Merci d’avance pour toute aide,
Documents complémentaires communiqués par Claude Herold qui signale que Norbert Hary n’est pas répertorié au VDK, ni sur Ancestry.
Documents complémentaires communiqués par Claude Herold qui signale que Norbert Hary n’est pas répertorié au VDK, ni sur Ancestry.
Si, parmi les 13 déportés militaires mis en accusation en 1953 pour avoir été présents à Oradour-sur-Glane, le 10 juin 1944, quatre d’entre eux – Busch, Lohner, Grienenberger, Giedinger – ont obtenu un non-lieu en 1948, c’est parce qu’il avait été jugé qu’ils n’avaient pas pu se soustraire aux ordres donnés et que, malgré tout, ils avaient sauvé des vies.
En-dehors de Paul Graff qui n’a jamais caché avoir tiré, dans des circonstances bien particulières, sur une femme – identifiée comme étant Octavie Dalstein – qui avait manifestement déjà été touchée par le tir d’un autre soldat, il n’a jamais pu être prouvé que les incorporés de force avaient sur la conscience le meurtre des femmes et des enfants d’Oradour (nous n’évoquerons pas ici les exécutions des hommes dans les granges). Au contraire, au procès, il avait été établi qu’ils étaient venus dans ce bourg sans intention de tuer, sans préméditation.
Les quelques exemples que nous allons citer abondent en ce sens et se fondent sur les archives du procès qui nous sont connues.
Si l’on n’a pas le temps de consulter les archives et les nombreuses publications sur Oradour, qu’on se réfère simplement à F. Delage, Oradour, ville martyre, 1945, p.27 qui donnait déjà quelques exemples :
Dossier établi par Nicolas Mengus et Igor Futterer
La haine anti-déportés militaires pendant le procès de 1953 (Archives ADEIF)
Albert Krebs est né à Yutz (Moselle) le 15.11.1923. Célibataire. Maçon. il réside à Seremange-Erzange au moment de son incorporation de force dans les troupe du Génie de la Wehrmacht (15.10.1942). Son parcours va le mener à Mayence, Ulm, Stalino, Bjelgorod, Kharkov, puis en Bessarabie. Sa dernière unité connue est la 2e compagnie du Heeres-Pionier-Bataillon 127 (début 1944) avant son évasion, profitant de la déclaration de guerre de la Roumanie à l’Allemagne (25.8.1944). Il se rend aux Roumains le 30.8.1944. Il est ensuite récupéré par les Soviétiques et arrivera, avec trois Alsaciens, au camp de Tambov. Il retrouve ses foyers le 1.11.1945. Il est démobilisé à Metz le 20.12.1946.
A chacun sa guerre… ». Voilà un titre qui résume bien le contenu de ce livre de témoignages. A la guerre globale, avec ses mouvements de troupes ou ses batailles dantesques, ses souffrances et ses millions de morts, se superpose les combats individuels, c’est-à-dire les luttes quotidiennes où domine l’instinct de survie, la fraternité parfois, loin des grands idéaux. Quel que soit l’uniforme, quelles que soient les convictions, l’individu n’a qu’un but : rester en vie et retrouver son foyer.
Dans cet ouvrage, Christophe Viller rassemble – ce qui n’est pas courant – les récits de d’hommes et de femmes de différentes origines : GI’s américains, Alsaciens et Alsaciennes enrôlés de force dans les armées du IIIe Reich, Allemands et Autrichiens de la Wehrmacht, Polonais de la 1ère Division blindée polonaise, résistants, simples soldats et officiers, ambulancières… Tous ont connu des destins extraordinaires, complexes et douloureux, jamais tracés à l’avance. Ils étaient jeunes et avaient des rêves… On les voit sourire et souffrir, confrontés quotidiennement à la mort. Leurs récits, sont très documentés et illustrés. Ils permettent, en multipliant les points de vue, de mieux comprendre cette douloureuse page de notre histoire mondiale.
Nicolas Mengus
VILLER Christophe, A chacun sa guerre. Témoignages de civils et de soldats pris dans la tourmente… 1939–11945, chez l’auteur, 2024, 388 pages, 45 euros. Contact : ch.viller@gmail.com
C’est une évidence. Certains propos et prises de positions tenus par Elimar Schneider dans son livre-témoignage ne feront pas l’unanimité. Ce fut déjà le cas lorsque ce livre est paru en 1979, en langue allemande, sous le titre SS-Beutedeutscher. Weg und Wandlung eines Elsässers et signé du pseudonyme Sadi Schneid. Marqué par les atroces pendaisons de Tulle (juin 1944) et tout authentique incorporé de force qu’il était, Elimar Schneider resta fidèle, non à l’idéologie national-socialiste, mais à ses camarades de front de la Waffen-SS et ne s’en cacha jamais. Personnage trouble pour les uns, « grande gueule » pour les autres, il ne mâche pas ses mots pour décrire son vécu en Alsace annexée qui va le conduire, comme environ 2000 autres jeunes Alsaciens de la classe 1926, dans la Waffen-SS et, pour une partie d’entre eux, dans la 2e division blindée SS « Das Reich ». N’en disons pas plus. Si une partie du récit d’Elimar Schneider avait déjà été publiée dans Entre deux fronts. Les incorporés de force alsaciens dans la Waffen-SS (2 vol., 2007–2008) et sur www.malgre-nous.eu, le public non-germanophone peut désormais découvrir la totalité de son parcours grâce au travail de traduction de Ludwig Andreas. Une occasion de découvrir ou de redécouvrir un témoignage et un « Alsacien prise de guerre » hors du commun.
Nicolas Mengus
Elimar Schneider, SS malgré moi. Tribulations d’un Alsacien, GFH Editions, 2024, 261 pages, 29 euros.
Geburtsdatum:21.02.1924
Geburtsort:Rixheim
Todes-/Vermisstendatum:26.11.1943
Todes-/Vermisstenort:B.Krassnyj-Kriwoj Rog
Renatus Wybrecht wurde noch nicht auf einen vom Volksbund errichteten Soldatenfriedhof überführt.
Nach den uns vorliegenden Informationen befindet sich sein Grab derzeit noch an folgendem Ort: Krassnyj / Kriwoj Rog – Ukraine
HUCK Etienne, de l’Annexion à la captivité soviétique. Témoignage : https://www.calameo.com/ami-hebdo/read/000897022b188772ec9d7