Article transmis par Raymond Cronenberger
Inauguration (en images) du Storyrollup d’Alsace « La Cigogne n’a qu’une tête » au Collège épiscopal Saint-Etienne de Strasbourg
Le Storyrollup d’Alsace « La Cigogne n’a qu’une tête » déployé dans l’auditorium du collège Saint-Etienne.
Les auteurs, Nicolas Mengus et Igor Futterer, en compagnie des deux modérateurs, Stéphane Pir et Marcel Spisser.
Le public, venu nombreux, s’installe.
De jeunes volontaires lisent avec passion des extraits de la pièce originelle « La Cigogne n’a qu’une tête ».
Résolument tourné vers l’avenir et l’Europe, le Storyrollup (1660 dessins et 35 panneaux autonomes estampillés « 80e anniversaire de la Libération ») est bilingue, français-allemand.
Inauguration du Storyrollup d’Alsace « La Cigogne n’a qu’une tête ». Place de la République : les textes lus en...
TEXTES LUS PAR LES JEUNES VOLONTAIRES DU SNU
ACCOMPAGNES PAR STEPHANE PIR
- Lettre de Marguerite Karlen (* 1926) :
Lettre de Fernand Kobschiwa (1920–1944) :
Extraits de lettres de Marcel Weinum (1924–1942) :
Les auteurs Igor Futterer et Nicolas Mengus avec les jeunes volontaires du SNU au Monument aux Morts de la Place de la République, à l’emplacement exact où se sont fait photographiés Marcel Weinum et ses camarades résistants de « La Main Noire ». Photo Stéphane Pir
DISCOURS DE COMMEMORATION ECRIT ET LU PAR FRANCOIS HOEHLINGER, PETIT-FILS D’UN INCORPORE DE FORCE :
Le monument aux Morts était entouré pour l’occasion des portraits des incorporés de force portés disparus, un Mur des Noms que l’on doit au travail passionné de Claude Herold.
Collège Saint-Etienne de Strasbourg : Inauguration du Storyrollup d’Alsace « La Cigogne n’a qu’une tête »
Reportage de France 3 Alsace, 19/20 du 4.4.2025, à 00.10.37 : https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/programmes/france-3_grand-est_ici-19–20-alsace?id=7037782
Luc Elling, incorporé de force – Une conférence et un livre
Présentation du livre de Jean-Luc Elling et bulletin de souscription : Souscription livre ELLING
Ich hàb mien mitmàche – Un poème d’Alain Riess
Ich hàb mien mitmàche.
Eweràl isch àlles wiss,
Eweràl isch nùmme Iss,
Warùm hàw ich fortgemien ?
Wàrùm müess ich denn do sinn ?
Sie hàn mich vùn dheime àbg’risse,
Sie hàn mich gezwùnge ze schiesse,
Hàb s’feldgraues Kleid mien ànzeje
Un do im kàlte Schnee mien leje.
Ich kànn do mini Fiess nimme spiere
Un mini Finger düen làngsàm friere.
Ewer s’Lànd herrscht so e Todesstille
Kànn mich nit müxe, doch mescht ich hille.
Je me remémore tous ces mots griffonnés
Sur la page jaunie d’un cahier d’écolier.
Souvenirs de douleur et jeunesse volée,
Profondément cachés en mon âme blessée.
Cette terre glacée qui brisa le destin
De milliers de camarades alsaciens.
Se battre pour l’ennemi, cause détestable,
Et y laisser sa vie, injustice implacable.
Mais avais-je le choix de fuir ou m’évader,
D’exposer les miens aux pires atrocités ?
Aspiré à jamais par le terrible engrenage,
Préservant mes parents devenus des otages.
Ceux qui sont revenus portent le poids de l’histoire.
Qui les a écrasés comme fruits au pressoir.
Ils ne pouvaient agir et ils durent subir,
Dur est le chemin quand il faut se reconstruire.
Alain RIESS
28 janvier 2025

























