René Sengelé au « Sammellager » de Colmar
Mon oncle René Sengelé est né le 13.07.1916 . Brigadier-chef dans le RADA, 10eme bataillon, il a été capturé enjoint 1940 à Dunkerque et transféré au Stalag 4B, puis, quelques semaines après, au Sammellager de Colmar.René était en possession d’un Fremdenpass valable du 20.6.41 au 20.9.41.
René Louis SENGELE – Portrait réalisé grâce aux éléments fournis par Thierry Hauchard
René Sengele était brigadier-chef dans le 25e RADA, 10e bataillon ou batterie. Il aurait été interné au Stalag 4 B à Hohenstein Olsztynek. Il aurait été incorporé de force le 12/11/1944 à Wismar. Il était mécanicien. Un de ses camarades rapatrié fait savoir qu’il faisait partie du 222e Ersatz-Bataillon.
Voir aussi : https://www.malgre-nous.eu/rene-sengele-au-sammellager-de-colmar/
* Fiche de la Région Alsace :
Nom SENGELE
- ADEIF – Recueil photo des disparus du Bas-Rhin (ADEIF)
- CAEN – Fichier des Incorporés De Force (IDF) « Morts Pour La France » (BAVCC-Caen) – version de 2005
- CAEN3 – Fichier des Incorporés De Force (IDF) « Morts Pour La France » (BAVCC-Caen) – version de 2007
Adolphe Muller, de Thionville
Je fais des recherches sur mon arrière grand-père Adolphe Muller, qui est né à Thionville le 29.4.1916 où il résidait. D’abord soldat français en 39–40, il a été incorporé de force dans l’armée allemande et a été fait prisonnier en Russie, d’où il s’est échappé avec d’autres camarades.
Je n’ai que peu d’informations sur cette période de sa vie et je voulais en apprendre davantage. J’effectue ce travail de recherches dans le cadre d’un projet d’écriture « Récit de vie » où je fais celui de mon arrière grand-père que je n’ai côtoyé malheureusement que 5 ans.Je vous serai très reconnaissante pour toute aide.
Bien cordialement,
Justine Bihl – justinebihl@gmail.com
A la Cathédrale le 13 avril 2025 : enfin la fin d’un silence de 80 ans ?
A en croire certains commentaires parus au sujet de la cérémonie qui s’est tenue en la Cathédrale de Strasbourg ce 13 avril 2025, rien n’a été fait sur et pour les incorporés de force depuis 80 ans !
C’est scandaleux de balayer en quelques lignes
- les actions de l’ADEIF, des Anciens de Tambov, de Pèlerinage Tambov, de l’OPMNAM, l’APOGA, l’AERIA, la SNIFAM ou de l’ASCOMEMO 39–45,
- des enseignants (y compris en Vieille France, comme à Saint-Junien, par exemple),
- les oeuvres artistiques (films, téléfilms, spectacles, pièces de théâtre),
- les documentaires vidéos et entrevues radiophoniques
- les travaux universitaires,
- les colloques (Amis du Mémorial de Caen 2022),
- les publications (livres et articles historiques, recueils de témoignages, romans, BD),
- les expositions,
- les chansons,
- les monuments, plaques de rues, Stolpersteine et lieux de Mémoire (Mémorial de Schirmeck, Musée de l’Abri de Hatten, Musée des Combats de la Poche de Colmar à Turckheim….),
- les manifestations (Journées de l’incorporation de force à Strasbourg en 2017),
- les conférences,
- les cérémonies à la Cathédrale de Strasbourg, au Mont Ste-Odile, à Saint-Pierre-le-Vieux, etc.
J’achèverai mon billet d’humeur par ceci : les incorporés de force n’ont pas besoin de pardon ou de réhabilitation, car ils ne sont pas des criminels mais les victimes d’un crime contre l’humanité de dimension internationale.
C’est de reconnaissance dont ils ont besoin et cela fait 80 ans que plusieurs centaines de personnes s’investissent pour cette cause !
Nicolas Mengus
La division blindée Waffen-SS « Das Reich », une unité d’Alsaciens ?
L’envoi de cet extrait du roman « L’Allemand de ma mère », de Catherine Clément (Seuil, 2023), par un de nos correspondant est l’occasion de rappeler certains faits historiques souvent malmenés. En effet, la présence d’Alsaciens dans la 2e division blindée Waffen-SS « Das Reich » est souvent, nous le déplorons, l’objet de chiffres erronés.
A la date du 5 avril 1944, cette division compte plus de 15000 hommes. Son état-major stationne à Montauban. Elle est subordonnée à la Wehrmacht et comprend environ 2500 survivants du Front de l’Est. Elle stationne en France pour être reconstituée.
En février 1944, 2000 appelés alsaciens de la classe 1926 sont automatiquement versés dans la Waffen-SS sur ordre du Gauleiter Wagner. Rappelons que l’Alsace et la Moselle ont été annexées de fait au IIIe Reich en 1940 – et non pas occupées comme on le lit bien trop souvent – et le service militaire obligatoire y a été introduit par les nazis en août 1942.
Parmi les nouvelles recrues, on compte :
Des Alsaciens, des Lorrains, mais aussi des Luxembourgeois, plus 189 Roumains, 84 Hongrois, 76 Croates, 48 Slovaques, 16 Ukrainiens, 11 Serbes, 6 Danois, 6 Russes, 3 Tchèques, 1 Yougoslave, 1 Lituanien, 1 Polonais, 1 Suisse…
Sur environ 800 Alsaciens incorporés de force dans la « Das Reich » au début de l’année 1944, une partie est rapidement mutée dans les divisions « Hohenstaufen » et « Frundsberg » afin d’éviter une trop grande concentration de ces recrues d’origine française au sein d’une seule division.
On le voit, la Panzerdivision « Das Reich » n’a jamais été essentiellement composée « de très jeunes recrues venues de l’Alsace occupée » (formulé ainsi, cela porterait à croire qu’il s’agit de volontaires) et le petit paragraphe, reproduit ci-dessus, est hélas erroné et véhicule une vision exagérée de la présence des Alsaciens. Dommage.
Photos de M. F.











