tion des jeunes lecteurs (de 8 à 14 ans) est un reve­nant. Il ne s’agit pas d’un fantôme, mais d’un rescapé du front de l’Est pendant la Seconde Guerre mondiale. Origi­naire de Drulin­gen, Henri est un de ces Alsa­ciens enrôlé de force dans l’ar­mée alle­mande. Il parvient à s’échap­per de la Wehr­macht grâce à la compli­cité de Français faits prison­niers par les Alle­mands pendant la Drôle de Guerre (1939–1940). Henri est un rescapé et, quand il revient chez lui, ce n’est plus tout à fait son chez-lui d’avant la guerre. Les gens ont changé et lui-même n’est plus vrai­ment le jeune homme qu’il était avant de connaître les horreurs des combats. Mais il faut bien que la vie reprenne son cours. Certains veulent tour­ner la page, d’autres espèrent le retour d’un être aimé… Fina­le­ment, quelle est la place de Henri dans tout ça ?

Nico­las Mengus

 

Daniel Fischer, Sylvie de Mathui­sieulx, Benja­min Stri­ck­ler, Le retour du soldat malgré lui, coll. Graine d’His­toire, La Nuée Bleue, 2022, 144 pages, 10 euros.

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Saint-Hippo­lyte, 15 mai 2022 : Assem­blée géné­rale de la SNIFAM & Hommage aux incor­po­rés de force

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Jean Bézard, secré­taire de la SNIFAM, ouvre la séance.

Le chanoine Joseph Siffer­len évoque son vécu d’in­cor­poré de force.

La nouvelle plaque appo­sée au Monu­ment aux Morts de Saint-Hippo­lyte.

Hommage aux non-rentrés.

Les incor­po­rés de force à l’hon­neur.

Article des DNA Colmar du 17.05.2022 trans­mis par Claude Herold.

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Clément GRAFF, de Folgens­bourg – Portrait réalisé par Joseph Werten­ber­ger

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le 11.02.1944: convo­ca­tion dans le Hall du 1er étage de la gare de Mulhou­se…. apte pour la Waffen-SS…17 heures: départ pour Stablack

le 13.02 : arri­vée au camp de forma­tion SS de STABLACK

 

du 22.02 au 1.03.1944: trans­fert, dans des wagons à bestiaux, vers le camp de forma­tion SS à SOUGE

 

le 5.03 : est enca­serné à CERONS (30km de Bordeaux)

 

le 12.03 : prête serment

 

le 26.03 : défilé à Bordeaux

 

le 31.03: trans­fert dans les envi­rons de Toulouse

 

le 10.04: se trouve à AUVILLAR, à envi­ron à 70km de Toulouse

 

le 14.05 : informe ses parents que la semaine dernière, ils ont « combat­tus les bandes » et « encer­clés » une ville (?) pendant 2 jours. Il précise, « c’était terrible, je n’ai vu que des femmes pleu­rer »

 

le 18.05: il informe ses parents qu’il y a eu 5 déser­tions dont 3 Alsa­ciens.

 

Un déser­teur a été repris. Il précise: « que celui-ci c’est fait réduire la tête »  et qu’à cause de ces déser­teurs  alsa­ciens qu’il quali­fie de « chiens » … « cela va encore plus mal pour nous. » 

N.B. C’est la seule lettre sur laquelle Clément ajou­tera un « Heil Hitler » au dessus de sa signa­ture !

 

le 10.06: Clément est à ORADOUR-sur-GLANE… selon les témoi­gnages d’un copain rescapé Camille RUNSER de Wentz­willer, il aurait été affecté à un poste de gardien­nage à l’en­trée d’une rue de la loca­lité?

 

le 13.06: il informe ses parents qu’il est en dépla­ce­ment vers « une desti­na­tion qu’ils peuvent bien entendu devi­ner »… et « qu’ils  ont combat­tus des bandes bien équi­pées mais qui n’ont pas été à la hauteur »

 

le….06: sur le parcours, il réussi à poster en cachette une lettre « non contrô­lée par la censure » ou il précise à ses parents: « que s’il revient vivant, il aura d’hor­ribles choses à leur racon­ter… (grau­sames zu erzäh­len) »

 

le 23.06: il informe ses parents qu’ils sont survo­lés par une « multi­tude d’avions, mais espère qu’ils vont régler leurs comptes aux Tommis!

 

le 28.06, Clément GRAFF est abattu en début d’après-midi à GRAINVILLE-sur-ODON par les Ecos­sais au cours de l’opé­ra­tion EPSOM.

NB : sur toutes ses lettres, sa FPN est le 15807 G : 

 

 

  • D’après la fiche du VDK trans­mise par Claude Herold, Clemens GRAFF (* Folgens­bourg 29.11.1926) a disparu à Grain­ville le 28.6.1944 et a été inhumé en tant que « soldat inconnu » au cime­tière de La Cambe, son corps et ceux de ses cama­rades n’ayant pu être iden­ti­fiés avec certi­tude lors de leur trans­fert dans ce cime­tière.

 

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Robert Joseph Thierry – Dossier composé par Claude Herold

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 Robert Joseph Thierry

Geburts­da­tum:31.05.1924

Geburt­sort:Blodel­sheim/Elsass

Todes-/Vermiss­ten­da­tum:20.02.1945

Todes-/Vermiss­te­nort:Inns­bruck

Dienst­grad:Gefrei­ter

Robert Joseph Thierry ruht auf der Krieg­sgrä­berstätte in Inns­bruck-Amras.

Endgra­blage: Grab 148 B

 

NB : La fiche de la Région Alsace n’ap­porte pas d’in­for­ma­tions complé­men­taires.

 

 

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RAWA-RUSKA 80 ans de mémoire

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Il y a 80 ans mourait Marcel Weinum – Article paru dans L’Ami hebdo du 8.5.22

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Réponse minis­té­rielle à la ques­tion écrite n° 26750 de Monsieur le Séna­teur Jean Louis MASSON sur le...

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Docu­ments trans­mis par Serge AMORICH, délégué natio­nal de l’As­so­cia­tion des anciens incor­po­rés de force dans le RAD et KHD d’Al­sace et de Moselle :

Ques­tion écrite n° 26750 de Monsieur le Séna­teur Jean Louis MASSON (Moselle – NI) publiée dans le JO Sénat du 17/02/2022 – page 840

Monsieur Jean Louis MASSON attire l’at­ten­tion de Mme la ministre délé­guée auprès de la ministre des armées, char­gée de la mémoire et des anciens combat­tants sur le fait que pendant la Seconde guerre mondiale, le Luxem­bourg ainsi que les dépar­te­ments de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, ont été annexés à l’Al­le­magne. Au cours de cette période, les personnes hostiles à l’Al­le­magne, ont été trans­fé­rées dans des camps spéciaux situés dans l’Est de l’Eu­rope, les auto­ri­tés alle­mandes évoquant ces mesures répres­sives sous le nom de « Umsied­lung ». Au Luxem­bourg, les citoyens trans­plan­tés de force vers les régions orien­tales du Reich sont consi­dé­rés comme « dépor­tés poli­tiques ». Par contre en France, ce statut leur est refusé et les pouvoirs publics se sont conten­tés de créer un titre restric­tif de patriote résis­tant à l’oc­cu­pa­tion (PRO). À juste titre, les PRO ne comprennent pas qu’il y ait une telle diffé­rence de trai­te­ment entre la recon­nais­sance d’une même situa­tion, d’une part pour les Luxem­bour­geois et d’autre part pour les Mosel­lans. Il lui demande si dans un but d’équité, un aligne­ment régle­men­taire est envi­sagé pour les PRO.

 

Réponse du Minis­tère auprès de la ministre des armées – Mémoire et anciens combat­tants  publiée dans le JO Sénat du 05/05/2022 – page 2553

Insti­tué par le décret n° 54–1304 du 27 décembre 1954 et validé par la loi n° 62–873 du 31 juillet 1962, le titre de patriote résis­tant à l’Oc­cu­pa­tion (PRO) est codi­fié aux articles L. 343–9 à L. 343–11 du code des pensions mili­taires d’in­va­li­dité et des victimes de guerre (CPMIVG). Ainsi que le précise l’ar­ticle L. 343–9 de ce code, ce titre est « attri­bué aux Français origi­naires du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle qui, en raison de leur atta­che­ment notoire à la France, ont été arrê­tés et contraints par l’en­nemi de quit­ter le terri­toire natio­nal pour être incar­cé­rés en camps spéciaux en pays ennemi ou en terri­toire étran­ger occupé par l’en­nemi, sous la condi­tion que la période contrainte ait duré trois mois au moins ». Confor­mé­ment aux dispo­si­tions des articles L. 113–3, L. 124–4, L. 124–22 à L. 124–25 et L. 132–6 du même code, les personnes en posses­sion de ce titre béné­fi­cient d’un droit à pension de victime civile de guerre, ainsi que, pour la prise en compte de certaines infir­mi­tés, des règles d’im­pu­ta­bi­lité prévues par les dispo­si­tions inté­grées au guide-barème pris pour la clas­si­fi­ca­tion des infir­mi­tés et mala­dies contrac­tées pendant l’in­ter­ne­ment ou la dépor­ta­tion, annexé au CPMIVG. Ce titre se diffé­ren­cie des quali­tés de déporté poli­tique et d’in­terné poli­tique, insti­tuées par la loi n° 48–1404 du 9 septembre 1948 défi­nis­sant le droit et le statut des dépor­tés et inter­nés poli­tiques, dont les dispo­si­tions ont été codi­fiées aux articles L. 343–1 à L. 343–8 du CPMIVG. Cette diffé­ren­cia­tion des droits à répa­ra­tion des victimes de la Seconde Guerre mondiale, établie après la Libé­ra­tion, est fondée sur des recherches histo­riques dont les résul­tats ont amené le légis­la­teur à mettre en évidence plusieurs caté­go­ries de victimes du système nazi. En effet, si les souf­frances endu­rées par les PRO ne sont en aucune façon contes­tables, elles ne peuvent être assi­mi­lées à celles vécues par les dépor­tés poli­tiques, qui étaient expo­sés dans les camps de concen­tra­tion à de multiples facteurs d’épui­se­ment les condui­sant à une mort lente. C’est la raison pour laquelle la régle­men­ta­tion en vigueur distingue, selon leur nature, les camps dans lesquels les PRO et les dépor­tés poli­tiques ont été respec­ti­ve­ment inter­nés. A cet égard, le Conseil consti­tu­tion­nel consi­dère, selon une juris­pru­dence constante et sur le fonde­ment de l’ar­ticle 6 de la Décla­ra­tion des droits de l’homme et du citoyen, que « le prin­cipe d’éga­lité ne s’op­pose ni à ce que le légis­la­teur règle de façon diffé­rente des situa­tions diffé­rentes, ni à ce qu’il déroge à l’éga­lité pour des raisons d’in­té­rêt géné­ral, pourvu que, dans l’un et l’autre cas, la diffé­rence de trai­te­ment qui en résulte soit en rapport direct avec l’objet de la loi qui l’éta­blit » [1]. En outre, le Conseil d’État a jugé que n’étaient pas enta­chées d’une discri­mi­na­tion illé­gale des dispo­si­tions insti­tuant une diffé­rence de trai­te­ment entre les ayants droit de dépor­tés ou d’in­ter­nés poli­tiques au sens du CPMIVG ayant trouvé la mort à cette occa­sion durant la période de l’Oc­cu­pa­tion et, notam­ment, ceux de personnes déte­nues à d’autres titres et décé­dées en déten­tion, « compte tenu de la nature des crimes commis à l’égard » des premiers[2]. En consé­quence, la demande d’har­mo­ni­sa­tion des dispo­si­tions régle­men­taires françaises et luxem­bour­geoises, qui implique­rait une modi­fi­ca­tion du statut actuel des PRO, ne peut être envi­sa­gée. Enfin, il est précisé que les PRO qui remplissent les condi­tions requises peuvent obte­nir les titres de déporté, d’in­terné résis­tant, de combat­tant volon­taire de la Résis­tance, de déporté poli­tique, d’in­terné poli­tique et de réfrac­taire.

[1]          Déci­sion n° 87–232 DC du 7 janvier 1988, Loi rela­tive à la mutua­li­sa­tion de la Caisse natio­nale de crédit agri­cole

[2]          Conseil d’État, 7ème et 2ème sous-sections réunies, 26 novembre 2007, n° 272704

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Erpel­ding Roland

Commentaire (1) Avis de recherche, Liste des avis de recherche

Je fais des recherches sur le parcours et le lieu d’in­hu­ma­tion de mon oncle, Roland Erpel­ding, né le 21/02/1925 à Ars sur Moselle. Il a été incor­poré dans la 7e compa­gnie du Grena­dier-Regi­ment 505. Il serait mort en capti­vité en URSS en 1945.

Merci d’avance pour toute aide.

 

Roland Erpel­ding – rerpel52@g­mail.com

 

* Fiche du PAVCC de Caen et certi­fi­cat de décès trans­mis par Claude Herold :

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GRAFF Lucien Charles,disparu à Kaspa­riskes (Litua­nie)

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  • Fiche du VDK trans­mise par Claude Herold :

 

Luzian Graff

Geburts­da­tum:05.04.1923

Geburt­sort:Holz­heim

Todes-/Vermiss­ten­da­tum:19.07.1944

Todes-/Vermiss­te­nort:Kaspa­riskes

Dienst­grad:Gefrei­ter

Luzian Graff ist vermut­lich als unbe­kann­ter Soldat auf die Krieg­sgrä­berstätte Kaunas überführt worden.

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EXPOSITIONS A RURANGE-LES-THIONVILLE

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Du 6 au 9.5 : Expo­si­tions « Les Trois fron­tières dans la tour­mente des guerres de 1870, de 19114 et de 1939 » – maison commu­nale et maison forte – 10h-12h et 14h-18h

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